Léopold Ier (roi des Belges)

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Léopold Ier
Léopold Ier par Winterhalter
Léopold Ier par Winterhalter
Titre
1er roi des Belges

34 ans 6 mois et 6 jours
Premier ministre Joseph Lebeau
Comte de Muelnaere
Comte d’Alviella
Chevalier de Theux de Meylandt
Jean-Baptiste Nothomb
Sylvain Van de Weyer
Charles Rogier
Henri de Brouckère
Pierre De Decker
Prédécesseur Création du titre
Érasme-Louis Surlet de Chokier (régent)
Successeur Léopold II
Biographie
Dynastie Maison de Saxe-Cobourg
Nom de naissance Leopold Georg Christian Friedrich von Sachsen-Coburg-Saalfeld
Date de naissance
Lieu de naissance Cobourg (Bavière)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Laeken (Belgique)
Sépulture crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken (Bruxelles)
Père François de Saxe-Cobourg-Saalfeld, duc de Saxe-Cobourg
Mère Augusta Reuss d'Ebersdorf
Conjoint Charlotte de Galles(1816-1817)
Deuxième conjoint Louise d'Orléans(1832-1850)
Enfant(s) avec le 2e conjoint Louis-Philippe
Léopold Roi des Belges
Philippe, comte de Flandre
Charlotte
Entourage Georges-Frédéric avec Arcadie Claret
Arthur avec Arcadie Claret
Religion Protestantisme
Résidence Palais royal de Bruxelles

Signature

Léopold Ier (roi des Belges)
Rois des Belges

Léopold Ier de Belgique (en néerlandais, Leopold I van België), prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc en Saxe, né prince Léopold Georges Christian Frédéric de Saxe-Cobourg-Saalfeld à Cobourg (en Saxe-Cobourg-Saalfeld) le et mort le au palais de Laeken (en Belgique), est un prince allemand de la maison de Saxe-Cobourg et Gotha devenu le premier roi des Belges.

Né dans la famille dirigeant le petit duché allemand de Saxe-Cobourg-Saalfeld et de sa seconde épouse la princesse Augusta Reuss d’Ebersdorf, Léopold fit partie de l'armée impériale russe et combattit Napoléon Ier après que les troupes françaises eurent envahies Saxe-Cobourg au cours des guerres napoléoniennes. Après la défaite de Napoléon, il s'installe au Royaume-Uni où il épouse la princesse Charlotte de Galles, l'enfant unique du Prince régent, devenant ainsi le possible futur prince consort de Grande-Bretagne. Charlotte mourut en 1817 mais Léopold continua à bénéficier d'un important statut en Angleterre.

Après la guerre d'indépendance grecque (1821-1832), Léopold se voit offrir le trône de Grèce qu'il refuse, craignant que la situation ne soit trop instable. En revanche, le Congrès du nouveau Royaume de Belgique le choisit en raison de ses relations diplomatiques avec les maisons royales d'Europe, il est élu premier souverain belge le et accepte. Il prête le serment constitutionnel le date devenant celle de la fête nationale belge[N 1].

Son règne fut marqué par les tentatives néerlandaises de récupérer la Belgique puis par les tensions politiques internes entre libéraux et catholiques. Léopold fut considéré comme libéral et encouragea la modernisation de l'économie, en jouant un important rôle d'encouragement à la création de la première ligne de chemin de fer belge et à l'industrialisation qui en suivit. Il parvint à étendre les pouvoirs de la monarchie à leur maximum. Il mourut en 1865 et fut succédé par son fils, Léopold II.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Huitième enfant du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld et de sa seconde épouse la princesse Augusta Reuss d'Ebersdorf, le futur roi voit le jour à Cobourg, dans le duché de Saxe-Cobourg-Saalfeld, le . Il est baptisé en l'honneur du nouvel empereur Léopold II[1]. En 1826, Saxe-Cobourg a acquis la ville de Gotha du duché voisin Saxe-Gotha-Altenbourg en échange de Saalfeld, devenant ainsi Saxe-Cobourg et Gotha.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Portrait équestre de Léopold Ier

La tsarine Catherine II de Russie, cherchant à accroître l'influence de son empire en Europe, marie ses descendants à des princesses issues de dynasties régnant dans le centre (voire le sud) du Saint-Empire. Son fils unique a convolé en premières noces avec une princesse de Hesse puis avec une princesse de Wurtemberg. De même, elle marie, dès 1793, Alexandre, l'aîné de ses petit-fils, qu'elle souhaite voir lui succéder, à une princesse de Bade. Le second, Constantin de Russie, successeur potentiel de son frère qui n'a pas d'enfant, épouse, en 1796, Julienne de Saxe-Cobourg-Saalfeld. La tsarine Catherine II meurt quelques mois plus tard.

Proche parent des Romanov, à 5 ans, le jeune Léopold est nommé colonel du Régiment Izmaïlovski en Russie, et, à 12 ans, il devient général.

En 1805, alors qu'il est âgé de quatorze ans, Léopold fait ses véritables débuts dans l'armée russe. Il accompagne son frère Ernest en Moravie au quartier général de l'Empereur Alexandre Ier de Russie[2]. À la suite de la bataille d'Austerlitz, il rentre à Cobourg qui est occupée par les Français[3].

Après la conquête du duché de Saxe-Cobourg-Saalfeld par les troupes napoléoniennes en 1806, il séjourne brièvement à la cour de Napoléon Ier à Paris. L'adolescent refuse le grade d'adjudant offert par l'empereur des Français et se rend dans la Russie d'Alexandre Ier.

En 1808, il administre le duché de Saxe-Cobourg-Saalfeld alors que son frère Ernest se rend en Russie[4]. Il accompagne ensuite Alexandre Ier, pendant sa rencontre avec Napoléon, à Erfurt. Bien que sans aucune expérience militaire, il se voit confier par son beau-frère, le Grand-duc Constantin, tous les escadrons de cavalerie disponibles lors de la Bataille de Kulm où il montrera sa valeur et sa bravoure, chargeant les troupes françaises clouées sur place à la tête de ses troupes.

Le soir du combat, il est décoré de la Croix de Saint-Georges. Il participe ainsi, en tant que colonel d'un régiment de cavalerie russe, aux campagnes de 1807, 1808, 1813 et aux batailles de Lützen, Bautzen et Leipzig contre les troupes françaises en 1814. Ces batailles lui valent le titre de général de division de l'Armée russe.

Vers septembre ou octobre 1813, alors qu'il est en campagne, il est reçu franc-maçon par Rodolphe-Abraham Schiferli, Chevalier Rose-Croix du chapitre de la loge Zur Hoffnung, de Berne, alors appartenant au Grand Orient de France et aujourd'hui à la Grande Loge suisse Alpina. Il est élevé à la maîtrise le 9 décembre de la même année et il est fait membre d'honneur de la loge[5].

Il est nommé à plusieurs décorations militaires russes : ordre de Saint-André, ordre d'Alexandre Newsky, ordre de Sainte-Anne, ordre de Saint George-IV, Croix de Malte, Croix de Kulm, médaille de l'an 1812.

La paix revenue, Léopold participe au Congrès de Vienne où il seconde son frère pour représenter le duché de Cobourg[6]. Durant la campagne des Cent-Jours, il rejoint l'armée russe pour se mettre à la tête de sa division de cavalerie[7].

Consort de la princesse de Galles[modifier | modifier le code]

Les fiançailles de la princesse Charlottes et du prince Léopold de George Clint

Léopold reçoit la citoyenneté britannique en 1815. La princesse de Galles, Charlotte-Augusta, le seul enfant légitime du prince régent, le futur George IV du Royaume-Uni, est promise à Guillaume II d'Orange. Elle refuse cependant cette option imposée par son père et lui préfère Léopold qu'elle épouse, le à Carlton House.Il en sera profondément épris. Cependant, après avoir donné naissance à un fils mort-né, le 5 novembre, la princesse meurt le à l'âge de 21 ans. Le prince en restera toute sa vie inconsolable.

Si Charlotte avait survécu, elle serait devenue reine du Royaume-Uni à la mort de son père et Léopold serait devenu prince consort, comme le fit plus tard son neveu Albert de Saxe-Cobourg-Gotha. Léopold, qui n'a plus de fonction officielle (voire de raison d'être) à la cour du Royaume-Uni, demeure néanmoins au Royaume-Uni et continue de toucher les pensions versées par le gouvernement britannique (au grand dam de ce dernier). De plus, il entretient des relations difficiles avec George IV, en raison notamment du soutient qu'il a affiché auprès de Caroline de Brunswick dans le conflit qui les a opposé.

De 1828 à 1829, il entretient pendant plusieurs mois une liaison avec la nièce de son secrétaire particulier et conseiller Christian Friedrich von Stockmar, l'actrice Karoline Bauer qui ressemblait à Charlotte. Caroline s’installa en Angleterre avec sa mère et s'installa près de Claremont House où vivait Léopold. À la mi-1829, la liaison pris fin et l'actrice et sa mère rentrèrent à Berlin. Plusieurs années plus tard, elle affirma, dans des mémoires posthumes parues en 1881, qu'elle avait secrètement épousé le prince dans un mariage morganatique et qu'elle avait porté le titre de Comtesse Montgomery. Léopold aurait mis fin au mariage lorsqu'il eut la possibilité de devenir Roi de Grèce. Le fils de Freiherr von Stockmar nia que ces événements se soient produits, et, effectivement, aucune trace d'un tel mariage civil ou religieux ne fut retrouvé[8].

Il aide ensuite des membres de sa parenté dans leur ascension vers les différents trônes européens. Dès 1818, il remarie sa sœur Victoria, veuve depuis quatre ans du prince de Linange (Leiningen), au duc de Kent, frère cadet du Prince-Régent. Il devient ainsi un des principaux conseillers de sa nièce, la future reine Victoria.

Néanmoins, le gouvernement britannique trouve qu'un tel hôte coûte cher et a peu d'utilité pour son empire. Le prince Léopold sera amené à quitter le sol britannique.

Prince souverain de Grèce[modifier | modifier le code]

À la suite de la révolution grecque, le Royaume-Uni, la Russie et la France sont à la recherche d'un monarque européen à installer sur le trône hellène. Le Protocole de Londres stipule que le futur souverain ne peut pas être choisi parmi les familles régnant à Paris, à Londres et à Saint-Pétersbourg[9],[10].

Réception de la couronne de Grèce[modifier | modifier le code]

Portrait du prince Léopold de Saxe-Cobourg par George Dawe.

Léopold n’exerce aucune charge officielle dans son pays d’adoption et n’est pas considéré comme un membre à part entière de la Maison de Hanovre. Il jouit d’une réputation sans faille, renforcée par son passé de général dans l’armée russe et ses liens avec de nombreuses cours européennes. En Grèce même, son nom n’est pas inconnu et il est régulièrement évoqué dans les cercles anglophiles[11]. Cependant, Léopold est depuis longtemps en froid avec son beau-père, qui ne lui a pas pardonné d’avoir pris parti pour son ex-femme, la princesse Caroline de Brunswick, dans la querelle qui les opposait. Le prince peine donc à trouver des soutiens au sein du gouvernement britannique, qui n’accepte sa candidature que du bout des lèvres et qui lui demande, en contrepartie, d'abandonner toutes ses possessions anglaises[12],[13].

Après avoir reçu l’accord du duc de Wellington et de son cabinet, le prince Léopold accepte l’offre qui lui est faite le . Soucieux de s’assurer la meilleure position possible en Grèce, il ajoute toutefois une série de conditions à son acceptation de la charge royale. Il demande ainsi aux puissances de protéger le pays hellène contre toute agression extérieure et exige que cette mesure soit étendue à Samos et à la Crète, dont les populations ont largement participé à la guerre d’indépendance. Le prince demande également que la frontière gréco-ottomane soit légèrement modifiée en faveur de la Grèce dans la vallée de l’Aspropotamo et que les puissances offrent à son pays une aide financière et militaire conséquente en attendant que l’État y soit pleinement réorganisé[10],[14].

Des échanges épistolaires se produisent et les représentants des puissances acceptent la plupart des garanties demandées. Ils assurent ainsi le prince du désir de leurs gouvernements de protéger les chrétiens des îles comme ceux de Grèce. Ils promettent également à Léopold l’octroi d’un emprunt suffisant pour lui permettre de réorganiser l’armée hellène et proposent de maintenir en Grèce les troupes françaises de l’armée de Morée aussi longtemps que le prince l’estimerait nécessaire. Mais ils insistent, en revanche, sur l'impossibilité de revenir sur le tracé de la frontière entre la Grèce et la Porte[10],[14].

Une fois ces explications apportées, les puissances sont convaincues d’être venues à bout des réticences de Léopold. Le , elles signent donc un nouveau protocole international qui attribue au gendre de Georges IV le titre de « prince souverain de Grèce »[15]. Quelques jours plus tard, le 28 février, Léopold accepte officiellement la couronne[16],[17].

Les exigences de la Grèce et la renonciation[modifier | modifier le code]

Léopold ayant accepté de monter sur le trône de Grèce, il en informe immédiatement le comte Kapodístrias, qu’il connaît depuis les guerres napoléoniennes et avec lequel il a repris contact en 1825 dans le but de s’assurer de son soutien[18]. Dans sa lettre, le prince prie le gouverneur de bien vouloir lui assurer assistance et conseils[19] mais la réponse qu’il reçoit (et qui est datée du 6 avril) n’est pas pour le rassurer. Cherchant peut-être à effrayer et à décourager le candidat Léopold[N 2], Kapodístrias insiste sur le mécontentement qu’a provoqué en Grèce la délimitation de la frontière avec l’Empire ottoman et fait entrevoir au prince l’obligation qu’il aurait de faire ratifier par l’Assemblée nationale ce nouveau tracé. L’homme politique insiste par ailleurs sur le désir des Grecs de voir leur nouveau souverain embrasser la foi orthodoxe[20],[21], ce qui est loin d’enchanter Léopold[N 3].

Quelques jours plus tard, le , le Sénat grec rédige un Mémoire adressé à Léopold dans lequel il salue l’élection du prince mais lui présente également les revendications du peuple hellène. Dans ce document, l’Assemblée insiste à son tour lourdement sur l’injustice du tracé frontalier voulu par les grandes puissances, sur l’appartenance de Samos, de la Crète et de Psara à la nation grecque, sur la question des finances du pays et sur celle de la religion royale[22],[23].

De son côté, à Londres, le prince Léopold pèse de tout son poids pour soutenir les revendications grecques. Il obtient ainsi de faire passer le prêt octroyé par les puissances à la nation hellène de douze à soixante millions de francs. Mais il échoue en revanche à faire modifier le cours de la frontière avec l’Empire ottoman et ne parvient pas à faire entrer la Crète dans le royaume[24]. Dans ces conditions, considérant que sa position vis-à-vis de la population grecque est trop précaire, Léopold fait savoir aux représentants des puissances, le 21 mai, qu’il choisit d’abandonner la charge qui lui a été confiée et renonce à la couronne hellène[10],[23],[25],[17].

Prenant acte de la renonciation du prince Léopold, les puissances décident de se mettre à la recherche d’un autre candidat pour le trône de Grèce[26]. Les représentants de la France et de la Russie demandent alors au Sénat hellène de donner son avis sur une éventuelle candidature. Celui-ci se contente cependant d’exprimer « sa pleine confiance dans l’équité et la sagesse des Alliés dont il attend la décision finale comme un décret de la Providence »[27]. Pourtant, l’éclatement, en France, de la révolution de juillet 1830 diminue bientôt l’intérêt des grandes puissances pour le sort de la nation hellénique.

Roi des Belges[modifier | modifier le code]

En Belgique, le Congrès national a proclamé l'indépendance, le [28], lors de la révolution belge contre les Pays-Bas. Celle-ci est reconnue internationalement le .

Le Congrès élit d'abord roi des Belges Louis d'Orléans (1814-1896), duc de Nemours, deuxième fils de Louis-Philippe Ier (ce dernier vient d'être élu roi des Français par le Parlement). L'Angleterre s'oppose à ce qu'un prince français régnât à Bruxelles[29] et Louis-Philippe refuse le titre au nom de son fils de peur de déclencher une guerre européenne dans laquelle la France serait isolée.

Élection[modifier | modifier le code]

Léopold Ier

Le Congrès belge qui le connait pour son passé militaire (il s'est battu contre Napoléon), propose alors à Léopold de devenir roi des Belges. Le , Léopold est élu par 153 voix sur 196 votants[30]. Il accepte à la condition que soient réglées les frontières et les dettes de la Belgique. Il obtient de la conférence de Londres le traité des XVIII articles, accepté par le congrès le . Roi officiellement depuis le 26 juin 1831, c'est le 21 juillet suivant qu'il prête serment sur les marches de l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg de Bruxelles.

Consolidation de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Alors que la Constitution n'attribuait le commandement de l'armée au Roi qu'à titre honorifique[31], Léopold affirme dès son arrivée en Belgique, à diverses reprises, qu'il se mettra personnellement à la tête de l'armée si la Belgique devait être attaquée. Ces déclarations sont très favorablement accueillies : le Roi dispose d'une expérience militaire que peu de généraux belges peuvent revendiquer[32].

Le , alors qu'il effectue sa Joyeuse Entrée à Liège, les Pays-Bas reprennent la guerre contre la Belgique. Léopold fait appel à Joseph Lebeau pour demander l'aide de Paris et de Londres, la Constitution lui interdisant de faire appel à des forces étrangères sans l'autorisation du Parlement (qui n'est alors pas encore élu).

Il défend en personne la route de Bruxelles. L'armée belge est repoussée par une armée néerlandaise, qui la surclasse par sa puissance de feu due notamment à l'artillerie. Cependant, devant l'arrivée des Français, les Néerlandais se retirent.

L'attitude du nouveau souverain au cours de cet épisode lui vaut de nombreuses éloges dans la presse[33].

Article détaillé : Campagne des Dix-Jours.

Les affrontements diplomatiques succèdent aux militaires et les premières années du règne de Léopold sont marquées par les négociations sur les conditions d'accès à l'indépendance de la Belgique. Le souverain prend en charge ces discussions en laissant une place variable au ministre des Affaires étrangères. S'il échoue à récupérer le sud du Limbourg néerlandais, par lequel on envisageait de faire passer le chemin de fer vers le Rhin ; il obtint un partage plus favorable de la dette du Royaume-Uni des Pays-Bas, faisant passer la part belge de 8 400 000 à 5 400 000 florins[34].

Ce n'est qu'en 1839 que l'indépendance belge sera définitivement garantie grâce à la ratification par les Pays-Bas du traité des XXIV articles, qui établit l'indépendance du nouveau royaume belge, tant face aux Pays-Bas que face à la France.

La famille royale[modifier | modifier le code]

 Léopold 1er et sa famille.
Léopold Ier et sa famille.
Jeton commémorant le mariage de Léopold Ier avec Louise d'Orléans à Compiègne

Le roi étant veuf et sans postérité légitime, la question de la succession dynastique n'est pas tranchée.

L'indépendance de la Belgique n'étant pas encore assurée, le choix de la première reine des Belges devait être bien calculé. Afin de resserrer les liens avec la France[35], et en gratitude pour son rôle dans la Campagne des Dix-Jours, le regard de Léopold se tourne vers le sud. Après une longue négociation avec le roi des Français Louis-Philippe Ier[35], il épouse sa fille Louise d'Orléans le , au château de Compiègne. Le mariage est divisée en une cérémonie civile, une célébration catholique et une bénédiction luthérienne[36]. Si c'est un mariage de raison, Louise y trouvera du bonheur[37].

Le premier enfant de cette union Louis-Philippe (1833-1834) mourut d'une inflammation des muqueuses avant d'atteindre son premier anniversaire[38]. Une nouvelle grossesse intervient et naît le Léopold qui lui succédera et qui épouse, en 1853, Marie Henriette d'Autriche (1836-1902), dont il aura un fils et trois filles. Le troisième enfant du couple, né le est Philippe, qui épouse, en 1865, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen (1845-1912), avec qui il aura deux fils (dont le futur roi Albert) et trois filles. Enfin, Charlotte (1840-1927) (ainsi nommée en hommage à sa première épouse) complète la fratrie. Elle épousera, en 1857, Maximilien d'Autriche (1832-1867), frère cadet de l'empereur François-Joseph Ier, proclamé empereur du Mexique en 1864 (sans postérité).


Arcadie et les barons von Eppinghoven[modifier | modifier le code]

Arcadie Claret

Le roi a eu deux autres fils avec sa maîtresse Arcadie Claret de Viescourt, épouse Meyer (1826-1897) : Georges-Frédéric (1849-1904) et Arthur (1852-1940), barons von Eppinghoven.

Ce titre nobiliaire leur fut accordé conjointement à leur mère en 1862-1863 par le duc Ernest II de Saxe-Cobourg et Gotha à la demande de son oncle, le roi Léopold, le gouvernement belge refusant son agrément à un titre en Belgique pour Arcadie.

La famille est toujours représentée.


Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Les Épaulettes

Sous le règne de Léopold Ier, la Belgique connaît des années de progrès économique.

Dans le royaume, le roi Léopold aide à l'ouverture de la première ligne de chemin de fer en Europe continentale : le premier train belge roule entre Bruxelles et Malines le .

Lors de l'indépendance, circulaient encore des monnaies néerlandaises, françaises, liégeoises et autrichiennes[39]. Le franc belge voit le jour et le roi apparaît sur les pièces, ce qui renforce aux yeux de la population le sentiment national et la légitimité du souverain[40]. Il est également le sujet du premier timbre postal de Belgique, surnommé les Épaulettes.

Il échoue à faire passer des lois pour réguler le travail des enfants et des femmes.

Le Printemps des peuples[modifier | modifier le code]

« Von der Ruhe, die hier herrscht, hast Du keinen Begriff[N 4]. »

— Friedrich Engels[41].

En 1848, alors que le reste de l'Europe est secoué par une série de révolutions, la Belgique ne subit aucun trouble significatif. La Constitution fournit déjà un cadre de liberté qui fait la fierté des Belges[42]. Néanmoins, afin d'éviter une contagion, le gouvernement adopte diverses mesures visant à libéraliser le pays : le cens est réduit au minimum constitutionnel, une loin d'incompatibilité entre un statut de fonctionnaire et un mandat parlementaire est adoptée, le droit de timbre sur les journaux est supprimé[N 5],[43]. En parallèle, les agitateurs, dont Karl Marx sont expulsés.

Toutefois, la stabilité est essentiellement due au souvenir de l'annexion par la France de la Belgique après les révolutions brabançonne et liégeoise. Ce sentiment d'indépendance et de loyauté surprend et touche Léopold[44]. Le roi qui jusqu'alors regrettait de ne pas avoir choisi la couronne hellène est réconcilié avec son pays[45].

Léopold et les Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Léopold Ier par Winterhalter - 1840

Léopold entend jouer un rôle central dans la diplomatie européenne voire mondiale. Il entretient une intense correspondance avec les souverains d'Europe, notamment avec sa nièce la Reine Victoria et effectue des visites en Angleterre et en France. Ses interventions sont dictées par trois impératifs : veiller aux intérêts de la Belgique mais aussi à ceux du Royaume-Uni, encourager la paix en Europe et maintenir l'ordre conservateur[46].

Il œuvre plus particulièrement à apaiser les tensions entre le Royaume-Uni et la France à l'occasion de la question d'Orient en 1840[46]. Il reste neutre pendant les événements français de février 1848.

Il mène également une intense politique matrimoniale et sait se servir de ses relations familiales pour protéger le jeune royaume de Belgique face aux ambitions françaises, notamment des menaces d'annexion sous le règne de Napoléon III. Il arrange le mariage de ses neveux et nièces :

  • en 1836 Ferdinand épouse la reine Marie II de Portugal ;
  • en 1840 Albert épouse sa cousine la reine Victoria du Royaume-Uni ; il allie également la famille de Saxe-Cobourg avec sa belle-famille d'Orléans ;
  • en 1843 Auguste épouse Clémentine d'Orléans, sœur de la reine Louise-Marie et devient le beau-frère de son oncle ;
  • en 1846 Léopold, son neveu, frère d'Auguste et de Ferdinand, manque d'épouser la reine Isabelle II d'Espagne ;
  • en 1853 et 1857 ses enfants Léopold et Charlotte s'allient à la plus prestigieuse des Maisons, les Habsbourg-Lorraine, anciens souverains de la Belgique et du Saint-Empire. Charlotte sera impératrice du Mexique aux côtés de l'empereur Maximilien. Celui-ci sera fusillé par les Mexicains après l'échec de l'intervention militaire française, belge, espagnole et anglaise et Charlotte finira ses jours retraitée dans le château de Bouchout, près de Bruxelles.

Cependant, la reine Victoria, dont la famille est alliée à la famille royale belge, continuera cette politique matrimoniale, méritant à la génération suivante le qualificatif de « Grand-mère de l'Europe ».

Vers la fin de son règne, le rôle qu'il joue dans la diplomatie belge diminue au profit du gouvernement. Ainsi, en 1859, il ne parvient pas à convaincre son cabinet d'envoyer une brigade belge soutenir les Anglais et les Français en expédition en Chine. De même, il ne prend que faiblement part aux négociations relatives au rachat du péage de l'Escaut qui aboutissent en 1863[47].

Expéditions lointaines et tentative d'expansion coloniale[modifier | modifier le code]

Lorsque Léopold Ier prête le serment constitutionnel, la Belgique ne dispose d'aucune possession coloniale et ne peut prétendre à aucun partage des colonies néerlandaises. Or, le nouvel État cherche à développer son industrie et son commerce, ce qui nécessite d'établir des rapports commerciaux avec les pays d'outre-mer[48].

La Compagnie belge de colonisation est fondée en 1841 sous le patronage du roi afin d'installer des colonies de peuplement en Amérique centrale. Elle achète une concession à Santo Tomás de Castilla, le long du golfe du Honduras. En raison notamment du manque de contingent venu de métropole et du taux de décès important des colons, l'expérience s'avère être un échec et le Guatemala finit par retirer ses droit à la compagnie en 1855.

En 1859, le Royaume-Uni et la France ont envoyés des corps expéditionnaires en Chine à destination de Pékin. Sous l'impulsion de son fils, fasciné par l'Extrême-Orient, le roi cherche à embarquer la Belgique dans cette expédition, par l'envoi de volontaires, afin que le royaume bénéficie des mêmes retombées que ses deux voisins[49]. Le souverain prend contact avec l'empereur des Français qui tombe d'accord sur le principe[49]. Le gouvernement refuse toutefois d'utiliser d'importants crédits pour s'immiscer dans un conflit auquel la Belgique n'est pas partie[50].

À la fin du règne de Léopold Ier, la Belgique n'a toujours pas de colonie. Son fils et successeur s'investira lui aussi dans l'expansion du royaume, avec plus de résultat.

Expédition du Mexique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Intervention française au Mexique.

Le , Charlotte, seule fille de Léopold et Louise, épouse à Bruxelles Maximilien de Habsbourg-Lorraine, jeune frère de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche. Contrairement au mariage du jeune Léopold avec Marie-Henriette quatre ans plus tôt, qui a été organisé par le roi en vue de renforcer la dynastie belge, c'est Charlotte qui a choisi son conjoint - son père aurait préféré Pierre de Portugal[51]. Quelques semaines plus tard, le , Maximilien est nommé vice-roi du royaume lombardo-vénitien. Lors de la guerre austro-sarde de 1859, le roi des Belges donne des conseils à l'empereur inexpérimenté[52], ce qui n'empêche pas l'Autriche de perdre la Lombardie.

Membres de la Légion belge.

De l'autre côté de l'Atlantique, le président du Mexique, le libéral Benito Juárez, suspend le le payement de la dette extérieure du pays, ce qui affecte le Royaume-Uni, l'Espagne et la France. L'empereur des Français Napoléon III use de ce prétexte pour intervenir au Mexique : il caresse l'ambition de créer en Amérique un empire catholique contrebalançant les États-Unis[53], lesquels sont en pleine guerre de Sécession. Il propose la couronne du Mexique à Maximilien afin de compenser diplomatiquement l'engagement français en Italie et de resserrer l'alliance franco-autrichienne. Après avoir tergiversé une année, Maximilien l'accepte et entre, le , dans Mexico, accompagné de son épouse[53], et ce, malgré l'opposition armée des républicains mexicains.

Léopold, qui entend soutenir sa fille et qui caresse des espoirs d'expansion coloniale encourage l'envoi d'une légion belge, composée de volontaires. Cette légion, composée de 4000 hommes, fut durement battue par les républicains lors de la bataille de Tacambaro, le , mais remporta la victoire de la Loma le sous les ordres du colonel, plus tard général Alfred van der Smissen.

En avril 1865, la guerre de Sécession dans laquelle Léopold penche clairement en faveur du Sud[54] prend fin aux États-Unis. Cette issue permet au gouvernement américain d'apporter son soutien aux troupes du gouvernement républicain menées par Benito Juárez[53]. Léopold meurt en décembre 1865 sans connaître le sort réservé à sa fille.

L'ampleur de la résistance mexicaine et l'appui des États-Unis à celle-ci obligent Napoléon III à ordonner le l'abandon de Mexico, Puebla et Veracruz, ce qui entraîne également le départ de la plupart des Belges. Charlotte quitte le Mexique le afin de réclamer, en vain, de l'aide auprès des cours européennes. L'empereur Maximilien, qui a refusé d'abdiquer, est fait prisonnier à Santiago de Querétaro, il est exécuté le [53]. Charlotte sombre dans la folie.

Décès et commémoration[modifier | modifier le code]

Léopold meurt le à Bruxelles au Château de Laeken, à l'âge de 74 ans. Il est inhumé dans la crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken aux côtés de Louise-Marie. Son fils, Léopold II, lui succède à l'âge de 30 ans et régna jusqu'en 1909.

Plusieurs vaisseaux de la marine belge, dont la frégate Léopold Ier furent baptisés en son honneur. Son monogramme figure sur le drapeau de la ville flamande de Bourg-Léopold. Il est également apparu sur des timbres-poste et des pièces commémoratives depuis son décès.

Léopold Ier dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le rôle de Léopold Ier a été incarné à l'écran, notamment par :

Décorations[modifier | modifier le code]

Statue équestre de Léopold Ier à Ostende

Grand maître de l’Ordre de Léopold décoré de :

Monuments[modifier | modifier le code]

Monument Léopold Ier du parc de Laeken.

Titulature[modifier | modifier le code]

Titres et honneurs
Léopold Ier, roi des Belges
Description de l'image Coat of Arms of the King of the Belgians (1830-1880).svg.
Prédicat Sa Majesté
Style oral Votre Majesté
Style alternatif Sire
  • 16 décembre 1790 — 12 novembre 1826 : Son Altesse le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld, duc en Saxe
  • 12 novembre 1826 — 4 juin 1831 : Son Altesse le prince Léopold de Saxe-Cobourg et Gotha, duc en Saxe
  • 4 juin 1831 — 10 décembre 1865 : Sa Majesté le roi des Belges

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis le 27 mai 1890. Auparavant, de 1831 jusqu’en 1880, les jours de fête nationale étaient du 23 au 26 septembre.
  2. C’est ce que pense Olivier Defrance (Defrance 2004, p. 101) mais pas Édouard Driault et Michel Lhéritier (Driault et Lhéritier 1926, p. 18 et 26).
  3. Devenu roi des Belges en 1831, Léopold a refusé de se convertir au catholicisme et est resté toute sa vie attaché à la foi luthérienne.
  4. "Tu n'as pas idée du calme qui règne ici".
  5. La Belgique est la première nation à avoir effectué cette suppression.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Juste 1868, p. 20
  2. Juste 1868, p. 26
  3. Juste 1868, p. 27-28
  4. Rastoul de Mongeot 1846, p. 28
  5. Jean van Win, Un roi franc-maçon: Léopold Ier de Belgique, Marcinelle, 2007, p. 20-34.
  6. Juste 1868, p. 46-48
  7. Juste 1868, p. 48
  8. E. VON STOCKMAR, Denkwürdigkeiten aus den Papiere des Freihernn Christian Friedrich von Stockmar, Brunswick, 1873
  9. Driault et Lhéritier 1926, p. 463
  10. a, b, c et d Bower 2001, p. 346
  11. Defrance 2004, p. 92
  12. Driault et Lhéritier 1926, p. 27
  13. Defrance 2004, p. 102
  14. a et b Driault et Lhéritier 1926, p. 3
  15. Driault et Lhéritier 1926, p. 4
  16. Driault et Lhéritier 1926, p. 16
  17. a et b Bower 2001, p. 17-18
  18. Defrance 2004, p. 93
  19. Driault et Lhéritier 1926, p. 16-17
  20. Driault et Lhéritier 1926, p. 17-18
  21. Defrance 2004, p. 100-101
  22. Driault et Lhéritier 1926, p. 18-22
  23. a et b Defrance 2004, p. 104
  24. Driault et Lhéritier 1926, p. 22-24
  25. Driault et Lhéritier 1926, p. 24-25
  26. Driault et Lhéritier 1926, p. 26
  27. Driault et Lhéritier 1926, p. 31
  28. Déclaration d'indépendance de la Belgique.
  29. Rossel 1905, p. 57-58
  30. Rossel 1905, p. 58
  31. Ancien article 68 de la Constitution
  32. Stengers 2008, p. 92-93
  33. Stengers 2008, p. 94
  34. Stengers 2008, p. 266-267
  35. a et b Stengers 2008, p. 253
  36. Roegiers 2007, p. 38
  37. Roegiers 2007, p. 39-40
  38. Roegiers 2007, p. 40
  39. Stengers et Gubin 2002, p. 29-30
  40. Stengers et Gubin 2002, p. 30
  41. Friedrich Engels, Lettre à Chopin Karl Marx, 9 mars 1848, citée par Stengers et Gubin 2002, p. 35
  42. Stengers et Gubin 2002, p. 8-14 et 35-36
  43. Stengers et Gubin 2002, p. 36
  44. Stengers et Gubin 2002, p. 37-40
  45. Stengers et Gubin 2002, p. 39
  46. a et b Stengers 2008, p. 259-262
  47. Stengers 2008, p. 268-271
  48. Wei 1959, p. 396
  49. a et b Stengers 2008, p. 268-269
  50. Stengers 2008, p. 270
  51. Stengers 1972, p. 63-64
  52. Stengers 2008, p. 261
  53. a, b, c et d Yves Bruley, « Le rêve mexicain de Napoléon III vire au cauchemar », Historia
  54. Stengers 2008, p. 262

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le symbole Document utilisé pour la rédaction de l’article renvoie aux ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article.

Biographies et travaux consacrés à Léopold Ier[modifier | modifier le code]

  • (fr) C. Buffin, La jeunesse de Léopold Ier, Bruxelles, 1914
  • (fr) Olivier Defrance, Léopold Ier et le clan Cobourg, Bruxelles, Éditions Racine,‎ (ISBN 978-2-87386-335-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (nl) Gita Deneckere, Leopold I. De eerste koning van Europa, De Bezige Bij, Antwerpen, 2011.
  • (fr) Théodore Juste, Léopold Ier, Roi des Belges : 1790-1832, Bruxelles, Muquardt,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Théodore Juste, Léopold Ier, Roi des Belges : 1832-1865, Bruxelles, Muquardt,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) J. de Launay, Léopold Ier, Bruxelles, 1982
  • (fr) Frédéric Marchesani, Léopold Ier, roi diplomate (1850-1865), Éditions Luc Pire, Bruxelles, 2007 (ISBN 978-2-87415-852-0)
  • (fr) Alphonse Rastoul de Mongeot, Léopold 1er, Roi des Belges : sa vie militaire et politique, Bruxelles, G. Stapleaux,‎ , 192 p. (lire en ligne)
  • (fr) Jean van Win Léopold Ier, le roi franc-maçon, Labor Cortext, 2006 (ISBN 9782804024581).

Ouvrages consacrés à l'élection comme prince souverain de Grèce[modifier | modifier le code]

  • (en) Leonard Bower, Otho I : King of Greece, a biography, Royalty Digest,‎ (ISBN 1905159129) [réédition d'un ouvrage de 1939] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : L'Insurrection et l'Indépendance (1821-1830), t. I, PUF,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : Le Règne d'Othon - La Grande Idée (1830-1862), t. II, PUF,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Autres ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

  • Hugh Robert Boudin, "Léopold, fondateur de la dynastie belge", dans : Dictionnaire historique du protestantisme et de l'anglicanisme en Belgique du XVIe siècle à nos jours, Arquennes, 2014.
  • Carlo Bronne, Leopold Ier et son Temps, Bruxelles, 1942.
  • Carlo Bronne, Jules Van Praet, Ministre de la Maison du Roi, Bruxelles, 1943
  • Carlo Bronne, Lettres de Léopold Ier, Bruxelles, 1943.
  • J. L. Thonissen, La Belgique sous le règne de Leopold Ier, 3 Vol., Louvain, 1861.
  • Erich von Stockmar, Denkwürdigkeiten aus den Papieren des Freihern Christian Friedrich von Stockmar, Brunswick, 1872.
  • Saint-René Taillandier, Le roi Léopold et la reine Victoria. Récits d'histoire contemporaine, Paris, 1878.
  • E. C. Corti & C. Buffin, Léopold Ier, oracle politique de l'Europe, Bruxelles, 1927.
  • Louis de Lichtervelde, Léopold Ier et la formation de la Belgique contemporaine, Bruxelles, 1929
  • Hippolyte d'Ursel, La cour de Belgique et la cour de France de 1832 à 1850, Paris, 1933.
  • (fr) Patrick Roegiers, La spectaculaire histoire des rois des Belges, Bruxelles, Perrin,‎ , 451 p. (ISBN 978-2-262-02451-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Em Rossel, La patrie belge : Ouvrage illustré publié par Le Soir sous la direction de E. Rossel à l'occasion du 75me anniversaire de l'Indépendance nationale, Bruxelles, Le Soir,‎ , 480 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • A. Simon, Lorsque mourut Léopold Ier, in: Revue Générale Belge, 1947.
  • A. Simon, La politique religieuse de Léopold Ier, Bruxelles, 1853.
  • L. de Guchteneere, Léopold Ier et la démocratie, Louvain, 1955.
  • A. Simon, Léopold Ier et les partis en Belgique, 1961.
  • A. Simon, Léopold Ier, Bruxelles, 1963.
  • Theo Luykx, Politieke geschiedenis van België, Bruxelles, 1964.
  • P. Vermeir, Leopold I. Mens, Vorst, Diplomaat, Termonde, Tome I, 1965 - Tome II, 1967.
  • Theo Aronson, De Coburgs van België, geschiedenis van een vorstenhuis, Diogenes, 1970.
  • Ph. Cooper, The story of Claremont, Londres, 1979
  • (fr) Jean Stengers, « Léopold II et le patrimoine dynastique », Académie Royale de Belgique. Bulletin de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Jean Stengers et Éliane Gubin, Histoire du sentiment national en Belgique des origines à 1918 : Le grand siècle de la nationalité belge - De 1830 à 1918, Bruxelles, Racine,‎ , 203 p. (ISBN 2-87386-249-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Jean Stengers, L'action du Roi en Belgique depuis 1831 - Pouvoir et influence, Bruxelles, Racine,‎ , 429 p. (ISBN 978-2-87386-567-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gerty Colin, Rois et reines de Belgique, 1993.
  • Alphonse Vandenpeerebom, La fin d'un règne. Notes et souvenirs, Gand, 1994.
  • Rita von Wangenheim, Baron Stockmar. Eine coburgisch-englische Geschichte, Cobourg 1996.
  • Gustaaf Janssens & Jean Strengers (dir.), Nouveaux regards sur Léopold Ier et Léopold II, Fonds d'Archives Goffinet, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1997.
  • Gilbert Kirschen, Léopold avant Léopold Ier, Bruxelles, 1998, (ISBN 2-87106-200-5)
  • Henriette Claessens, Leven en liefdes van Leopold I, Lannoo, Tielt, 2002.
  • Marleen Boden, De opvoeding van Belgische prinsen en prinsessen in de negentiende eeuw, licentiaatsverhandeling, Katholieke Universiteit Leuven, 2001
  • (fr) Louis Wei, « L'origine des rapports entre la Belgique et la Chine 1842-1845 », Revue belge de philologie et d'histoire, no 37,‎ , p. 394-407 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]