Louis de Potter

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Louis de Potter
Malenchini-Potter.jpg
Portrait de Louis de Potter par Matilde Malenchini.
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Bruges, Belgique
Nationalité
Activités
Conjoint
Sophie Van Weydeveldt

Louis de Potter, né le à Bruges et mort le à Bruges, est un journaliste, historien, homme d'État et révolutionnaire belge[1]:221.

Entré en politique à l’occasion de la révolution belge de 1830, sa renommée s’est accrue avec le sacrifice de ses possessions matérielles à la défense de la cause des plus opprimés. Après le jugement, la prison et l’exil, il devient l’homme le plus populaire de Belgique, pour avoir défendu la liberté de la presse, la responsabilité ministérielle et l’indépendance du pouvoir judiciaire[1]:223. C’est lui qui prononce, du balcon de l’Hôtel de ville de Bruxelles, le discours de l’indépendance de la Belgique, le , ainsi que le discours d’inauguration de la première assemblée parlementaire belge au Palais de la Nation, le . Il est, de surcroit, l’auteur de dizaines d’ouvrages, dont le principal est « l’Union entre Catholiques et Libéraux » tiré de sa fameuse Lettre à mes concitoyens belges.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Louis de Potter appartenait à une riche famille anoblie en 1724. La famille de Louis de Potter était solidement implantée en Flandre Occidentale, ses grands-parents et ses parents ayant transmis les quatre châteaux de Ooighem, Kerchove, Torhout et Loppem, plus le domaine d'Aertrijcke, les fiefs de Dixmude et la grande demeure familiale de Bruges, devenue le Collège d'Europe.

Né en 1786 à Lophem, Louis de Potter eut une enfance et adolescence assez mouvementée. Les changements de régimes belges à cette époque ont conduit sa famille à un double exil[2] : ses parents durent fuir, une première fois, la Belgique vers la France, à la suite de l’insurrection brabançonne de à . Le général van der Meersch chassa tous les Autrichiens de la Belgique, ce qui fit fuir les de Potter vers Lille. Un an plus tard, après que les confrontations entre vonckistes et statistes eurent cessé, l’ordre autrichien fut remis sur pied et la famille revint s’installer à Lophem.

En , l’invasion française les obligea à fuir à nouveau vers l’Allemagne auprès de leurs cousins[3].

Son retour en Belgique lui permit enfin de suivre de manière régulière l’école dans les meilleurs établissements de l’époque où, déjà considéré comme un élève brillant, il fit preuve d’une grande activité d’esprit. Nourrissant une prédilection pour l’étude de l’histoire et de la politique, il s’est familiarisé avec les Encyclopédistes[4]:48.

Les positions occupées dans la société par les membres de sa famille auraient pu ouvrir la voie d’un emploi sans encombres pour Louis de Potter. En effet, son oncle, Pierre Joseph Clément, était procureur au Conseil de Flandre et chef de district à l’époque « autrichienne ». Le fief de Droogenwalle fut acquis par son grand-père auprès de la famille princière de Mérode, le général Henri Brialmont, membre de l’État-major du roi Léopold Ier épousa sa fille Justa. Enfin, Scipione de' Ricci, conseiller du duc de Habsbourg et prince de Toscane accueillera en son palais épiscopal Louis de Potter durant son long séjour en Italie, peu de temps après y avoir logé Napoléon.

Italie[modifier | modifier le code]

Autoportrait de Matilde Malenchini réalisant celui de Louis de Potter.

À l’arrivée d’un nouveau conflit armé à Waterloo et sur le conseil que lui donnent ses parents d’approfondir les langues et pour améliorer sa santé, Louis de Potter décida de s’établir à l’étranger. Il découvrit alors les nouvelles tendances du « suffrage universel », les fondements des réformes pratiquées dans les « républiques aristocratiques d’Italie » et celles de la révolution pour la république française.

Louis de Potter passe d’abord un an en France, à Paris, en . Il partit ensuite pour l’Italie et s’installa à Rome jusqu’en , d’où il partit ensuite pour la Florence jusqu’en . Ce séjour lui permit de rencontrer de grands savants et artistes qui enrichirent sa formation classique. Il y étudia l’histoire de l’Église catholique romaine dans l’esprit de la philosophie des Lumières. Déjà, en , il avait fait paraitre son premier ouvrage historique : Considérations sur l’histoire des principaux conciles depuis les apôtres jusqu’au Grand Schisme d’Occident. La préface de cet ouvrage permet déjà de voir la position qu’il occupera plus tard sur la scène politique en dévoilant les aspects de l’actualité belge et française[4]:50.

En , il complétera ce premier travail par un autre ouvrage, en six volumes : L’Esprit de l’Église ou Considérations sur l’histoire des conciles et des papes, depuis Charlemagne jusqu’à nos jours. Pendant son séjour à Florence, il avait eu accès aux archives et à la bibliothèque de Scipione de' Ricci, ministre-conseiller du Grand-Duc de Habsbourg, prince Léopold Ier de Toscane. C’est là qu’il réunit les matériaux d’un troisième ouvrage qui parut en et qui fut immédiatement traduit en allemand et en anglais ; c’est la Vie de Scipion de Ricci, évêque de Pistoie et de Prato. Le but de l’auteur était la glorification du joséphisme, la justification des réformes accomplies en Toscane sous les auspices du grand-duc Léopold, frère de Joseph II[5].

D’historien, De Potter passe, avec son premier ouvrage, à pamphlétaire avec son second. La Vie de Scipion de Ricci fit sensation sur la scène des lettrés, mais aussi auprès des politiciens. Son « scepticisme voltairien », ainsi que ses propos violents dénonçant les abus de l’Église, montrant sa position anticléricale, firent scandale [4]:53-54.

À Rome, de Potter rencontre également la peintre Matilde Malenchini, avec qui il a eu une longue et intense relation, partageant avec elle, de 1817 à 1819, une maison chez son compatriote, le peintre Navez[6]. Celle-ci réalise son portrait, aujourd’hui dans la Collection d’Art flamande.

Retour à Bruxelles[modifier | modifier le code]

Buste de Louis de Potter par Joseph Jaquet (1830), salle de lecture du Sénat du Royaume de Belgique.

En , Louis de Potter était revenu en Belgique, très satisfait de voir le nord et le midi des Pays-Bas réunis sous le sceptre de Guillaume de Nassau. « Je remercie le sort, écrivait-il, de ce qu’il m’a destiné à vivre sous des institutions libérales, qui, par des principes de modération et d’équité, ne mettent aucune barrière à la pensée... »

Il s’occupe de son père malade, Pierre-Clément de Potter de Droogenwalle. Après la mort de ce dernier, en 1824, il quitta Bruges pour aller se fixer, avec sa mère, à Bruxelles où, ayant invité Matilde Malenchini à le rejoindre, leur maison devient un lieu de rencontre pour les expatriés italiens et les réfugiés politiques. Avec Navez, ils organisent des cours de peinture. Après avoir tenté, en vain, d’obtenir une annulation de son mariage auprès de la Curie[7], Matilde s’impatiente et voyage sans interruption, avant de retourner à Florence. Frustré de ne pouvoir se marier, de Potter décida de mettre fin à leur relation en 1826.

L’année suivante, il épousa Sophie van Weydeveldt (1808-1896), avec qui il eut quatre enfants. Il renonça au titre de noblesse qui lui était attribué, ce qui montre son caractère non pas modeste, mais tourné vers le mérite personnel[4]:49-50. Réalisant que son mariage susciterait de sérieuses difficultés financières à Matilde, il accepta de lui verser une pension annuelle de 1 200 francs[6].

Louis de Potter commence sa carrière politique en tant que rédacteur au Courrier des Pays-Bas, du journal libéral d’opposition, où il déploie sa verve de polémiste contre le clergé catholique, l’aristocratie et le gouvernement de Guillaume Ier des Pays-Bas. Un jour, en , étant présent au ministère de l’Intérieur, on lui fit part du fameux Concordat, compromis entre le roi et les catholiques. Il manifeste son désaccord et reçoit « par accident » en mains propres le texte de la circulaire ministérielle qui dit comment interpréter ce Concordat. Ceci était selon de Potter une fourberie de la part du roi, ce qui le mit en colère. Dans un article, il rendit public ce qu’il appelait une « rouerie gouvernementale » et dénonça le comportement instable du gouvernement. L’article étant signé, il se fit connaitre auprès du grand public. Plusieurs manifestations de mécontentement de l’opinion publique en découlèrent et manifestaient leur manque de confiance envers le Gouvernement. Le , de Potter publia un article encore plus violent envers les ministres, dans le but de provoquer la méfiance et la discorde au sein du pays[4]:59-60.

Condamnation, prison et exil[modifier | modifier le code]

Louis de Potter en prison aux Petits Carmes.

Son incrimination et sa citation à comparaître devant le juge d’instruction, le , lui donna enfin la possibilité de faire sortir cette cause nationale de la presse pour la porter devant les juridictions. Ce procès a constitué la parfaite occasion de réunir magistrats et grand public pour susciter un mouvement populaire par les discours qu’il comptait tenir lors de son jugement. Comparaissant devant la Cour d’Assises, le , il réclama, avant de commencer, la présence d’un jury, que l’audience se passe en français et qu’elle soit rendue publique. À l’issue d’un procès transformé en véritable discours politique, qui fut fortement applaudi par la foule amassée tout autour du palais de justice, le ministre de la Justice Cornelis Van Maanen le condamnera finalement le à dix-huit mois de détention et à une amende de 1 000 florins[4]:61-66. Il sera enfermé à la prison des Petits Carmes afin d’être proche de sa famille.

Le , le roi Guillaume prive de leur emploi ou de leur pension des députés belges des États généraux qui s’étaient opposés à sa politique. De sa prison, de Potter lance l’idée d’une souscription nationale pour indemniser les députés ou fonctionnaires victimes de tels abus. Van Maanen l’ayant poursuivi pour complot contre l’État et excitation à la révolte, il est à nouveau condamné, le , par la cour d’assises de Bruxelles à un exil de huit ans, tandis que ses amis et associés Jean-François Tielemans et Adolphe Bartels[8] sont condamnés à sept ans de bannissement[3]:50-51.

Il pense s’exiler en France, mais ce pays refuse de l’accueillir et il finit par être expulsé en Prusse. Après la révolution de Juillet, il gagne la France.

Accession au pouvoir[modifier | modifier le code]

Le gouvernement provisoire de la Belgique en 1830 par Charles Picqué (1831).

Les nouveaux rebelles « belges » lui firent libérer le pays du joug hollandais par ses fameuses « pétitions d’éditeurs » qui passaient sous la porte de sa prison des Petits-Carmes et se répandaient dans les chaumières. Sous sa bannière de « l’Union fait la Force », slogan qui découlait du front commun des catholiques et libéraux engendré par Louis, tout un peuple se souleva derrière ces quelques écrivains et orateurs courageux gravitant autour de lui et restant en phase avec les combattants des villes et campagnes.

Devenu un tribun, porte-drapeau des opprimés dans les médias, il fut libéré du bannissement et acclamé par cette foule de nouveaux Belges déferlant depuis Lille jusqu’à Bruxelles et enfin porté sur leurs épaules jusqu’à la Grand’Place de Bruxelles. Le , vers 18 heures, du balcon de l’Hôtel de Ville, acclamé par 20 000 citoyens, Louis de Potter prononça un vibrant « discours de l’indépendance de la Belgique », en compagnie de Félix de Merode, Alexandre Gendebien, Charles Rogier, Sylvain Van de Weyer, Emmanuel d'Hooghvorst, Feuillien de Coppin, André Jolly et Alexandre Rodenbach, tous à peine âgés de 25 à 35 ans.

Louis de Potter est intégré au sein du gouvernement provisoire au sein duquel s’instaurent rapidement deux camps radicalement divisés sur la question du régime belge : doit-il devenir une monarchie ou une république ? De Potter défend clairement la position républicaine à laquelle il ne renoncera jamais. Une Commission de Constitution est mise en place pour déterminer vers quel régime aller et prononce, le , l’instauration de la monarchie. Voté par huit voix pour et une voix contre, Louis de Potter s’abstient de voter. C’est à 44 ans, en tant que « doyen d’âge », qu’il prononcera, le , le discours d’inauguration de la première « Assemblée Constituante belge », composée d’une centaine de personnalités censitaires, discours qui fut aussi celui de sa démission[3]:82-87. Il quitta le pouvoir car il désirait, à la tête de la nouvelle mais fragile démocratie belge, un chef élu au suffrage universel, issu de ce Gouvernement Provisoire « à la mode » des républiques aristocratiques vénitiennes ou florentines, qui avaient du succès à Paris, et même à Londres avec O’Connell.

Second exil[modifier | modifier le code]

Louis de Potter quitta la Belgique pour s’installer à Paris de à . L’exil n’est pas forcément le mot adéquat car la raison en est davantage une pression politique devenue invivable qu’une condamnation légale.

Louis de Potter rédige de nombreux ouvrages pour défendre la liberté d’opinion, les valeurs humaines et autres pensées d’avant-garde, inscrites en filigrane sur la nouvelle carte de l’Europe, depuis sa résidence brugeoise au Dyver, mais aussi depuis la place des Martyrs, où il habita et enfin, depuis la rue de l’Épingle, une ruelle qui descend depuis la colonne du Congrès, à travers ce qui fut « l’hospice de bienfaisance », où il vieillit[3].

Études ultérieures[modifier | modifier le code]

L’intérêt pour la cause belge et pour de Potter s’accrut avec la découverte de 1 407 lettres enregistrées au fonds Terlinden et décortiquées par le professeur de Laveleye à la Bibliothèque Royale. On dénombre, entre autres, des missives échangées entre de Potter et des personnalités telles que : de Merode, Gendebien, Rogier, de Stassart, de Brouckère, Vilain XIIII, Lesbroussart, le savant Quetelet, Théodore Verhaeghen de l’ULB, Guido Gezelle, son illustre collègue journaliste Stendhal, l’arrière-petit-neveu de Michel-Ange Buonarotti, le secrétaire de Napoléon le marquis d’Ideville, le médecin de Napoléon O’Meara, l’évêque constitutionnel Grégoire, le général de la Fayette, le baron Benjamin de Rebecque, le baron Colins de Ham, le cardinal Ricci, conseiller des Habsbourg en Italie, Louis Blanc, Raspail, le duc de Montalembert, l’abbé rebelle de la Mennais, Geoffroy de Saint-Hislaire, le duc de l’Estrye, David d’Angers, de Reiffenberg, son beau-fils le général Brialmont, un des aides de camp du roi Léopold 1er, etc.

Il est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Considérations sur l’histoire des principaux conciles depuis les apôtres jusqu’au Grand Schisme d’Occident, 1816.
  • L’Esprit de l’Église ou Considérations sur l’histoire des conciles et des papes, depuis Charlemagne jusqu’à nos jours, 6 vol., 1821.
  • Vie de Scipion de Ricci, évêque de Pistoie et de Prato, 1825.
  • Saint-Napoléon, en paradis et en exil, 1825.
  • Lettres de saint Pie V sur les affaires religieuses en France, 1826.
  • L’Union des catholiques et des libéraux dans les Pays-Bas, 1re édition juillet 1829, 2e édition, Bruxelles, 1831.
  • Lettre de Démophile à M. Van Gobbelschroy sur la garantie de la liberté des Belges à l’époque de l’ouverture de la session des États généraux, 1829-1830.
  • Lettre de Démophile au roi sur le nouveau projet de loi contre la presse et le message royal qui l’accompagne, 1829.
  • Correspondance de De Potter avec Thielemans, depuis la prison des Petits Carmes, Bruxelles, 1829.
  • Lettre à mes concitoyens, Bruxelles, 1830.
  • De la Révolution à faire d’après l’expérience des révolutions avortées, 1831.
  • Éléments de tolérance à l’usage des catholiques belges, 1834.
  • Questions aux catholiques belges sur l’encyclique de M. de Lamennais, 1835.
  • Histoire du christianisme, Paris 1836.
  • Résumé de l’histoire du christianisme, 1856.
  • La Révolution belge de 1828 à 1839, souvenirs personnels, Bruxelles, 1838-39.
  • Études sociales, 1843.
  • La Justice et la Sanction religieuse, 1846.
  • La Réalité déterminée par le raisonnement, 1848.
  • A B C de la science sociale, 1848.
  • Catéchisme social, 1850.
  • Catéchisme rationnel, 1854.
  • Dictionnaire rationnel, 1859.

Descendance[modifier | modifier le code]

  • Agathon-Louis de Potter (1827-1906) devint médecin, philosophe « socialiste » et compositeur. Il fit don d’une importante somme pour créer la Fondation Agathon de Potter au sein de l’Académie des sciences, afin de stimuler la recherche dans les sciences exactes et appliquées, et également la lutte contre les maladies professionnelles dans les professions dangereuses. Cette fondation attribue encore actuellement plusieurs prix chaque année. Il épousa Leonie Bourlard, fille de l’avocat Jules Bourlard de Mons, mariage demeuré sans descendance.
  • Éleuthère de Potter (1830-1854) devint artiste peintre et mourut jeune à Pise.
  • Juste-Louis de Potter mourut jeune.
  • Justa-Sophie de Potter (1834-1875) épousa le lieutenant général Henri Alexis Brialmont (1821-1903), au service de S. M. Léopold II, constructeur de forts sur la Meuse et autour d’Anvers, fils de Mathieu Brialmont, lieutenant général et ministre de la Guerre sous Léopold Ier.

La lignée de Potter de Droogenwalle s’arrête là.

Les de Potter de Gand[modifier | modifier le code]

Une famille de Potter a été anoblie en 1764 en la personne de Joseph de Potter, marchand et assesseur du Mont de Piété de Gand[9].

Les descendants de cette famille de Potter ont formé plusieurs rameaux portant les noms « de Potter » tout court, « de Potter de Zinzerling » et « de Potter d’Indoye » qui portent des armoiries différentes de celles des « de Potter de Droogenwalle »[9]. La parenté entre ces de Potter et les de Potter de Droogenwalle est peu probable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thierry Denoël (dir.), Le Nouveau Dictionnaire des Belges, Bruxelles, Le Cri, , 802 p. (ISBN 978-2-87106-063-5, OCLC 889660072, lire en ligne).
  2. Joseph Bodson, « Louis de Potter Révolutionnaire belge en 1830 », sur ecrivainsbelges.be, (consulté le 9 mars 2018).
  3. a b c et d René Dalemans et Nicolas de Potter (postface Francis Balace), Louis de Potter : révolutionnaire belge en 1830, Charleroi, Couleurs livres, , 185 p. (ISBN 978-2-87003-580-1, lire en ligne), p. 13-14
    Cet ouvrage relate l’aventure de l’un des pères fondateurs de la Belgique en . Cette vieille famille brugeoise « de Potter » provient des régions frontalières de Picardie, Flandre Occidentale et Flandre française. Après tant d’invasions, pourquoi clamait-on encore aux Pays-Bas : « Peuple bien-aimé, indignez-vous des abus dont vous êtes victimes ! » et pourquoi Louis avait-il dilapidé ses châteaux et possessions au profit de la Révolution Belge ? Les « de Potter » étaient issus de l’apogée des corporations et métiers de Renaix et Bruges mais connurent aussi la décapitation d’un des leurs par le duc d’Albe. Ils furent donc victimes des exodes des puissants métayers, fuyant Lille et Courtrai, et accumulèrent ces frustrations qui alimentèrent la croisade du révolté Louis de Potter à Bruxelles. L’engouement national de résonnait alors comme un appel fraternel de ces anciens frontaliers pour plus de paix et de démocratie, au moment où la Hollande taxait abondamment les Belges. Les forces vives des jeunes rebelles campagnards, descendus sur Bruxelles, transformèrent l’essai du vieux héros, banni de l’histoire, en un vibrant « appel à l’union pour la fraternité et la liberté » de la Belgique.
  4. a b c d e et f E. Van Turenhoudt, Louis de Potter : Un philosophe au pouvoir. 1786-1859, Bruxelles, Dessart, , 276 p. (lire en ligne).
  5. Théodore Juste, « Potter (Louis de) », Biographie nationale de Belgique, t. V,‎ , col. 620-629 (lire en ligne).
  6. a et b (nl) Marijcke Schillings, « Matilde Malenchini », Nationaal Biografisch Woordenboek, Brussels, Paleis der Academiën, no 21,‎ , col. 697-709 (lire en ligne).
  7. Ersilio Michel (dir.) et Mario Battistini, « Livornesi amici di Luigi de Potter : la pittrice Malenchini, Antonio Benci e Pompeo Anichini », Bollettino Storico Livornese, Deputazione Toscana di Storia Patria-sezione di Livorno,‎ jan-mar 1937, p. 62.
  8. Rédacteur du Catholique, il seconda, pendant son exil, l’abbé de Lamennais dans la rédaction de l’Avenir. À son retour en Belgique, il collabora à plusieurs journaux et ses articles lui valurent des procès de presse en et . Il a laissé des ouvrages historiques : Les Flandres et la Révolution Belge et Documents historiques sur la Révolution Belge (1802-1862)
  9. a et b Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, Office généalogique et héraldique de Belgique, , 600 p. (OCLC 901752564, lire en ligne), p. 257 : « Issue de Jacques de Pottere, marchand à Renaix, marié dans cette ville le avec Jeanne S’Wolfs. Son petit-fils Hermès de Potter s’établit à Gand comme négociant en toiles et soiries, commerce que ses descendants développeront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime avec des exportations dans le monde entier… Anoblie en 1764 »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires à consulter à l’appui des pétitions présentés le par Louis Antoine de Potter & Édouard Ducpétiaux, Paris.
  • Procès porté devant la cour d’assises du Brabant Méridional, contre L. de Potter, F. Tielemans, etc., Bruxelles, , 2 vol. (lire en ligne).
  • Lucien Jottrand, Louis de Potter, Bruxelles, .
  • Théodore Juste, « Potter (Louis de) », Biographie nationale de Belgique, t. V,‎ , col. 620-629 (lire en ligne).
  • Maurice Bologne, Louis de Potter, histoire d’un homme banni de l’histoire, Liège, .
  • E. Van Turenhoudt, Louis de Potter : Un philosophe au pouvoir. 1786-1859, Bruxelles, Dessart, , 276 p. (lire en ligne).
  • E. Van Turenhoudt, Un Philosophe au Pouvoir, Louis de Potter, Bruxelles, 1946.
  • René Dalemans et Nicolas de Potter (postface Francis Balace), Louis de Potter : révolutionnaire belge en 1830, Charleroi ; Bruxelles, Couleur Livres, , 168 p., ill. coul. (ISBN 978-2-87003-580-1, OCLC 901303853, lire en ligne).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]