Ligne de Clisson à Cholet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ligne de
Clisson à Cholet
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Clisson, Cholet
Historique
Mise en service 1882
Concessionnaires État (non concédée) (1879 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 527 000
Longueur 38,713 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 15 
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Cantonnement téléphonique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TER
Fret SNCF

La ligne de Clisson à Cholet est une ligne ferroviaire française qui relie Clisson, en Loire-Atlantique à Cholet, sous-préfecture de Maine-et-Loire.

Elle constitue la ligne 527 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette ligne a été déclarée d'utilité publique à titre d'intérêt général le 31 décembre 1875[2]. La loi du 31 juillet 1879[3] a autorisé le ministère des travaux publics à en entreprendre la construction (ligne non concédée).

Elle a été ouverte le 25 juin 1882[4] et exploitée provisoirement par l'Administration des chemins de fer de l'État. Il existe alors 3 trains de voyageurs quotidiens de chaque sens qui seront portés à 4 le 7 avril 1884.

La mise en place complète du tram-train de Nantes à Clisson en juin 2015[5] qui assure l'exclusivité des liaisons omnibus entre ces deux gares, permet de diminuer les temps de trajet sur la liaison Nantes-Cholet depuis cette date.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

C'est une ligne à voie unique au profil médiocre, les déclivités atteignent 15 . Le rayon des courbes ne descend jamais en dessous de 580 m. Toutefois, la vitesse des trains est limitée à 100 km/h avec ralentissement à 30 km/h à Boussay - La Bruffière et à 90 km/h à Saint-Christophe-du-Bois.

L'espacement des trains est réalisée au moyen du cantonnement téléphonique[6]. Elle dispose en outre de communications radio de type GSM-GFU[7].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Le , le service omnibus sur la ligne est reporté sur la route. La seule circulation d'un train de voyageurs porte ensuite sur l'autorail express Nantes - Poitiers - Limoges, assuré par un X 2400. Son niveau de confort est peu compatible avec une liaison aussi longue. En dépit des bonnes correspondances assurées, l'autorail n'est occupé que par trente-huit voyageurs en moyenne, dont quinze seulement font le trajet de bout en bout. Le trafic marchandises étant devenu négligeable, cet unique aller-retour voyageurs supporte la quasi-totalité des frais d'infrastructure selon la comptabilité SNCF de l'époque, et génère un déficit annuel de 5 100 000 francs. La SNCF souhaite supprimer ce service, mais préfère se concerter avec la Chambre de commerce et la municipalité de Cholet. Au bout de longues et difficiles négociations, ces instances obtiennent de la SNCF deux aller-retours et demi supplémentaires sur la ligne voisine d'Angers à Cholet, ainsi que deux aller-retours directs de Nantes à Cholet en plus de la desserte routière Clisson - Cholet. En échange, l'autorail express Nantes - Limoges est reporté sur la route entre Nantes et Poitiers, avec un allongement du temps de parcours d'une demi-heure. L'horaire est fait pour effectuer l'aller-retour Poitiers - Nantes dans la journée, alors qu'auparavant, le départ de Nantes se faisait le matin et le retour avait lieu le soir. Ces modifications prennent effet le (sauf la fermeture Parthenay - Neuville-de-Poitou, différée par la région Poitou-Charentes jusqu'au ).

La SNCF ne demande pas de financement pour le renforcement de la desserte Angers - Cholet. Par contre, pour la desserte Nantes - Cholet, elle obtient des subventions à concurrence de 50 % des déficits encourus, de la part de la DATAR (pour une période d'essai à titre d'expérimentation) et du Conseil régional des Pays de la Loire qui verse 400 000 francs pour la première année. Bien que ces subventions soient motivées par un encouragement des transports en commun, leur justification interne est le retard dans la construction d'une voie rapide entre les deux villes concernées, et le train n'est vu que comme solution provisoire. Au bout de deux ans, en 1978, la Région décide quand même de doubler la desserte par train Nantes - Cholet, qui passe ainsi à quatre aller-retours, et de supprimer la desserte parallèle par autocars SNCF. Cette desserte de quatre aller-retours n'a pas évolué depuis, mais elle est complétée à présent par une ligne d'autocars TER / Conseil régional, avec cinq aller-retours directs par jour sans passage par Clisson. Est en outre assuré un aller-retour omnibus par autocar Cholet - Clisson et retour, dans la mi-journée[8]. La voie a été rénovée du 21 octobre au 3 décembre 2010 sur 11 km en raison de son mauvais état, permettant le rétablissement de la vitesse limite de 100 km/h[9].

En 2013, ces trains et autocars ont été fréquentés par 280 000 voyageurs[5] contre 230 000 en 2012[10].

Projets[modifier | modifier le code]

Une étude financée par la région Pays de la loire pour définir le coût d'une rénovation plus complète que celle de fin 2010 est en cours[11]. Cette étude va durer jusqu'en 2015 et les travaux débuteraient en 2016[12]. En 2014, la date des travaux évoquée est déjà repoussée à 2018[5]. Lors du comité de ligne du 22 septembre 2016 à Cholet, la région annonce que les travaux de rénovation de la ligne commenceront fin 2018, dureront deux ans et coûteront 50 millions d'euros[13]. Une fois les travaux terminés, l'offre devrait passer de 4 à 10 allers-retours par jour[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011 (ISBN 978-2-918758-34-1), volume 1, page 183.
  2. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1875, page 626.
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1879, page 331.
  4. Rapports et délibérations - Maine-et-Loire, Conseil général, année 1882, page 233.
  5. a, b et c « Train vers Nantes : petit mieux, pas de révolution », article de Ouest-France du 25 octobre 2014 (consulté le 17 novembre 2014)
  6. Annexe 6.6 au document de référence du réseau ferré national, horaire de service 2013.
  7. Annexe 6.8 au document de référence du réseau ferré national, horaire de service 2013.
  8. Pierre-Henri Émangard, Bernard Collardey et Pierre Zembri, Des omnibus aux TER (1949-2002), Paris, La Vie du Rail, , 466 p. (ISBN 2-902 808-83-6) ; p. 168-169 et 180 ; [PDF] « Horaire Nantes - Cholet », sur TER Pays de la Loire, .
  9. Article sur www.cholet.maville.com du 21 octobre 2010
  10. [PDF] Session du Conseil régional du vendredi 18 octobre 2012, page 5.
  11. « La Région s'intéresse à la ligne Cholet-Clisson », article du Courrier de l'Ouest du 23 février 2012.
  12. [1]
  13. a et b « Vers plus de TER entre Cholet et Nantes en 2021 », article d'Ouest-France du 22 septembre 2016 (consulté le 23 septembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]