Les Lucs-sur-Boulogne

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Les Lucs-sur-Boulogne
Les Lucs-sur-Boulogne
L’église Saint-Pierre du Grand-Luc.
Blason de Les Lucs-sur-Boulogne
Blason
Les Lucs-sur-Boulogne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Intercommunalité Communauté de communes de Vie et Boulogne
Maire
Mandat
Roger Gaborieau
2020-2026
Code postal 85170
Code commune 85129
Démographie
Gentilé Lucquois
Population
municipale
3 498 hab. (2018 en augmentation de 4,73 % par rapport à 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 42″ nord, 1° 29′ 32″ ouest
Altitude 63 m
Min. 29 m
Max. 80 m
Superficie 53,20 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Les Lucs-sur-Boulogne
(ville isolée)
Aire d'attraction La Roche-sur-Yon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aizenay
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Les Lucs-sur-Boulogne est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Beucquots-Lucquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal des Lucs-sur-Boulogne s’étend sur 5 320 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 63 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 29 et 80 mètres[1],[2].

La commune des Lucs-sur-Boulogne est située au nord du département.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Lucs-sur-Boulogne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine des Lucs-sur-Boulogne, une unité urbaine monocommunale[6] de 3 463 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,9 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), prairies (17,1 %), zones urbanisées (2,9 %), forêts (1,6 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Environnement[modifier | modifier le code]

Les Lucs-sur-Boulogne a obtenu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire[modifier | modifier le code]

On remonte les origines du site dès la période gallo-romaine. D'après l'étymologie, le nom Lucus signifiait "Bois Sacré". On pense que cette implantation aurait été un site religieux important chez les populations celtiques locales. On a d'ailleurs retrouvé à l'emplacement de la Motte du Petit-Luc, un autel de pierre de cette période qui aurait servi à un culte druidique[réf. nécessaire].

Les Lucs-sur-Boulogne est célèbre pour la mémoire qu’elle entretient du massacre de sa population, perpétré le par les colonnes infernales au cours des guerres de Vendée. Les plaques mortuaires de la chapelle du Petit-Luc portent les noms de 564 personnes massacrées à cette occasion.

On peut y visiter le Mémorial de la Vendée, qui commémore de cet événement. À l'occasion de son inauguration, Alexandre Soljénitsyne prononça un discours où il fit un parallèle entre l'esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique[réf. nécessaire].

Une loi datée du attribue une partie du territoire de la commune des Lucs-sur-Boulogne à Legé, dans la Loire-Inférieure, modifiant les limites des départements[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la fasce ondée d'argent chargée d'une couronne princière soudée d'or, au franc-canton d'argent chargé d'une croix partie d'or et de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Alexandre Renaudin Conservateur Propriétaire
Conseiller général du canton du Poiré-sur-Vie (1927 → 1940)
Nommé conseiller départemental en 1943
Les données manquantes sont à compléter.
Paul Bazin[14],[15] DVD puis UDF Pharmacien retraité
Conseiller régional des Pays de la Loire [Quand ?]
Conseiller général du canton du Poiré-sur-Vie (1967 → 2004)
Jeannine Fournier[16]    
en cours Roger Gaborieau[17] SE-DVD Imprimeur retraité
4e vice-président de la CC de Vie-et-Boulogne (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2018, la commune comptait 3 498 habitants[Note 3], en augmentation de 4,73 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 2111 4862 1962 2502 5322 5582 6802 6432 636
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 7572 5282 4772 6242 5792 6732 7052 7582 829
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 8012 7642 3252 2542 2442 2172 1532 1502 142
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
2 0682 2132 3422 6292 7023 1133 1723 2313 340
2018 - - - - - - - -
3 498--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 17 %, plus de 60 ans = 24,1 %).
Pyramide des âges à Les Lucs-sur-Boulogne en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,4 
6,9 
75 à 89 ans
10,8 
10,0 
60 à 74 ans
11,9 
20,6 
45 à 59 ans
17,0 
21,8 
30 à 44 ans
20,6 
19,0 
15 à 29 ans
17,2 
21,5 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[23]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Presbytère du Petit-Luc.
L'église des Lucs-sur-Boulogne

La commune compte deux monuments historiques :

  • l’ancien presbytère du Petit-Luc, inscrit par arrêté du [24] ;
  • des mottes féodales et un ancien château-fort, inscrit par arrêté du [25].

Autres sites et monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Barbedette. Manuscrit du martyrologe du massacre du .. .
  • Abbé Jean Bart. Chapelle de Notre-Dame des Lucs (Libaros. Nantes. 1867-1874).
  • Frère Marie-Auguste. Louis-Michel Voyneau, curé du Petit Luc.Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1941.
  • Frère Marie-Auguste. Charles-Vincent Barbedette., curé du Grand Luc. Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1943.
  • Gaëtan Bernoville. L'épopée des Lucs et les Saints Innocents de la Vendée. Paris 1944.
  • Gaëtan Bernoville. Un Oradour révolutionnaire, Le Centurion, 1955.
  • Abbé Gabriel Prouteau. L'Église des Lucs-sur-Boulogne. Ses vitraux. Lussaud. Fontenay-le-Comte. 1946.
  • A. Mercier des Rochettes. Le massacre des Lucs-sur-Boulogne ().
  • A. Mercier des Rochettes. La famille de M. L. Voyneau, dernier curé du Petit Luc, massacré le . 1947.
  • A. Mercier des Rochettes. Agathe Arnaud, Lubin Guillet, deux petits réfugiés victimes du massacre des Lucs-sur-Boulogne. 1948-1949.
  • A. Mercier des Rochettes. Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne. Imprimerie Farré et Freulon, Cholet, 1954.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 28751 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Les Lucs-sur-Boulogne », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 des Les Lucs-sur-Boulogne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 avril 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction des La Roche-sur-Yon », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. « Loi du 18 juin 1861 qui modifie la limite des départements de la Vendée et de la Loire-Inférieure », Bulletin des lois de l’Empire français, no 9140,‎ (lire en ligne).
  14. « Paul Bazin met fin à son mandat de maire, après 33 ans », Ouest-France,‎ .
  15. « Paul Bazin démissionne de l’UDF », Ouest-France,‎ .
  16. « Les Lucs : Jeannine Fournier élue maire », Ouest-France,‎ .
  17. « Élection du maire : Roger Gaborieau dans un fauteuil », Ouest-France,‎ .
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 22 mai 2011).
  24. Notice no PA00110157, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Notice no PA00110158, base Mérimée, ministère français de la Culture.