Sainte-Colombe (Rhône)

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Sainte-Colombe
Sainte-Colombe (Rhône)
Blason de Sainte-Colombe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Mornant
Intercommunalité Vienne Condrieu Agglomération
Maire
Mandat
André Massé
2014-2020
Code postal 69560
Code commune 69189
Démographie
Gentilé Colombins, colombines
Population
municipale
1 962 hab. (2015 en augmentation de 3,43 % par rapport à 2010)
Densité 1 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 34″ nord, 4° 52′ 03″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 308 m
Superficie 1,6 km2
Localisation

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Liens
Site web ste-colombe.fr

Sainte-Colombe[1] est une commune française située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine, à 30 km au sud de Lyon, sur la rive droite du Rhône en face de la ville de Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-en-Gal Rose des vents
N Vienne(Isère)
O    Sainte-Colombe    E
S
Saint-Cyr-sur-le-Rhône

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, la ville de Isère s'étend de part et d'autre du Rhône. La commune de Sainte-Colombe abrite un riche patrimoine gallo-romain.

Lors de travaux menés d'avril 2017 à janvier 2018 est mise à jour un site de 7 000 m2 réparti entre Vienne, Saint-Romain-en-Gal et Sainte-Colombe, comprenant des espaces publics, des maisons luxueuses, des boutiques d'artisans et des entrepôts de marchandises, correspondant à une ancienne place de marché de 4 500 m2 avec une fontaine monumentale en son centre. Un premier incendie aurait contraint les habitants à quitter les lieux en l'an 69. Abandonné au IIIe siècle, le site est victime d'un second incendie et transformé en un grenier à grains surélevé, devenant par la suite une nécropole au Haut Moyen Âge avec une soixantaine de sépultures[2].

Ce site, bordé par la voie de la Narbonnaise (édifiée par Agrippa vers 10 avant J-C) et le Rhône, est dans le prolongement du pont sud édifié à la période flavienne, et se trouve sur la rive droite du fleuve, alors que la colonie fondée par les romains est située sur l'autre rive. Ce site est à une trentaine de kilomètres de Lyon.

Le premier îlot est réservé aux espaces publics et commerciaux allant de la période d'Auguste (10-15 après J-C) au début du Moyen Âge et comportant un vaste horreum donnant sur les quais du Rhône. Puis au Ier siècle cet espace est considérablement agrandi par des boutiques de denrées alimentaires et ateliers du travail du métal ce lieu de 2 500 m2 est doté d'un bassin d'agrément avec une fontaine monumentale et des groupes de statues, bordée de basiliques revêtus de marbre, à deux nefs soutenues par de forts piliers.

De Claude à Néron est construite la place du marché et la maison des Bacchantes. Au IIe siècle, la maison de Thalie et le grand édifice public sont édifiés. L'ensemble est complété par un réseau hydraulique complexe. Les appartements au-dessus des boutiques étaient pourvus d'eau courante.

Le site est déserté des la première moitié du IIIe siècle. De cette époque reste du mobilier, les vestiges de l'atelier d'un faux-monnayeur établi dans les ruines de la Maison des Bacchantes. Le complexe monumental est également abandonné au IVe siècle. La dernière trace d'occupation des lieux reste une nécropole tardive avec une quarantaine de sépultures.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Colombe-lès-Vienne[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Sainte-Colombe se blasonnent ainsi :

« Écartelé d'argent et d'azur ; sur le tout de sinople à la colombe d'argent volant vers senestre tenant dans son bec un rameau d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1888 E.-J. Savigné    
1906 1908 Henri Galland    
1908 1919 Louis Constantin    
1919 1943 Edmond Coste    
1943 1945 Louis Chaumartin    
1945 1959 Victor Vallon    
1959 1967 Aimé Ruf    
1967 1971 Pierre Pinet    
1971 1977 Jules Roux    
1977   Pierre Pinet    
2001 en cours André Masse SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 1 962 habitants[Note 1], en augmentation de 3,43 % par rapport à 2010 (Rhône : -73,84 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 641 685 731 720 727 654 657 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
622 692 736 749 866 873 1 011 1 163 1 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 217 1 370 1 453 1 570 1 645 1 716 1 689 1 539 1 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 881 1 862 1 722 1 580 1 560 1 808 1 911 1 923 1 935
2013 2015 - - - - - - -
1 868 1 962 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La tour des Valois, bâtie en 1343, est inscrite aux monuments historiques depuis 1919[7].
  • L'ancien couvent des franciscains, également nommés cordeliers, est rénové entre 1663 et 1681. Il reste aujourd’hui l’église et le cloître.
  • La passerelle : ce pont sur le Rhône, construit par les frères Seguin et ouvert à la circulation le , relie Sainte-Colombe à Vienne.
  • La Maison de Thalie, domus édifiée au cours du IIe siècle de notre ère, elle se développe sur 1 200 m2 avec trois jardins comportant bassins et fontaines en marbre. De nombreuses mosaïques recouvrent les sols des différentes pièces, ainsi qu'un pavage de marqueterie de marbres de différentes couleurs provenant du monde méditerranéen.
  • La Maison des Bacchantes, villa du Ier siècle, détruite par un incendie au début du IIIe siècle, elle est composée d'une trentaine de pièces toutes richement décorées couvrant une superficie de 900 m2. L'ensemble de mosaïque date de la période flavienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dite aussi non officiellement « Sainte-Colombe-lès-Vienne ».
  2. Marie-Sarah Bouleau, « Les trésors enfouis de la "petite Pompéi" du Rhône », Le Figaro, 5 et 6 août 2017, p. 12.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 715.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources Bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • E. F, « Sainte-Colombe, la petite Pompéi du Rhône », Archéologia, n°558, octobre 2017, p. 14-15.
  • Benjamin Clément, responsable d'opérations à Archeodunum, et David Baldassari, Archeodunum, Sainte-Colombe, une mini-Popéi des bords du Rhône, dans Archéologia, n°564 , avril 2018, p.34-43.
  • B. Helly, Vienne antique (Sainte-Colombe- Saint-Romain-en-Gal - Vienne), Guides archéologique de la France, 2017
  • J. P. Jospin (dir), Les Allobroges. Gaulois et Romains du Rhône aux Alpes, de l'indépendance à la période romaine (IVe siècle avant J-C - IIe siècle après J-C), musée Dauphinois/Gollion éditions, 2002.

Adjadj. F., R. Lauxerois, Carte archéologique de la Gaule, Vienne 38/3, 2013, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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