Ampuis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ampuis
Ampuis
Le village d'Ampuis vu de la Côte-Rôtie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité Vienne Condrieu Agglomération
Maire
Mandat
Richard Bonnefoux
2020-2026
Code postal 69420
Code commune 69007
Démographie
Gentilé Ampuisais, Ampuisaise
Population
municipale
2 715 hab. (2018 en augmentation de 0,7 % par rapport à 2013)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 24″ nord, 4° 48′ 37″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 536 m
Superficie 15,57 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Vienne
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Mornant
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Rhône
Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 14.svg
Ampuis
Géolocalisation sur la carte : Rhône
Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 14.svg
Ampuis
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ampuis
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ampuis
Liens
Site web ampuis.fr

Ampuis est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite du Rhône, entre colline et fleuve, Ampuis est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine. Elle est la capitale du vignoble de côte rôtie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ampuis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vienne, une agglomération inter-départementale regroupant 25 communes[4] et 95 276 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,4 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), cultures permanentes (19,8 %), zones urbanisées (7,3 %), prairies (6,1 %), eaux continentales[Note 3] (3,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village semble devoir son nom au latin « emporium », emprunté au grec et désignant un marché ou une place de commerce.

En effet, un comptoir commercial aurait été installé à cet endroit, bien avant l'arrivée des Romains. Depuis l'époque romaine, on cultive la vigne qui monte à l'assaut des coteaux escarpés. Il est possible également que le mot vigne, du grec « ampelos » soit aussi à l'origine du nom de la commune.

Il y a deux mille ans déjà, des auteurs latins tels que Pline célébraient ce vin connu sous le nom de « vin viennois ».

Aujourd'hui, près de 200 hectares de vigne s'enracinent sur des terrasses « chayets » soutenues par des « cheys ».

Par-ci par-là, de grands murs de soutènement signalent les noms en lettres géantes de négociants-éleveurs du vignoble.

Parcelles d'un viticulteur de l'AOC.

L'appellation côte-rôtie se regroupe sur deux terres séparées par un ruisseau et dénommées la « Côte Blonde » et la « Côte Brune ».

Il y résonne la légende du seigneur de Maugiron, seigneur d'Ampuis, qui aurait partagé le domaine entre ses deux filles, l'une blonde et l'autre brune, baptisant ainsi ces deux célèbres appellations.

C'est à l'époque du seigneur de Maugiron que le château d'Ampuis a été le lieu d'une « première gastronomique ».

En effet, c'est un beau jour de 1553 que furent servis à des convives de marque, de curieux et énormes volatiles : les premiers dindons jamais servis en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Ampuis, à l'identique d'Ampus, la forme la plus ancienne est Impuris, attestée en 990/997. Ce toponyme suggère le nom latin emporium, dérivé du grec emporion, qui nommait des comptoirs de négoce installés en terre ennemie[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1821 1846 Jean Paret    
1846 1848 Joseph Vidal    
1848 1865 Antoine Bouchu    
1865 1870 François Bouchu    
1870 1882 Claude Champinot    
1882 1888 Joseph Leymain    
1888 1890 Julien Gomot    
1890 1892 Jacques Benoit Guibert    
1892 1898 Joseph Leymain    
1898 1904 Guillaume Batia    
1904 1908 Louis Dalban    
1908 1918 Jean François Razuret    
Les données manquantes sont à compléter.
1964 Alfred Gérin UDF-CDS Agriculteur
Sénateur du Rhône (1977 → 1986)
Conseiller général du canton de Condrieu (1964 → 1988)
Jean Badel DVD  
mars 2001 mai 2020 Gérard Banchet DVD Retraité
Président de la CC de la Région de Condrieu (? → 2017)
Vice-président de Vienne Condrieu Agglomération (2017 → 2020)
mai 2020 En cours Richard Bonnefoux   Vice-président de Vienne Condrieu Agglomération
(2020 → )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ampuis faisait partie de la communauté de communes de la Région de Condrieu. Depuis le , la commune fait partie d'une nouvelle structure : Vienne Condrieu Agglomération.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 2 715 habitants[Note 4], en augmentation de 0,7 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7251 4551 6311 6551 9241 9141 9321 9201 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8741 8581 8611 8111 8471 6241 8291 7481 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7221 7071 6751 5061 5131 5431 5171 4251 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5451 5211 7041 7772 0512 1782 4972 5412 680
2017 2018 - - - - - - -
2 7132 715-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ampuis comporte une école maternelle et une école élémentaire. La commune dépend du collège Le Bassenon à Condrieu.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année a lieu le marché au vin d'Ampuis, attirant de multiples touristes venus du monde entier.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport le plus apprécié à Ampuis est le rugby. L'équipe masculine était vice-championne de France 3e division fédérale en 2006. Elle est en 2009 en 2e division fédérale. L'équipe féminine a remporté le titre de Championne de France en 2009[réf. nécessaire].

Le deuxième sport emblématique est la joute lyonnaise, pour laquelle le club local totalise de nombreux titres de champions de France[réf. nécessaire].

Le deuxième sport le plus pratiqué à Ampuis est le basket-ball. L'équipe féminine a déjà atteint le niveau 3 en équipe nationale. Aujourd'hui, le club a fusionné avec le club de Vienne (ancien pensionnaire de Nationale 2 masculine) pour former l'AVSR, le plus grand club de basket du sud lyonnais[réf. nécessaire], avec plus de 350 licenciés.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Julien Chapelant, natif d'Ampuis, sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses du 98e RI, est connu pour être un fusillé pour l'exemple pendant la Première Guerre mondiale. Le , après sept jours et sept nuits de combats et de bombardements ininterrompus autour de Beuvraignes (Somme), il était capturé avec une poignée de survivants. Blessé à une jambe, il réussit cependant à s’échapper et à regagner les lignes françaises deux jours plus tard, dans un état d’épuisement facile à imaginer. Pourtant, son colonel le fit traduire devant un « conseil de guerre spécial » qui le condamna à mort pour « capitulation en rase campagne ». Le , Chapelant était fusillé dans la cour du château des Loges, attaché à son brancard dressé contre un pommier. Son nom figure sur le monument aux morts d'Ampuis. Et l'Union des mutilés et anciens combattants déposa une plaque sur sa tombe portant l'inscription suivante : « les anciens combattants à leur frère d'armes Jean Julien Chapelant, martyr des cours martiales ». Son histoire est évoquée dans le film de Stanley Kubrick Les Sentiers de la gloire. Jean-Julien Chapelant est déclaré « Mort pour la France » et réhabilité en 2012 à l’occasion des cérémonies du 11-Novembre[16].
  • Marcel Guigal, fondateur des Établissements Guigal, propriétaires des crus prestigieux La Turque, La Mouline et La Landonne, considérés comme faisant partie des plus grands vins du monde.
  • Gitta Mallasz (1907-1992), qui s'est fait connaître par la publication du livre Dialogues avec l'ange, a vécu ses dernières années au hameau de Tartaras.
  • Guy de Maugiron, seigneur d'Ampuis (1512), nommé chevalier après Marignan par François Ier.
  • Benoît Sâtre (1855-1885), né à Ampuis, missionnaire des Missions étrangères de Paris, assassiné au Laos.
  • Gabriel Marie Étienne Vanel, né le à Ampuis, évêque catholique français. Vicaire apostolique aux Armées françaises puis archevêque d'Auch. Retiré depuis 1996, Mgr Vanel est décédé le . Son corps repose en la cathédrale Sainte-Marie d'Auch (Gers).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Ampuis.
Le château d'Ampuis au début du XXe siècle.

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • L'association Les Généalogistes de la Vallée du Gier ou Geneagier a numérisé les registres et les publie (1609-1896) sur son site Internet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ampuis Blason
D'azur à trois croissants d'argent rangés et posés en bande[17].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Vienne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1679.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. AFP, « Un fusillé pour l'exemple de 1914 déclaré «mort pour la France» », sur liberation.fr, (consulté le ).
  17. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=587

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]