La Vieille-Lyre

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La Vieille-Lyre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Rugles
Maire
Mandat
Marc Moriere
2014-2020
Code postal 27330
Code commune 27685
Démographie
Population
municipale
626 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 07″ N 0° 45′ 03″ E / 48.9186111111, 0.750833333333 ()48° 55′ 07″ Nord 0° 45′ 03″ Est / 48.9186111111, 0.750833333333 ()  
Altitude Min. 137 m – Max. 187 m
Superficie 17,01 km2
Localisation

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La Vieille-Lyre est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Nom des habitants: Les Lyrois

Géographie[modifier | modifier le code]

Voisine de la Neuve-Lyre, c'est une commune rurale du Pays d'Ouche. Le village en lui-même est petit mais de nombreux hameaux (Le Mesnil, Trisay, Le Haut Bréau, la Seigleterie, la Mare Plate, la Brumanière, le Chalet...) et des écarts (la Mare Thierry, la Ronce) complètent la population.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vetus Lira vers 1050, la Vieu lyre en 1479[1].

La première mention (latinisée) est conjointe à celle de la Neuve-Lyre (Nova Lira vers 1050). Il s'agit sans doute de la division d'un primitif Lire, conservé par le nom de l'ancienne abbaye de Lyre[2].

Ce toponyme semble devoir être rapproché du nom primitif de la Risle (fluvius Lirizinus VIIIe siècle, Vie de saint Germer) qui contient le thème hydronymique lera / lira, mis en évidence par les linguistes[3]. Dans le cas du nom de la Risle, on a une double suffixation *Lir-ic-ina, devenu par métathèse *Ricilina > Risle. Les noms de lieux et les hydronymes se déclinent souvent l'un à partir de l'autre dans les faits.

On n'a donc pas de rapport direct avec l'instrument de musique donc, seule la graphie apparue à la fin du Moyen Âge s'y réfère.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Vieille-Lyre émerge de l'histoire en 1046, date de la fondation d'une abbaye sur son territoire. Mais le village existait sûrement avant cette date. Une voie romaine traverse d'ailleurs la commune. La découverte de nombreux silex préhistoriques atteste d'une fréquentation précoce du site.

Les moines de l'abbaye Notre-Dame de Lyre possédaient plusieurs fermes dans la paroisse : la Bosselette, la Bourgeraie, la Seigleterie, Melbuc. Ils détenaient aussi une portion de la forêt de Breteuil (la Haie de Lyre). Des défrichements sur cette forêt et sur celle de Conches permirent d'agrandir au XIe et XIIe siècles les terres cultivables vers l'est.

Au XVIIIe siècle, si l'essentiel de la population vivait de l'agriculture, on note une proportion notable de travailleurs du fer (serruriers, ouvriers de forge) et du bois (charpentiers, charbonniers).

L'expulsion des moines et la destruction de l'abbaye lors de la Révolution plongea le village dans l'anonymat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la famille Annest, propriétaire du village depuis 1324, se blasonnent ainsi :

écartelé : au 1) et au 4) de gueules aux cinq fusées d’argent ordonnées 3 et 2 au 2) et 3) de gueules à la rose d’hermine ; sur le tout d’azur à la harpe d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean François Duval    
1792 1793 Simon Fontaine    
1793 1797 François Clozet    
1797 1807 Simon Fontaine    
1807 1807 François Duval    
1808 1810 Antoine Bucaille    
1810 1812 Auguste Caplet    
1812 1815 Jacques Bucaille    
1815 1841 Jean Alexandre    
1841 1845 Louis Houdemer    
1845 1848 Jacques Queulin    
1848 1852 François Lenoble    
1852 1872 Thomas Hérisson    
1873 1878 Désiré Desseaux    
1878 1888 Gustave Duval    
1888 1901 Amand Billard    
1901 1908 Léon Duval    
1908 1919 François Herisson    
1919 1944 Jean Duval    
1944 1945 Henri Billot    
1945 1959 Marcel Blanchet    
1959 1989 Claude Blanchet    
1989 2000 Jacques Nendzynski    
2000   Michel Dessarthe    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 626 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
809 871 885 766 779 780 726 720 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692 709 657 683 670 667 639 640 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
621 598 602 577 541 507 506 511 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
506 554 607 624 577 608 609 611 627
2011 - - - - - - - -
626 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il ne reste quasiment rien de l'abbaye Notre-Dame de Lyre : juste des murs d'enclos, des caves et une partie du logis abbatial (devenue un gîte de groupe).
  • Église paroissiale saint-Pierre (XIIIe siècle) restaurée à la fin du XIXe siècle. À l'intérieur, se trouve le gisant (XVIe siècle) d'Adelise de Tosny, cofondatrice du monastère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Alexis, surnommé le « Bon Moine », fin du XVe siècle / début du seizième (on ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort). Savant bénédictin de l'abbaye de Lire (La Vieille-Lyre), dans le Diocèse d'Évreux puis prieur de Bussy, dans le Perche. En 1486, il fit un pèlerinage à Jérusalem et y tomba, dit-on, victime de la persécution des Turcs.
  • Nicolas de Lyre (1270-1349), théologien et exégète
  • François Masson (La Vieille-Lyre, 1745 - Paris, 1807) est un sculpteur français de la seconde moitié du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.

Culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 208.
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. François de Beaurepaire, Op. cité.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Ridel, La Vieille-Lyre et La Neuve-Lyre autrefois,‎ 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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