Jard-sur-Mer

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Jard-sur-Mer
Jard-sur-Mer
Le moulin à vent.
Blason de Jard-sur-Mer
Blason
Jard-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Talmont-Saint-Hilaire
Intercommunalité Vendée-Grand-Littoral
Maire
Mandat
Mireille Gréau
2014-2020
Code postal 85520
Code commune 85114
Démographie
Population
municipale
2 647 hab. (2016 en augmentation de 2,24 % par rapport à 2011)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 02″ nord, 1° 34′ 32″ ouest
Altitude m
Min. 1 m
Max. 24 m
Superficie 16,82 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Jard-sur-Mer est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

La côte de Jard.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Jard-sur-Mer s’étend sur 1 682 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 9 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 1 et 24 mètres[1],[2].

La commune est située sur la Côte de Lumière, bordée au sud par l'océan Atlantique (golfe de Gascogne). Au nord et à l'ouest, elle est limitée par le havre du Payré et ses marais qu'elle partage avec la commune de Talmont-Saint-Hilaire. Les terrains sont calcaires. La côte est formée de falaises basses avec des plages étroites et est bordée sur toute sa longueur par une forêt maritime. Cette dernière est notamment plantée de chênes verts aux formes tourmentées.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Jard, porte le nom de Jard-la-Montagne[3].

En 1938, la terminaison -sur-Mer est ajoutée au nom de Jard[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le Paléolithique, plus précisément au Moustérien, les hommes occupent le littoral vendéen. Des objets du Mésolithique ont été découverts par R. Joussaume à la Pointe du Payré. Au même endroit on trouve aussi une occupation néolithique.

Mais c'est à l'époque gallo-romaine que la cité se développe, avec de vastes entrepôts, les basiliques, des espaces de rupture de charge entre les déchargements de bateaux et le transport routier. Il existait une cité commerçante avec ses habitations en relation avec un port côtier dont on ignore précisément l'emplacement.

Jard-sur-Mer se trouve à l’extrémité d’une voie qui dessert le rivage nord du golfe des Pictons (Marais poitevin). Cette voie de Jard-sur-Mer à Rom dans les Deux-Sèvres passe par Le Langon, autre commune vendéenne connue pour ses importants vestiges gallo-romains. À Rom (Deux-Sèvres) le réseau routier débouche sur la grande voie de Saintes à Poitiers. Une partie des marchandises arrivait dans les cales des bateaux. Les amphores (récipients de l'époque) constituent des indices sur ces marchandises provenant d’Italie ou d’Espagne (Andalousie)…

Au Moyen Âge, la ville gallo-romaine disparaît, la ville construit une église dédiée à sainte Radégondepeut-être à l’emplacement d’un temple antique.[réf. nécessaire]

Au XVIIe siècle, à la plage de la Mine, une exploitation de galène argentifère a lieu. Une carte postale d’avant 1914 montre des mineurs devant un baraquement en bois. Les entrées ont été détruites au milieu de la seconde moitié du XXe siècle.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'écusson de gueules à l'abbaye de Lieu Dieu d'argent, maçonnée de sable, au comble d'azur chargé d'un soleil non figuré d'or, à la champagne de sinople.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Jard-sur-Mer : En tous temps je brille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1824 1848 Pierre Morisset    
1850 1900 Jacques Morisset    
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1959 ? Raymond Mattheu    
? mai 1974 Marcel Laury    
mai 1974[4] juillet 1974 Délégation spéciale    
juillet 1974[5] juin 1995 Serge Caillaud[Note 1],[6]   Artisan électricien
juin 1995 mars 2001 Pierre Gilbert   Retraité du commerce
mars 2001 en cours Mireille Gréau[Note 2],[7] DVD 11e vice-présidente de Vendée-Grand-Littoral (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 2 647 habitants[Note 3], en augmentation de 2,24 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7568308381 0151 0171 0071 0391 1051 074
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1341 1001 1441 0881 1271 1991 1951 2041 242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2821 3151 2671 1451 0629969671 0271 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1681 2421 4131 6121 8172 2352 4492 4802 635
2016 - - - - - - - -
2 647--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (54,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,5 %, 15 à 29 ans = 6,8 %, 30 à 44 ans = 12,8 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 52,8 %) ;
  • 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 7,7 %, 15 à 29 ans = 6,5 %, 30 à 44 ans = 11,2 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 56,3 %).
Pyramide des âges à Jard-sur-Mer en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ans ou +
2,9 
17,0 
75 à 89 ans
21,9 
34,7 
60 à 74 ans
31,5 
17,1 
45 à 59 ans
18,5 
12,8 
30 à 44 ans
11,2 
6,8 
15 à 29 ans
6,5 
10,5 
0 à 14 ans
7,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fondée en 1198 par Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine et comte d'Anjou, l'abbaye royale de Lieu-Dieu se trouve à deux kilomètres du centre bourg sur la route de la plage de la Mine. Elle comporte trois niveaux et, à son origine, était richement dotée. Elle abritait les moines Prémontrés venus d'une ancienne abbaye que Richard Cœur de Lion avait précédemment fondée à la Genétouze quand il n’était que duc d'Aquitaine. Ces moines surent mettre en valeur les marais et les terres et l'abbaye fut très prospère malgré les nombreuses agressions suscitées par la convoitise. Pillée en 1316 puis en 1371, elle fut définitivement ruinée par les protestants en 1568. Elle fut abandonnée en 1720 par les derniers moines. Le dortoir des moines servit pendant la Première Guerre mondiale d'infirmerie pour les blessés. Elle vient d'être achetée par un particulier qui a ouvert, en juillet 2013, une partie de l'abbaye (scriptorium, chauffoir, ancien cloître, chapelle avec four à osties) aux visites guidées gratuites sur rendez-vous (pourboire au guide).

  • L'église Sainte-Radégonde (XIIe siècle)

C’est à Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, que l'on doit cette imposante église romane achevée en 1198. Elle rappelle l'exode vers Jard-sur-Mer des bénédictins de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, fuyant l'avancée des Sarrasins en emportant les reliques de sainte Radegonde, reine des Francs à qui elle est dédiée. L’édifice fut fortifié au XVe siècle et était autrefois entouré de douves. Il a été partiellement détruit par les protestants lorsqu'ils attaquèrent la cité en 1568. Rebâtie puis modifiée, la chapelle de la Vierge est de style gothique et forme un bel ensemble avec la charpente et le pilier central au chapiteau en feuilles de palmier. L'église possède également un retable et un tableau du Rosaire de Peinus, représentant Richelieu, Louis XIII, la reine Anne d’Autriche, Mazarin et le pape assistant à l’incendie de La Rochelle en 1628. Ces deux œuvres viennent d’être entièrement restaurées.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1977, 1983 et 1989.
  2. Réélue en 2008 et 2014.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 6095 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Jard-sur-Mer », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Jard-sur-Mer : Les membres de la commission spéciale sont désignés », Ouest-France,‎
    « À la suite de la dissolution du conseil municipal de Jard-sur-Mer, les membres de la commission spéciale chargée d'expédier les affaires courantes, viennent d'être désignés par le préfet de la Vendée. Il s'agit de MM. Émile Decoux, Yves Bureau et Jean Guérin. »
  5. « Jard-sur-Mer : M. Serge Caillaud est élu maire », Ouest-France,‎
  6. « Serge Caillaud a donné son nom à l'esplanade du port », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  7. [PDF] Site officiel de la préfecture de la Vendée - Liste des maires
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 21 mai 2011)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]