Aizenay

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Aizenay
L'église Saint-Benoît en septembre 2011.
L'église Saint-Benoît en septembre 2011.
Blason de Aizenay
Blason
Aizenay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Aizenay (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de Vie-et-Boulogne
Maire
Mandat
Bernard Perrin
2014-2020
Code postal 85190
Code commune 85003
Démographie
Gentilé Agésinates
Agezynates
Agérinates
Population
municipale
8 977 hab. (2014)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 24″ nord, 1° 36′ 30″ ouest
Altitude 47 m (min. : 10 m) (max. : 76 m)
Superficie 81,99 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Aizenay est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

En 2014, elle est la dixième commune de la Vendée en termes d'habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aizenay est une commune du département de la Vendée située dans le bocage vendéen. Sa limite septentrionale suit le cours de la Vie, et sa limite méridionale le cours du Jaunay.

Commune du canton d'Aizenay (ancien canton du Poiré-sur-Vie), Aizenay se prononce Esnàe en poitevin (parlanjhe). Traditionnellement, ses habitants, les Agésinates, sont appelés en poitevin lés Trjhous (« les Toujours »).

À l'intersection des routes départementales (RD) 6, 107, 948 et 978, la ville d'Aizenay est située (en distances orthodromiques à 15 km au nord-ouest de La Roche-sur-Yon, 24 km au sud-est de Challans, 25 km à l'est de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et 30 km au nord-est des Sables-d'Olonne.

Deuxième tronçon de ce genre en Vendée, la 2×2 voies qui relie Aizenay à la préfecture La Roche-sur-Yon, a été un axe de développement économique majeur pour la commune. Le territoire communal est également desservi par les RD 50 et 55. Une 2×2 voies, entre Aizenay et Challans est en construction.

Le territoire municipal d’Aizenay s’étend sur 8 199 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 47 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 10 et 76 mètres[1],[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aizenay est limitrophe de dix autres communes.

Communes limitrophes d’Aizenay
Maché La Chapelle-Palluau Le Poiré-sur-Vie
Apremont,
Coëx
Aizenay La Genétouze
La Chapelle-Hermier,
Martinet
Beaulieu-sous-la-Roche Venansault

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Asineis au XIe siècle, Asianum en 1104[3], Asinesium (sous sa forme latine) dès 1123 [4], Asènes, Asyanensis, Asiniacum et Aisenei au XIIIe siècle, de Asiano, Ayzenoys et Aizenois au XIVe siècle, Asenayum au XVe siècle, Izenay au XVIIe siècle, Aizenay au XVIIIe siècle.

Les formes anciennes régulières, ainsi que la forme moderne, indiquent qu'il s'agit d'un nom de lieu gaulois ou gallo-roman en (-i)-acum, suffixe d'origine gauloise ayant marqué d'abord la localisation, puis la propriété. Le premier élément Asin-(i-) représente le nom de personne gallo-roman Asin(i)us, dérivé du nom gallo-roman *Asius, d'origine gauloise (cf. Azay, Aisey, Aizier, etc.) ou du nom de personne roman Asianus[3], voire asinus « âne », d'où *Asinacum « élevage d'âne », comparable au type roman Asnières.

En poitevin, la commune se nomme Esenàe[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de l'ancienne gare d'Aizenay.

Une ligne ferroviaire entre Nantes et La Roche-sur-Yon a desservi la gare d'Aizenay entre 1880[6] et 1970. Le trafic de marchandises entre le chef-lieu de la Vendée et Coëx a subsisté jusqu'en 1995[7]. Ce tronçon, déclassé en 1996[8], a été déferré puis transformé en piste cyclable en 1999[9].

Située entre Saint-Joseph-des-Landes et la Brionnière, la stèle de la Brionnière commémore le parachutage de trois tonnes d’armes, le [réf. nécessaire].

Le , un B-17 américain s’écrase à la lisière de la forêt d’Aizenay. Baptisé Big Red par son équipage, il appartenait au 388e Group Bomb. Avec 545 autres appareils, il allait bombarder des objectifs situés dans la région de Bordeaux[réf. nécessaire].

La commune de La Chapelle-Palluau a été rattachée à Aizenay entre le et le [10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
n.c. n.c. Pierre Georget    
n.c. n.c. M. Messager    
1837 1848 Victor Cormier   Fermier
n.c. n.c. Julien Ordonneau    
n.c. n.c. Victor Neveu    
n.c. n.c. Gaston Delaroze    
n.c. n.c. Dieudonné Martineau    
1937 1944 André Ferry-Wilczek   Médecin
1944 1947 Pierre Bonneau[Note 1]    
1947 1971 Henri Buet   Médecin
1971 1972 Jean Labarbe[Note 2]    
1972 1983 Yves Oger    
1983 en cours
(au 30 avril 2014)
Bernard Perrin[Note 3],[11] UMP Cadre bancaire retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 8 977 habitants, en augmentation de 13,2 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 067 2 891 3 359 3 303 3 384 3 519 3 706 3 793 3 764
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 800 3 845 3 909 3 897 3 943 4 000 4 173 4 298 4 462
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 607 4 512 3 961 3 929 3 859 3 869 3 779 3 867 4 077
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
4 348 5 407 5 149 5 344 6 095 7 147 8 107 8 977 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Aizenay en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,8 
75 à 89 ans
7,7 
10,1 
60 à 74 ans
12,0 
19,4 
45 à 59 ans
17,9 
24,2 
30 à 44 ans
23,4 
17,9 
15 à 29 ans
16,7 
22,3 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En mai 2014, se tient à Aizenay la 10e édition du Festival Jazz'inate.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Aizenay accueille sur son territoire deux écoles primaires publiques (celle de la Pénière et Louis-Buton), ainsi qu'une école primaire privée (Sainte-Marie-Saint-Joseph).

À Aizenay, il y a aussi un collège public qui a ouvert en (Alexandre-Soljenitsyne), ainsi qu'un collège privé (Sainte-Marie).

En 2016, le conseil régional des Pays de la Loire a lancé un projet pour l'ouverture d'un lycée général et technique à Aizenay. Son ouverture est prévue pour .

Sports[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, la ville d'Aizenay accueille le départ du Tour de Vendée cycliste.

Économie[modifier | modifier le code]

Grâce à sa forêt, une industrie locale exploite le bois. Traditionnellement également, la commune comprenait des entreprises de confection textile et de chaussures.

En 2015, les principales entreprises localisées sur le territoire de la commune sont : Cougnaud SA Atlantique Menuiserie (ouvertures en plastique], le groupe Lapeyre-Saint-Gobain), les micro-ondes (Fagor-Brandt) ; diverses entreprises de métallurgie (avec des spécialisations dans la découpe au jet d’eau et au laser), plusieurs minoteries et diverses petites sociétés agro-alimentaires ; une imprimerie ; des sociétés de transport et distribution de boisson au niveau du département (France Boisson du groupe Heineken et Elidis du groupe Kronenbourg) ainsi que de nombreuses entreprises agricoles, avec pour activités principales l’élevage de vache à viande et de vache laitière, élevages de volailles, de porcs, maraîchage…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Benoît.

Il ne subsiste que peu de vestiges du passé sinon des habitations troglodytiques au bord de la Vie.

L'église Saint-Benoît, bâtie en 1904-1905, œuvre de l'architecte Alcide Boutaud (1844-1929), est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 2007. En 2014, les cloches ont été descendues du clocher pour permettre la réfection du beffroi fragilisé par le temps[17].

On recense quelques vestiges archéologiques : des puits dits funérailles gallo-romaines sous le bourg actuel ; et une nécropole du haut Moyen Âge autour de l’ancienne église.

On note également sur le territoire communal la présence de nombreuses demeures comme « La Petitière » (maison noble transformée en ferme), « La Giraudinière » (ancien château) ou le logis du « Grand Plessis ».

Parmi les éléments remarquables : une cheminée à Bonnefonds ; et une croix processionnelle et une lampe sanctuaire en argent du XVIIe siècle, des calices, des statues et crucifix anciens.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune a obtenu le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[18].

Aizenay possède une forêt de plus de 700 hectares, qui s’étend jusqu’à la commune de La Genétouze.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque d'Aizenay nommée À livres ouverts a été inaugurée en sur l'ancien site d'un supermarché, route de Challans. Elle fait partie du réseau des bibliothèques de la communauté de communes Vie et Boulogne, intitulé « Communauthèque ».

La commune dispose d'un cinéma, le Jeanne-D'Arc.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un fromage de chèvre, réputé, est produit localement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Robin (1924-2010), sociologue français, né à Aizenay.
  • Arsène Garnier (1921-2004), prêtre né à Aizenay, auteur de l'ouvrage La Fontaine à la sauce vendéenne publié en 1980 et comprenant 120 fables en poitevin de la région d'Aizenay.
  • Jacques Perdrieau (1957), ancien footballeur professionnel, né à Aizenay.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Aizenay arbore un champ d'hermine sur son blason, comme d'autres communes vendéennes dont Sainte-Hermine et Les Essarts.

Blason Blasonnement :
D'hermine au chef de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1944, le préfet a nommé Pierre Bonneau en remplacement du docteur Ferry, il est resté avec trois adjoints jusqu'au renouvellement suivant où le docteur Henri Buet lui a succédé.
  2. Invalidation car Jean Labarbe est géomètre du cadastre dans la circonscription.
  3. Réélu en 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014.[réf. nécessaire]
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 34406 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Aizenay », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, [lire en ligne].
  4. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 32.
  5. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 16.
  6. Historail no 17 d'avril 2011, p. 66.
  7. Historail n°17 d'avril 2011, p. 100 et 119.
  8. Journal officiel de la République Française du 18 avril 1996, p. 5953.
  9. Cyclotourisme à Aizenay
  10. Code officiel géographique de La Chapelle-Palluau sur le site de l'Insee, consulté le 19 novembre 2013.
  11. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)[réf. à confirmer]
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a et b « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  17. « Église Saint-Benoît », notice no PA85000028, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 novembre 2013.
  18. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.