Luçon (Vendée)

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Luçon
Luçon (Vendée)
La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption.
Blason de Luçon
Blason
Luçon (Vendée)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Luçon (bureau centralisateur)
Intercommunalité Sud-Vendée-Littoral (siège)
Maire
Mandat
Pierre-Guy Perrier
2014-2020
Code postal 85400
Code commune 85128
Démographie
Gentilé Luçonnais
Population
municipale
9 467 hab. (2016 en diminution de 0,72 % par rapport à 2011)
Densité 301 hab./km2
Population
aire urbaine
11 621 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 20″ nord, 1° 09′ 53″ ouest
Altitude 11 m
Min. 1 m
Max. 40 m
Superficie 31,42 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Luçon est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Évêché dont le cardinal de Richelieu fut titulaire, la capitale spirituelle du Bas-Poitou[1],[2] possède un large patrimoine architectural et possède un parc, le Jardin Dumaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Luçon s’étend sur 3 142 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 11 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 1 et 40 mètres[3],[4].

Situation[modifier | modifier le code]

Située au centre de la grande plaine de Vendée, Luçon est au sud du Bocage vendéen et sur la bordure du Marais poitevin. Porte de la Côte de Lumière, le littoral atlantique est à une vingtaine de kilomètres au sud par la baie de l'Aiguillon sur mer et de la Faute sur mer. Un canal, le canal de Luçon, long de 14 kilomètres, relie la ville à la baie de l'Aiguillon, et plus largement à l'estuaire de la Sèvre Niortaise. D'origine ancienne, il a nécessité des travaux d'entretien et d'élargissement au XIXe siècle[5].

La ville se situe entre La Roche-sur-Yon, préfecture du département de Vendée à 33 km au nord, Fontenay-le-Comte, chef-lieu d’arrondissement, à 29 km à l’est, Les Sables-d'Olonne également chef-lieu d’arrondissement à 49 km à l’ouest, et La Rochelle, chef-lieu du département voisin de la Charente-Maritime à 41 km au sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Luçon se trouve à la lisière méridionale du bas bocage, qui marque le début de la plaine à la limite du continent du jurassique, jusqu'au 1er millénaire. Le golfe des pictons s'envase et les marécages sont formés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Luçon
Les Magnils-Reigniers Corpe Sainte-Gemme-la-Plaine
Les Magnils-
Reigniers (Beugné l'Abbé)
Luçon
Triaize Moreilles
Champagné-les-Marais

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Luçon est située au carrefour des départementales D 949, qui relie Fontenay-le-Comte aux Sables-d'Olonne, et D 137, qui relie Nantes à La Rochelle. Elle est reliée au chef-lieu du département, La Roche-sur-Yon, par la RD 746. La route D 949 nouvellement aménagée la dévie par le nord. Le boulevard de l'Océan permet de la contourner par le sud.

Dessertes autoroutières[modifier | modifier le code]

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

Train Intercités Bordeaux - Nantes.

La voie ferrée Nantes - Bordeaux dessert la ville depuis 1871. La double voie fut mise en service en 1922.

En 1881, le port fut relié à la ligne Nantes - Bordeaux par un embranchement ferré de 2 500 m. À cette voie ferrée se sont substitués l'actuel boulevard de l'Océan et le chemin du Fief du Quart.

À la gare existait une liaison vers Chantonnay, l'Aiguillon et Les Sables-d'Olonne, assurée par les Tramways de la Vendée.

Infrastructures aéroportuaires[modifier | modifier le code]

L’aéroport de La Rochelle-Île de Ré situé à 45 km de Luçon relie les grandes métropoles françaises. Il relie également les grandes métropoles britanniques et belges.

L’aérodrome de Luçon-Chasnais situé à 4 km de Luçon est privé. Il s’agit d’un village aéronautique construit à partir de 2000. Il comporte 28 lots constitués de maisons individuelles, d’un hangar pour un avion et d’un accès à la piste. Celle-ci appartient au village et à ses copropriétaires.

Infrastructures maritimes[modifier | modifier le code]

Le port de Luçon XIXe siècle.

Il ne reste plus que les vestiges d’un port de mer qui fut au fil des siècles, port de cabotage et devenu au milieu du XIXe siècle le troisième port céréalier de France. C'est à la suite de l'arrivée du chemin de fer (seconde moitié du XIXe) que le port périclita et fut finalement obstrué. Ses perrés sont toujours visibles côté nord. Sur son périmètre, se trouve le centre aquatique Port'Océane, avec plans d'eau, espace vert et aire de jeux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, un service de transports collectifs, appelé Luciole, assure le déplacement des Luçonnais quatre jours par semaine le long de quatre itinéraires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cet ancien village de pêcheurs avait pris pour nom Lucio au XIe siècle, en latin Lucius, qui signifie brochet[6]. Cette appellation avait probablement donné les armes de la ville côtière.

En poitevin, la commune est appelée Luçun[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Née de la proximité de la mer et de la volonté des hommes, Luçon a toujours été liée à l'Océan, auquel elle est reliée par un canal, le canal de Luçon, aménagé à partir d'un cours d'eau naturel. Au Moyen Âge, ses moines contribuèrent à l'aménagement de grands marais qui s'étendent à perte de vue jusqu'à l'Océan.

À partir de l'époque féodale, Luçon devient une co-baronnie : deux seigneurs se partagent le pouvoir, la particularité est que l'un est un baron laïc, l'autre baron est l'abbé, puis l’évêque à partir du XIVe siècle. Un vaste château fort existe alors, il comprenait deux parties, un château pour le baron de Luçon, et l'autre château qui englobait l'abbaye Sainte-Marie. Le tout formait le bail Saint-Philbert, qui englobait l'actuelle place Leclerc (château du baron), la cathédrale et l'abbaye ainsi que le parc attenant.[8]

La ville s'est développée par l'existence de trois activités : le port, le siège épiscopal, le point de passage des Sables-d'Olonne à Fontenay-le-Comte. Réaménagé au début du XIXe siècle, son port développa son activité avec l'Europe du Nord avant d'être inactif, puis comblé en 1973.

En 1914, Luçon disposera de l’eau courante et deviendra la deuxième ville électrifiée de Vendée après Pouzauges, grâce à l’ancienne centrale électrique située à côté du château d'eau. Cet ensemble de bâtiments classés au titre des monuments historiques fut construit pour la nouvelle caserne de cavalerie.

Les poilus morts de la Guerre 14/18 à Luçon

  • Tessier Alexis Auguste Celestin, né le 4 août 1884 à Luçon en Vendée, mort le 25 septembre 1915 à Tahure dans la Marne. Il est le fils de Louis Tessier et de Marie Louise Tessier. Il habitait à Luçon en Vendée (85). Il avait « le visage long, les cheveux et les sourcils châtain, les yeux bleus, un menton rond, et mesurait 1m66 »1 Il était journalier. Recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède « tué à l’ennemi »2 le 25 septembre 1915 touché par des éclats d’obus. Il avait 31 ans et il était capitaine au 64e régiment d’infanterie.
  • Joret Léon, né le 25 avril 1872 à Luçon en Vendée, mort le 15 mai 1917. Classe 1892, il est recruté à Fontenay-le-Comte puis intègre le 21e régiment de chasseur. Soldat non gradé, il meurt d’une maladie aggravée à l’hôpital mixte de Luçon le 15 mai 1917. Il avait 45 ans.
  • Lefort Joseph Alexis Clément, né le 21 mai 1894 à Luçon en Vendée, mort le 29 septembre 1915 dans la Marne. Fils de Jean Lefort et de Bertrand Zidorine,il avait « le visage rond, les cheveux et les sourcils noir, les yeux gris, il mesurait 1m55 »1 . Il était épicier. Il habitait Luçon en Vendée (85), Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède « tué au combat »2 le 29 septembre 1915. Il avait 21 ans et il était de 2e classe du 4e régiment de Chasseur.
  • Forestier Jean Léon Auguste, né le 3 mars 1888 à Champs-st-Père, mort le 22 août 1914 à St-Vincent-Rossignol en Belgique. Fils de Forestier Jean-Louis et Sicard Timée Léontine. Il avait « le visage ovale, les cheveux et les sourcils châtains foncés, les yeux gris, un menton rond, il mesurait 1m61 »3. Il était domestique cultivateur. Recruté à la Roche-sur-Yon puis il intègre le 3e régiment d’infanterie coloniale. Il meurt « tué à l’ennemi »4 le 22 août 1914. Il avait 26 ans.
  • Lorit Charles Léon, né le 4 mars 1889 à Luçon en Vendée, mort le 23 mars 1919 dans la Meuse. Il est le fils de Clément Victor Lorit et de Sergoue Josephine. Il avait « le visage ovale, les cheveux et les sourcils châtain foncé, les yeux roux, un menton rond, il mesurait 1m66 »5.Il était domestique cultivateur. Il habitait à Luçon en Vendée (85). Recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède « tué à l’ennemi »6 le 23 mars 1919. Il avait 30 ans et il était 2e classe au 33e régiment d’infanterie coloniale.
  • Forgerit Auguste Gustave, né le 19 novembre 1887 à Chateau-Guibert en Vendée, mort le 5 mars 1915 à Fontenoy dans l’Aisne. Il est le fils de Auguste Forgerit et de Gauthier Josephine. Il habitait à Simon-La-Vineuse en Vendée (85). Il avait « le visage ovale, les cheveux et les sourcils chatain, les yeux chatains clair, un menton rond, il mesurait 1m67 »1.Il était cultivateur Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte et décède « tué à l’ennemi » le 5 mars 1915. Il avait 34 ans et il était soldat au 44e régiment d’infanterie.
  • Gourmaud Marcel Joseph Émile Louis, né 8 aout 1891 à Luçon en Vendée, mort le 24 septembre 1915 à Croix en Champagne dans la Marne. Il est le fils de Gourmaud Emile et de Couturier Marie-Louise. Il habitait à Luçon en Vendée (85). Il avait « le visage long, les cheveux et les sourcils blond clairs, les yeux noirs, il mesurait 1m59 »2 Il était ébeniste. Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte, il succombe le 5 mars 1915 suite à des blessures de guerre dans une ambulance. Il avait 24 ans et il était sergent au 93e régiment d’infanterie.
  • Herbreteau Xavier Benjamin, né le 16 janvier 1879 à Champs-St-Père en Vendée, mort le 4 octobre 1914 à Beaumont dans la Somme. Il est le fils de Herbreteau Jean et de Vinçonneau Victoire. Il habitait à Champs-St-Père en Vendée (85). Il avait « le visage ovale, les cheveux et les sourcils châtains clairs, les yeux clair, il mesurait 1m62 »3. Il était cultivateur domestique. Il a été recruté à La-Roche-Sur-Yon, il décède « tué à l’ennemi »4 le 4 octobre 1914. Il avait 35 ans et il était soldat au 83e régiment d’infanterie.
  • Joly Ernest François Eugène, né le 6 juillet 1893 au Magnils-Regnier en Vendée, mort le 27 août 1914 à Chaumont-Saint-Quentin en Ardennes. Il est le fils de Joly Eugène et de Guilbot Emestine. Il habitait à Nalliers en Vendée (85). Il avait « le visage rond, les cheveux et les sourcils châtain, les yeux bleus, il mesurait 1m59 »5. Il était poissonnier. Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède « disparu au combat »6 le 27 août 1914. Il avait 21 ans et il était soldat au 93e régiment d’infanterie.
  • Pelon Xavier Jean-Alcide, né le 26 avril 1872 à Champagné-les-Marais en Vendée, mort le 26 février 1915 à Beauséjour dans la Marne . Il est le fils de Pelon Jean et de Gaborit Joséphine. Il habitait à Luçon en Vendée (85). Il avait « le visage ovale, les cheveux et les sourcils châtain foncé, les yeux bleus, le menton rond, il mesurait 1m71 »1. Il était cultivateur. Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède «tué à l’ennemi»2 le 26 février 1915. Il avait 42 ans et il était adjudant au 3e régiment d’infanterie coloniale.
  • Neveu Felicien Auguste Marcel Joseph, né le 7 mai 1897 à St-Vincent-Sur-Graon en Vendée, mort le 7 mai 1917 Deuilly dans la Meuse . Il est le fils de Neveu François et de Berthomé Marie. Il habitait à Luçon en Vendée (85). Il avait « le visage long, les cheveux et les sourcils châtain foncé, il mesurait 1m71 »3. Il était domestique cultivateur Il a été recruté à Fontenay-Le-Comte, il décède dans une ambulance suite à des blessures de guerres le 7 mai 1917. Il avait 20 ans et il était soldat au 93e régiment d’infanterie.
  • Papin Manuel Ernest Léon, né le 2 mai 1890 à Jard en Vendée, mort le 23 novembre 1915 à Neuvillle dans le Pas-De-Calais . Il est le fils de Papin Manuel et de Naulin Eugènie. Il habitait à Longeville en Vendée (85). Il avait « le visage large, les cheveux et les sourcils roux, les yeux bruns»4. Il était séminariste.Il a été recruté à La-Roche-sur-Yon, il décède « tué à l’ennemi »5 le 23 novembre 1915. Il avait 25 ans et il était soldat au 405e régiment d’infanterie.

Capitale spirituelle du Bas-Poitou[modifier | modifier le code]

Un monastère est fondé par saint Philbert au VIIe siècle. Déjà pillée par les Normands en 846[9], la ville est à nouveau attaquée en 853 : le chef viking Hasting prend la ville et la pille. Un autre chef viking, recruté par le comte de Poitiers, arrive avant qu’il n’ait quitté la place, et l’assiège dans la ville. Hasting réussit néanmoins à négocier et à quitter la ville, qu’il laisse incendiée[10].

Devenue évêché par la volonté du pape Jean XXII en 1317, la cité est la capitale spirituelle du Bas-Poitou.

Avant de devenir ministre de Louis XIII, le grand maître de la diplomatie française, le cardinal de Richelieu fut l'évêque réformateur de Luçon. On lui attribue d'avoir qualifié Luçon « d'évêché le plus crotté de France. » Il s'appliqua à rebâtir la ville détruite par les guerres de religion. Il se préoccupa de la formation des prêtres de son diocèse en écrivant un catéchisme et en organisant des visites pastorales.

En mai 1469, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa la sécularisation de l'église de Luçon, selon les lettres accordées auparavant par le pape Paul II[11].

Napoléon III offrit à la cathédrale le très bel orgue romantique de Cavaillé-Coll.

En 1995, Goudji, orfèvre contemporain, réalise le mobilier du chœur.

Ville des jardins romantiques[modifier | modifier le code]

Fontaine du jardin Dumaine.

Ville épiscopale, Luçon a toujours été la résidence des gens de la bonne société, ce dont témoigne la présence de riches demeures aux toits d'ardoise.

Au XIXe siècle, certains constructeurs, inspirés par les récits de Victor Hugo et d'Alexandre Dumas[réf. nécessaire], donnèrent à quelques édifices une allure médiévale avec tours et gargouilles. Les tombes du cimetière historique de Luçon reflètent également ce goût néogothique. L'évêque monseigneur Baillès, lui-même, fit construire par l'architecte parisien Émile Boeswillwald le collège Richelieu dans un parc de verdure de 3 hectares inspirés des « public schools » anglaises[12] : les séminaristes du diocèse étudieront plus tard dans cet univers digne de Walter Scott.

La ville possède un patrimoine vert rare et remarquable. Les arbres taillés en Art topiaire et les arcs de verdure bordés le long des rues et des avenues offrent à la ville son élégance et son originalité. Pierre-Hyacinthe Dumaine offrit son parc à la commune en 1872, nommé le jardin Dumaine. C'est alors que Luçon devint la ville verte telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

Luçon a été récompensée par trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2008).


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dominique Souchet (1946), maire de Luçon de 1995 à 2001.
Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 octobre 1947 Adolphe Pabœuf Rad. Médecin
Conseiller général du canton de Luçon (1945 → 1951)
octobre 1947 mai 1953 Gustave Nicollon des Abbayes   Médecin
mai 1953 mars 1971 Pierre Nau Rad. Conseiller général du canton de Luçon (1951 → 1970)
mars 1971 1993 Jean de Mouzon MRG Pharmacien
Conseiller général du canton de Luçon (1976 → 1994)
1993 juin 1995 François Dauvergne DVG Commerçant, maire honoraire (depuis 2003)
juin 1995 mars 2001 Dominique Souchet MPF Fonctionnaire des Affaires étrangères
Député européen (1994 → 2004)
Conseiller régional des Pays de la Loire (1998 → 2001)
Conseiller général du canton de Luçon (2001 → 2015)
mars 2001[13] en cours Pierre-Guy Perrier RPR puis
UMP-LR
Pharmacien
Conseiller régional des Pays de la Loire (2004 → )
13e vice-président du conseil régional des Pays de la Loire (2016 → )
1er vice-président de Sud-Vendée-Littoral (2017 → )
Président du Parc naturel régional du Marais poitevin
Réélu en 2008 et 2014[14]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pacte d'amitié et projets de développement[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 26,87 % sur le bâti, 68,59 % sur le non bâti, et 17,23 % pour la taxe d'habitation (2012).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2016, la commune comptait 9 467 habitants[Note 1], en diminution de 0,72 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1802 6322 9633 7393 7863 7614 0284 5634 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 1345 6376 0036 0626 2476 3396 5066 5366 745
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 7576 7666 7596 6636 4626 6487 0357 5267 839
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7 5998 2439 0029 0669 0999 3119 6829 7229 437
2016 - - - - - - - -
9 467--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 27,9 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 34,3 %).
Pyramide des âges à Luçon en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,6 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,8 
60 à 74 ans
18,6 
21,4 
45 à 59 ans
19,8 
16,8 
30 à 44 ans
16,8 
17,6 
15 à 29 ans
15,7 
16,3 
0 à 14 ans
13,4 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Luçon est située dans l’académie de Nantes.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires
Écoles maternelles Écoles élémentaires Collèges Lycées Enseignement supérieur
Secteur public École Jean-Moulin Collège Émile-Beaussire Lycée Atlantique
École Le Centre Collège Le Sourdy Lycée agricole de Luçon-Pétré
Secteur privé École Sainte-Famille Collège-lycée Sainte-Ursule Sup Communication
Enseignement primaire[modifier | modifier le code]
  • Écoles maternelles
    • La ville compte deux écoles maternelles publiques (Le Centre et Jean-Moulin).
  • Écoles élémentaires
    • La ville compte une école élémentaire publique (Jean-Moulin).
  • Écoles primaires (maternelle et élémentaire)
    • La ville compte une école primaire publique (Le Centre, rue du Docteur-Paboeuf et rue du Pré-Haut) et une école primaire privée (Sainte-Famille, place du Général-Leclerc et rue du Mûrier).

Les écoles publiques scolarisent environ 420 élèves, et les écoles privées 380. L'école primaire publique du Centre comprend deux classes spécialisées (CLIS).

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]
  • Le lycée général, technologique et professionnel Atlantique assure l’enseignement des sections générales, technologiques et professionnelles. Il comprend un pôle « cinéma » (option cinéma-audiovisuel du bac L), une section européenne « allemand » et une section européenne "anglais". Son taux de réussite au baccalauréat est de 89 % (statistiques 2009 [1]).
  • Le lycée agricole de Pétré forme à la production agricole, horticole et à l’aménagement paysager. Il existe depuis 1887 et est situé à Pétré sur le territoire de la commune de Sainte-Gemme-la-Plaine.
  • Le collège Émile-Beaussire assure la formation de la 6e à la 3e pour 300 élèves environ. Il date de 1938. Il comprend une unités localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) organisant l'accueil d'un petit groupe d'élèves présentant un handicap. Le taux de réussite au brevet des collèges est de plus de 88 % (statistiques 2006).
  • Le collège le Sourdy s’est ouvert en 1970. Il s’est enrichi en 1985 d’une section d’enseignements généraux et professionnels adaptés.
  • Le collège et le lycée privé Sainte-Ursule forme plus de 900 élèves dont plus de 600 au collège et plus de 300 au lycée d’enseignement général et professionnel (2009). Il dispose d’un internat. Son lycée professionnel prépare le CAP Dessinateur d’exécution en communication graphique. Le taux de réussite au baccalauréat est plus de 97 %, au brevet des collèges plus de 99 % et au CAP plus de 83 % (statistiques 2009 [2]).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • Le lycée polyvalent Atlantique prépare aux BTS du tourisme et des loisirs, de l'économie sociale et familiale ainsi qu'au diplôme d'État de conseiller en économie sociale et familiale. Le taux de réussite est de plus de 89 % (statistiques 1999)[réf. nécessaire].
  • Le lycée Sainte-Ursule, enseignement général et professionnel.
  • Le lycée agricole de Pétré forme au BTSA ACSE (analyse & conduite des systèmes d'exploitation).
  • L'institut Sup communication (Groupe Les Établières) prépare les DEES Communication (options événementiel, relations publiques et e-communication), DEES techniques numériques et multimédia, DEES Web.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football : Luçon Football Club (LFC)
  • Basket-ball : Luçon Basket Club (LBC)
  • Équitation : Centre équestre du Haras du Fief des Guifettes
  • Courses Hippiques : Hippodrome des Encloses, Les Guifettes
  • Natation, aquagym, aquafitness, water-polo, BNSSA, mini-plouf, sportive : Club nautique Luçon
  • Équitation / athlétisme : Club Luçon
  • Rugby : Fontenay Luçon Rugby Sud Vendée (FLRSV)
  • Handball : Handball-club de Luçon
  • Tennis : Tennis Club luçonnais
  • Judo : Esprit Judo Luçon - Nalliers
  • Karaté : École luçonnaise Karaté
  • Gymnastique : Club gymnique luçonnais
  • Fitness : Académie-club Luçon
    L'Orange bleue
  • Danse : Association culturelle pour le développement de l'art chorégraphique (ACDAC)
    Association pour le développement d'accésdanse (ADA)

Économie[modifier | modifier le code]

La première et grande usine du port a été construite par Gaudineau et les frères Labbé en 1860. Ses activités étaient celles d'une huilerie, d'une minoterie, d'une distillerie puis une sucrerie en 1882. C'est aujourd'hui l'une des usines de l'entreprise laitière-fromagère Eurial.

L'entreprise luçonnaise Marchegay (MtechBuild) créée par Roland Marchegay était à l'origine spécialisée dans la construction de charpentes et de structures métalliques. Aujourd'hui ses domaines d'activité concernent les verrières, les serres, les jardineries et le photovoltaïque. En 2015 l’entreprise échappa à la faillite, grâce à la mobilisation de la ville de Luçon et des patrons vendéens[23].

La ville crée un partenariat avec les établissements New Man qui ouvrent en mai 1969 une unité de production employant près de 600 personnes pour la fabrication des jeans New Man[24]. L'inauguration s'est effectuée en présence de messieurs Jacques Reiller (préfet), Yves Durand (sénateur), Marcel Bousseau (député), Pierre Nau (maire), Jacques Jaunet (PDG) et Joël Brun (directeur de l'usine). Depuis, l'activité textile a disparu et les locaux servent à l'une des deux usines luçonnaises dans la fabrication de mobiles-homes, de la société IRM qui changera de nom en 2016, pour devenir Bio habitat, en conservant sa marque de gamme résidentielle. Depuis 2007, elle est devenue une filiale du groupe vendéen Bénéteau, constructeur de bateaux de plaisance[25]. Cette entreprise vient de déménager au Vendéôpole de Sainte-Hermine-Luçon à 13 kilomètres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d'un évêché dont le titulaire le plus célèbre était le cardinal de Richelieu.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Hôtels et résidence[modifier | modifier le code]

  • Maison Dumaine (hôtel de ville) ;
  • Château de Mille-Souris (actuelle maison de retraite des missionnaires de la Plaine) ;
    anciennement hôtel de Mauras, cette maison a probablement été construite à la fin du XVIIe siècle.
    Sa porte principale s'inspire de la façade baroque de la cathédrale ;
  • Hôtel Choyau Logo monument historique Classé MH ;
  • Hôtel Rorthais de Marmende Logo monument historique Classé MH ;
  • Hôtel Serin de Lénardière ;
  • Hôtel Chabot de Thénies.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Ancien port fluviaux, comblé dans les années 1970 ;
  • Théâtre Millandy, 2002 (anciennement cinéma le Rex) ;
  • Quartier du Bourgneuf, situé entre la cathédrale et le port[27] ;
  • Quartier Hoche ;
  • Quartier des halles ;
  • Quartier de l’hôtel de ville, Jardin Dumaine ;
  • Bas-relief de Joël Martel, à l'entrée du groupe scolaire du Centre, rue Docteur-Pabeuf ;
  • Statue de Richelieu, érigée en 1935, inaugurée par Édouard Herriot, située place Richelieu ;
  • Château d'eau de Luçon du début du XXe siècle Logo monument historique Classé MH ;
  • Usine électrique de Luçon Logo monument historique Classé MH ;
  • Distillerie Vrignaud, bâtiments industriels du XIXe siècle ;
  • Plan d'eau des Guifettes ;
  • Cimetière historique, créé sous la Révolution, un véritable musée à ciel ouvert ;
    le cimetière est reconnu par la Direction Régionale des Affaires Culturelles.
Cabanière de Luçon, coiffe typique de Luçon et de sa région, portée de la fin du XVIIIe siècle à l'entre-deux-guerres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blasons[modifier | modifier le code]

Armes de Luçon
Les armes de Luçon se blasonnent ainsi : « De gueules au brochet d'argent posé en pal. »
Le chapitre de Luçon a également un blason qui lui ressemble : « D'azur à trois brochets d'argent posés en fasce. ».
Armes du chapitre de Luçon
On peut le voir comme décoration de clef de voûte de certaines chapelles de la cathédrale.

Logotype[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Babin, La Vie quotidienne à Luçon au siècle de Saint Louis, éditions Rupella, 1982
  • Henri Bourgeois, Chroniques luçonnaises, dans Monographies des villes et villages de France, Res Universis, Paris, 2006
  • Maurice Bedon, Luçon et son canton, dans la collection Mémoires en images, Alan Sutton, 2007
  • Amis de la Cathédrale de Luçon, Association Luçon Patrimoine, Sur les Pas de Richelieu, Office de tourisme du Pays de Luçon né de la mer, L'Année Richelieu à Luçon, Luçon Patrimoine Édition, 2009, (ISBN 2-9512248-1-8)
  • Raymond Williaume, Luçon dans la guerre de Vendée, Centre vendéen de recherches historiques, La Roche-sur-Yon, 2009
  • Fabienne Lebarbier, Arrêt sur images, Éditions Siloe, La Roche-sur-Yon, 2009
  • Marie-Thérèse Réau, Luçon, ville épiscopale, Éditions 303, Nantes, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire de Luçon », sur lucon.fr
  2. « Conseil municipal du 7 octobre 2014 », sur paysnedelamer.fr (consulté le 22 novembre 2017)
  3. « Commune 6853 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  4. « Luçon », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  5. Croubois (M.), Luçon, étude de géographie urbaine, Norois, 10, 1956, p. 214-218.
  6. « Drapeaux, armoiries, symboles et emblèmes de la ville de Luçon », sur svowebmaster.free.fr (consulté le 22 novembre 2017)
  7. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 206.
  8. « Luçon(85)-La place Belle Croix-La Cathédrale », sur La Maraîchine Normande, (consulté le 28 mai 2019)
  9. Prosper Boissonnade, Histoire de Poitou, Pyrémonde/Princinègue, 2005 (ISBN 2-84618-205-1), p. 49
  10. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », , 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56.
  11. Eusèbe de Laurière, France et Bréquigny, Ordonnances des Rois de France de la 3e Race, recueillies par ordre chronologique..., De l'imprimerie royale, (lire en ligne)
  12. Abbé J. Corblet, Revue de l'Art chrétien Tome II, Paris, 1858, p. 502
  13. « La mairie de Luçon reste à droite », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  14. « Municipales à Luçon. Pierre-Guy Perrier entame son 3e mandat », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  15. http://www.osteraker.se/download/18.1ef37628159176cfe193b35/1485345412247/4.+Tjut+-+Upph%C3%A4vande+av+vissa+f%C3%B6r%C3%A5ldrade+styrdokument+i+%C3%96ster%C3%A5kers+kommun+%28inkl.+bilagor%29.pdf
  16. « Luçon et Fontenay sur la voie de la réconciliation ? », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 22 mai 2011)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 22 mai 2011)
  23. « Les verrières de M Tech sur des chantiers de prestige », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  24. « La colère des piqueuses », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  25. http://www.beneteau-group.com/fr/historique/2007---2010/8-32.html
  26. Visite virtuelle du cloître de l'évèché de Luçon sur Oriell.fr
  27. http://bourgneuf.lucon.free.fr
  28. Biographie de Jacques Blasquez