Le Perrier

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Le Perrier
Le Perrier
Blason de Le Perrier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Intercommunalité Communauté de communes Océan marais de Monts
Maire
Mandat
Rosiane Godefroy
2020-2026
Code postal 85300
Code commune 85172
Démographie
Gentilé Prérois
Population
municipale
2 023 hab. (2017 en augmentation de 8,24 % par rapport à 2012)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 15″ nord, 1° 59′ 30″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 4 m
Superficie 33,00 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-de-Monts
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Le Perrier est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal du Perrier s’étend sur 3 300 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 1 mètre, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 4 mètres[1],[2]. La commune est située au cœur du Marais Breton Vendéen.

Cette commune est située à 6 km de Saint-Jean-de-Monts et à 10 km de Challans.

Le Perrier est située pour 90 % de son territoire en zone Natura 2000.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du Perrier est marquée par trois événements :

  • Pendant les Guerres de Vendée, à la fin du mois de , à l'appel de Charette, Jean-Nicolas Stofflet se réunit à lui avec ses troupes au village de la Bésilière, dans la paroisse de Legé. Les républicains commandés par le général Jacques Dutruy s'étaient emparés du marais du Perrier, de ses moissons et de ses 50 000 bêtes à cornes[4]. Il était important pour les Vendéens de reprendre ce territoire afin de ravitailler leurs troupes. Le , Charette part le premier et bat le bataillon d'Ille-et-Vilaine commandé par l'adjudant-général Brière à la bataille de Mormaison. Stofflet, parti à son tour, est cependant affaibli en route par un affrontement dans lequel il perd ses vivres et une partie de ses munitions. Néanmoins les Vendéens, bientôt rejoints par les troupes de Sapinaud, se mettent en marche sur Challans à quelques kilomètres du Perrier avec l'intention de prendre la ville. L'incendie du village du Perrier et le massacre de ses habitants, fidèles à leur religion et à leur souverain en , par les Colonnes infernales de Turreau, suit les évènements précédents.
  • La chasse des derniers rebelles vendéens par les soldats de l'Empire en , le , s'y déroula près du Perrier, le combat des Mathes, qui opposa les Vendéens aux troupes impériales de Napoléon, lequel était revenu sur le trône lors des Cent Jours. Au cours de ce combat, Louis de la Rochejacquelein, frère de monsieur Henri, fut tué[5].

En , les gendarmes de Saint-Jean-de-Monts ont consigné dans le registre des procès-verbaux une histoire étrange. Dans une maison de la commune du Perrier se produisent des phénomènes inexplicables. La maîtresse de maison, qui a l’habitude de classer des images pieuses dans une armoire, les retrouve chaque jour éparpillées dans la pièce. Certaines sont même collées contre un portrait qui est sur la cheminée. Des papiers écrits, font leur apparition à chaque fois qu’un malheur va frapper ! Que ce soit pour la grange qui part dans un incendie ou une meule de foin qui prend feu, à chaque fois, la veille, le message mystérieux : « Un malheur va t’arriver ! » apparaît sur une table. La gendarmerie ne trouvant aucune solution à ce problème, ne peut que consigner les faits. Mais dans le village tous parlent d’un mauvais livre qui circulerait dans certaines mains.

De nos jours, Le Perrier est une commune qui développe un éco-tourisme. Un site "Domaine Le Jardin du Marais" est labellisé Clé Verte premier label environnemental international

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la fasce ondée d'argent sur laquelle est posée une yole et ses deux passagers, maraîchine assise et maraîchin ninglant, le tout d'argent, accompagnée en pointe d'une croix fleurdelysée d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1860 avril 1874 Pierre Averty    
avril 1874 décembre 1879 Jacques Babu    
décembre 1879 février 1881 Louis Sorin    
février 1881 mars 1887 Pierre Averty    
mars 1887 mai 1888 Pierre Pajot    
mai 1888 juillet 1895 Jacques Naud    
juillet 1895 mai 1904 François Babu Libéral Propriétaire-éleveur
Conseiller d'arrondissement (1919 → 1931)
mai 1904 avril 1922 Maximin Raballand    
avril 1922 mai 1945 Jacques Verronneau    
mai 1945 mars 1959 François Berthomé    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1989 Louis Vrignaud    
mars 1989 mars 2001 Michel Couton   Artisan maçon
Maire honoraire, ancien premier adjoint
mars 2001 mars 2008 Viviane Raballand DVD Agricultrice
mars 2008 En cours Rosiane Godefroy DVD Retraitée de l'hôtellerie-restauration
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2017, la commune comptait 2 023 habitants[Note 1], en augmentation de 8,24 % par rapport à 2012 (Vendée : +4,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3001 4001 5381 7161 5831 6251 6141 7141 791
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7941 7621 7671 8011 8331 8821 9902 0012 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9731 9591 9321 7351 7281 6711 6291 5351 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3101 2571 2181 3851 5321 5061 7611 7971 869
2017 - - - - - - - -
2 023--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Le Perrier comptait 1 822 habitants (soit une augmentation de 21 % par rapport à 1999). La commune occupait le 5 480e rang au niveau national, alors qu'elle était au 5 977e en 1999, et le 99e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 23,5 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 25,2 %).
Pyramide des âges à Le Perrier en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
9,6 
16,6 
60 à 74 ans
14,2 
21,3 
45 à 59 ans
23,3 
19,9 
30 à 44 ans
20,6 
15,1 
15 à 29 ans
13,3 
20,2 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alphonse Granier et sa femme Charlotte Thibaud, fondateur et investisseur de la famille Bouillens pour lancer l'entreprise de la Boisson Perrier (eau minérale) [réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 30665 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Le Perrier », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Plan de Lisle de Perié et de Rié avec la Représentation de l'armée du Roy, 1622 », sur Gallica, (consulté le 26 juillet 2020).
  4. Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 396.
  5. http://www.leperrier.fr/histoire
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 juin 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 6 juin 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]