Les Lucs-sur-Boulogne

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Les Lucs-sur-Boulogne
L’église Saint-Pierre du Grand-Luc.
L’église Saint-Pierre du Grand-Luc.
Blason de Les Lucs-sur-Boulogne
Blason
Les Lucs-sur-Boulogne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Aizenay
Intercommunalité Communauté de communes de Vie-et-Boulogne
Maire
Mandat
Roger Gaborieau
2014-2020
Code postal 85170
Code commune 85129
Démographie
Gentilé Lucquois
Population
municipale
3 374 hab. (2014)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 42″ nord, 1° 29′ 32″ ouest
Altitude 63 m
Min. 29 m
Max. 80 m
Superficie 53,20 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Les Lucs-sur-Boulogne est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Beucquots-Lucquois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal des Lucs-sur-Boulogne s’étend sur 5 320 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 63 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 29 et 80 mètres[1],[2].

La commune des Lucs-sur-Boulogne est située au nord du département.

Environnement[modifier | modifier le code]

Les Lucs-sur-Boulogne a obtenu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire[modifier | modifier le code]

On remonte les origines du site dès la période gallo-romaine. D'après l'étymologie, le nom Lucus signifiait "Bois Sacré". On pense que cette implantation aurait été un site religieux important chez les population celtiques locales. On a d'ailleurs retrouvé à l'emplacement de la Motte du Petit-Luc, un autel de pierre de cette période qui aurait servi à un culte druidique.

Les Lucs-sur-Boulogne est célèbre pour la mémoire qu’elle entretient du massacre de sa population, perpétré selon certains historiens le 28 février 1794 par les colonnes infernales au cours des guerres de Vendée. Les plaques mortuaires de la chapelle du Petit Luc portent les noms de 564 personnes (dont 110 enfants de moins de 7 ans) massacrés à cette occasion.

Article détaillé : Massacre des Lucs-sur-Boulogne.

On peut visiter le Mémorial de la Vendée qui commémore de cet événement. À l'occasion de son inauguration, Alexandre Soljénitsyne prononça un discours où il fit un parallèle entre l'esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique.

Une loi datée du attribue une partie du territoire de la commune des Lucs-sur-Boulogne à Legé, dans la Loire-Inférieure, modifiant les limites des départements[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la fasce ondée d'argent chargée d'une couronne princière soudée d'or, au franc-canton d'argent chargé d'une croix partie d'or et de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Roger Gaborieau[Note 1],[4] Sans étiquette imprimeur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 374 habitants, en augmentation de 3,78 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 211 1 486 2 196 2 250 2 532 2 558 2 680 2 643 2 636
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 757 2 528 2 477 2 624 2 579 2 673 2 705 2 758 2 829
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 801 2 764 2 325 2 254 2 244 2 217 2 153 2 150 2 142
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
2 068 2 213 2 342 2 629 2 702 3 231 3 340 3 374 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 17 %, plus de 60 ans = 24,1 %).
Pyramide des âges à Les Lucs-sur-Boulogne en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,4 
6,9 
75 à 89 ans
10,8 
10,0 
60 à 74 ans
11,9 
20,6 
45 à 59 ans
17,0 
21,8 
30 à 44 ans
20,6 
19,0 
15 à 29 ans
17,2 
21,5 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Presbytère du Petit-Luc.

La commune compte deux monuments historiques :

  • l’ancien presbytère du Petit-Luc, inscrit par arrêté du 2 août 1958[11] ;
  • des mottes féodales et un ancien château-fort, inscrit par arrêté du 2 juin 1988[12].

Autres sites et monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Barbedette. Manuscrit du martyrologe du massacre du 28 février 1794.. 30 mars 1794.
  • Abbé Jean Bart. Chapelle de Notre-Dame des Lucs (Libaros. Nantes. 1867-1874).
  • Frère Marie-Auguste. Louis-Michel Voyneau, curé du Petit Luc.Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1941.
  • Frère Marie-Auguste. Charles-Vincent Barbedette., curé du Grand Luc. Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1943.
  • Gaëtan Barnoville. L'épopée des Lucs et les Saints Innocents de la Vendée. Paris 1944.
  • Abbé Gabriel Prouteau. L'Église des Lucs-sur-Boulogne. Ses vitraux. Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1946.
  • A. Mercier des Rochettes. Le massacre des Lucs-sur-Boulogne (28 février 1794).
  • A. Mercier des Rochettes. La famille de M. L. Voyneau, dernier curé du Petit Luc, massacré le 28 février 1794. 1947.
  • A. Mercier des Rochettes. Agathe Arnaud, Lubin Guillet, deux petits réfugiés victimes du massacre des Lucs-sur-Boulogne. 1948-1949.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 28751 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Les Lucs-sur-Boulogne », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Loi du 18 juin 1861 qui modifie la limite des départements de la Vendée et de la Loire-Inférieure », Bulletin des lois de l’Empire français, no 9140,‎ (lire en ligne)
  4. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 22 mai 2011)
  11. Notice no PA00110157, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00110158, base Mérimée, ministère français de la Culture