Aizenay

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Aizenay
L'église Saint-Benoît en septembre 2011.
L'église Saint-Benoît en septembre 2011.
Blason de Aizenay
Blason
Aizenay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Aizenay (bureau centralisateur)
Intercommunalité Vie et Boulogne
Maire
Mandat
Bernard Perrin
2014-2020
Code postal 85190
Code commune 85003
Démographie
Gentilé Agésinates
Agezynates
Agérinates
Population
municipale
8 741 hab. (2013)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 24″ Nord 1° 36′ 30″ Ouest / 46.74, -1.60833333333
Altitude Min. 10 m – Max. 76 m
Superficie 81,06 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Aizenay est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

En 2013, elle est la dixième ville de Vendée en termes d'habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aizenay est une commune du département de la Vendée située dans le bocage vendéen. Sa limite septentrionale suit le cours de la Vie, et sa limite méridionale le cours du Jaunay.

Commune du canton d'Aizenay (ancien canton du Poiré-sur-Vie), Aizenay se prononce Esnàe en poitevin (parlanjhe). Traditionnellement, ses habitants, les Agésinates, sont appelés en poitevin lés Trjhous (« les Toujours »).

À l'intersection des routes départementales (RD) 6, 107, 948 et 978, la ville d'Aizenay est située (en distances orthodromiques à 15 km au nord-ouest de La Roche-sur-Yon, 24 km au sud-est de Challans, 25 km à l'est de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et 30 km au nord-est des Sables-d'Olonne.

Deuxième tronçon de ce genre en Vendée, la 2×2 voies qui relie Aizenay à la préfecture La Roche-sur-Yon, a été un axe de développement économique majeur pour la commune. Le territoire communal est également desservi par les RD 50 et 55.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aizenay est limitrophe de dix autres communes.

Communes limitrophes d’Aizenay
Maché La Chapelle-Palluau Le Poiré-sur-Vie
Apremont,
Coëx
Aizenay La Génétouze
La Chapelle-Hermier,
Martinet
Beaulieu-sous-la-Roche Venansault

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Asineis au XIe siècle, Asiniacum au XIIe siècle, Asianum en 1104[1], Asènes, Asyanensis, Asiniacum et Aisenei au XIIIe siècle, de Asiano, Ayzenoys et Aizenois au XIVe siècle, Asenayum au XVe siècle, Izenay au XVIIe siècle, Aizenay au XVIIIe siècle.

Les formes anciennes régulières, ainsi que la forme moderne, indiquent qu'il s'agit d'un nom de lieu gaulois ou gallo-roman en (-i)-acum, suffixe d'origine gauloise ayant marqué d'abord la localisation, puis la propriété. Le premier élément Asin-(i-) représente le nom de personne gallo-roman Asin(i)us, dérivé du nom gallo-roman *Asius, d'origine gauloise (cf. Azay, Aisey, Aizier, etc.) ou du nom de personne roman Asianus[1], voire asinus « âne », d'où *Asinacum « élevage d'âne », comparable au type roman Asnières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de l'ancienne gare d'Aizenay.

Une ligne ferroviaire entre Nantes et La Roche-sur-Yon a desservi la gare d'Aizenay entre 1880[2] et 1970. Le trafic de marchandises entre le chef-lieu de la Vendée et Coëx a subsisté jusqu'en 1995[3]. Ce tronçon, déclassé en 1996[4], a été déferré puis transformé en piste cyclable en 1999[5].

Située entre Saint-Joseph-des-Landes et la Brionnière, la stèle de la Brionnière commémore le parachutage de trois tonnes d’armes, le [réf. nécessaire].

Le , un B-17 américain s’écrase à la lisière de la forêt d’Aizenay. Baptisé Big Red par son équipage, il appartenait au 388e Group Bomb. Avec 545 autres appareils, il allait bombarder des objectifs situés dans la région de Bordeaux[réf. nécessaire].

La commune de La Chapelle-Palluau a été rattachée à Aizenay entre le et le [6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
n.c. n.c. Pierre Georget    
n.c. n.c. M. Messager    
1837 1848 Victor Cormier   Fermier
n.c. n.c. Julien Ordonneau    
n.c. n.c. Victor Neveu    
n.c. n.c. Gaston Delaroze    
n.c. n.c. Dieudonné Martineau    
1937 1944 André Ferry-Wilczek    
1944 n.c. M. Buet   Médecin
n.c. 19?? Jean Labarbe    
n.c. 1983 M. Oger    
1983 en cours
(au 30 avril 2014)
Bernard Perrin[Note 1],[7] UMP Cadre bancaire retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 8 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 067 2 891 3 359 3 303 3 384 3 519 3 706 3 793 3 764
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 800 3 845 3 909 3 897 3 943 4 000 4 173 4 298 4 462
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 607 4 512 3 961 3 929 3 859 3 869 3 779 3 867 4 077
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010 2013
4 348 5 407 5 149 5 344 6 095 7 147 7 754 8 107 8 741
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Aizenay en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,8 
75 à 89 ans
7,7 
10,1 
60 à 74 ans
12,0 
19,4 
45 à 59 ans
17,9 
24,2 
30 à 44 ans
23,4 
17,9 
15 à 29 ans
16,7 
22,3 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En mai 2014, se tient à Aizenay la 10e édition du Festival Jazz'inate.

Sports[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, la ville d'Aizenay accueille le départ du Tour de Vendée cycliste.

Économie[modifier | modifier le code]

Grâce à sa forêt, une industrie locale exploite le bois. Traditionnellement également, la commune comprenait des entreprises de confection textile et de chaussures.

En 2015, les principales entrprises localisées sur le territoire de la commune sont : Cougnaud SA Atlantique Menuiserie (ouvertures en plastique], le groupe Lapeyre-Saint-Gobain), les micro-ondes (Fagor-Brandt) ; diverses entreprises de métallurgie (avec des spécialisations dans la découpe au jet d’eau et au laser), plusieurs minoteries et diverses petites sociétés agro-alimentaires ; une imprimerie ; des sociétés de transport et distribution de boisson au niveau du département (France Boisson du groupe Heineken et Elidis du groupe Kronenbourg) ainsi que de nombreuses entreprises agricoles, avec pour activités principales l’élevage de vache à viande et de vache laitière, élevages de volailles, de porcs, maraîchage…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Benoît.

Il ne subsiste que peu de vestiges du passé sinon des habitations troglodytiques au bord de la Vie.

L'église Saint-Benoît, bâtie en 1904-1905, œuvre de l'architecte Alcide Boutaud (1844-1929), est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 2007. En 2014, les cloches sont descendues du clocher pour permettre la réfection du beffroi fragilisé par le temps[11].

On recense quelques vestiges archéologiques : des puits dits funérailles gallo-romaines sous le bourg actuel ; et une nécropole du haut Moyen Âge autour de l’ancienne église.

On note également sur le territoire communal la présence de nombreuses demeures comme « La Petitière » (maison noble transformée en ferme), « La Giraudinière » (ancien château) ou le logis du « Grand Plessis ».

Parmi les éléments remarquables : une cheminée à Bonnefonds ; et une croix processionnelle et une lampe sanctuaire en argent du XVIIe siècle, des calices, des statues et crucifix anciens.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune a obtenu le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[12].

Aizenay possède une forêt de plus de 700 hectares, qui s’étend jusqu’à la commune de La Genétouze.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque d'Aizenay nommée À livres ouverts a été inaugurée en sur l'ancien site d'un supermarché, route de Challans. Elle fait partie du réseau des bibliothèques de la communauté de communes Vie et Boulogne, intitulé « Communauthéque ».

La commune dispose d'un cinéma, le Jeanne-D'Arc.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un fromage de chèvre, réputé, est produit localement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Robin (1924-2010), sociologue français, né à Aizenay.
  • Arsène Garnier (1921-2004), prêtre né à Aizenay, auteur de l'ouvrage La Fontaine à la sauce vendéenne publié en 1980 et comprenant 120 fables en poitevin de la région d'Aizenay.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Aizenay arbore un champ d'hermine sur son blason, comme d'autres communes vendéennes dont Sainte-Hermine et Les Essarts.

Blason Blasonnement :
D'hermine au chef de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014.[réf. nécessaire]
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, [lire en ligne].
  2. Historail no 17 d'avril 2011, p. 66.
  3. Historail n°17 d'avril 2011, p. 100 et 119.
  4. Journal officiel de la République Française du 18 avril 1996, p. 5953.
  5. Cyclotourisme à Aizenay
  6. Code officiel géographique de La Chapelle-Palluau sur le site de l'Insee, consulté le 19 novembre 2013.
  7. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)[réf. à confirmer]
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  10. a et b « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  11. « Église Saint-Benoît », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 novembre 2013.
  12. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.