Place des Barricades

La place des Barricades (en néerlandais : Barricadenplein), appelée place d'Orange (en néerlandais : Oranjeplein) à l'époque du royaume uni des Pays-Bas, est une place de Bruxelles, capitale de la Belgique
Situation et accès
[modifier | modifier le code]Cette voie en région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire du Pentagone de la ville de Bruxelles le long du boulevard Bischoffsheim de la petite ceinture intérieure qui entoure le centre-ville.
Cette place de style néo-classique, au centre de laquelle se dresse la statue d'André Vésale est le point terminal des rues Van Orley, de la révolution et du Nord.
| Ce site est desservi par les stations de métro : Botanique et Madou. |
Origine du nom
[modifier | modifier le code]La « place de Barricades » évoque les combats de la révolution belge à Bruxelles[1].
Historique
[modifier | modifier le code]D'abord sablière laissée à l'abandon après la destruction de l'enceinte médiévale en 1810, l'espace de la future place fut aménagé et aplani pour y recevoir le marché aux chevaux qui, auparavant, se déroulait au Grand Sablon. À partir de 1818, elle sera redessinée selon un projet de Jean-Baptiste Vifquain qui avait jalonné la ceinture des boulevards remplaçant les anciens remparts par des espaces de repos rompant la monotonie du circuit et y apporta un concept rare, celui d'une place conçue sur un modèle circulaire et mesurant soixante mètres de diamètre, divisée comme une horloge en quatre quarts, le premier étant ouvert vers le boulevard Bischoffsheim, les trois autres séparés par des rues recevant chaque fois cinq maisons de style néo-classique très simples recouvertes d'un enduit blanc. En 1824, la place fut appelée « place d'Orange » en honneur au souverain du royaume uni des Pays-Bas puis rebaptisée « place de Barricades » par un arrêté du 30 juillet 1831[1].
Le , Marcellin Jobard réussit, depuis sa maison située au numéro 1, une vue de la Place des Barricades au daguerréotype.
Le y fut inaugurée la statue d'André Vésale œuvre de Joseph Geefs[2].
En 1849 les autorités de la ville désirant l'embellir y firent placer une grille ornementale et des réverbères, désormais disparus, conçus par le jeune architecte Joseph Poelaert[3].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
[modifier | modifier le code]Classement
[modifier | modifier le code]Les maisons qui entourent la place font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [4],[5].
Description
[modifier | modifier le code]Vue depuis le boulevard, la place apparaît comme une composition urbaine que Poelaert a renforcé par une rotonde gazonnée au centre, entourée d'une grille ouvragée jalonnée de réverbères sculpturaux. Peu après l'achèvement de la place, une statue d'André Vésale, le père de l'anatomie au XVIe siècle, fut dressée au centre de la pelouse. Cette œuvre en bronze de Joseph Geefs, réalisée en 1846, repose sur un socle dessiné par l'architecte Hector Goffart qui fut aussi échevin des travaux publics de Bruxelles. Inaugurées en 1847 par Léopold Ier, la place et la statue ont été préservées au fil des transformations urbaines de Bruxelles et constituent un ensemble monumental emblématique du paysage architectural de la capitale.
Les deux maisons situées de chaque côté de l'ouverture vers le boulevard, avec chacune trois façades — une vers la place et deux visibles depuis le boulevard — avaient été conçues rigoureusement semblables dans le même style sobre que le reste. Mais, à la fin du XXe siècle, la ville a dû faire reconstituer la maison de droite dans son aspect d'origine en supprimant les remaniements qui avaient été apportés aux façades au cours des années sous la forme de bandeaux horizontaux et verticaux dérogeant au dépouillement classique de la place.
Les modifications du site
[modifier | modifier le code]Depuis les années 1950, la place a principalement fonctionné comme parking avec des emplacements qui contournent entièrement le terre-plein central et la statue d'André Vésale. En 2000, une rangée d'arbres (tilleuls) a été planté pour empêcher le parking sauvage. L'idée de construire un parking souterrain a été abandonnée[6].
Personnalités liées
[modifier | modifier le code]Victor Hugo habita au numéro quatre avec sa famille lors de son exil politique, durant le Second Empire français et y reçut plusieurs fois la visite de Charles Baudelaire qui avait quitté la France pour fuir ses créanciers.
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Inauguration de la statue de Vésale, dans : Archives de la Médecine belge, Bruxelles, .
- Le Patrimoine monumental de la Belgique : Bruxelles 1A, Pentagone A-D, Liège, Pierre Mardaga, , 455 p. (ISBN 2-8021-0092-0, lire en ligne).

Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 La place des Barricades - Bruxelles Pentagone
- ↑ Bruxelles Pentagone - Statue de Vésale - Place des Barricades
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles, 1A, Pentagone A-D, p. 96.
- ↑ Registre du patrimoine immobilier protégé dans la Région de Bruxelles-Capitale
- ↑ Brochure des journées du patrimoine 2014 de la Région de Bruxelles-Capitale, p. 31.
- ↑ « BRUXELLES-VILLE Place des Barricades Des tilleuls pour empêcher le parking sauvage », sur Le Soir (consulté le )