Angles (Vendée)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Angles
Angles (Vendée)
L’église Notre-Dame-des-Anges d’Angles.
Blason de Angles
Blason
Angles (Vendée)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Intercommunalité Vendée-Grand-Littoral
Maire
Mandat
Joël Monvoisin
2020-2026
Code postal 85750
Code commune 85004
Démographie
Gentilé Anglois
Population
municipale
2 847 hab. (2018 en augmentation de 7,39 % par rapport à 2013)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 26″ nord, 1° 24′ 22″ ouest
Altitude m
Min. 1 m
Max. 22 m
Superficie 33,42 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Angles
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mareuil-sur-Lay-Dissais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
City locator 14.svg
Angles
Géolocalisation sur la carte : Vendée
Voir sur la carte topographique de la Vendée
City locator 14.svg
Angles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Angles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Angles
Liens
Site web Site officiel

Angles est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Commune de la région naturelle du Marais poitevin, elle est incluse dans le parc naturel régional du marais poitevin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal d’Angles s’étend sur 3 342 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 2 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 1 et 22 mètres[1],[2].

Située à quelques kilomètres de l'océan Atlantique dans le Marais poitevin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Angles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Angles, une unité urbaine monocommunale[6] de 2 816 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

La commune, bordée par l'estuaire du Lay, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[11]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,7 %), terres arables (27,3 %), zones urbanisées (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin, la commune est appelée Anglle[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des sites paléolithiques (Moustérien) ont été identifiés entre le bourg d'Angles et le lieudit du Moulin de Moricq. Le Menhir de Léau avait été déplacé de son hameau d'origine jusque dans le bourg mais il n'en reste aucune trace. De même pour la Pierre-Levée de Moricq. Une importante cachette d'objets en bronze (7 haches et 3 moules de bronze) a été découverte au lieudit la Ville[17].

La ville d'Angles est célèbre pour la légende de la bête du Troussepoil, qui domine l'église de son centre-ville.

Cette église, dédiée à la Vierge Marie et majoritairement romane, abrite un sous-sol qui serait une crypte ou un vide sanitaire. Depuis cette cavité, un souterrain, dont l'entrée murée est encore visible, a été visité par l'abbé Baudry au XIXe siècle[18]. Il l'aurait parcouru sur 400 ou 500 mètres, mais aurait alors rebroussé chemin, sans réellement découvrir la longueur réelle de la galerie[18]. Ce qui est sûr, c'est que le sous-sol calcaire du village a forcément été creusé de souterrains-refuges[18], et le réseau est peut-être assez complexe.

Alors que le conseil municipal s’oppose à la cession d’un territoire au-delà du Lay (164 hectares) à la commune de Grues[19], une loi du attribue pourtant le domaine de la Blanche à celle-ci[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1897
(décès)
Raoul Pacaud PR Médecin
Conseiller général, élu dans le canton de Moutiers-les-Mauxfaits (1898-1932)
Membre de la Chambre des députés (1914-1919 et 1928-1932)
Président du conseil général de la Vendée (1920-1928)
Prosper Péchereau[21]   Exploitant agricole
1971 Henri Péchereau[22],[a]   Exploitant agricole
1971 1982
(décès)
Jacques Belleville[23]   Vétérinaire
1982 Pierre Daviet[24],[25]   Radio-électricien
Entrepreneur
Jean-Pierre Berton[26]   Cadre à la retraite
Catherine Berthaux[27]   Retraitée de l’Éducation nationale
En cours Joël Monvoisin[28] DVD Retraité de la Gendarmerie nationale

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2018, la commune comptait 2 847 habitants[Note 2], en augmentation de 7,39 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8398289429701 0611 0681 1521 2011 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3021 3581 4101 3781 4171 4951 4961 5291 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4241 4161 3681 1771 1491 1521 1541 0741 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9449239641 1531 3141 5821 8082 3292 728
2018 - - - - - - - -
2 847--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (46,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 9,7 %, 30 à 44 ans = 14 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 44,3 %) ;
  • 54,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 8,8 %, 30 à 44 ans = 12,8 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 48,6 %).
Pyramide des âges à Angles en 2007 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ans ou +
2,4 
12,5 
75 à 89 ans
18,1 
30,9 
60 à 74 ans
28,1 
19,3 
45 à 59 ans
17,3 
14,0 
30 à 44 ans
12,8 
9,7 
15 à 29 ans
8,8 
12,6 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[34]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour de Moricq.
Notre-Dame d'Angles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Regnault Girard (v. 1375-1463), chevalier, seigneur de Bazoges, de Moricq et autres lieux, conseiller et maître d'hôtel du roi, maire de la Rochelle, ambassadeur du roi de France, etc., fait construire la Tour de Moricq dans les années 1430-1440.
  • René-Antoine Ferchault de Réaumur dit Réaumur (1653-1687), physicien et naturaliste.
  • Raoul Pacaud (1862-1932), homme politique, maire de la commune.
  • Marcel Lebois (1916-1943), militaire, compagnon de la Libération. Il est né et inhumé à Angles dont une rue porte depuis son nom.
  • Albert Deman (1929-1996), peintre et sculpteur, mort dans la commune.

Manifestations et équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

  • Festival Biennal de théâtre amateur « Amathéa'Folies », au mois de mai.
  • Fête des Peintres, le 1er mardi du mois d'août. Cette manifestation a lieu dans les rues du centre du village. Les peintres (amateurs comme professionnels) font des démonstrations devant le public.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux trois bandes de sable, à l'écusson de gueules aux cinq tours d'argent ouvertes aussi de sable et ordonnées en sautoir, brochant sur le tout, au chef aussi de gueules chargé de la « bête d'Angles » passante d'argent, accostée à dextre d'une crosse d'or issant du trait du chef et à senestre d'une épée du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  1. Henri Péchereau est le neveu de Prosper Péchereau.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 1439 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Angles », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 d'Angles », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  12. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 978-2-84561-263-1), p. 18.
  17. Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, La Mothe-Achard, Geste éditions, , 567 p. (ISBN 978-2-910919-38-2), page 32.
  18. a b et c « Angles », sur Destination Vendée Grand Littoral (consulté le ).
  19. « Exposé des motifs et projets de loi tendant à changer la circonscription des cantons de Moutiers-les-Hauts-Faits et de Luçon sur le territoire des communes d’Angles et de Grues (Vendée), présenté par M. Dufaure, ministre de l’Intérieur », dans Compte rendu des séances de l’Assemblée nationale législative, t. II, Paris, Typographie Panckoucke, , 319 p. (lire en ligne), p. 309-310.
  20. « Loi no 1 719 du 2 novembre 1849 relative à un changement de circonscription territoriale », Bulletin des lois de la République française, Paris, Imprimerie nationale, no 203,‎ , p. 409 (lire en ligne).
  21. « Obsèque de M. Prosper Péchereau, ancien maire d’Angles », Ouest-France,‎ .
  22. « Roland Bernard, 42 ans de fidélité à Angles, a pris sa retraite », Ouest-France,‎ .
  23. « Le foyer-logement Louis-Crosnier a soufflé ses 25 bougies », Ouest-France,‎ .
  24. « Ils raccrochent », Ouest-France,‎ .
  25. « Des noces de diamant pour Paulette et Pierre Daviet », Ouest-France,‎ .
  26. « Jean-Pierre Berton élu maire », Ouest-France,‎ .
  27. « Le conseil municipal a choisi Catherine Berthaux pour maire », Ouest-France,‎ .
  28. « Joël Monvoisin endosse l’écharpe tricolore », Ouest-France,‎ .
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. " « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le ) .
  34. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le ).
  35. Pierre Dubourg-Noves - Notre-Dame d’Angles - pp.19-23, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993, Société française d’archéologie, Paris, 1996.