Poitevin (langue)

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Poitevin
Poetevin
Pays France
Région Vienne, Deux-Sèvres, Vendée, sud de la Loire-Atlantique (pays de Retz), sud du Maine-et-Loire (Choletais), nord-ouest de la Charente (majeure partie du Ruffécois et bordure d'oïl du Confolentais), extrême nord de la Charente-Maritime (Ré, Nord Aunis, Loulay, Aulnay), sud-ouest de l'Indre.
Typologie SVO
Classification par famille
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français)

Le munde trtouts avant naeçhu libres trtouts parélls den la dégnetai é den lés dréts. L'avant de l'aeme é de la cunsience é le devant coméyà e trtouts fratrnaument.

Le poitevin (pouétevin ou potevin, en graphie normalisée "poetevin") est une langue d'oïl de la famille des langues romanes.

Il est parlé dans l'ancienne province du Poitou (Vendée incluse), le nord de l'Aunis et quelques autres secteurs limitrophes.

Il est associé au saintongeais au sein d'un groupe poitevin-saintongeais.

Le poitevin a eu une influence dans le québécois, l'acadien et le cadien.


Aire linguistique[modifier | modifier le code]

L'aire linguistique du poitevin recouvre le Poitou dont la Vendée, les Deux-Sèvres (sauf le Nord Thouarsais), la Vienne (sauf quelques communes occitanes au sud, et sauf le Nord-Loudunais), le sud de la Loire-Atlantique (pays de Retz), le sud du Maine-et-Loire (le Choletais[1]) et dans le nord-ouest de la Charente (la majeure partie du Ruffécois[2],[3],[4],[1], et bordure d'oïl du Confolentais : Le Bouchage et Pleuville en partie[5]), l'extrême nord de la Charente-Maritime (île de Ré[6],[7], nord de l'Aunis[8], régions de Loulay et d'Aulnay-de-Saintonge[9]), ainsi que dans quelques communes de l'extrême sud-ouest de l'Indre (vers Le Blanc[10], Bélâbre, Argenton-sur-Creuse).

Classification[modifier | modifier le code]

Les langues d'oïl selon Pierre Bonnaud (1981).
Carte illustrant la répartition géographiquer des langues d'oïl selon Marie-Rose Simoni Aurembou.
Carte des langues d'oïl selon Marie-Rose Simoni-Aurembou.

Depuis 1831[11] le poitevin est associé au saintongeais au sein d'un groupe poitevin-saintongeais, association confirmée par les publications d'universitaires des universités de Liverpool[12], Angers[13], Poitiers[14],[15], Lyon[16], Nantes[17], Clermont-Ferrand [18], et Caen [19], ou de l'Institut national de la langue française de Nancy[20].

En amont de ces travaux d'universitaires (dont deux émanent de Charentais[12],[19], deux de Vendéens[13],[17] et deux de Haut-Poitevins[14],[15] ), parmi les premiers à grouper parler poitevin et saintongeais en un même groupe linguistique, on trouve surtout des érudits saintongeais tant de Charente-Maritime[21] que de Charente[22],[23].

Depuis 1905 [24] on donne le nom de poitevin-saintongeais à ce groupement du poitevin et du saintongeais.

Entre janvier 2007 et janvier 2010, le poitevin apparaissait dans la liste des langues de France, langues d'oïl, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture, les langues poitevin et saintongeais y remplaçant la mention poitevin-saintongeais[25].

Début 2010, une nouvelle présentation du poitevin est faite, le poitevin-saintongeais réapparaissant dans la liste des langues de France, langues d'oïl, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais] »[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le poitevin a graduellement remplacé l'occitan au sud-est du Poitou [27]. Au IXe siècle, la limite entre langues d'oc et d'oïl passait par Poitiers, on en trouve l'héritage dans une isoglosse (ligne qui sépare deux formes dialectales) : la limite entre les parlers du sud du Haut-Poitou qui conservent souvent le latin "-b-" ou "-p-"entre voyelles ou avant des consonnes liquides comme "r", sous la forme d'un "b" et ceux qui les ont mutés en "v" comme dans les autres dialectes d'oïl (par exemple "chèvre / chebre" du latin "capra", "louve / loube" du latin "lupa"). La toponymie aide à retracer ce recul, les noms de lieux terminés par les suffixes "-ac", ou "-ade" sont un clair témoin d'un substrat occitan, à côté des formes poitevines "-é" (ou français "-y") et "-ée" [28],[29]. L’existence de parlers de type occitan, ou tout au moins de types intermédiaires, est confirmée par de nombreux noms de lieux de la Saintonge, de l'Angoumois et du sud du Poitou. On dit souvent que cette limite est liée à celle qu'Henri Malet a tracée en 1940, en se basant sur les noms de communes, coupant les Charentes entre nord et sud, entre les toponymes en -ac, de caractère occitan : Cognac, Jarnac ou Jonzac, et de l’autre les toponymes en -ay, ou -y de type septentrional : Beurlay, Londigny ou Luxé, provenant tous deux des noms gaulois ou de villae gallo-romaine en -acum[30]. Mais en 1960 Jacques Pignon remonte cette limite en Poitou, en se basant sur les noms de hameaux moins sujets à francisation, montrant la présence de toponymes en -ac (qui reflèterait des évolutions phonétiques propres à l'occitan) dans le Nord-Ouest de la Charente (Ruffécois), le nord-est de la Charente-Maritime (région d'Aulnay), le sud des Deux-Sèvres (région de Melle) et dans le sud et l’est de la Vienne (régions de Civray, Montmorillon, Chauvigny et sud de Poitiers)[31]. Jacques Pignon estime que l’on a usé d’un parler de type occitan dans le sud-est du Poitou jusqu’à la fin du XIIe siècle, jusqu'à une ligne approximative Rochefort-Est de Niort, Poitiers-Chauvigny. Pierre Gauthier (linguiste, université de Nantes) démontre par la suite la présence de quelques toponymes en -ac en sud Vendée (Bas-Poitou), jusqu'à Fontenay-le-Comte et Talmont-Saint-Hilaire[32], il en déduit en 2002 que l'ancienne zone occitane montait jusqu'à « une ligne Poitiers, Niort, Fontenay-le-Comte »[33].

Littérature[modifier | modifier le code]

La langue poitevine s'appuie sur bon nombre de textes dont La Gente poitevinrie, un recueil de monologues et de chansons datées de 1572. La Gente Poitevinrie écrite au XVIe siècle est clairement de langue d'oïl, comprend des particularités des parlers poitevins actuellement parlés à l'ouest de Poitiers, comme les infinitifs terminés en "-i" pour les verbes du 1er groupe, et a été écrite dans le parler des environs de Poitiers [29].

Parmi les principaux auteurs modernes d'expression poitevine contemporains on trouve les Deux-Sévriens Ulysse Dubois et André Pacher, les Vendéens Michel Gautier, Yannick Jaulin et Jean-Loïc Le Quellec, les Viennois Jean-Jacques Chevrier et Éric Nowak, le Charentais Jean-François Migaud.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Dans les différents paragraphes de cette page, la prononciation est indiquée en alphabet phonétique international entre crochets.

Contrairement aux règles grammaticales, la prononciation varie d'un village à l'autre, comme le vocabulaire, et diffère nettement de l'occitan[34],[35],[36].

L'orthographe n'est pas fixée, mais 2 associations utilisent et promeuvent leur propre graphie (qui sert aussi pour le saintongeais) : la SEFCOet l'UPCP.

Certains sons (phonèmes) n'existent pas en français[34],[35],[37] :

Consonnes[modifier | modifier le code]

En dehors du Bas-Poitou (c'est-à-dire de la Vendée et de la moitié nord-ouest des Deux-Sèvres), "j" (et "g" devant "e" ou "i") est prononcé [ʔ], une sorte de h bref très fortement expiré, le coup de glotte ou occlusive glottale sourde, on l'orthographie "jh". Son rare dans les langues d'Europe, il existe aussi en saintongeais et dans quelques parlers auvergnats[28]. Il se rapproche un peu du h de l'anglais.

Le "h" au début de certains mots se prononce pareil en Haut-Poitou mais est resté [h] en Bas-Poitou : pour dire "haut", la SEFCO écrit jhaut ou haut selon le patois, et l'UPCP haut. Ce phonème est employé sous une forme affaiblie [ˀ] [après des consonnes de façon aléatoire, mais systématiquement après "ch"; ceci n'apparaît jamais dans l'orthographe, selon un phénomène qu'on retrouve (indépendamment) en danois, le stød.

Dans le même espace, on rencontre le son orthographié "çh", souvent écrit "thi", proche du "ch" doux de l'allemand "ich", en phonétique [çjˀ] ; par exemple dans çhau qui signifie "ce".Le pendant sonore de "çh" est écrit "gh" par l'UPCP, la consonne fricative palatale voisée [ʝ], elle évolue vers "y" [j] ou peut en être resté à la forme ancienne "gu" [g] ou "gui" [gj] ; en Bas-Poitou domine la prononciation "dj" [d͡ʒ].

"l" après consonne se prononce comme un "y" [j], mais quelques patois ont conservé le "l mouillé" [ʎ], on l'orthographie "ll". Par exemple pllace en graphie normalisée est généralement écrit "piace" par ceux qui ne suivent pas une orthographe définie.

Voyelles[modifier | modifier le code]

"o" est généralement prononcé ouvert et pas "ô" comme en français, mais ce "o" ouvert n'est pas le [ɔ] français, il tend vers le "e" de "le" [ə], on le note [ʚ] en phonétique.

Les diphtongues (des groupes de voyelles) abondent dans les parlers du Bas-Poitou. Par exemple pied se dit en Haut-Poitou, comme dans la majorité des parlers d'oïl du nord-ouest de la France, mais on utilise "paï, péï, pèï" en Vendée. La variante "pi" à l'ouest de Poitiers. En vieux poitevin, "-ea" était la forme équivalente au suffixe français "-eau", elle a évoluée de façons très diverses. Par exemple bea (beau) a conservé la forme béä ou bèä localement en Vendée, biâ est la plus répandue en poitevin, mais on rencontre également biau, bè, bâ, buâ ; au centre du Pays de Retz, béo avec les variantes biau et biâ dans son pourtour.

"au" ("àu" pour l'UPCP) se prononce comme en français dans une partie du Poitou. mais se subistitue toujours à "al" en fin de mot, par exemple chevau pour "cheval". Ce son s'ouvre en "â" [ɑ] dans le sud de la Gâtine, le nord du Mellois, l'est de Niort et le Saint-Maixentais. Il s'agit de la réduction de la diphtongue ['aʊ] qui s'est bien conservée dans le Bas-Poitou et le centre du Poitou sous la forme ao ['ao], avec une variante aou ['au]. Sur le littoral vendéen et l'Ile d'Yveu, elle a évolué en oou ['ou].

Grammaire[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]

Article défini Comme en français (le, la, les, l')

Article indéfini Masculin = In [œ̃] : un. Se prononce "ine" [in] devant une voyelle. Variante devant voyelle en Pays Mellois et Civraisien : un' /ùn/ [yn]. Variante devant consonne en Bressuirais : in' /in/ [in].

Féminin = Ine [in] : une. Variante en Pays Mellois et Civraisien : une /ùne/ [yn], qui est soit un archaïsme, soit un emprunt au français.

Contracté avec "de" Dau [do̝] : du. Variante dou [du] sur la côte vendéenne et sur les marges nord-est du Poitou.

Daus [do̝], [do̝z] (avant voyelle) : des.

Comparatif et superlatif[modifier | modifier le code]

Comparatif de supériorité Mais ... que /mae ... que / [me̝ kə] : plus. Variante francisée : pus ... que /pu ... que/ [py kə].

Superlatif Comme en français, la forme du comparatif précédée de l'article défini.

Adjectif démonstratif[modifier | modifier le code]

  • Çhau [çjˀo̝] : ce. Variantes : çhou, quou, quau, plus rarement queu.
  • Çhaul [çjˀo̝l] : cet. Variantes : çhoul, qoul, quaul.
  • Çhèle /çhéle/ [çjˀɛl] : cette. Variantes : çhète, çhale, quéle, quète ...
  • Çhés [çjˀe̝] : ces. Variantes : çhélés, quélés, qualés ...

Pluriel[modifier | modifier le code]

Les adjectifs et les substantifs prennent un "s" au pluriel, prononcé comme en français.

Il n'y a pas de pluriel irrégulier : in u [in y:] "un œuf" / daus us [doz y:] "des œufs" ; in eull [in œ:j] "un œil" / daus eulls [doz œ:j] "des yeux" ; le chevau [lɘ ʃˀɘvo:] "le cheval" / les chevaus [lɛ ʃˀɘvo:] "les chevaux" etc ...

Toutefois, sur les marges nord et nord-ouest du Poitou, le t prononcé en fin de mot au singulier, devient muet au pluriel. Par exemple : le pot' [lɘ pɞ:t], les pots [lɛ pɞ:].

Le monde a un sens collectif, il signifie "les gens" et s'accorde avec un verbe au pluriel : Le monde disant "les gens disent"

Conjugaisons[modifier | modifier le code]

Dans la grammaire poitevine, le « je » est bien souvent remplacé par « Y » (« J'ai vu passer un oiseau » deviendra « Y ai vu passer un oiseau »), ce qui peut prêter à confusion pour les personnes non habituées à la langue poitevine. Celles-ci le confondent avec le « il ».

En effet, comme dans les autres parlers d'oïl, le pronom sujet de la 1re personne est identique au singulier et au pluriel, mais avec la particularité poitevine de se prononcer "i" [i] avant consonne et "y" [j] avant voyelle, c'est la terminaison verbale qui différencie le singulier du pluriel. À la 3e personne, même phénomène avec le pronom poitevin masculin "le" [lə] avant consonne et "l'" [l] avant voyelle, c'est-à-dire qu'il est homonyme de l'article défini, sans que ça crée de confusion. Les seuls patois poitevins qui utilisent les pronoms "je/j'" à la 1re personne et "i/il(s)" à la 3e sont parlés au nord-est de la Vienne et dans l'extrême nord des Deux-Sèvres. Le pronom féminin de la 3e personne, elle(s), se dit "a" devant consonne et "al" devant voyelle ; celui du neutre "o" devant consonne et "ol" devant voyelle, avec la variante "ou / oul" localement dans le nord du Poitou[34],[35],[36],[37] .

La terminaison de tous les verbes à la 3e personne du pluriel est "-ant", prononcé majoritairement "an" [ɑ̃], avec variante locale "on" [ɔ̃]. Celle de la 1re personne du pluriel "-ons" , orthographiée "un" par l'UPCP ; on la prononce "on" [ɔ̃], avec variantes locales "an" [ɑ̃] ou "in"[œ̃].

À titre d'exemple, la conjugaison d'un verbe régulier du 1er groupe, le verbe douner /dounàe/ (donner):

Présent de l'indicatif et du subjonctif

  • I doune [i dun] : Je donne
  • Tu dounes [ty dun] : Tu donnes
  • Le doune [lə dun] : Il donne ; A doune [a dun] : Elle donne ; O doune [ɞ dun] : Ça donne, il donne
  • I dounons /i dounun/ [i dunɔ̃] : Nous donnons ; (Que) nous donnions
  • Vous dounez /ve dounéz/ [vu dune̝, və dune̝] : Vous donnez ; (Que) vous donniez
  • Le dounant [lə dunɑ̃] : Ils donnent, A dounant [a dunɑ̃] : Elles donnent

Imparfait

  • I dounais /i dounàe/ [i dune̝] : Je donnais
  • Tu dounais / tu dounàes/ [ty dune̝] : Tu donnais
  • Le dounait /le dounét/ [lə dune̝] : Il donnait
  • I dounions /i douniun/ [i dunjɔ̃] : Nous donnons
  • Vous douniez /ve douniéz/ [vu dunje̝, və dunje̝] : Vous donnez
  • Le douniant [lə dunjɑ̃] : Ils donnaient

Passé simple

  • I dounis /i douni/ [i duni] : Je donnai
  • Tu dounis [ty duni̝] : Tu donnas
  • Le dounit /le dounét/ [lə duni̝] : Il donna
  • I dounirions /i dounirun/ [i duniʁ(j)ɔ̃] : Nous donnâmes
  • Vous douniriez /ve douniréz/ [vu duniʁje̝, və duniʁe̝] : Vous donnâtes
  • Le douniriant /le dounirant/ [lə duniʁ(j)ɑ̃] : Ils donnèrent

Futur simple

  • I dounerai /i dounerae/ [i dunʁe̝] : Je donnerai
  • Tu douneras [ty dunʁa] : Tu donneras
  • Le dounerat [lə dunʁa] : Il donnera
  • I dounerons /i dounerun/ [i dunʁɔ̃] : Nous donnerons
  • Vous dounerez /ve douneréz/ [vu dunʁe̝, və dunʁe̝] : Vous donnerez
  • Le dounerant [lə dunʁɑ̃] : Ils donneront

Passé composé

  • I ai douné /i ae dounai/ [je̝ dune̝] : Je'ai donné
  • T'as douné / t'as dounai/ [ta dune̝] : Tu as donné
  • L'at douné /l'at dounai/ [la dune̝] : Il a donné
  • I avons douné /i avun dounai/ [javɔ̃ dune̝] : Nous avons donné
  • Vous avez douné /vez avéz dounai/ [vuz ave̝ dune̝, vz ave̝ dune̝] : Vous avez donné
  • L'avant douné /l'avant dounai/ [lavɑ̃ dunẽ̝] : Ils ont donné

Imparfait du subjonctif

  • I dounisse [i dunis̝] : Je donnasse
  • Tu dounisses [ty dunis] : Tu donnasses
  • Le dounisse [lə dunis] : Il donnât
  • I dounissions /i dounissiun/ [i dunisjɔ̃] : Nous donnassions
  • Vous dounissiez /ve dounissiéz/ [vu dunisje̝, və dunisje̝] : Vous donnassiez
  • Le dounissiant [lə dunisjɑ̃] : Ils donnassent

Conditionnel présent

  • I dounerais /i douneràe/ [i dunʁe̝] : Je donnerais (Variante en poitevin du Civraisien, Ruffécois et région d'Aulnay :I douneriais /i douneriàe/ [i dunəʁje̝])
  • Tu dounerais / tu douneràes/ [ty dunʁe̝] : Tu donnerais (Variante en poitevin du Civraisien, Ruffécois et région d'Aulnay :Tu douneriais /tu douneriàes/ [tu dunəʁje̝])
  • Le dounerait /le dounerét/ [lə dunʁe̝] : Il donnerait
  • I dounerions /i douneriun/ [i dunəʁjɔ̃] : Nous donnerions
  • Vous douneriez /ve douneriéz/ [vu dunəʁje̝, və dunəʁje̝] : Vous donneriez
  • Le douneriant [lə dunəʁjɑ̃] : Ils donneraient

Impératif

  • Doune, doune don ! /Doune, doune don !/ [dun, dun dɔ̃] : Donne !
  • Dounons ! /dounun !/ [i dunɔ̃] : Donnons !
  • Dounez, dounez don ! /dounéz !/ [dune̝, dune̝ dɔ̃] : Donnez !

Participe présent * Dounant [dunɑ̝̃] : Donnant

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

La graphie normalisée de l'UPCPest indiquée quand elle diffère de la graphie normalisée de la SEFCO

Un 1er exemple de vocabulaire[modifier | modifier le code]

Substantifs

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Français
Aève, aïve aeve Eau
Afutiau afutiàu affutiot Gringalet
Aigall égall égaille La rosée du matin
Airabinaïe érabinàie érabinaille Demi journée de travail (aire à biner)
Ajhasse ajhace ageasse Pie
Anaïe anàie anaille Année
Avalouère avaloere Descente (pour une boisson)
Beçhon beçhun beution Chevreau
Bitard Epervier, oiseau de proie
Boulite Petit fenestron ouvert au vent dans un petit bâtiment pour le bétail
Boure bourre Tas de petits détritus que l'on ramasse avec la pelle et le balai
Caberlot, cabeurlot cabrlot Crâne
Calote calotte Gifle
Chall chaille Petite pierre
Chebe cheub Chèvre
Chin chén Chien
Cince cénse since Serpillière
Couté coutai Côté
Drôle draule Enfant
Drôlière ; drôlesse draullére ; draulàesse drolesse Enfant, fille
Éloise éloase Eclair
Filatre Petit-fils
Garoull garouille Maïs
Godalle godaille Vin dans la soupe
Gour' gour Cours d'eau tranquille (e.g. : La Sèvre niortaise)
Grôle grole Corneille
Guérouée grouàie Une portée
Jalle jaille Poubelle
Lisète ; rapiète liséte ; rapiéte lisette ; rapiette Petit lézard
Luma Escargot, petit gris
Mariène mariéne marienne La sieste (de « méridienne »)
Mijhet mijhét mighet Pain trempé dans du vin sucré ; en saison on peut remplacer le pain par des fraises
Mouche bouine Mouche agressive
Moujhasse mougeasse Gamine insolente
Neut neùt neuh Nuit
Niacouet  Enfant malingre
Ouelle oelle ouaille Mouton (prononcé [ wɛ:j ])
Queniâ quenea queunia Œuf factice destiné aux poules pondeuses
Routin Chemin
Siau Seau
Ramasse-bourier ramasse-bourié ramasse-bourrier Pelle (à poussière)
Tire-chall tire-chaille Lance-pierre
Tourterie Gâteau
Treue treùe Truie (par extension une Marie treue est une femme de mœurs légères)
Zire Dégoût
Zirous zirou Qui n'aime pas qu'on touche à son assiette, qu'on mette le doigt dans son plat ...

Divers

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Français
 bin coullon A bén coullun A bin couillon Marque l'étonnement
À ce tantôt A ce tantout A'c'tantôt À cet après-midi
À çhés faïtes A çhés fàetes Au revoir
À taï A tàe A tae Adieu (bonjour, salut)
Aneut ; Astore Aneùt ; Asteùre A neu  ; Astor Maintenant
Bérède Béréde Béred Beaucoup
Cabourne Creux
Cheut Cheùt Cheu Tombé
Couasse (poule) Poule couveuse
Coué Couai Couvé
Nin Nun Non
Ol ét Ol' est C'est
Teurtous Trtouts Teurtou Tous
Véque Vaeque Viens
Véque par qui Vaeque pr çhi Viens par là

Verbes

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Français
Acacher acachàe Appuyer
Acafouir acafoui Recroqueviller
Barer la porte baràe la porte barrer la porte Fermer la porte à clé
Berdasser brdassàe Trop parler
Biger bijhàe Embrasser
Bordoirer brdoeràe Salir
Bouèrèter boerétàe bouerretter Faire tourner la tête
Bouiner bouinàe S'occuper, ou traîner, agacer
Bouliter boulitàe Regarder par une boulite, regarder par le trou de la serrure
Braller brallàe brailler Pleurer
Bufer bufàe buffer Souffler
Cincer cénsàe sincer Passer la serpillère
S'élucher s'éluchàe S'éclaircir (le temps)
S'ébernaudir s'ébrnaudàe Se dit du temps qui s'annonce mauvais
Garocher, arocher garochàe, arochàe arrocher Jeter (cible précise)
Ragueniasser raguenassàe Ragu'niasser Ratisser (dans le sens chercher, fouiller)
Sagouller sagoullàe Sagouiller Jouer avec l'eau d'une bassine, éclabousser
Sèrer séràe Serrer Ranger
Veuïe-lo çheu-çhi Veye lo çheù-çhi Veye-lo quequi Regarde-le celui-là
Vézon (avoir le) vesun (avoer le) Avoir le bourdon, pas le moral

Parler de Chef-Boutonne[modifier | modifier le code]

Voici des exemples du parler de Chef-Boutonne[35],[37],[38],[39], au sud du Poitou, proche des parlers poitevins du Nord Charente-Maritime (Aulnay-de-Saintonge) et du Nord Charente (Ruffécois ou Charente poitevine).

Personnes ; corps[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Ambourell (m) embourell emboureil ãbuʁɛ:j Nombril
Cagouet (m) cagouét kagwɛ: Nuque ; occiput
Çhu (m) thiu çjˀy: Cul
Drôle (m) draule dʁo̝:l Enfant ; garçon
Feulle (f) felle feuille fœ:j Fille
Goule (f) gu:l Bouche
Jhote (f) ʔɞ:t Joue
Nas (m) nàes na: Nez
Nore (f) nɞ:ʁ Bru
Oumerole (f) umʁɞ:l Oreille
Ramijhaudée (f) ramijhaudàie ʁamiʔode̝: Descendance, troupe, famille, enfants
Sabiâ (m) sabia sabjɑ: Sot, idiot

Animaux[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Ajhasse (f) ajhace ageasse aʔa:s Pie
Beurgaud (m) brgàud bɘʁgo̝: Frelon
Chebre (f) ʃˀɘ:bʁ Chèvre
Chenasse (f) ʃˀɘna:s Chienne
Chin gaté (m) chén gatai chein gaté ʃˀœ̃: 'gate̝: Chien enragé, chien méchant
Diépe (f) ghàepe ɟe̝:p Guêpe
Grole (f) grolle gʁɞ:l Corbeau
Gueurlet (m) grlét gɘʁlɛ: Grillon
Iragne (f) iʁa:ɲ Araignée
Lachet (m) lachét laʃˀɛ: Ver de terre
Luma (m) lyma: Escargot
Ouelle (f) oelle oueille wɛ:j Mouton
Perot (m) pɘʁɞ: Dindon
Pibole (f) pibɞ:l Coccinelle ; cornemuse

Nature[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Aigall (m) égall aigail, aigaille ega:j Rosée
Alland (m) aglan, ailland ajɑ̃: Gland
Arantèle (f) arantéle arantelle aʁɑ̃tɛ:l Toile d'araignée
Ballarjhe (f) baillarge baja:ʁʔ Orge
Beurlicoton (m) brlicotun bɘʁlikɞtɔ̃: Brugnon, nectarine
Brumasse (f) bʁyma:s Bruine
Châgne (m) chagne ʃˀɑ:ɲ Chêne
Chall (m) chail ʃˀa:j Caillou, pierre
Éloise (m) éloase elwa:z Eclair
Ève (f) aeve ɛ:v (XXe siècle), e̝:v (XIXe siècle) Eau
Garoull (m) garouil gaʁu:j Maïs
Gasse (f) gace ga:s Flaque
Jhouterabe (f) ʔutɘʁa:b Betterave
Mojhète (f) mojhéte mogette mɞʔɛ:t Haricot
Musse (f) muce my:s Passage dans une haie, trou
Nousille (f) nouselle nuzi:j Noisette
Osane (f) ousane oza:n Buis
Ouche (f) u:ʃˀ Potager clos, terrain clos
Palisse (f) pali:s Haie
Ramée (f) ramàie ʁame̝: Averse
Sau (f) sàu saue, sô so̝̝: Sel
Trouflle (f) tʁu:fj Pomme de terre
U (m) y: Œuf

Objets[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Abourde (f) aborde abu:ʁd Etai
Bassie (f) bacie basi: Auge
Bequegnon (m) bequegnun bɘkɘɲɔ̃: Plot, petit objet qui dépasse
Berouète (f) brouéte beurouette bɘʁwɛ:t Brouette
Beurlère (f) brlére bɘʁlɛ:ʁ Bretelle, bride
Boulite (f) buli:t Petite fenêtre ronde, œil-de-bœuf
Chaleull (m) chalell chaleuil ʃˀalœ:j Lampe à huile
Cince (f) cénse seince ... sœ̃:s Serpillère, serpillière
Dall (m) dail da:j Faux (outil pour faucher)
Drigall (m) drigail dʁiga:j Attirail, fouillis
Oullète (f) oulléte ouillette ujɛ:t Entonnoir
Ripe (f) ʁi:p Copeau
Subllet (m) subllét subiet sybjɛ: Sifflet

Divers[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Beurnocio Brnuncio bɘʁnosjo̝: Terrible. Expression, de dédain, de dégoût
Bujhée (f) bujhàie bugée byʔe̝: Lessive (action de laver)
Defors defore dɘfɞ:ʁ Dehors
Meriène (f) meriéne merienne mɘʁjɛ:n Sieste
Mitan (m) mitɑ̃: Milieu
Sicot (m) siko̝: Hoquet
Tais tae tɛ: Tiens ! (expression)
Virounâ (m) virounea viʁunɑ: Vertige

Adjectifs[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Allat (m) agliat, aillat aja: Mal levé (pain)
Benaise benaese benèze bɘnɛ:z À l'aise, content, qui va bien
Beurlaudé (m) brlaudai bɘʁlode̝: Véreux
Cabourgne kabu:ʁɲ Creux, caverneux
Chéti cheti ʃˀeti: Mauvais
Fret (m), frède fréd, fréde fʁɛ: , fʁɛ:d froid, froide
Guedé (m) guedai gɘde̝: Repus, rassasié
Melé (m) melai mɘle̝: Mal levé (pain)
Nègre négre nɛ:gʁ Noir, noire
Vrimous (m), vrimouse (f) vʁimu: , vʁimu:z Venimeux, venimeuse

Verbes[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Graphie UPCP Variante orthographique Prononciation en API Français
Bufer bufàe buffer bˀyfe̞: Souffler
Bijher bijhàe bi:ʔe̞: Embrasser
Chere cheùre cheure ʃˀɘ:ʁ Tomber
Ébouller éboullàe ébouiller ebuje̞: Écraser
Écharougner écharougnàe eʃˀaʁuɲe̞: Déchiqueter
Goumiter goumitàe gumite̞: Vomir
Grâler gralàe gʁɑle̞: Griller
Lucher luchàe luʃˀe̞: Lécher
Mourner mournàe muʁne̞: Meugler
Mouller moullàe mouiller mˀuje̞: Pleuvoir
Quener quenàe kɘne̞ Gémir, geindre
Queri kʁi: Aller chercher
Rabaler rabalàe ʁˀabale̞: Traîner
Segre sɘ:gʁ Suivre
Troser trosàe tʁoze̞: Alterner
Vasser vassàe vˀase̞: Fatiguer, agacer, éreinter

Expressions[modifier | modifier le code]

Graphie SEFCO Prononciation en API Français Equivalent mot à mot
À la nau, les jours avançant d'un pas de jhau. a la no̝: lɛ ʔu:ʁ avɑ̃sɑ̃: dœ̃ pɑ d ʔo̝: A noël, les jours rallongent A la noël, les jours avancent d'un pas de coq
Un cop de vin bllanc, o rajheunezit de vint ans. œ̃ kɞ: d vœ̃: 'bjɑ̃: ɞ ʁaʔœ:nzi d vœ̃:t ɑ̃: Un coup de vin blanc, ça rajeunit de 20 ans.
Le manche me vire. lɘ mɑ̃:ʃˀ mɘ vi:ʁ Le manche est tourné vers moi.
A simbe coume une vache a cinc viâs. a sœ̃:b kum yn va:ʃˀ a sœ̃: vjɑ: Elle refuse de manger Elle jeûne comme une vache à 5 veaux
T'en vaus poués ? Tais, gate zou ! tɑ̃ vo̝: pwe ˩˥ tɛ: ga:t zu: Tu n'en veux pas ? Tiens, renverse-le !
Vat-o ? vat o̝:˩˥ Ça va ?
L'ouche à Musâ lu:ʃˀ a myzɑ: Le cimetière Le clos de Musard
O n'a poués de si chéti fagot qui ne trouve poués sa riorte. ɞ na pwe d si ʃˀeti: fa'gɞ: ki n tʁu:v pwe sa ʁjɞ:ʁt Chacun peut trouver chaussure à son pied il n'y a pas de fagot assez mauvais, pour qu'on ne lui trouve pas son lien.


Controverse[modifier | modifier le code]

En mars 2007, une polémique sur l’individualisation du saintongeais par rapport au poitevin a défrayé la chronique. Une demande en ce sens a été faite auprès de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la culture et de la communication) par le Collectif pour la défense de l’identité saintongeaise.
La réponse de Xavier North, délégué général de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, datée du 27 février 2007, fut la suivante : « Il me semble par conséquent légitime de faire droit à votre demande de reconnaissance, […]. Le saintongeais figurera donc dans la liste des langues de France utilisée par la DGLFLF, au même titre que le poitevin et les autres langues d’oïl »[40].

Le président de Défense et promotion des langues d’oïl (association nationale fédérant les langues d’oïl dont le poitevin-saintongeais), fit part de son étonnement à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Voilà la réponse donnée, le 26 avril 2007, par le même Xavier North : « Ma décision ne vaut bien entendu que pour la liste de langues diffusées par mes services (et qui n’a d’ailleurs pas de valeur juridique) : au sein des langues d’oïl, une virgule y prend la place d’un trait d’union. […] Il va de soi que l’appellation “poitevin-saintongeais” garde toute sa légitimité partout où elle est reçue : nous savons que la vitalité d’une langue ne se décrète pas, et que les noms qu’on lui donne sont de peu d’importance par rapport aux œuvres de l’esprit qui s’expriment en elle »[41].

Pour mieux cerner la position de la DGLFLF, reportons nous à son site internet, et consultons le document intitulé Méthodes d’apprentissage des langues de France. Dans le chapitre intitulé Langue(s) d’oïl, où le « s » entre parenthèses est déjà un premier symbole de la difficulté à nommer ces langues, nous trouvons tour à tour les chapitres suivants : 1/ Champenois, 2/ Gallo, 3/ Morvandiau, 4/ Normand, 5/ Picard, 6/ Poitevin et saintongeais. Nous constaterons déjà que l’ensemble « Poitevin et saintongeais » est mis sur le même plan que le normand, ou le picard. Voici l’analyse qu’on y trouve de la situation du « poitevin et saintongeais » : « ce parler d'oïl [on notera le singulier] couvre une région importante et est subdivisé en plusieurs dialectes intercompréhensibles. Il concerne de nombreux locuteurs. Il est lui aussi scindé entre plusieurs régions administratives, les Pays-de-la-Loire (département de Vendée), Poitou-Charentes et l'Aquitaine (nord de la Gironde). »[42]

Pour certains on se trouve en présence d’une seule langue poitevine, aujourd'hui appelée à tort « poitevin et saintongeais » (ou poitevin-saintongeais), et qu'en son sein, il existe plusieurs petites nuances locales, et particulièrement un dialecte saintongeais. Pour d'autres, le saintongeais et le poitevin sont deux langues d'oïl différentes, ayant chacune donnée une littérature et les différences très marquées empêchant l'intercompréhension. Enfin pour d'autres encore, le saintongeais et le poitevin sont des langues proches, réunies au sein d'un ensemble linguistique d'entre Loire et Gironde, ensemble que certains qualifient de langue poitevine-saintongeaise ou poitevin-saintongeais.

Pour les locuteurs du saintongeais qui ont défendu la reconnaissance du saintongeais comme langue de France (regroupés dans le Collectif pour la défense de l’identité saintongeaise et son journal Xaintonge), le poitevin-saintongeais est une invention d’universitaires poitevins pour les besoins de la création de la région Poitou-Charentes. Pour eux le terme poitevin-saintongeais aurait été créé dans les années 1970 par des Charentais[43] et des Poitevins soucieux de donner une nouvelle impulsion à la langue poitevine (mais maintenant on sait que ce terme est bien antérieur, on le trouve dès 1905[44]). Le nouveau terme « poitevin-saintongeais » devait être le terme de l'union. Une langue dans laquelle les Saintongeais, pas plus que les Poitevins ne se reconnaissent. Toujours d'après eux, aucune œuvre littéraire dans cet idiome à part un dictionnaire et une grammaire.

Entre 2007 et fin 2009, le poitevin-saintongeais cesse d'apparaître dans la liste des langues de France, langues d'oïl, depuis début 2007, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLF), service du ministère de la Culture.

À noter qu'une publication plus récente de la DGLFLF, en 2009, utilise encore l'appellation poitevin-saintongeais[45].

Mais le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture, sous le libellé suivant : poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais][46].

En 2014, la ministre de la culture Aurélie Filippetti déclare : "Pour la zone qui s'étend de la Loire à la Gironde, le ministère de la culture et de la communication a réuni, il y a quelques années, une commission de linguistes qui ont considéré que le poitevin et le saintongeais ne pouvaient être présentés comme deux langues séparées, sans référence à une unité supérieure. Ils ont donc proposé une désignation, qui a été retenue comme la plus adéquate : « poitevin-saintongeais (dans ses deux variétés, poitevin et saintongeais) ». Cette formulation marque à la fois la cohérence du domaine par rapport aux autres langues d'oïl et les particularités propres à chacune des deux composantes."[47]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Éric Nowak, Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais, 2010. (ISBN 2-84618-677-4))
  2. Paul Dyvorne (de Cozes en Charente-Maritime : Folklore saintongeais, 1935, p. 44) : « Dans le Confolentais, c’est le patois limousin que parlent les paysans ; à l’est d’Angoulême, c’est celui du Périgord ; à Ruffec, celui du Poitou. Dans l’Angoumois du sud, vers Cognac et Barbezieux, l’idiome saintongeais est seul en faveur».
  3. Brigitte Horiot (Les parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet, Université Lyon III, 1995), rattache implicitement le Ruffécois au domaine poitevin lorsqu’elle remarque que la description lexicale du domaine de l’ALO (Atlas Linguistique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois) montre qu’ « il est possible de retrouver une situation déjà observée au cours de l’étude phonétique : le département des Deux-Sèvres (mis à part le nord), le sud-est de la Vendée, le sud-ouest de la Vienne et le nord-ouest de la Charente (Ruffécois) ont tendance à former une aire originale dans l’ensemble de l’ALO».
  4. Sur un sujet connexe : Léo Ganachaud (d'Ambérac en Charente : Lée Bitons chérentais : Ambérac, mon pays !, 1949) : « La région de Ruffec a plutôt les coutumes poitevines que charentaises, et là, pas de bons repas sans qu’au dessert arrive le tourteau fromageou. »
  5. Les écrits de Jean-François Migaud (originaire de Pleuville, commune de la bordure d'oïl du Confolentais), sont présentés, dans le journal Le Subiet dans les années 1980, comme étant en "poitevin méridional". On retrouve cette mention "poitevin méridional" par exemple dans ces deux œuvres de Jean-François Migaud : Que l’bon Dieu nous eûy’de !!! (dans Le Subiet de novembre-décembre 1985) ; Saint-Piarre et la Chabre (dans Le Subiet de novembre-décembre 1989).
  6. Albert Dauzat, Les Patois, 1927, p. 142), parle de la limite : «entre les îles de Ré (parlers vendéens) et d’Oléron (parlers saintongeais du sud)»
  7. Raymond Doussinet, Le Parler savoureux de Saintonge, 1958, p. 21) : « L'île de Ré se rattache plutôt au patois poitevin, l'île d’Oléron au patois charentais »
  8. Brigitte Horiot (Les parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet, Université Lyon III, 1995, p. 226) parlant du secteur compris entre L’Île-d’Elle, Courçon-d’Aunis, Péré, Saint-Marie-de-Ré et Les Portes-en-Ré, écrit : « On constate que cette partie nord du département de la Charente-Maritime, surtout l’île de Ré, a tendance à se rattacher à la Vendée et, plus généralement, au poitevin. »
  9. Raymond Doussinet (Le paysan charentais dans ses bots, 1963) dans la carte du « patois saintongeais » qu’il met en première page de son second ouvrage (1963) indique la mention « zone de transition » entre d'une part les localités de Tonnay-Boutonne et de Saint-Jean-d’Angély (à tendance saintongeaise) et d’autre part les localités de Surgères, de Loulay et d’Aulnay (à tendance poitevine).
  10. [1] et [2]
  11. Coquebert de Mombret : Essai d'un travail sur la géographie de la langue française, dans Mélanges..., 1831 : « bien que les habitans de la Haute-Bretagne (auxquels les bretons bretonnants donnent le nom de Gallots) ne parlent pas un français bien pur, on ne peut mettre le leur au rang des patois proprement dits, puisque les expressions qui le caractérisent se retrouvent dans les auteurs du XVe et du XVIe siècle tels que Rabelais […]. Mais à quelques distance au-delà de la Loire commence le patois poitevin usité dans les départements de la Vendée, des Deux-Sèvres, et de la Vienne, et auquel succède, comme simple variété, le patois saintongeois en usage dans la partie orientale [erreur : il voulait évidemment écrire : occidentale] des deux départements de la Charente […]. À l’est du pays occupé par le patois poitevin se trouve le Berri qui n’a pas de patois particuliercopie numérisée sur Google Livres
  12. a et b André-ouis Terracher (né à Vindelle près d’Angoulême en Charente), La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, 1926 : « Il suffit de parcourir les cent premières cartes de l’Atlas linguistique de la France de MM. Gilliéron et Edmont pour s’apercevoir que les parlers du Centre-Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) gardent, aujourd’hui encore et à les prendre d’ensemble, une indéniable originalité. Comme toutes les originalités, elle s’affirme dans ce qu’ils ont en propre, dans ce qui ne se retrouve normalement ni au nord de la Loire (Touraine et Anjou), ni aux lisières occidentales du Massif Central (Limousin et Périgord), ni au sud de la Gironde et de la Dordogne (Gascogne), à savoir : des termes spéciaux (tels que brelière, anse de panier, ou borde, arête de poisson), des déplacements très particuliers d’accent (par exemple, dans les troisièmes personnes du pluriel des verbes : i devant, ils doivent ; il avant, ils ont), etc. Mais cette originalité est faite encore – et pour une part tout aussi importante sans doute – de l’accord qu’offrent alternativement ces parlers, soit avec ceux de l’ouest de la langue d’oïl (de la Manche à la Gironde règne le type j’allons, nous allons, tandis que le Limousin emploie n’ ou nous comme pronom sujet des premières personnes du pluriel, que le Midi n’exprime pas ; aller, avoine… s’y opposent à ana, civada… du sud et de l’est), - soit avec ceux de la langue d’oc (des Pyrénées à la Loire abeille contraste avec l’avette tourangeau et angevin et la mouche à miel du Berry et de l’Orléanais ; fisson, aiguillon de guêpe, vergne, aune, se disent aussi en Limousin et au Midi, mais ne dépassent guère la Loire au nord ; cf. encore les types français aile, tel, brebis… qui sont, dans les pays d’ « au-delà Loire », ale, tau, oueille…) »
  13. a et b A.-D. Poirier (professeur de philologie romane à l’université catholique d’Angers) Éléments d’unité : le parler, le folklore, l’art, dans La Revue du Bas-Poitou, 1941 : « Dans le Haut-Poitou, comme dans la Vendée, comme dans l’Aunis, la Saintonge et l’Angoumois, les mêmes termes, issus du dialecte, se retrouvent [...], avec la même physionomie, je pourrais dire, le même costume, en tout cas avec un air de proche parenté qu’un œil exercé saisit au passage. »
  14. a et b En 1960, dans sa thèse intitulée L’évolution phonétique des parlers du Poitou, où il évoque « la zone poitevino-saintongeaise », Jacques Pignon, linguiste poitevin professeur à l'université de Poitiers (natif de Latillé dans la Vienne), déclare : « Il est évident que l’évolution phonétique des parlers poitevins et celle des parlers saintongeais est à peu près parallèle. Ils constituent, à l’ouest du domaine gallo-roman, une aire originale où se rencontrent, d’une part, traits d’oc et traits d’oïl, de l’autre quelques développements particuliers, inconnus dans les provinces limitrophes situées au Nord et au Sud. ».
  15. a et b Liliane Jagueneau, linguiste poitevine (née à Ulcot près de Thouars en Deux-Sèvres) professeur de poitevin-saintongeais et d’occitan à l’université de Poitiers, dans Les Traits linguistiques du poitevin-saintongeais, dans : La langue poitevine-saintongeaise : identité et ouverture, écrivait en 1994 « Tout d’abord le poitevin-saintongeais correspond aux cinq départements de Poitou-Charentes-Vendée, auxquels s’ajoute une partie du nord de la Gironde, le pays gabaye. […] les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour être considérés comme formant un ensemble cohérent. Il n’apparaît pas en effet de partition entre la Vendée et Poitou-Charentes, ni entre l’ensemble de la façade maritime et l’intérieur, ni entre le nord et le sud […]. […] il existe des différences entre le nord et le sud, mais elles sont moins nombreuses que les ressemblances. »
  16. Brigitte Horiot (linguiste spécialiste des parlers d’entre Loire et Gironde, CNRS et université Lyon-III) écrivait (dans Les Parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 228) en 1995 : «  La description linguistique du domaine de l’ALO [Atlas linguistique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois] met en évidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgé par sa situation géographique et par son histoire, et dont la particularité est d’être une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la région du Centre. »
  17. a et b Pierre Gauthier linguiste vendéen (de Saint-Vincent-sur-Jar), professeur honoraire de l’université de Nantes, (dans Langue et littérature : la langue régionale : Les parlers vendéens dans l’espace linguistique poitevin-saintongeais, dans : Vendée, Encyclopédie Bonneton : écrit avec Guy Perraudeau), partant de l’exemple vendéen, réaffirme en 2003 : « Rappelons d’abord que la Vendée, avant d’être un département, formait sous l’Ancien Régime, ce que l’on appelait le Bas-Poitou et que pour comprendre ce que sont les parlers vendéens, leur origine, leur vie, leur devenir, il faut les situer dans un espace linguistique, culturel et historique plus vaste, celui délimité par la Loire et la Gironde d’une part, l’océan Atlantique et le Massif central d’autre part, où vivent encore dans les zones rurales des parlers locaux d’une cohérence suffisante pour constituer une langue minoritaire, le poitevin-saintongeais. »
  18. Pierre Bonnaud (professeur de géo-histoire à l'université de Clermont-Ferrand) « Esquisse géohistorique du Poitou médioroman », dans le chapitre intitulé La langue régionale (au singulier, et qu’il nomme d’ailleurs « poitevin-saintongeais »), 2006 : « Il est impossible de traiter séparément poitevin et saintongeais, mais ils sont à la fois solidaires et un peu distincts, tant dans leurs origines que dans leur évolution. La quasi-totalité des Charentes et le sud du Poitou ont eu parlé un langage voisin du limousin. De l’Aunis au Loudunais, il existait un langage voisin du Limousin, mais différent […]. Le poitevin […] a été relativement résistant […]. En Saintonge, la perturbation a été plus violente […]. Le saintongeais donne donc une impression à la fois plus méridionale (du fait de sa position ; il y a même un héritage gascon dans la Gavacherie du sud [enclave de Monségur] ) et plus francisée que le poitevin. En Poitou même c’est à l’Est (Seuil : couloir de passage ; Brandes aux sociétés paysannes moins compactes […] ) que la francisation est la plus importante, tandis que, toutes choses égales d’ailleurs, les “Plaines” [Niortais, Mellois…] aux sociétés plus stables ont conservé un profil dialectal plus original. » (N.B. : les passages entre parenthèses sont de l'auteur, les passages entre crochets sont des compléments explicatifs ajoutés ici.)
  19. a et b Jean Renaud (natif de l'ïle de Ré en Charente-Maritime, Le patois Rétais, éditions CPE, 2012 (ISBN 978-2-84503-940-7). "Le patois de l'île de Ré, davantage apparenté aux parlers d'Aunis et du Bas-Poitou qu'à ceux de la Saintonge, fait partie d'une aire linguistique qu'on a coutume d'appeler le poitevin-saintongeais et qui appartient au domaine d'oïl, sachant que la limite d'oc n'est pas loin."
  20. Jean-Paul Chauveau de l'Institut national de la langue française de Nancy, (dans Unité et diversité lexicales dans l’Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 81) écrivait en 1995 : « Plus ou moins parallèlement à la Loire se révèle dans le sud du Nantais et de l’Anjou une zone notable de discordances lexicales. Toute une série de types lexicaux, qui couvrent de façon compacte et cohérente l’Angoumois, la Saintonge, l’Aunis et le Poitou, brusquement cessent d’avoir cours. »
  21. Pierre Jônain (natif de Gémozac en Charente-Maritime), Dictionnaire du patois saintongeais, 1869
  22. Boucherie (natif de Challignac près de Barbezieux en Charente),Le dialecte poitevin au XIIIe siècle, 1873 : « Fallot a désigné sous le nom de dialecte poitevin l’ancienne langue écrite des provinces du Sud-Ouest, comprises entre l’embouchure de la Loire et celle de la Gironde. Il serait plus exact de l’appeler dialecte saintongeais, parce que c’est à la Saintonge et spécialement à l’Aunis qu’appartiennent la plupart des documents authentiques qui nous l’ont conservé. Cependant, comme le Poitou était la plus importante des provinces du Sud-Ouest, et que la classification et la dénomination des dialectes de la langue d’oïl, telles que les a établies Fallot, ont été acceptées par les philologues, j’ai cru qu’il fallait me conformer à la tradition. Je comprends donc sous le nom de dialecte poitevin la langue écrite de l’ancien Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. »
  23. Jérôme Bujeaud (né à Angoulême en Charente), Chants et chansons populaires des provinces de l’Ouest, Poitou, Saintonge, Aunis et Angoumois, 1895 : « dans ce vaste et plantureux pays qui se nommait jadis l’Angoumois, l’Aunis, la Saintonge et le Bas-Poitou, vous signalerez peu de différences génériques de langage, mais seulement des diversités de prononciation qui ne seront jamais assez tranchées pour empêcher un paysan de l’une de ces provinces de comprendre les paysans des autres provinces, ses voisines ».
  24. Mémoires et documents de la Société de l’École des chartes, 1955 : « comme en Poitevin-Saintongeais » : http://books.google.fr/books?cd=6&id=L_PVAAAAMAAJ&dq=poitevin-saintongeais+%C3%A9cole+des+chartes&q=poitevin-saintongeais.
  25. Le poitevin-saintongeais, disparu en janvier 2007, réapparaît début 2010 dans la liste des langues de France, langues d'oïl, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais] » : DGLF - Ministère de la Culture
  26. L'extrait concerné de la liste en question étant le suivant : "Langues régionales : alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand occidental, francique mosellan, francoprovençal, langues d’oïl (franc-comtois, wallon, champenois, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais], lorrain, bourguignon-morvandiau), parlers d’oc ou occitan (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin)."Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture
  27. Occitan de l'Angoumois, de l'Aunis, du Poitou et de la Saintonge
  28. a et b Pierre Bonnaud, Terres et langages, peuples et régions, Clermont-Ferrand, Auvernhà Tarà d'Oc,‎ , 1145 p.
  29. a et b Jacques Pignon, L'évolution phonétique des parlers du Poitou, Paris, Editions d'Artrey,‎ , 586 p.
  30. Henri Malet, Les noms de lieux en Charente et les anciennes limites de la langue d’oc (paru dans Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique de la Charente), 1940.
  31. Jacques Pignon, L'Évolution phonétique des parlers du Poitou, éditions d'Artray, 1960 (carte no 8).
  32. Pierre Gauthier, Noms de lieux du Poitou, éditions Bonneton, 1996
  33. Pierre Gauthier (professeur honoraire de l'université de Nantes), Étude en introduction à son édition du « Rolea » (recueil de textes anonymes en poitevin du XVIIe siècle), 2002
  34. a, b et c Geneviève Massignon, Brigitte Horiot, Atlas linguistique et ethnographique de l'Ouest, Paris, CNRS,‎ (volume 1971, (vol.2) 1974, (vol.3) 1983
  35. a, b, c et d Jules Gilléron et Édmond Édmon, Atlas linguistique de la France, Paris, Champion,‎ 1902-1910, supplément 1920, point 513
  36. a et b Michel Gautier, Grammaire du poitevin-saintongeais., Mougon, Geste Editions,‎ , 191 p.
  37. a, b et c Jacques Duguet, Glossaire des parlers populaires de Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois (1er fascicule), Niort, SEFCO,‎ , 100 p.
  38. Henri Beauchet-Filleau, Essai sur le patois poitevin, Niort, L. Clouzot,‎ (lire en ligne)
  39. Vianney Pivetea, Dictionnaire du poitevin-saintongeais, Mougon, Geste Editions,‎ , 489 p. (ISBN 2-910919-16-1)
  40. http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lgfrance/lgfrance-presentation.htm
  41. http://www.arantele.org/bernancio/B91-p123.pdf
  42. http://www.dglf.culture.gouv.fr/lang-reg/methodes-apprentissage/Listes_d_ouvrages_d_apprentissage/Langues_d_oil.htm
  43. Voir le compte-rendu d’un colloque tenu en octobre 1994 à Poitiers, dans l'hôtel de Région, en présence de son président Jean-Pierre Raffarin, et publié en novembre 1995 sous le titre de La langue poitevine-saintongeaise identité et ouverture. Une dizaine d’intervenants (dont aucun n’est Charentais).
  44. Mémoires et documents de la Société de l’École des chartes : « comme en Poitevin-Saintongeais » : http://books.google.fr/books?cd=6&id=L_PVAAAAMAAJ&dq=poitevin-saintongeais+%C3%A9cole+des+chartes&q=poitevin-saintongeais, Phonétique historique du Français, volume 3, Pierre Fouché : « chai en poitevin-saintongeais : http://books.google.fr/books?id=XytcAAAAMAAJ&q=chai+en+poitevin-saintongeais&dq=chai+en+poitevin-saintongeais&cd=2, La Revue du Bas Poitou et des provinces de l’Ouest : « notre parler poitevin-saintongeais » : http://books.google.fr/books?id=a_JLAAAAMAAJ&q=notre+parler+poitevin-saintongeais&dq=notre+parler+poitevin-saintongeais&cd=4
  45. Références 2009. Les langues de France
  46. L'extrait concerné de la liste en question étant le suivant : Langues régionales : alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand occidental, francique mosellan, francoprovençal, langues d’oïl (franc-comtois, wallon, champenois, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais], lorrain, bourguignon-morvandiau), parlers d’oc ou occitan (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin). Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture
  47. Réponse du Ministère de la culture et de la communication publiée dans le JO Sénat du 16/10/2014 - page 2350.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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