Philippe Latombe

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Philippe Latombe
Illustration.
Philippe Latombe en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 4 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re circonscription de la Vendée
Législature XVe
Groupe politique Modem et apparentés
Prédécesseur Alain Lebœuf
Biographie
Nom de naissance Philippe Alcibiade Marie-Joseph Latombe[1]
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique Modem (depuis 2016)
EM (2016-2017)
LREM (depuis 2017)
Diplômé de Université de Rennes-I
Université de Nantes
Profession Cadre bancaire

Philippe Latombe, né le à Paris (France), est un cadre bancaire et un homme politique français.

Membre du Mouvement démocrate, MoDem, et investi par La République en marche, il est élu député de la première circonscription de la Vendée (Challans et La Roche sur Yon) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Philippe Latombe est diplômé d’un master en économie et en droit des affaires.

Il débute ensuite une carrière d’auditeur financier chez Deloitte Touche Tohmatsu Audit à Nantes avant de rejoindre le Crédit agricole Atlantique-Vendée. De à , il est responsable du service recouvrement et contentieux.

Il est également délégué syndical au sein de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 1995, il fait campagne pour Jacques Chirac[2].

À Nantes, aux élections municipales de 2014, Philippe Latombe est à la quatrième place de la liste « La chance pour Nantes », conduite par Sophie Van Goethem (divers droite)[3],[4]. Ne réunissant que 5,59 % des voix au premier tour, la liste appelle à voter pour la liste de Laurence Garnier (Union pour un mouvement populaire, Union des démocrates et indépendants et Parti chrétien-démocrate)[5].

En binôme avec Armelle Michelot-Peltier, Latombe se présente aux élections départementales dans le canton de Nantes-4 en , sous la bannière « La chance pour Nantes »[6]. Le tandem réunit 5,19 % des voix au premier tour.

Philippe Latombe est de nouveau candidat aux élections régionales de , où il apparaît en douzième place sur la liste Debout la France de Sophie Van Goethem dans la Loire-Atlantique[7].

En 2017, il adhère au Mouvement démocrate[réf. souhaitée].

À la suite de l’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron, La République en marche (LREM) l’investit dans la première circonscription de la Vendée dans une seconde vague d’investitures, le [8],[9], alors qu’un accord « solide et équilibré » est conclu entre le MoDem et LREM le [10]. Au premier tour des élections législatives, il arrive en tête et devance de 13 points le député sortant Alain Lebœuf (Les Républicains) en réunissant 40,55 % des suffrages exprimés[11]. Il bat le député sortant à l’issue du second tour avec 54,69 % des voix[12].

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Philippe Latombe est membre de la commission des lois. Il est également vice-président du groupe d’amitié France-Israël et secrétaire du groupe d'études antisémitisme[13].

Prises de position et travail parlementaire[modifier | modifier le code]

Sur la protection des droits et des libertés à l'ère numérique[modifier | modifier le code]

Latombe a également mis en garde le gouvernement et l’ensemble des parlementaires sur les risques d’atteinte au droit à la vie privée et à la liberté d’expression de la proposition de loi de la députée Laetitia Avia visant à lutter contre la haine sur internet. Conformément aux observations de la Commission européenne sur la loi Avia, Philippe Latombe a voté contre ce texte en première lecture et ce, contrairement à la position du groupe MoDem, jugeant « inconstitutionnelle la perte de souveraineté consécutive à la décision de confier la modération aux seules plateformes avec le risque d’aseptisation et de modernisation des contenus. »[réf. nécessaire].

Convaincu que la souveraineté numérique ne peut être exercée qu’au niveau européen, il affirme avec Jean-Louis Bourlanges et Jean Arthuis qu’il est « urgent que l'Union européenne applique à la data le principe de précaution qui lui est si cher dans de nombreux domaines, qu'elle encourage les entreprises européennes à reprendre la maîtrise de leurs données »[14].

Il a également pour projet de mettre en œuvre une charte du numérique avec des sénateurs dans la Constitution et à l’échelle européenne[15].

Sur l'égalité parentale[modifier | modifier le code]

Philippe Latombe est auteur d’une proposition de loi relative à la garde alternée des enfants fin 2017[16].

Il a organisé au sein de l’Assemblée Nationale « des rencontres sur l’évolution du droit de la famille dans les configurations sociétales actuelles », en partenariat avec la revue LexisNexis[réf. nécessaire].

Sur les entreprises publiques locales (EPL)[modifier | modifier le code]

Philippe Latombe a été rapporteur de la proposition de loi déposée par le sénateur Hervé Marseille, concernant la sécurisation de l’actionnariat des entreprises publiques locales[17]. La loi a été adoptée le 9 mai 2019 à l’Assemblée Nationale.

Cette proposition de loi faisait écho à la jurisprudence du Conseil d’État du 14 novembre 2019[18] faisant une interprétation stricte de la loi NOTRE. Le Conseil d'État affirme que chaque collectivité actionnaire doit détenir l’ensemble des compétences sur lesquelles portent l’objet social de l’EPL. Cette jurisprudence représentait selon Hervé Marseille et Philippe Latombe un danger pour le fonctionnement de nos EPL, indispensables à la bonne marche des services publics[réf. nécessaire].

Le gouvernement a tenté d’amender le texte à l’Assemblée nationale en alertant sur le risque d’un « assouplissement excessif de la législation en vigueur »[19]. Philippe Latombe affirme qu’« il n’y a aucune crainte à nourrir quant à l’hypothèse d’une EPL exerçant des compétences qui ne détiennent aucune de ses collectivités actionnaires »[19]. Le gouvernement a finalement été convaincu mais Philippe Latombe s’est montré concerné par les réserves du gouvernement et a demandé à ce qu’un encadrement réglementaire soit effectué « de manière à éviter les détournements et les abus de droit »[19].

Sur la crise du Covid-19 et le tracing numérique[modifier | modifier le code]

Philippe Latombe est en faveur du développement de l'application StopCovid à condition de respecter certains principes élémentaires : anonymisation des données personnelles, consentement des utilisateurs et respect des textes européens. Il préconise le recours à une application étatique plutôt qu'à une application privée. Celle-ci serait détruite à la fin de la crise et fondée sur le Pan-European Preserving Privacy Proximity Tracing (PEPP-PT), une plateforme européenne de tracing respectueuse du RGPD[20].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Philippe Latombe », Who’s Who, 2017 [lire en ligne].
  2. Clémence Holleville, « Ph. Latombe, candidat LREM dans la 1re », Ouest-France,‎ .
  3. « Les soixante-cinq noms d’Une chance pour Nantes », Ouest-France,‎ .
  4. Philippe Gambert, « Sophie Van Goethem, l’indépendante », Ouest-France,‎ .
  5. « Droite nantaise : Van Goethem appelle à voter Garnier », Ouest-France,‎ .
  6. Y. T., « “Citoyens excédés des partis” », Ouest-France,‎ .
  7. « Les candidats Debout la France Loire-Atlantique », Ouest-France,‎ .
  8. David Dupré et Laura Jarry, « Les candidats d’En marche sont connus », Ouest-France,‎ .
  9. Maxime Ferrer, Mathilde Damgé, Pierre Breteau, Laura Motet, Sophie Dupont, Vincent Nouvet, Jérémie Baruch, Maxime Vaudano, Anne-Aël Durand, Adrien Sénécat, Maxime Delrue et Eléa Pommiers, « Législatives : l’auberge espagnole des candidats de La République en marche », Le Monde,‎ .
  10. Michel Urvoy, « La fâcherie de Bayrou peut lui rapporter gros », Ouest-France,‎ .
  11. Philippe Écalle, « La Roche nord : “l’effet Macron” menace d’emporter Alain Lebœuf », Ouest-France,‎ .
  12. Philippe Écalle, « La Roche-Nord : Ph. Latombe fait chuter A. Lebœuf », Ouest-France,‎ .
  13. http://www2.assemblee-nationale.fr/instances/resume/OMC_PO746629/legislature/15
  14. « Tribune - « Si le Cloud Act américain n'est pas la liberté d'espionner, cela y ressemble beaucoup. L'Europe doit prendre des mesures pour s'en protéger. » », sur Mouvement démocrate (consulté le 10 mars 2020)
  15. xavier@nextinpact.com, « À l’Assemblée, nouvelles propositions de « charte du numérique » », sur www.nextinpact.com, (consulté le 10 mars 2020)
  16. Catherine Mallaval, « Divorce : la garde alternée des enfants va-t-elle devenir la solution numéro 1 ? », sur Libération.fr, (consulté le 10 mars 2020)
  17. « Sécurisation de l'actionnariat des entreprises publiques locales », sur Assemblée nationale (consulté le 24 octobre 2020).
  18. Le Conseil d'État, « Conseil d'État », sur Conseil d'État (consulté le 28 avril 2020)
  19. a b et c « Le Sénat a adopté le texte sur le renforcement de l'actionnariat des SPL et des SEM », sur Banque des Territoires (consulté le 28 avril 2020).
  20. le traçage numérique nous permet de donner de la visibilité à un ennemi invisible" (Le Figaro)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]