Henriette de Belgique

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Henriette de Belgique
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La « duchesse de Vendôme » dans les années 1900.

Biographie
Titulature Princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe
« Duchesse de Vendôme »
Dynastie Maison de Saxe-Cobourg et Gotha (puis, maison de Belgique)
Nom de naissance Henriette Marie Charlotte Antoinette de Saxe-Cobourg et Gotha
Naissance
Palais du comte de Flandre, Bruxelles (Belgique)
Décès (à 77 ans)
Sierre (Suisse)
Sépulture Chapelle royale Saint-Louis de Dreux
Père Philippe de Flandre
Mère Marie de Hohenzollern-Sigmaringen
Conjoint Emmanuel d’Orléans
Enfants Marie-Louise (en)
Sophie (nl)
Geneviève (nl)
Charles-Philippe
Religion Catholicisme romain
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Princesses de Belgique

Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique, « duchesse de Vendôme et d’Alençon », est née le avec sa sœur jumelle la Princesse Joséphine de Belgique dans le palais que ses parents, le comte Philippe et la comtesse Marie de Flandre (frère et belle-sœur du roi Léopold II de Belgique) possédaient rue de la Régence à Bruxelles, non loin de la place Royale, abritant aujourd'hui la Cour des Comptes. Sa sœur décèdera un mois et demi plus tard, le 18 janvier 1871.

Biographie[modifier | modifier le code]

La princesse Henriette est la sœur du roi Albert Ier et la tante du roi Léopold III, du régent Charles et de la reine Marie-José d'Italie. Elle est également la nièce du roi Léopold II, de l'impératrice Charlotte du Mexique, du roi Carol Ier de Roumanie et la cousine germaine de la princesse Louise, de l'éphémère archiduchesse héritière d'Autriche Stéphanie et de la princesse Napoléon. Sa mère, née Marie Hohenzollern-Sigmaringen, est un membre de la Maison de Hohenzollern (branche aînée catholique et cousine de l'empereur allemand (le célèbre Kaiser)), tout comme son beau-frère, époux de sa sœur Joséphine.

Le 12 février 1896, elle épouse à Bruxelles Emmanuel d'Orléans, « duc de Vendôme », fils du duc d'Alençon et de la duchesse née Sophie-Charlotte en Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche (la fameuse « Sissi ») et de l'ex-reine des Deux-Siciles.

Les jeunes époux s'installent à Neuilly-sur-Seine. Ils seront des membres remarqués de la vie mondaine parisienne de la Belle Époque.

Le 4 mai 1897, la « duchesse de Vendôme » est présente lors de l'incendie du Bazar de la Charité dans lequel sa belle-mère, sœur de l'impératrice d'Autriche, trouve une mort aussi sainte qu'héroïque.

Aux obsèques se rencontrent le frère de la « duchesse de Vendôme », Albert de Belgique et la nièce de la défunte Elisabeth de Bavière. Les jeunes gens s'épouseront trois ans plus tard puis régneront avec un courage qui leur vaudra le respect de tous sur le Royaume de Belgique.

Cependant la popularité du couple « Vendôme » inquiète la jeune république française. Indésirables comme l'étaient, sous la IIIe République, tous les membres de la famille d'Orléans, la « duchesse de Vendôme » obtint néanmoins l'autorisation de se fixer à Lugrin, en territoire français, proche de la frontière suisse, dans le château de Blonay en Chablais dominant le lac Léman. Elle y vivait simplement, formant autour d'elle un petit cercle composé de gentilshommes savoyards et de personnalités de passage dans la région. Parmi eux, le vicomte Clément de Maugny qui a inspiré le personnage de Robert de Saint-Loup dans La Recherche et, peut-être, Marcel Proust. Selon toute vraisemblance, la « duchesse de Vendôme » qui était une amie intime de Maugny, pourrait avoir été un des modèles de la marquise de Villeparisis.

Aquarelliste de talent, elle a illustré plusieurs ouvrages :

  • Fleurs des Alpes, cueillies dans mes excursions, Lausanne, Gonin et Cie, Libraires-Éditeurs, 1928 [1]
  • Notre voyage en Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc), Paris, Éditions de la "Gazette des Beaux-Arts", 1928, tiré à 300 exemplaires, 4 volumes in-8 carré; - T.I : Algérie : faux-titre, justification, v, 251 p. / T.II : Tunisie : 206 p. / T.III : Tunis, Carthage, Bizerte Dougga, Alger, Oranais, Sud-Oranais : 198 p. / T.IV : Maroc : 249 p.
  • Les Croix des Alpes, Bruxelles, Éditions de la Société des bibliophiles et des iconophiles de Belgique, 1937

Elle a commenté le Journal de Marie-Amélie de Bourbon, duchesse d'Orléans, Paris, Plon, 1938-1943. Elle est aussi l'auteur de Madame Élisabeth de France, Paris, Flammarion, 1942, puis a publié Les Pensées de Marie-Amélie, reine de France, Paris, La Bonne Presse, 1946. Elle a préfacé quelques ouvrages.

La princesse Henriette est décédée à Sierre (Valais, Suisse) le et a été inhumée auprès de son époux dans la crypte de la chapelle royale de Dreux, le mausolée de la famille d'Orléans.

Famille[modifier | modifier le code]

Ils auront quatre enfants :

  • Marie-Louise (1896-1973) ;
  • Sophie (1898-1928) ;
  • Geneviève (1901-1983) épouse le 2 juillet 1923 Antoine, marquis de Chaponnay (1893-1956) ;
  • Charles-Philippe, « duc de Nemours » (1905-1970), épouse en 1928 sans l'accord de sa famille Marguerite Watson (1899-1993), sans postérité.

Actes d'État Civil de la Princesse Henriette[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

Titres et honneurs
Joséphine de Belgique
Description de l'image Coat of Arms of the King of the Belgians (1921).svg.
Prédicat Son Altesse Royale
Style oral Votre Altesse Royale
Style alternatif Madame
  • 18 octobre 1872 — 28 mai 1894 : Son Altesse Royale la princesse Henriette de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe
  • 28 mai 1894 — 6 janvier 1958 : Son Altesse Royale la « duchesse de Vendôme »

À sa naissance, en tant que petite-fille du roi Léopold Ier par son troisième fils, Philippe, comte de Flandre, la princesse Joséphine est titrée princesse de Saxe-Cobourg et Gotha et duchesse en Saxe, avec prédicat d’altesse royale, selon les titulatures de sa maison[1],[2], et porte le titre officieux de princesse de Belgique, qui sera régularisé en 1891[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Médaille de la Reconnaissance française Médaille de la Reconnaissance française (13 juin 1919) [4]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 280
  2. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 287
  3. Stéphane Guiot, « Prince de Belgique », sur Titres royaux en Belgique,‎ (consulté le 9 juillet 2013)
  4. Citation parue au Journal officiel de la République française le 19 juin 1919 : « Par décret en date du 13 juin 1919, rendu sur la proposition du garde des sceaux, ministre de la justice : La médaille de vermeil de la Reconnaissance française a été conférée à : MMe la duchesse de Vendôme, née princesse Henriette-Marie-Charlotte-Antoinette de Belgique, à Neuilly-sur-Seine, présidente d'honneur du comité de Neuilly. MMe la duchesse de Vendôme a depuis le début de la guerre, prêté son précieux concours au traitement des blessés de nos armées dans les hôpitaux de l'Association des dames françaises. Sa généreuse et dévouée collaboration est hautement appréciée par le comité central de cette œuvre et le service de santé qui l'ont désignée pour cette distinction. » http://gallicalabs.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63824323/f3.item.r=duc%20de%20Vend%C3%B4me.zoom

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]