L'Aiguillon-sur-Mer

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L'Aiguillon-sur-Mer
L'Aiguillon-sur-Mer
Le port de L'Aiguillon-sur-Mer.
Blason de L'Aiguillon-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes Sud Vendée Littoral
Maire
Mandat
Jean-Michel Piedallu
2020-2026
Code postal 85460
Code commune 85001
Démographie
Gentilé Aiguillonnais
Population
municipale
2 062 hab. (2018 en diminution de 4,8 % par rapport à 2013)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 03″ nord, 1° 18′ 10″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 8 m
Superficie 10,17 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine L'Aiguillon-sur-Mer
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mareuil-sur-Lay-Dissais
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

L'Aiguillon-sur-Mer est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. C'est la dernière commune au sud du littoral vendéen, près de la limite administrative avec la Charente-Maritime. La commune est réputée pour son activité conchylicole.

Commune de la région naturelle du Marais poitevin, elle est incluse dans le parc naturel régional du Marais poitevin.

Ses habitants sont les Aiguillonnais[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin, la commune s’appelle L’Aguellun[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur l’embouchure envasée du Lay en bordure des marais asséchés de Saint-Michel-en-l'Herm et séparée du littoral (pour sa partie urbanisée) par le large cordon dunaire sur lequel est située la commune de La Faute-sur-Mer. Resserrée entre le Lay et l'un des anciens bras de ce fleuve (Chenal de la Raque), la commune de L'Aiguillon s'étire sur 12 km avec une largeur moyenne de 700 mètres et une superficie de seulement 1 017 hectares[3].

Centre-ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Aiguillon-sur-Mer est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de L'Aiguillon-sur-Mer, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[7] et 2 741 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[12]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41 %), zones urbanisées (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,7 %), zones humides côtières (9,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), eaux continentales[Note 2] (2,2 %), eaux maritimes (1,5 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le Ve et le XIIe siècle, s'est établi le massif dunaire de L'Aiguillon, formant à l'origine une île bordée à l'est par la « Grande Rade », au sud par la mer, à l'ouest par le Grand Lay, au nord par le Chenal de la Raque. La partie nord-ouest de ce chenal ayant été rapidement comblée par les sables et par les vases marines, cette île se retrouva réunie par la suite au continent.

Au XVIIIe, les sables ont submergé une grande partie de la commune depuis la Pointe de l'Aiguillon. Le vieux bourg étant menacé, les habitants cherchèrent refuge en amont et s'établirent à l'emplacement du bourg actuel.

Les terrains au sud de la commune sont protégés par une digue longue de plus de 5 km construite sous le Second Empire.

Le , une marée de coefficient 88 provoqua la submersion de très nombreuses digues du front de mer et l'inondation des terres dans les communes de Saint-Michel-en-l’Herm, La Tranche-sur-Mer, L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer, Champagné-les-Marais et Triaize[17].

L'Aiguillon-sur-Mer a été une des communes les plus touchées par la tempête Xynthia, dans la nuit du 27 au , qui, couplée à une surcote et à un fort coefficient de marée, a provoqué une forte montée des eaux dans l'estuaire du Lay, inondant ses berges, et la rupture de la digue du Génie en certains endroits[18],[19]. À la suite de ce drame, le préfet de la Vendée a rendu publique trois « zones noires » dans lesquelles 241 maisons (dont 25 résidences principales) du secteur de la Pointe de l'Aiguillon doivent être détruites, leurs propriétaires devant être indemnisés par les assurances et les pouvoirs publics.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au lion couronné d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Clément Loubé   Agriculteur
Conseiller général du canton de Luçon (1937 → 1940)
1953 1954 Victor Levieux    
1954 1957 Paul Bouhier    
1957 1959 Émile Casseron   Agriculteur
1959 1974 Jacques Maury    
1974 1995 Pierre Roy    
1995 2020 Maurice Milcent (1950- ) DVD Artisan menuisier
2020 En cours Jean-Michel Piedallu (1960- ) SE Sapeur-pompier professionnel retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2018, la commune comptait 2 062 habitants[Note 3], en diminution de 4,8 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3343243415778481 0251 1261 2801 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5711 6761 7651 7411 7981 7221 8111 8021 822
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9212 0082 0151 6901 6721 6161 5631 5201 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7631 9512 1172 1522 1752 2062 2832 2932 303
2013 2018 - - - - - - -
2 1662 062-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (51 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,3 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 44,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 9 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 11,4 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 50 %) ;
  • 55,3 % de femmes (0 à 14 ans = 10,5 %, 15 à 29 ans = 8 %, 30 à 44 ans = 11,7 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 51,8 %).
Pyramide des âges à L'Aiguillon-sur-Mer en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ans ou +
3,0 
15,3 
75 à 89 ans
19,2 
33,5 
60 à 74 ans
29,6 
19,2 
45 à 59 ans
18,0 
11,4 
30 à 44 ans
11,7 
10,4 
15 à 29 ans
8,0 
9,0 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas.
  • Pointe et Baie de l'Aiguillon : polders, digues, plages, lieux de migrations pour oiseaux et de pêche aux coquillages,
  • Port maritime typique et pittoresque,
  • Bouchots sur les plages de la Pointe de l'Aiguillon,
  • Moulin (rue de la Moulinette), vestige d'un des nombreux moulins que la commune a compté au cours de son histoire,
  • Ancienne gare (rue de l'Ancienne-Gare),

Loisirs et activités[modifier | modifier le code]

  • Téléski nautique
  • École de natation
  • Pétanque
  • Tennis
  • Triathlon, Espace Triathlon (espace d'entraînement sécurisé aux trois épreuves enchaînées)
  • Skatepark
  • City-stade
  • Football
  • Modélisme (bateaux)
  • Plaisance
  • Pêche en eau douce et en mer
  • Randonnées vélo (avec les sentiers cyclables du département) et pédestres
  • Baignade (plan d'eau, et plages de la Pointe).

Événements[modifier | modifier le code]

  • Triathlon Sud Vendée : www.triathlon-sudvendee.fr
  • Le Port en Fête : (le ) feu d'artifice, bal populaire et autres animations en hommages aux pêcheurs aiguillonais.
  • Vide-greniers en juillet et août
  • Journées du Patrimoine (3e weekend de septembre)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Burnham-on-Crouch, commune sur le littoral de la Manche, de 7600 habitants du comté de l'Essex en Angleterre[26],[27].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Chevalier, Les Relais de mer. Un village de la côte vendéenne de la veille de la guerre de 14 aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, Fayard, 1983, (ISBN 2-213-01283-0)
  • Pierre Roy, Si l'Aiguillon m'était conté, Imprimerie L.I.O. Luçon, 1992

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée).
  2. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 13.
  3. « Commune 34563 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de L'Aiguillon-sur-Mer », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 avril 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  12. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  13. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  14. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  16. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  17. Préfecture de la Vendée. Notice de présentation du projet de Plan de prévention du risque d'inondation, 2011.
  18. « Fernand Verger, « À propos des inondations récentes de la région de l’Aiguillon-sur-Mer, en Vendée », EchoGéo, Sur le vif 2010, mis en ligne le 07 mai 2010. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  19. Etienne CHAUVEAU, Céline CHADENAS et al., « Xynthia : leçons d’une catastrophe », Cybergeo : European Journal of Geography, Environnement, Nature, Paysage, article 538
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. " « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011).
  25. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 5 mai 2011).
  26. « Jumelage entre ville de France et de Royaume-Uni », Annuaire Mairie (consulté le 25 novembre 2020).
  27. (en) « British Towns Twinned with French Towns », Complete France (consulté le 25 novembre 2020).