Mouvement flamand

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Article connexe : Nationalisme flamand.
Le drapeau de combat flamand, symbole du mouvement flamand.

On appelle collectivement mouvement flamand l'ensemble des associations et des individus qui mettent l'accent sur l'émancipation du peuple flamand dans le contexte belge. Sur le plan social, cette aspiration se traduit généralement par un combat en faveur d'une décentralisation de la structure de l'État.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

La Belgique, à partir de son indépendance en 1830, devient un État unilingue francophone, car les classes dominantes, tant en Flandre qu'en Wallonie, parlent, principalement, le français. Il faut constater que même à présent, la Belgique, plus précis, la partie francophone du pays n'ose pas reconnaitre cette "page noire" de l'histoire Belge qui a duré plus au moins jusqu’à 1968 quand l'université Flamande de Louvain a finalement été repris par la Flandre. Pour commencer, durant les années 1815-1830 le Roi éclairé Guillaume I d'Orange a fait beaucoup pour avancer la cause flamande. Par exemple, il a fondu des écoles ou les flamands pouvait finalement jouir une éducation dans leur propre langue, le néerlandais. On peut même dire qu'en 1815 le peuple néerlandais- contenant des Hollandais, des Brabanders, des Flamands, etc.- qui a été violemment séparé dans un nord et un sud au temps de la guerre d’indépendance néerlandaise contre l'Espagne au 17éme siècle a été réunis pour le bien-être de tout les deux. Il est certain qu'avec la rattachement aux "Hollandais", les cousins du nord, la Flandre aurait eu la support nécessaire pour une véritable renaissance de culture et de prospérité. Malheureusement, cette occasion extraordinaire a été brutalement arrêté par le coup d’état des francophones et le clergé, ainsi que par la séparation consécutive de la partie nord du Royaume Unie Néerlandais. Il est difficile de sûr-estimer les injustices perpétrées contre les flamands par le gouvernement francophone de la Belgique ainsi que de son existence jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale . Quand on regarde les intentions des figures proéminentes du gouvernement Belge en ce temps comme Charles Rogiers, on peut seulement conclure que l’État Belge aboutirait consciemment, a une extinction totale de l' "élément Germanique" (c'est a dire flamand) du pays. La racisme et la manque d'humanité avec lequel les flamands étaient traités dans cette période va au-delà de toute compréhension. Dans la Première Guerre mondiale, les flamands, comme les Hollandais n'avaient aucune cause pour lutter contre les Allemands et ils auraient pu se distancer du conflit entièrement, si ils n'avaient pas été forcés par les francophones à l'époque, de joindre le conflit. Plus grave et plus énorme, les soldats Belges étaient composés des Flamands pour la plus part, qui étaient commandés par des commandants francophones qui, avant de mourir dans les tranchées, n'avaient même pas la politesse minimale de leur dire dans une langue qu'ils comprenaient, leur propre langue.

Aussi longtemps que la Belgique, et plus précisément, la partie francophone refuse de reconnaitre et de se pardonner pour cette histoire affreuse, il est difficile de comprendre pourquoi la Flandre, surtout avec sa force économique, ses villes magnifiques (on peut comparer Charleroi à Gand par exemple), sa riche histoire culturelle et littéraire jusqu'au Moyen Age et les bénéfices d'un rapport avec les Pays-Bas, serait incliné a rester dans un État qui a, a peu prés, détruit elle-même si elle aurait eu l'occasion et le temps. Même à présent, les flamands vivent dans un pays ou il forment la majorité de la population, mais ou la famille Royale a toujours était malhonnête, c'est-a-dire, loyal aux francophones; ou les francophones refusent d'apprendre leur langue il était même possible que la reine Fabiola et le chef du pays, le premier Ministre ne parlaient pas un mot de Néerlandais (je n'exclue pas la possibilité d'un problème de cerveau)

Goed, ik snap dat er ontzettend veel fouten zitten in dit betoog, maar dat laat me volledig koud. Hetgeen hier voordien geschreven stond is zo belachelijk vergoelijkend en summier (moeilijk woord voor franstaligen) en doet de geschiedenis van racisme en onderdrukking zoveel onrecht aan dat het per direct verwijderd moet worden. Het is te wijten aan de afhoudende, barmhartige houding van veel Vlamingen dat het taboe op deze zwarte bladzijde niet wordt doorbroken, enig ander zichzelf respecterend volk (lees, de Hollanders) zou hier met gestrekt been invliegen, excuses en bewustwording bij de Belgische staat afdwingen, en als dat niet werd gegeven de onafhankelijkheid uitroepen.

La vie publique en Flandre était donc dominée par le français (dans la politique, la justice, l'enseignement supérieur, l'armée, etc.). La connaissance du français constituait une sorte de barrière sociale. On note, toutefois, et dès les débuts de la Belgique indépendance, des efforts - encore isolés, il est vrai - pour faire reconnaître et respecter le "flamand" (ensemble de parlers: en gros, le flamand proprement dit, avec ses variantes locales, le brabançon, avec ses variantes..., et le limbourgeois, avec ses variantes...). Lucien Jottrand, p.ex., qui était wallon, catholique et membre du Congrès national, plus tard libéral radical, s'engagea très tôt en faveur du flamand. Par ailleurs, il faut bien avouer que les résistances régionales ou locales, en pays "flamand", empêcheront longtemps l'émergence d'une véritable langue de culture commune. Il est faux, en tout cas, d'accuser les seuls francophones, de Flandre ou d'ailleurs en Belgique, d'avoir entravé le développement et la reconnaissance du flamand.

L'émergence du mouvement flamand[modifier | modifier le code]

Les premières réactions contre la domination du français vint des milieux artistiques, avec des écrivains tels que Hendrik Conscience, Albrecht Rodenbach et Guido Gezelle. Progressivement s'établit un flamingantisme culturel généralisé, bien que les artistes eux-mêmes appartiennent à la bourgeoisie.

À partir de 1870, le mouvement flamand reçut une base populaire plus large. Il s'apparenta de plus en plus à un mouvement politique avec des exigences telles que la néerlandisation totale de l'enseignement et de la vie publique en Flandre. Le mouvement étudiant flamand était à la base de cette évolution. Une intelligentsia catholique émergea avec des figures telles que August Vermeylen, Hugo Verriest, Cyriel Verschaeve, Frans Van Cauwelaert et Julius Vuylsteke.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, le mouvement flamand se divisa en trois groupes : les activistes, qui collaborèrent avec l'occupant allemand pour atteindre leurs objectifs, les passivistes, qui refusèrent toute collaboration avec l'occupant et le mouvement frontiste, qui lutta au front contre la domination du français au sein de l'armée belge. Ces derniers signalèrent leur mécontentement en plaçant des tombes portant les pierres AVV-VVK (Alles voor Vlaanderen-Vlaanderen voor Kristus, « Tout pour la Flandre – la Flandre pour le Christ ») sur les tombes de centaines de soldats flamands morts sur le front.

Collaboration[modifier | modifier le code]

Durant l'entre-deux-guerres, le mouvement flamand s'organisa politiquement autour du Frontpartij. Le 9 décembre 1928, Auguste Borms, un ancien activiste, fut plébiscité à Anvers lors d'une élection partielle. En 1932, le mouvement flamand obtint une première victoire : les premières lois linguistiques. Il connut aussi une évolution : alors qu'au départ il s'agissait d'un mouvement démocratique et progressiste, il s'apparenta de plus en plus à la droite autoritaire avec comme émanation le Vlaamsch Nationaal Verbond (VNV) et le Verdinaso. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines composantes du mouvement flamand collaborèrent à nouveau avec les Allemands. À l'armistice, les collaborateurs furent poursuivis ; certains furent condamnés à mort comme Leo Vindevogel et Auguste Borms.

Le Walen Buiten[modifier | modifier le code]

La destruction de la tour de l'Yser en 1946 et la Question royale donnèrent une nouvelle impulsion au mouvement flamand. Il reçut à nouveau un important soutien populaire entre 1957 et 1965. L'opposition au recensement linguistique conduisit à deux importantes marches sur Bruxelles rassemblant des dizaines de milliers de manifestants. La frontière linguistique fut fixée définitivement en 1962. En 1968 suivit le combat pour la néerlandisation de l'Université catholique de Louvain (voir affaire de Louvain).

Participation au pouvoir[modifier | modifier le code]

En 1977, la Volksunie, fondée en 1954, fut impliquée dans les négociations de la deuxième réforme de l'État. Les négociations aboutirent au pacte d'Egmont, nommé d'après le palais d'Egmont, où se tinrent, de nuit, les réunions secrètes. L'accord dut faire face à d'importantes protestation : l'aile droitière, radicale et antibelge du mouvement flamand estima qu'il était trop avantageux pour les francophones. Malgré les protestations, l'assemblée de la Volksunie approuva l'accord par une majorité des deux tiers. Néanmoins le Premier ministre Leo Tindemans finit par démissionner. Le pacte ne fut donc jamais appliqué. Le pacte d'Egmont provoqua finalement une scission au sein de la Volksunie, qui mena à la création du Vlaams Blok en 1978. Après la troisième réforme de l'État en 1988, un régime fédéral fut définitivement instauré en Belgique, ce qui fut officiellement entériné par les accords de la Saint-Michel en 1993.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le nationalisme flamand est actuellement la tendance dominante du mouvement flamand. Une tendance très récente dans le mouvement est l'attention accordée aux immigrants (appelés « nouveaux Flamands »), notamment au sein du comité du pèlerinage de l'Yser, de l'OVV et du VOS.

Partis politiques liés au mouvement[modifier | modifier le code]

Parti Abréviation Idéologie
Christen-Democratisch en Vlaams CD&V Démocratie chrétienne
Nieuw-Vlaamse Alliantie N-VA Droite conservatrice
Vlaams Belang VB Extrême droite
Liste Dedecker LDD Populisme

L'Open VLD, Groen! et le SPA possèdent également une aile proche du mouvement flamand.

À l'Open VLD, cette aile se concentre notamment autour de ses élus locaux du Brabant flamand et du think tank Nova Civitas. Au SPA, il s'agit principalement des figures suivantes : Bert Anciaux, Leo Peeters, Frank Vandenbroucke et surtout Norbert De Batselier. Ce dernier est l'auteur de Het Sienjaal, avec Maurits Coppieters.

Les petits partis suivants sont également liés au mouvement flamand :

Associations liées au mouvement[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]