Talmont-Saint-Hilaire

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Talmont-Saint-Hilaire
Le château de Talmont.
Le château de Talmont.
Blason de Talmont-Saint-Hilaire
Blason
Talmont-Saint-Hilaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Sables-d'Olonne
Canton Talmont-Saint-Hilaire (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Moutierrois-Talmondais (siège)
Maire
Mandat
Maxence de Rugy
2014-2020
Code postal 85440
Code commune 85288
Démographie
Gentilé Talmondais
Population
municipale
7 286 hab. (2014)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 05″ nord, 1° 37′ 01″ ouest
Altitude 59 m (min. : 0 m) (max. : 57 m)
Superficie 90,48 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Talmont-Saint-Hilaire est une commune du Centre-Ouest de la France, située sur la côte de Lumière, dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Talmont-Saint-Hilaire s’étend sur 9 048 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 29 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 57 mètres[1],[2].

Le château de Talmont, siège de la principauté de Talmont, était situé à l'extrémité occidentale de l'ancienne région du Bas-Poitou. Construit sur une hauteur, son caractère défensif se voyait renforcé par le fait que l'Océan Atlantique baignait ses douves deux fois par jour.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le site du Veillon et ses traces de dinosauriens[modifier | modifier le code]

En 1963, M. Gilbert Bessonnat, passionné de sciences, découvrit ces traces en effectuant un relevé géologique de la falaise. Il fut le premier à les identifier comme étant des traces de dinosauriens. Le site fut alors précisément étudié par F. Lapparent, C. Montenat et M. Ters.

Lors de la découverte, le gisement fut pillé. Aujourd'hui, il est protégé et seule l'observation et les photographies sont permises.

Les empreintes de dinosauriens ne sont visibles qu'à certaines périodes de l'année, surtout en hiver lorsque les courants marins entraînent le sable au large. Pendant la période estivale, l'observation paléontologique reste plus délicate car le sable et les algues envahissent les lieux[3].

Un paléoestuaire[modifier | modifier le code]

Le paléoestuaire du Veillon est aujourd'hui essentiellement connu par les traces tridactyles de dinosauriens bipèdes qu'il recèle. Les empreintes, par milliers, se succèdent sur trois couches géologiques dont l'épaisseur totale ne dépasse guère une dizaine de mètres.

À la base, la première strate présente des indices de sols de plaines alluviales tropicales, et l'on pense qu'il s'agissait d’une zone plane avec des apports liés à la crue du fleuve. Le second niveau témoigne d'un environnement de type lagune soumis à l'influence du fleuve. La troisième couche est constituée par un calcaire dolomitique argileux jaune plus ou moins coquillier connu sous le nom de « calcaire Nankin » . C'est ce dernier étage qui présente des traces de dinosauriens, inscrits sur une plage de fond de baie largement ouverte sur l’océan.

Il y a 204 millions d’années, à la fin du Trias et au début du Lias inférieur, la flore était essentiellement constituée d’une végétation de l’ordre des coniférales, révélant une certaine aridité du milieu, sans doute liée à la salinité.

L’étude des traces d'animaux (photographies, relevés….) permet de distinguer différents dinosauriens bipèdes dont : Eubrontes veillonensis, les Grallators olonensis et les Talmontopus Tersi. Le plus grand Eubrontes veillonensis atteignait environ trois mètres de hauteur et avait une enjambée d'environ 1,20 mètre.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au XIe siècle, la terre de Talmont fut donnée par Guillaume le Grand, duc d'Aquitaine de 995 à 1030, à Guillaume le Chauve, l'un de ses plus fidèles sujets, qui y construisit un donjon, lequel fut agrandi dans la deuxième moitié du XIe siècle. Un quartier médiéval, doté d'une abbaye, d'une motte castrale et d'habitations se développe peu à peu à l'ombre de la forteresse[4].
  • Au XIIe siècle, le mariage, en 1137, d'Aliénor d'Aquitaine, duchesse d'Aquitaine, à Louis VII, roi de France, fait passer Talmont sous l'autorité de ce dernier, lequel fait incendier le château en 1138 pour punir la trahison de Guillaume de Lezay, qui en avait la garde. L'annulation de ce mariage (1152), et le remariage d'Aliénor avec le futur roi Henri II d'Angleterre (1154) font des terres d'Aquitaine un sujet de dispute avec la couronne de France. La forteresse est renforcée par Raoul de Mauléon, alors seigneur de Talmont, vassal de Richard Cœur de Lion, duc d'Aquitaine de 1169 à 1196, qui craint les attaques de la France[4].
  • La seigneurie appartint par la suite aux Mauléon, dont Savary Ier de Mauléon, aux Thouars et à la famille d'Amboise
  • Au XVe siècle, Louis XI en fit donation à son historiographe Philippe de Commynes.
  • Le château fut assiégé au XVIe siècle par Henri de Navarre et son donjon fut démantelé au XVIIe siècle par Richelieu pour que les Anglais et leurs alliés ne puissent pas s'implanter durablement en Poitou.
  • Le dernier seigneur de Talmont, Antoine-Philippe de La Trémoïlle, monta sur l'échafaud en 1794.
  • La ville garde le souvenir de Béatrix de Machecoul, dont la légende fit une ogresse[réf. nécessaire].
  • Après une première tentative entre 1834 et 1849, la commune de Talmont a fusionné en 1974 avec Saint-Hilaire-de-Talmont peuplée de 2 314 habitants au recensement de 1968[5], formant ainsi la commune de Talmont-Saint-Hilaire, peuplée de plus de 3 300 habitants ; ladite commune de Saint-Hilaire-de-Talmont avait porté, durant la Révolution, le nom de Le Tanès[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois tours crénelées de gueules, couvertes et girouettées du même, ouvertes, ajourées et maçonnées du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean-Baptiste Garnier[Note 1]    
    Auguste Joseph Garnier    
    Paul de Bessay    
    Jean-Baptiste Deloyner de la Coudraije    
    Pierre Dorin    
  1834 Pierre Bironneau    
1834   Alexis Duroussy    
  1888 Martial Bironneau    
1888 1900 comte Arthur Soffrey de Beaumont    
1900 1902 comte Georges de La Rochethulon ALP exploitant agricole
lieutenant au 31e régiment de dragons (1893-1897)
député de la 1re circonscription des Sables-d'Olonne (1902-1906)
1902   Charles Boutolleau    
1974 mars 2001 Jean de la Rochethulon UDF-PR
puis DVD
Conseiller général du canton de Talmont-Saint-Hilaire (1967-2004)
mars 2001 mars 2014 Pierre Berthomé[6] DVD  
mars 2014 en cours Maxence de Rugy DVD chargé de mission au conseil général de la Vendée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 7 286 habitants, en augmentation de 6,69 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 396 464 572 600 3 087 3 123 3 363 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694 980 1 043 1 040 1 027 1 043 1 047 1 159 1 155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 209 1 333 1 233 1 116 1 166 1 107 1 101 1 014 1 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 046 1 110 3 347 3 865 4 409 5 363 6 693 7 125 7 286
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 27 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 29 %).
Pyramide des âges à Talmont-Saint-Hilaire en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
7,9 
75 à 89 ans
10,6 
18,9 
60 à 74 ans
17,5 
20,1 
45 à 59 ans
20,3 
20,7 
30 à 44 ans
19,4 
14,4 
15 à 29 ans
13,7 
17,8 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Musées[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La capitainerie et la marina de Port Bourgenay.

Talmont-Saint-Hilaire a été la première commune française à accueillir un village aéronautique sur son territoire, le Vendée Air Park situé au nord-est du bourg à la limite de la commune de Poiroux.

Port-Bourgenay est un port de plaisance artificiel d'une capacité de 600 anneaux, dépendant de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Garnier (1772-1821)
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 14980 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Talmont-Saint-Hilaire », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. (fr) « Le site à dinosauriens du Veillon en Vendée - 30/09/2003 », sur Futura Sciences (consulté le 2 mars 2010)
  4. a et b http://www.talmont-saint-hilaire.fr/module-Contenus-viewpub-tid-2-pid-169.html, sur Site officiel de la commune de Talmont-Saint-Hilaire. Consulté le 23/08/2014.
  5. a et b Notice communale de Saint-Hilaire-de-Talmont sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 20 juin 2011)
  13. Michel Dillange - Talmond Château - p. 253-258, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996
  14. Jean Guillaume - Talmont-Saint-Hilaire. Les Granges-Cathus - p. 259-268, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996
  15. Le village d'ostréiculteurs de la Guittière [1]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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