Véronique Besse

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Véronique Besse
Véronique Besse au palais Bourbon, en 2011.
Véronique Besse au palais Bourbon, en 2011.
Fonctions
Députée de la 4ecirconscription de la Vendée
En fonction depuis le
Élection
Réélection 10 juin 2007
10 juin 2012
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Philippe de Villiers
Conseillère générale du canton des Herbiers
Réélection 15 mars 1998 • 21 mars 2004 • 9 mars 2008 • 20 mars 2011
Prédécesseur Marcel Albert
Maire de Mouchamps
Successeur Hervé Robineau
Maire de Les Herbiers
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance La Roche-sur-Yon (Vendée)
Nationalité Française
Parti politique MPF
Profession Journaliste

Véronique Besse, née le à La Roche-sur-Yon (Vendée), est une femme politique française.

Membre du MPF, elle est députée de la 4e circonscription de la Vendée depuis 2005 et maire des Herbiers depuis 2014.

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Véronique Besse est titulaire d'un DEUG de droit et diplômée de l'école de communication Sciences Com' où elle apprend le journalisme[1].

Elle est successivement journaliste pour la radio Alouette FM (1986-1990), chargée de mission au cabinet de Philippe de Villiers à la présidence du Conseil général de la Vendée (1991-1994), assistante parlementaire de Bruno Retailleau (1994-1997) puis de Philippe de Villiers (1997-2004)[1].

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Membre du Puy du Fou depuis sa création en 1977.

Impliquée dans les domaines du tourisme et de la santé, elle préside l'Office de tourisme du Pays des Herbiers de 1989 à 2014, le Centre Hospitalier Georges Mazurelle jusqu'en 2014 et l'association départementale Audace (dépistage des cancers).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Maire de la commune de Mouchamps de 1995 à 2001, Véronique Besse est élue députée de la 4e circonscription de la Vendée le 23 janvier 2005, dans le cadre d'une élection partielle causée par le choix de Philippe de Villiers de quitter l'Assemblée nationale pour siéger au Parlement européen[2]. À cette occasion, l'UMP lui a apporté son soutien. En obtenant 70,8 % des suffrages, Véronique Besse est alors qualifiée de « députée la mieux élue de France »[réf. nécessaire].

Députée sortante, elle se représente comme candidate unique de la « majorité présidentielle » (UMP, NC, MPF) dans la 4e circonscription de Vendée aux élections législatives de . Elle est élue dès le premier tour avec 60,9 % des voix. Son suppléant est alors Antoine Chéreau, maire (MPF) de Montaigu.

Conseillère générale de Vendée (canton des Herbiers) depuis 1998, elle est réélue en mars 2011 avec 59,90 % des voix dès le premier tour, largement devant le radical Marcel Albert.

En 2012, elle est réélue députée de la quatrième circonscription de la Vendée au premier tour avec 57,04 % des suffrages exprimés[3]. Elle est parmi les députés les mieux (ré)élus de France. Son suppléant est Jean-Pierre Lemaire, conseiller général (MPF) du canton de Pouzauges et ancien maire de La Meilleraie-Tillay.

Elle est la membre féminine de l'Assemblée nationale la mieux élue en 2007, elle conserve ce « titre » en 2012. Elle siège parmi les non inscrits.

Elle brigue le mandat de maire de la commune des Herbiers aux élections municipales de 2014[4]. Le 23 mars 2014, sa liste l'emporte à l'issue du premier tour, avec 57,76 % des voix[5].

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Lors de la XIIe législature, Véronique Besse est membre de la commission des affaires culturelles. Elle rejoint ensuite la commission des affaires sociales pour les XIIIe et XIVe législatures[6].

Véronique Besse est l'auteur de plusieurs propositions de loi et résolutions :

  • Sous la XIIe législature :
  1. une proposition de loi organique tendant à préciser les obligations d'impartialité des membres du Conseil constitutionnel[7] ;
  2. une proposition de loi tendant à instaurer un service minimum dans les transports publics en cas de grève[8] ;
  3. une proposition de loi visant à interdire l'organisation de « rave party » [9] ;
  • Sous la XIIIe législature :
  1. une proposition de loi tendant à encadrer la rémunération des cadres dirigeants des entreprises bénéficiant d'aides publiques dans le cadre d'un plan de soutien exceptionnel, afin d'empêcher l'attribution de parachutes dorés aux hauts dirigeants qui quittent en pleine crise leurs entreprises en difficulté[10] ;
  2. une proposition de loi visant à supprimer la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité[11] ;
  3. une proposition de loi visant à renforcer la formation aux premiers secours dans les collèges[12] ;
  4. une proposition de résolution visant à permettre l'accès de tous à des soins de proximité et à lutter contre la désertification médicale[13].
  • Sous la XIVe législature :
  1. une proposition de loi visant à renforcer la sécurité des utilisateurs de scooters la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante ;
  2. une proposition de loi visant à réduire le taux de taxe sur la valeur ajoutée à 5% pour la construction et la rénovation de logements ;
  3. une proposition de loi visant à instaurer un délit de parjure devant la représentation nationale ;
  4. une proposition de loi visant à faire de la lutte contre le surendettement la grande cause nationale de l'année 2014 ;
  5. une proposition de loi visant à permettre l'accès à la formation par apprentissage aux jeunes atteignant quinze ans dans l'année civile et ayant rempli les conditions du socle commun ;
  6. une proposition de loi visant à limiter les investissements des communes et des établissements publics de coopération intercommunale dans les six mois précédant une élection municipale ou communautaire.

À l’Assemblée nationale, elle intervient particulièrement sur les enjeux sociaux (retraites, bénévolat, adoption, repos dominical, fraude aux allocations sociales, accès à la propriété, surendettement, mutuelles), sur la santé et l’éthique (dépendance, démographie médicale, bisphénol A, drogues, euthanasie, soins palliatifs), l’enseignement (absentéisme, manuels scolaires, formation aux premiers secours), le budget (équilibre des finances publiques, TVA sur les parcs à thème) et les sujets de société (récidive criminelle, défenseur des droits, burqa, droits des consommateurs)[14]. Elle défend également des positions souverainistes : elle s'oppose en 2008 à la révision constitutionnelle permettant la ratification par la France du traité de Lisbonne[15], puis au projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité[16] et au projet de loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro[17].

Le 3 juillet 2007, elle approuve, avec les députés de l'UMP et du Nouveau Centre, la déclaration de politique générale du gouvernement de François Fillon[18]. Elle vote ensuite avec la majorité les lois de finances de 2008 à 2012[19],[19],[20],[21],[22],[23].

En 2010, elle fait partie de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la tempête Xynthia[24]. Le 11 mai 2010, elle vote le projet de loi Grenelle II portant engagement national pour l’environnement[25]. Le 6 juillet 2010, elle approuve le projet de Loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche (LMA)[26]. Le 28 septembre 2010, elle vote contre le projet de loi de réforme des collectivités territoriales[27]. Concernant la réforme des retraites, elle s’abstient en première lecture et défend le droit à la majoration de retraite pour les mères de famille[28]. Cette disposition étant finalement maintenue, elle vote pour la version finale du projet de loi[29].

De à , elle participe aux travaux de la commission spéciale de bioéthique[30]. Le 30 août 2011, elle fait partie des quatre-vingt députés qui demandent au ministre de l’Éducation nationale de retirer des manuels scolaires de biologie des éléments évoquant le genre, au motif que « les personnes ne [seraient] plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels »[31]. En , elle s’oppose à la hausse de TVA sur les entrées des parcs à thème. Elle lance un collectif parlementaire qui réunit une cinquantaine de députés[32]. Le 16 novembre 2011, elle est nommée membre de la commission spéciale sur l'enfance délaissée et l'adoption[33].

Le 3 juillet 2012, elle prend part, au titre des non-inscrits, au débat suivant la déclaration de politique générale du gouvernement de Jean-Marc Ayrault[34], auquel elle refuse la confiance[35].

Le 30 janvier 2013, elle s'oppose à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de personnes de même sexe[36]. En juin 2013, elle intervient au cours du débat sur la loi de refondation de l’école de la République pour demander que l'on permette aux jeunes qui sortent de 3e de pouvoir choisir la voie de l’apprentissage avant d'avoir quinze ans.

En février 2014, elle créée le collectif parlementaire « SOS bénévolat » pour la défense du bénévolat dans les spectacles vivants, qui serait menacé par un projet de loi d’orientation relatif à la création artistique. En juin 2014, elle obtient la création d’un groupe d’études sur les chrétiens d’Orient dont elle devient co-présidente aux côtés de Valérie Pécresse. Le 16 septembre 2014, Véronique Besse intervient à l’occasion de la déclaration de politique générale du Premier ministre Manuel Valls. Dans son allocution, elle dénonce le triple échec économique, social et moral du gouvernement et demande la dissolution de l’Assemblée nationale

Elle soutient le régime syrien pendant la guerre civile syrienne, regrettant que la France n'ait plus de représentation diplomatique en Syrie, elle se rend à Damas en octobre 2015, aux côtés de Jean-Frédéric Poisson et Xavier Breton, pour rencontrer Bachar el-Assad. Elle déclare que « la France aide l’Etat islamique en fournissant des armes à des groupes soi-disant modérés proches d’al-Qaïda, et donc proche de l’Etat islamique, comme al-Nosra ». Jugeant que « le choix est simple : c’est Bachar ou Daesh, et mon choix est fait », elle affirme que « la France devrait être aux côtés de l’armée syrienne », que la Syrie est une « démocratie » et que « le peuple syrien estime Assad »[37].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « CV de Véronique Besse »
  2. Ministère de l'Intérieur, résultat de l'élection législative du 23 janvier 2005, 4e circonscription de la Vendée.
  3. elections-legislatives.fr Résultats des élections législatives de 2012
  4. http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-Les-Herbiers.-Veronique-Besse-Je-suis-candidate-aux-elections-municipales-_40808-2230863_actu.Htm
  5. http://www.lesherbiers.fr/actualites/diaporama-accueil/11983-municipales-veronique-besse-elue.html
  6. http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/309643.asp Fiche de Véronique Besse sur le site de l'Assemblée nationale.
  7. Site de l'Assemblée nationale.
  8. Site de l'Assemblée nationale
  9. Site de l'Assemblée nationale.
  10. Site de l'Assemblée nationale.
  11. Site de l'Assemblée nationale.
  12. Site de l'Assemblée nationale.
  13. Site de l'Assemblée nationale.
  14. Site de l'Assemblée nationale.
  15. Site de l'Assemblée nationale.
  16. Site de l'Assemblée nationale.
  17. Site de l'Assemblée nationale.
  18. Site de l'Assemblée nationale.
  19. a et b Site de l'Assemblée nationale.
  20. Site de l'Assemblée nationale.
  21. Site de l'Assemblée nationale.
  22. Site de l'Assemblée nationale.
  23. Site de l'Assemblée nationale.
  24. Site de l'Assemblée nationale.
  25. Site de l'Assemblée nationale.
  26. Site de l'Assemblée nationale.
  27. Site de l'Assemblée nationale.
  28. Site de l'Assemblée nationale.
  29. Site de l'Assemblée nationale.
  30. Site de l'Assemblée nationale.
  31. L'Express.
  32. Vendée info.
  33. Site de l'Assemblée nationale.
  34. Site de l'Assemblée nationale.
  35. Site de l'Assemblée nationale.
  36. YouTube.
  37. Pour la députée Véronique Besse, "la France aide l’Etat islamique", BFMTV, 29 octobre 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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