Henri Longchambon

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Henri Longchambon
Fonctions
Sénateur de la Cinquième République
Sénateur de la Communauté
Député européen
Sénateur de la Quatrième République (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Nom de naissance
Marie François Henri LongchambonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieux de travail
Activité
Autres informations
Membre de
Distinctions

Henri Longchambon, né le à Clermont-Ferrand, décédé au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) le , est un homme politique et scientifique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alors étudiant, Longchambon participe à la Première Guerre mondiale où sa conduite valeureuse lui vaut d'être décoré.

Maître de conférences à Montpellier, puis professeur de minéralogie à la faculté des sciences de Lyon, il est nommé directeur du Centre national de la recherche scientifique appliquée (ancêtre du CNRS), en 1938[1]. À ce titre, il est informé de toutes les découvertes intéressant la défense nationale.

En juin 1940, après avoir détruit dans ses laboratoires le matériel scientifique qui aurait pu tomber aux mains des Allemands, il quitte la France pour l'Angleterre en emportant avec lui toute la documentation technique sur l'eau lourde. Il revient en France fin juillet 1940 avec toute son équipe sur le bateau qui rapatrie l'ambassade. Il réintègre la faculté des sciences de Lyon en décembre 1940. Puis, il installe une fabrique de charbon de bois dans les forêts d'Auvergne, qui accueille de nombreux réfractaires au STO. Il participe à la Résistance et à l'organisation du maquis.

Nommé préfet du Rhône puis commissaire de la République pour la région Rhône-Alpes, il devient ministre du Ravitaillement du gouvernement Félix Gouin (du 26 janvier au 24 juin 1946). Le 6 février 1947, il est élu au Conseil de la République pour représenter les Français de l'étranger et siège dans les rangs de la Gauche démocratique après avoir été réélu en 1948 et 1955 et au Sénat en 1959 et 1962. Il est secrétaire d'État à la recherche scientifique et au progrès technique du gouvernement Pierre Mendès France (du 19 juin 1954 au 23 février 1955) et présidera le Conseil supérieur de la recherche scientifique jusqu'en 1958.

Cependant, au début des années 1950, H. Longchambon prend l’initiative d'un grand institut national consacré à la formation des ingénieurs et au développement de la recherche scientifique appliquée. Ce projet reçoit l’appui des responsables de la région lyonnaise, du gouvernement puis du Parlement (loi de création, printemps 1957). Fin 1956, sur proposition de Gaston Berger, directeur général de l’enseignement supérieur, le ministre de l’Éducation nationale René Billères décide la mise en place du nouvel établissement d’enseignement supérieur, dénommé Institut national des sciences appliquées (INSA) dans le domaine de La Doua à Villeurbanne (Rhône), avec toute liberté de définir son organisation pédagogique et ses programmes ; il désigne le recteur Jean Capelle pour piloter cette réalisation, qui reçoit une première promotion d’élèves-ingénieurs à l'automne 1957.

Par la suite, H. Longchambon est membre du Sénat de la Communauté et préside l’Union des Français de l'étranger de 1967 à 1969.

Dans le milieu des passionnés d'automobile Citroën, Henri Longchambon est connu pour avoir possédé la fameuse Citroën 22, une "traction" à moteur V8 dont aucun exemplaire n'était censé avoir survécu à l'ordre de destruction des prototypes construits. Son exemplaire de la 22, probablement unique, sera vendu par sa veuve dans les années 1980.

Décorations[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dossier de carrière conservé aux Archives nationales à Fontainebleau sous la cote 20070296/354.