Léopold de Belgique (1859-1869)

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Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha
Description de cette image, également commentée ci-après
Léopold, duc de Brabant vers 1868.

Titre

Prince héritier de Belgique


(3 ans, 1 mois et 5 jours)

Prédécesseur Léopold de Belgique,
duc de Brabant
Successeur Philippe de Belgique,
comte de Flandre
Biographie
Titulature Comte de Hainaut (1859-1865)
Duc de Brabant (1865-1869)
Prince de Belgique
Duc de Saxe
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha
Dynastie Maison de Saxe-Cobourg et Gotha
Nom de naissance Léopold Élie Ferdinand Victor Albert Marie de Saxe-Cobourg-Gotha
Naissance
Laeken, Chateau royal
Décès (à 9 ans)
Laeken, Chateau royal
Père Léopold II
Mère Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine

Description de cette image, également commentée ci-après

Léopold de Belgique, comte de Hainaut (de 1859 à 1865) puis duc de Brabant (de 1865 à 1869), né au château de Laeken (Bruxelles) le et mort au même lieu le , prince de Saxe-Cobourg et Gotha et duc de Saxe est un membre de la maison royale de Belgique.

Second enfant et fils unique du futur roi Léopold II et de son épouse Marie-Henriette, il devient l'héritier de la couronne à la mort de son grand-père paternel le roi Léopold Ier. Il meurt prématurément, à l'âge de neuf ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léopold âgé de cinq ans, vêtu de pantalons courts, d'une longue veste et coiffé d'une toque foncée se tient debout près de sa mère assise et vêtue d'une robe à crinoline sombre aux motifs chamarrés et coiffée d'un chapeau sombre orné d'une plume claire
Le prince Léopold au côté de sa mère la future reine Marie-Henriette par Louis-Joseph Ghémar vers 1864.

Unique fils du duc de Brabant et futur roi des Belges Léopold II, Léopold naît au château de Laeken le « à une heure et demie de relevée » et porte le titre de comte de Hainaut, alors que son grand-père, Léopold Ier, règne encore. Celui-ci surnomme parfois son petit-fils « Élie », en référence au prophète[1]. Le nom complet de l'enfant est Léopold Ferdinand Élie Victor Albert Marie : « Léopold » se réfère au roi son grand-père, « Ferdinand » à son parrain le roi Ferdinand II de Portugal, « Élie » à sa marraine et tante maternelle l'archiduchesse Élisabeth d'Autriche-Hongrie, « Victor » à la reine Victoria, et « Albert » au prince consort, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha.

Le petit Léopold a une sœur aînée : la princesse Louise de Belgique. En 1864 naît une sœur cadette : Stéphanie, future archiduchesse d'Autriche, puis comtesse hongroise.

À la mort de son grand-père et à l'accession au trône de son père en 1865, le jeune Léopold devient duc de Brabant, titre porté par le prince héritier de la couronne de Belgique, également appelé parfois « prince royal ».

Le prince Léopold sur son lit de mort. Illustration parue dans un journal russe en 1869.

En 1866, le comte Ignace van der Straten-Ponthoz[2] est nommé précepteur du jeune duc de Brabant. On sait que l'enfant reçoit des leçons d'équitation dispensées par Albert Donny, des cours de religion donnés par l'abbé Aloïs van Weddingen[3] et des leçons d'allemand[4].

Léopold meurt à Laeken le à « douze heures quarante minutes du matin » (selon l'acte de décès) d'une pneumonie contractée quelques mois auparavant[5],[6],[7], à la suite d'une chute dans un étang[8]. Lors des funérailles de son fils, Léopold II, secoué de sanglots irrépressibles, s'effondre pour la première fois de sa vie en public en tombant à genoux à côté du cercueil[9].

Après le décès du petit Léopold, ses parents auront encore une troisième fille : Clémentine. C'est après la naissance de cette dernière, en 1872, que s'envoleront les derniers espoirs du roi d'engendrer un héritier direct à la troisième génération de la récente dynastie belge.

L'héritier de la couronne devient Philippe de Belgique, frère de Léopold II. Son fils aîné, Baudouin de Belgique, neveu de Léopold II, est à sa naissance en second dans l'ordre de succession, mais il meurt en 1891 à l'âge de vingt et un ans. Philippe, son père, meurt en 1905. Lors du décès du roi Léopold II en 1909, c'est donc le frère cadet de Baudouin, Albert, qui monte sur le trône sous le nom d'Albert Ier.

Le jeune Léopold est inhumé dans la Crypte royale de l'église Notre-Dame de Laeken à Bruxelles.

Titres[modifier | modifier le code]

  • - : Son Altesse royale le comte de Hainaut, duc de Saxe, prince de Saxe-Cobourg et Gotha (naissance) ;
  • -  : Son Altesse royale le Prince royal, duc de Brabant, comte de Hainaut, duc de Saxe, prince de Saxe-Cobourg et Gotha.

Son acte de décès le connaît comme « Son Altesse Royale le Prince Royal », à défaut de titre « de Belgique » avant 1891[N 1]. Il ne porte pas le titre de « prince de Belgique » car celui-ci n'est officialisé que par un arrêté royal en 1891, plus de vingt ans après sa mort. Le titre de « comte de Hainaut » est personnel, accordé par un arrêté royal du , jour de sa naissance, « Art. 1er. Notre petit-fils bien-aimé, le prince Léopold-Ferdinand-Eli-Victor-Albert-Marie portera le titre de comte de Hainaut[N 2]. » et il le garde, après 1865, au côté de celui de « duc de Brabant » qui appartient à l'héritier de la couronne par l'arrêté royal du , tout comme le montre son acte de décès.

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Order of the Golden Fleece ribbon bar 1014e chevalier de l'ordre de la Toison d'or (Espagne), accordé par la reine d'Espagne Isabelle II le .

Ascendance[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le prince Léopold a été représenté par les artistes peintres suivants :

Actes d'état civil[modifier | modifier le code]

L'acte de naissance ne mentionne que les prénoms : Léopold Ferdinand Élie Victor Albert Marie et le titre de Comte de Hainaut.
Son père y est mentionné comme « Son Altesse Royale Monseigneur Léopold Louis Philippe Marie Victor, Duc de Brabant, Prince héréditaire de Belgique ».

L'acte de décès mentionne : « Son Altesse Royale le Prince Royal Léopold Ferdinand Élie Victor Albert Marie, Duc de Brabant, Comte de Hainaut, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or d'Espagne ». Le roi Léopold II y est mentionné : « Sa Majesté Léopold II, Roi des Belges, Duc de Saxe, Prince de Saxe-Cobourg-Gotha ».

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Titres royaux en Belgique », sur Heraldica.org, (consulté le 28 juin 2020).
  2. « Titres royaux en Belgique », sur Heraldica.org, (consulté le 28 juin 2020).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bilteryst 2013, p. 24.
  2. Bilteryst 2013, p. 68.
  3. Golesco 1944, p. 44.
  4. Capron 1990, p. 41.
  5. Archives du Palais Royal de Bruxelles - Cabinet du roi Léopold II - Maladie et mort de SAR le Prince Royal, Comte de Hainaut (V.A. d1, no 2).
  6. « Mort du prince royal de Belgique », Le Figaro, no 23,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 28 juin 2020)., lire en ligne sur Gallica.
  7. « Le prince royal de Belgique », Le Figaro, no 24,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le 28 juin 2020). lire en ligne sur Gallica.
  8. Bilteryst 2013, p. 27.
  9. Kerckvoorde 2001, p. 95.
  10. « Léon Herbo, Portrait du comte de Hainaut », sur le site des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène de Golesco et Augustine de Weisme, Marie-Henriette, reine des Belges, Bruxelles, La Renaissance du livre, , 189 p. (notice BnF no FRBNF31633904).
  • Michel Huberty et Alain Giraud, L'Allemagne dynastique : HESSE-REUß-SAXE, t. I, Le Perreux-sur-Marne, , 597 p..
  • Barbara Emerson, Léopold II, Paris-Gembloux, Duculot, , 326 p..
  • Victor Capron, Un précieux enfant : Léopold duc de Brabant, comte de Hainaut (1859-1869), Bruxelles, auteur, .
  • Olivier Defrance, Louise de Saxe-Cobourg : Amours, argent, procès, Bruxelles, Racine, , 336 p. (ISBN 2-87386-230-0).
  • Mia Kerckvoorde (trad. Marie Hooghe), Marie-Henriette : une amazone face à un géant, Bruxelles, Éditions Racine, coll. « Les racines de l’histoire », , 2e éd. (1re éd. 1998), 256 p. (ISBN 2-87386-261-0).
  • Damien Bilteryst, Le prince Baudouin : Frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-847-5, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]