La Ferrière (Vendée)

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La Ferrière
La Ferrière (Vendée)
L'église Sainte-Radégonde de La Ferrière.
Image illustrative de l’article La Ferrière (Vendée)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Chantonnay
Intercommunalité La Roche-sur-Yon-Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Marie Chamard
2015-2020
Code postal 85280
Code commune 85089
Démographie
Gentilé Ferriérois, Ferriéroise
Population
municipale
5 234 hab. (2016 en augmentation de 6,99 % par rapport à 2011)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 51″ nord, 1° 18′ 48″ ouest
Altitude 87 m
Min. 55 m
Max. 105 m
Superficie 46,96 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Ferrière est une commune française située dans le département de la Vendée et dans la région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Ferriérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au centre du département, La Ferrière se situe à une dizaine de kilomètres au nord-est de La Roche-sur-Yon. La commune est traversée par la D 160, ancienne N 160 Paris - Les Sables-d'Olonne.

Le territoire municipal de La Ferrière s’étend sur 4 696 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 87 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 55 et 105 mètres[1],[2].

Communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La Ferrière a obtenu deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

L'UAB est première coopérative d'artisans menuisiers charpentiers en France et est au cœur d'une des deux zones d'activités de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Ferrière est un ancien Ferraria, dérivé du latin ferrum (le fer) et dont le nom est très communément employé pour désigner l'emplacement d'anciennes mines de fer ou de forges[3]. Il a en effet été découvert d'anciennes mines de fer du côté du village des Thermelières. Sur la carte de Cassini levée au XVIIIè siècle, le bourg est nommé : "La Ferrière-des-Chapelets"[4].

Le nom poitevin de la commune est la Ferère[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

On situe l'exploitation des anciennes mines de fer dès l'époque gallo-romaine.

Le nom de la Ferrière apparaît dans les textes vers 1300 à travers l'église de la Ferrière (ecclesiae de Ferreria)[5]. Cette ancienne église Sainte-Radégonde était desservie par l'abbaye de Mauléon[6]. Au XIXè siècle elle fut détruite et à son emplacement fut bâti une église de style néo-gothique[7].

Les principaux seigneurs du lieu étaient ceux du Plessis-Bergeret, vassaux de la seigneurie, puis principauté de la Roche-sur-Yon. L'un d'eux, Gabriel de Chasteaubriand, obtint en 1648 que sa seigneurie soit élevée au rang de marquisat[8].

La fin du XVIIIè siècle voit la construction de la route royale Angers/Les Sables d'Olonne, devenue RN160, qui passe par le bourg de la Ferrière[9]. Depuis 2005, une grande partie du trafic emprunte l'autoroute A87 qui longe les limites sud-est du territoire communal.

D'environ 2000 habitants durant les années 1960, la commune est passée à plus de 5 000 habitants en 2014, notamment du fait de la proximité du chef-lieu de la Vendée mais aussi des nombreuses industries du Nord-Est vendéen.

Ancienne commune de l'Airière[modifier | modifier le code]

L'Airière fut une ancienne paroisse, puis une commune rattachée à celle de la Ferrière par ordonnance royale du 20 septembre 1828. Son territoire rassemblait toute la partie est de l'actuelle commune de la Ferrière, de l'autre côté de l'Yon. Elle incluait, outre l'Airière, les villages de la Bouchelière, de la Cantière, de l'Aubretière et de la Paillerie.

"L'Airière" sur le site des archives départementales de la Vendée et pour la municipalité, "Lairière" pour l'Institut Géographique National, l'écriture de ce toponyme ne semble pas fixée, ce qui était aussi le cas par le passé (Lairière, Lérrière, l'Ayrière). Pour Jean-Loïc Le Quellec, il y a eu agglutination de l'article : il faudrait donc bien écrire "L'Airière"[3].

Citée pour la première fois vers 1300 (Ecclesiae de Ayreria), l'église Sainte-Catherine de l'Airière était desservie par l'abbaye de Nieul-sur-l'Autize. Elle fut brûlée par les protestants en 1568[6]. Réparée ou reconstruite, elle avait une forme rectangulaire[10]. Ruinée lors des guerres de Vendée, le culte n'y fut pas rétabli. En 1820, la commune comptait 388 habitants[11]. Il ne reste rien aujourd'hui de l'église et du cimetière qui lui faisait face.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1919 François Regrenil    
1919 1953 Héliodore Debien    
1953 1970 Abel Bizet    
1970 1994
(décès)
Marcel Rivière   Chef d'entreprise
1994 avril 2015 Yves Auvinet DVD Libraire, secrétaire général de mairie
Conseiller général du canton des Essarts (2010 → 2015)
Conseiller départemental du canton de Chantonnay (2015 → )
9 avril 2015 en cours Jean-Marie Chamard[13] DVD Cadre bancaire retraité
13e vice-président de La Roche-sur-Yon-Agglomération (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

La Ferrière adhère à la communauté de communes du Pays-Yonnais, devenue La Roche-sur-Yon-Agglomération.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2016, la commune comptait 5 234 habitants[Note 1], en augmentation de 6,99 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
8418771 0871 5101 6261 6551 8101 9751 988
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 0452 0982 1352 2052 1802 2062 2952 3782 347
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 4072 3152 0191 9441 9651 9531 9091 9412 007
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
2 0092 3933 3613 7653 9484 2864 7845 0845 234
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à La Ferrière en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
4,7 
75 à 89 ans
7,4 
12,5 
60 à 74 ans
11,7 
22,4 
45 à 59 ans
21,7 
20,9 
30 à 44 ans
21,0 
17,2 
15 à 29 ans
18,0 
22,1 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Radégonde.
  • À 1 km du Bourg, au sud-ouest de la Ferrière se trouve un étang, le Plessis Begeret.

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

En 2005, du 28 mai au 5 juin, les « Fusions » sont venues animer la Ferrière avec un feu d'artifices (à la fin) et une exposition d'art en fer, l'exposition de la métallurgie pour avoir des fusions…

Le 14 octobre 2012, La Ferrière a accueilli la 41e édition du Tour de Vendée

Spécialités[modifier | modifier le code]

"Les Eclats de scorie" Créés par un jeune pâtissier de la Ferrière, ces chocolats rappellent la forme des scories, seul reste des mines de fer datant des Gaulois (Pictes et Ambilatres), près de 1000 ans avant Jésus-Christ.

La Ferrière abrite aussi le centre de distribution de POLLEN-Diffusion, l'un des premiers distributeurs de livres de France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 981 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « La Ferrière », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a b et c Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste éditions, (ISBN 2-84561-263-X)
  4. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr.ignipq.local.oshimae.rie.agri (consulté le 13 janvier 2019)
  5. Pouillé du diocèse de Poitiers de l'évêque Gautier de Bruges (vers 1300), transcrit par Henri Beauchet-Filleau, éd. L. Clouzot (Niort) et H. Oudin (Poitiers), 1868 (en ligne sur le site https://gallica.bnf.fr)
  6. a et b abbé Aillery, Les Essarts, Saint-Fulgent et leurs environs, Le Livre d'histoire-Lorisse, 1992 (réédition des "chroniques paroissiales" de 1892) (ISBN 2-87760-826-3)
  7. www.patrimoine-religieux.fr (consulté le 13 janvier 2019)
  8. Henri Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, tome II, Poitiers, imprimerie Oudin et Cie, (lire en ligne)
  9. Philippe Bossis, La Vendée des origines à nos jours - Chapitre IV : les temps modernes, Saint-Jean-d'Angély, Editions Bordessoules, (ISBN 2-903504-07-5)
  10. Cadastre de la commune de l'Airière, 1826 (Archives départementales de la Vendée)
  11. Recensement de la commune de l'Airière, 1820 (Archives départementales de la Vendée)
  12. Camille Guichet et membres du groupe Patrimoine (collaboration), Histoire d’un siècle à La Ferrière : 1900-2000, 12 p. (lire en ligne [PDF]), p. 11
  13. Loïc Tissot, « Jean-Marie Chamard, élu depuis 20 ans, est le nouveau maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011)