Charlotte de Belgique

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Charlotte de Belgique
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L'impératrice Charlotte.

Titre

Impératrice du Mexique


(3 ans, 2 mois et 9 jours)

Prédécesseur Anne-Marie de Huarte (indirectement)
Successeur Abolition de l’empire
Biographie
Titulature Princesse de Belgique
Princesse de Saxe-Cobourg et Gotha
Duchesse en Saxe
Impératrice du Mexique
Dynastie Maison de Saxe-Cobourg et Gotha (puis, maison de Belgique)
Naissance
Chateau de Laeken (Laeken, Belgique)
Décès (à 86 ans)
Meise (Belgique)
Sépulture Crypte royale de Laeken
Père Léopold Ier de Belgique
Mère Louise d’Orléans
Conjoint Maximilien Ier du Mexique
Enfants Agustín de Iturbide y Green (adoptif)
Salvador de Iturbide y Marzán (adoptif)
Religion Catholicisme romain
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Charlotte de Belgique, de son nom Marie Charlotte Amélie Auguste Victoire Clémentine Léopoldine de Saxe-Cobourg et Gotha née à Laeken (en Belgique) le [1] et morte le au château de Bouchout à Meise (en Belgique)[1], est une princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha et duchesse en Saxe. Elle est l'unique fille de Léopold Ier roi des Belges et de la reine Louise d'Orléans. En qualité d'épouse de l'archiduc Maximilien d’Autriche, vice-roi de Lombardie-Vénétie puis empereur du Mexique, elle devient, en 1857, archiduchesse d'Autriche, puis, en 1864, impératrice du Mexique.

Charlotte demeure un peu plus de deux années au Mexique en tant qu'impératrice-consort. Elle seconde son mari lequel la laisse gouverner lors de ses absences de Mexico. Lorsque l'empereur Napoléon III ordonne le retrait de l'aide militaire française destinée à appuyer le pouvoir impérial de Maximilien, la situation du couple impérial mexicain devient intenable. Sur sa propre initiative, Charlotte décide de se rendre personnellement en Europe afin de tenter une ultime démarche auprès de Paris et du Vatican.

Elle débarque en France en août 1866, mais essuie les refus successifs de l'empereur Napoléon III et du pape Pie IX. À Rome, sa santé mentale paraît compromise au point qu'un médecin aliéniste préconise le confinement de Charlotte dans sa résidence de Miramare. C'est au cours de son séjour en résidence surveillée que l'empereur Maximilien est fusillé au Mexique en juin 1867. Ignorant qu'elle est veuve, Charlotte est ramenée en Belgique. Elle y demeurera près de soixante ans dans un état psychique délétère, donnant lieu depuis lors à de nombreuses spéculations, avant de mourir en 1927.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Charlotte de Belgique par Hermann Winterhalter

Charlotte est la fille unique du roi des Belges Léopold Ier et de la reine Louise d'Orléans. Elle est la petite-fille du roi des Français Louis-Philippe Ier et la cousine de la reine Victoria. Son prénom rend hommage à la défunte princesse de Galles, première épouse de son père. Charlotte est le quatrième enfant et la première fille du couple, après Louis-Philippe (mort à moins d'un an en 1834), Léopold (né en 1835) et Philippe (né en 1837)[1]. La dernière grossesse de la Reine est difficile au point que l'on craint en une fausse couche en avril, mais le à une heure du matin, naît Charlotte, laquelle est en bonne santé[2]. Initialement déçu par la naissance d'une fille, laquelle n'est pas dynaste en Belgique à cette époque, le Roi est peu à peu charmé par sa fille[3] qui devient sa favorite[4]. Charlotte effectue de réguliers séjours à Ostende en été et passe de longues vacances chez ses grands-parents maternels dans les résidences royales françaises[5] et chez sa cousine la reine Victoria à Windsor[6].

de gauche à droite le futur Léopold II et son père en uniforme militaire, Charlotte, Louise en robe de cour et Philippe en uniforme militaire Léopold Ier et sa famille.
Léopold Ier et sa famille par Charles Baugniet vers 1850.

À la mort de sa mère, le [7], Charlotte n'a que dix ans. La petite fille turbulente et expansive devient rapidement une adolescente pensive et introvertie. La défunte reine Louise qui supervisait personnellement l'éducation et l'instruction des enfants royaux a désigné Denise d'Hulst, une aristocrate française pour veiller particulièrement sur Charlotte, dont elle devient la gouvernante[8]. Fuyant Laeken dès qu'il le peut, le roi Léopold est peu présent auprès de ses enfants lesquels en pâtissent[9]. Très tôt, Charlotte est à même de s'exprimer oralement et par écrit en français, anglais et allemand. Son instruction religieuse est confiée au père Victor-Auguste Dechamps, plus tard, cardinal-évêque de Malines et donc primat de Belgique. La religion tient une place majeure dans la vie de la Princesse[10]. Le roi Léopold exige que ses enfants effectuent de fréquents examens de conscience, estimant que les têtes couronnées doivent posséder une grande force de caractère. Après le retour de Madame d'Hulst en France, c'est la comtesse de Bovée,sa nouvelle gouvernante, qui éduque Charlotte, l'engageant à lire et méditer quotidiennement « L'Imitation de Jésus-Christ »[11]. À treize ans, son auteur favori est Plutarque, tandis qu'elle juge Ovide puéril. Très tôt, elle est persuadée que les Princes devront rendre davantage de comptes à Dieu que le reste de l'humanité[12]. Sa manie d'apprendre lui rend la société insipide, écrit-elle à quinze ans. À cet âge, elle est considérée comme une beauté distante consciente de sa dignité et cherchant à atteindre une perfection morale inaccessible[13]. Elle a tendance à juger sévèrement son entourage et s'entend davantage avec son frère Philippe qu'avec Léopold[14].

Perspectives matrimoniales[modifier | modifier le code]

En 1856, alors que Charlotte s'apprête à fêter ses seize ans, deux prétendants sollicitent sa main : le prince Georges de Saxe— rapidement évincé — et le roi Pierre V de Portugal. Ce dernier est le candidat favori de la reine Victoria et aussi du roi Léopold[15]. Par choix personnel, et sous l'influence de Madame d'Hulst affirmant qu'à la cour portugaise aucun prêtre ne la comprendra, Charlotte décline l'offre de mariage avec le roi Pierre V[16]. Elle explique : « Quant à Pedro, c'est un trône, il est vrai, je serais Reine et Majesté mais qu'est-ce que cela, les couronnes de nos jours sont de lourds fardeaux et comme on regrette plus tard d'avoir cédé à de si folles considérations[17] ».

Au mois de mai 1856, la princesse rencontre à Bruxelles l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph. Elle est charmée par ce Prince de huit ans son aîné[16] : ce sera lui qu'elle épousera[1]. Son père lui laisse d'ailleurs le choix de son futur époux ; comme elle en témoigne dans une lettre adressée à sa grand-mère Marie-Amélie : « il m'a écrit la lettre la plus impartiale, me mettant sous les yeux les avantages de l'un et de l'autre sans vouloir en rien m'influencer[18] ». Quant au roi Léopold, il écrit à son gendre : « Vous avez conquis en mai [...] toute ma confiance et ma bienveillance. J'ai aussi remarqué que ma fillette partageait ces dispositions ; cependant il était de mon devoir de procéder avec précaution[19] ». Charlotte déclare : « si comme il est en question l'Archiduc était investi de la vice-royauté d'Italie, ce serait charmant, c'est tout ce que je désire[1] ». Les fiançailles sont conclues le [20].

Union avec Maximilien de Habsbourg[modifier | modifier le code]

photographie représentant Charlotte en robe à crinoline au bras de Maximilien en habit civil
La princesse Charlotte et son fiancé l'archiduc Maximilien par Ghémar (1857).
Photographie en couleurs représentant le château de Miramare de couleur claire et de style éclectique dominant la mer
Le château de Miramare au début du XXIe siècle.

Charlotte est littéralement exaltée par la perspective de son mariage avec Maximilien[21]. Elle ne tarit pas d'éloges sur son fiancé auquel elle imagine un destin d'exception[16]. Elle ignore cependant qu'après leur première rencontre, Maximilien serait rentré à Vienne sans même mentionner Charlotte. S'il reste favorable à la proposition de mariage belge, il ne manifeste pas d'enthousiasme et n'est pas amoureux[22]. Opportuniste, il négocie âprement la dot de sa promise[21]. Jusqu'ici, Maximilien, prisant les arts, l'architecture flamboyante et les vastes domaines, ne peut donner corps à ses projets, ni mener le train de vie qu'il souhaite. L'Archiduc dit de sa fiancée : « Elle est petite, je suis grand, ce qui doit être. Elle est brune, je suis blond, ce qui est bien aussi. Elle est très intelligente, ce qui est un peu ennuyeux, mais sans doute en viendrai-je à bout »[23].

Le mariage est célébré le , au palais royal de Bruxelles. En septembre 1857, l'empereur d'Autriche François-Joseph Ier nomme son frère vice-roi du Royaume lombardo-vénitien. Le couple réside officiellement à Milan, siège du gouvernement de Lombardie-Vénétie[24]. Ils séjournent tantôt au palais royal, tantôt à la villa de Monza[25]. En 1859, Charlotte acquiert l'île de Lokrum et son couvent en ruines. Elle fait procéder rapidement à la transformation de l'abbaye bénédictine en résidence secondaire[26]. Sur le plan privé, Maximilien délaisse rapidement son épouse, laquelle se plaint après un an de mariage de sa solitude et de son ennui[27].

Le , Maximilien, jugé par le gouvernement de Vienne trop libéral dans les réformes qu'il souhaite entreprendre, trop indulgent à l'égard des rebelles italiens et trop dépensier[28], est contraint par son frère l'empereur d'Autriche de démissionner de sa fonction de vice-roi de Lombardie-Vénétie[25]. Charlotte et Maximilien se retirent dès lors au château de Miramare à l'une des extrémités du golfe de Trieste[29]. La construction du château se termine en 1860 selon les plans de Maximilien et grâce à la dot de Charlotte. Son frère, le futur Léopold II, ne manque pas de noter dans son journal : « La construction de ce palais par les temps qui courent est une folie sans borne »[30]. Lors de cet exil doré mais forcé à Miramare, Charlotte dresse un portrait idyllique de cette retraite au cours de laquelle l'éloignement des époux devient de plus en plus marqué. Quant à leur vie conjugale, elle est réduite à néant[31].

Le , parvient à Miramare une délégation de notables mexicains qui offrent officiellement à l'Archiduc la couronne de leur pays. En réalité, les négociations à ce sujet sont en cours depuis plus de deux ans : Napoléon III rêve de créer un empire latin et catholique qui limiterait l'influence des États-Unis d'Amérique alors en proie à la guerre de Sécession. L'empereur des Français promet de soutenir militairement Maximilien si celui-ci accepte de partir pour le Mexique. Toutefois, l'Archiduc hésite et tarde à accepter de tenter l'aventure. Il subordonne son assentiment à la ratification par le peuple mexicain du choix des notables et exige des garanties pour assurer le pays contre les dangers qui menacent son indépendance et son intégrité. Quant à Charlotte, elle estime que la réception de la couronne mexicaine constitue une mission visant à ramener l'ordre et la civilisation sous la bannière des Habsbourg lesquels régneraient de nouveau sur un empire où le soleil ne se couche jamais[32].

Impératrice du Mexique[modifier | modifier le code]

En route vers le Mexique[modifier | modifier le code]

La frégate SMS Novara par Josef Püttner - (Venise après 1862).

Le , dans le grand salon de Miramare, les délégués mexicains informent officiellement l'Archiduc des résultats positifs d'un référendum en sa faveur, sans préciser que les baïonnettes françaises ont protégé ou intimidé les électeurs[33]. Maximilien leur déclare qu'il « accepte la couronne des mains de la nation mexicaine » et jure « d'assurer par tous les moyens le bien-être, la prospérité, l'indépendance et l'intégrité de cette nation »[34].

Ce même 10 avril, un dîner officiel est prévu à Miramare dans le grand salon aux Mouettes. Au bord de la dépression nerveuse, Maximilien se retire dans ses appartements où il est examiné par le docteur Jilek lequel le trouve prostré et si accablé qu'il lui propose de se reposer au pavillon du Gartenhaus. Charlotte préside donc seule le banquet. Le départ pour le Mexique est fixé au 14 avril. À bord de la frégate SMS Novara, Maximilien se montre plus serein. Charlotte et lui font escale à Rome afin d'y recevoir la bénédiction du pape Pie IX. Lors de l'audience pontificale, chacun évite d'évoquer directement la spoliation des biens du clergé par les républicains mexicains, mais le Pape ne peut s'empêcher de souligner que Maximilien devra respecter les droits de ses peuples et ceux de l'Église[35].

Durant la longue traversée, Maximilien et Charlotte évoquent peu les difficultés diplomatiques et politiques auxquelles ils seront bientôt confrontés, mais ils conçoivent dans ses moindres détails l'étiquette de leur future cour. Ils commencent à rédiger un manuscrit de six-cents pages relatif au cérémonial étudié dans ses aspects les plus minutieux. La Novara fait escale à Madère et en Jamaïque. Les voyageurs essuient de lourds orages avant une dernière escale en Martinique. En vue de Veracruz, Charlotte écrit à sa grand-mère : « Nous allons toucher dans quelques heures le sol de notre nouvelle patrie... Je suis ravie des Tropiques et je ne rêve que de papillons et de colibris [...] Je n'aurais jamais cru que en ce qui regarde les régions où nous allons vivre, mes souhaits fussent aussi complètement comblés. »[36].

Le règne[modifier | modifier le code]

Portrait en pied, peinture à l'huile représentant Charlotte en robe de cour de couleur blanche , elle porte une couronne sur un voile qui descend jusqu'à la taille, dans sa main elle tient un éventail. À l'arrière-plan, de lourdes draperies rouges masquent un paysage arboré
Portrait de l'impératrice Charlotte par Albert Graefle (1865).
Photographie en couleurs représentant une imposante bâtisse grise surplombant une colline arborée
Le château de Chapultepec au début du XXIe siècle.

Maximilien et Charlotte font leur entrée solennelle à Mexico, le [37]. Au palais national de Mexico, dont l'état requiert d'importants travaux, Maximilien et Charlotte préfèrent le château de Chapultepec où ils résideront habituellement[38]. Ils jouissent aussi en été du palais des Cortés à Cuernavaca. Maximilien et Charlotte commencent leur règne animés par une généreuse confiance. Peu après leur arrivée au Mexique, Maximilien et Charlotte entreprennent d'onéreux aménagements dans leurs diverses propriétés et aux alentours, alors que la situation du Trésor est catastrophique[39]. Charlotte prise beaucoup les diverses fêtes, parades militaires, bals et représentations théâtrales[40].

En dépit des descriptions idylliques que Maximilien et Charlotte adressent à leurs proches en Europe[41], il ne leur faut guère de temps pour mesurer l'insécurité et le désordre qui règnent dans leur empire. Leurs résidences sont perpétuellement surveillées par une importante garde armée destinée à repousser des bandes rebelles qui se risquent jusqu'aux abords des palais[42]. L'intervention française, soutenue par des contingents belges et espagnols, succède à une longue guerre civile qui a tout désorganisé[43]. Les quelques 30 000 à 40 000 soldats du corps expéditionnaire français, dirigés par le maréchal Bazaine, doivent contrer de multiples escarmouches menées par les guérilleros sur un territoire grand comme quatre fois la France[44].

Il apparaît clairement que seule une minorité conservatrice du peuple mexicain a réellement fait appel aux puissances étrangères. L'Empereur tente en vain une conciliation des partis libéraux et conservateurs[45]. Il décide de mener une politique libérale, mais il s'aliène les conservateurs et le clergé en approuvant la sécularisation des biens ecclésiastiques au profit du domaine national[46]. Lorsqu'il s'absente de Mexico, parfois durant plusieurs mois, Maximilien laisse Charlotte gouverner : elle préside le conseil des ministres et donne, au nom de son mari, une audience publique les dimanches[47]. La popularité des souverains est déjà éteinte avant la première année de leur règne[48].

Sans enfant issu de son mariage, Maximilien, à la désapprobation de Charlotte[49], décide en septembre 1865 d'adopter les deux petits-fils du précédent empereur Augustin Ier du Mexique — Agustín de Iturbide y Green et Salvador de Iturbide y Marzán —, fondant ainsi la Maison de Habsbourg-Iturbide. Agustin n'a que deux ans lors de son adoption et doit être, selon la volonté de Maximilien, séparé de sa mère. Cette situation heurte Charlotte obligée par son mari d'aller chercher elle-même l'enfant chez ses parents. Quant à l'opinion publique, elle est unanime contre Maximilien[50]. Afin que Charlotte ne puisse jamais contraindre son mari à revenir sur sa décision d'adoption des Iturbide, Maximilien demande la publication dans les journaux européens du traité secret conclu entre les Iturbide et lui[51].

Un an après l'arrivée de Maximilien et Charlotte, la situation au Mexique est toujours délétère et la pacification du pays est enrayée. Charlotte écrit : « Comme un désastre ne vient pas seul, l'intérieur continue à être ravagé. Des bandes sortent comme de dessous terre là où il n'y en avait pas avant »[52]. La question du financement détériore les rapports entre la France et le Mexique[48]. Les républicains de l'ancien président mexicain Benito Juarez multiplient les coups de main et enrôlent de nombreux éléments venus des États-Unis où la guerre de Sécession a pris fin. La légion belge, composée de 4 000 hommes, est sévèrement battue par les juaristes à la bataille de Tacámbaro, le , mais elle remporte la victoire de la Loma le sous les ordres du lieutenant-colonel — plus tard général — Alfred van der Smissen.

Face à une situation aussi complexe qu'inextricable, Maximilien se résout, sous la pression de Bazaine et de l'armée française[53], à adopter une répression implacable à l'encontre des rebelles. Il publie le « décret noir » du qui, tout en promettant une amnistie à ceux qui se rendront, déclare en son premier article : « Tous les individus faisant partie de bandes ou de rassemblements armés existant sans autorisation légale, qu'elles proclament ou non un prétexte politique [...] seront jugés militairement par les cours martiales. S'ils sont déclarés coupables, lors même que ce ne serait que du seul fait d'appartenir à une bande armée, ils seront condamnés à la peine capitale et la sentence sera exécutée dans les vingt-quatre heures. »[54]. En vertu de ce décret, plusieurs centaines[55] d'opposants seront sommairement exécutés[56].

Séjour au Yucatán et départ du Mexique[modifier | modifier le code]

Photographie représentant sur fond de ciel bleu une pyramide de style maya derrière un temple rectangulaire et plat, le tout en pierre grise
Uxmal : Grande pyramide vue de la pyramide du Devin. Au premier plan la maison des tortues et à droite le groupe du pigeonnier.

Quant à Charlotte, elle effectue à partir du une visite officielle de presque deux mois dans le Yucatán. Sans Maximilien, mais accompagnée par une suite imposante, elle s'embarque sur le Tabasco, navire en piètre état dont le tangage rend la traversée du golfe du Mexique très éprouvante. Le Yucatán, éloigné des tragiques événements qui ensanglantent le reste du Mexique, réserve un accueil presque chaleureux à l'Impératrice[57]. Ce voyage lui offre une succession de festivités jusqu'à son arrivée à Mérida, capitale de la province[58]. La voyageuse en profite ensuite pour s'arrêter à Uxmal, l'antique cité maya dont elle admire les curiosités archéologiques[59]. Lorsqu'elle revoit Maximilien à Cuernavaca la veille du jour de l'an 1866, il lui fait part des nouveaux projets législatifs qu'il a conçus. Charlotte et son mari demeurent quelques jours à Cuernavaca où le matin du 6 janvier, elle apprend la nouvelle de la mort de son père le roi Léopold presque quatre semaines auparavant[60]. Le , un nouveau deuil affecte Charlotte : sa grand-mère maternelle, la reine Marie-Amélie à laquelle elle était très attachée, meurt en Angleterre[61].

En janvier 1866, abandonnant la partie avec autant de zèle qu'il l'avait amorcée, Napoléon III, poussé par l'opinion publique française hostile à la cause mexicaine, rompt sa promesse et retire les troupes qui devaient soutenir Maximilien au Mexique jusqu'en 1867[62]. Désormais, Maximilien ne bénéficie plus autour de lui que de l'appui de quelques soldats Belges et Autrichiens[63]. Le retrait français incite la légation belge à quitter le pays, elle aussi. Au printemps 1866, Charlotte prend l'initiative de tenter directement une ultime démarche auprès de Napoléon III afin qu'il revienne sur sa décision d'abandonner la cause mexicaine. Animée par ce dessein, Charlotte quitte le Mexique le 9 juillet 1866[64].

Certains suspectent Charlotte d'être tombée enceinte peu avant ce voyage et qu'Alfred van der Smissen, aide de camp de l'impératrice, serait l'amant de Charlotte et le père caché de son enfant[65].[N 2]

Retour en Europe[modifier | modifier le code]

Charlotte photographiée en noir et blanc a l'air mélancolique, elle se tient debout, les mains posées sur le dossier d'un fauteuil capitonné
Photographie de l'impératrice Charlotte en robe de deuil, par André Adolphe Eugène Disdéri.

Le , l'Impératrice débarque en Europe avec ses deux fils. Elle vient plaider la cause du Mexique à Paris et à Rome. Napoléon III tergiverse avant de rencontrer Charlotte. Il envoie d'abord l'impératrice Eugénie au Grand Hôtel où Charlotte est descendue, avant d'accepter de la recevoir à au château de Saint-Cloud[62]. Leur entrevue se solde par un échec complet : l'Empereur refuse de négocier de nouvelles garanties financières et militaires en faveur du Mexique. Ébranlée par le refus de Napoléon III, Charlotte se met en route vers le Vatican, mais le pape Pie IX n'a aucune raison de compromettre l'Église dans cette entreprise étrangère[69]. La Belgique et l'Autriche s'étant déjà retirées, Charlotte ne songe même pas à demander de l'aide à sa famille ou à sa belle-famille. En effet, bien que le défunt père de Charlotte, Léopold Ier ait été relativement réticent à l'aventure mexicaine[70], son fils devenu Léopold II autrefois ardent partisan des ambitions de sa sœur, ne peut plus ignorer l'hostilité des Belges envers un pays qui leur apporte souvent de mauvaises nouvelles. Charlotte est maintenant isolée et ne peut compter sur le soutien de personne en Europe[71].

Le 25 septembre, Charlotte arrive à Rome. Durant plusieurs jours l'impératrice va s'entretenir avec le Saint-Père. À Rome, Charlotte adopte un comportement étrange. Elle revêt des habits de deuil et affirme que tout le monde veut l'empoisonner. Elle demande à être conduite à la fontaine de Trevi pour s'y désaltérer car elle n'a pris aucune boisson les jours précédents, craignant d'être empoisonnée. Elle refuse de regagner son hôtel et prétend demeurer dans les appartements pontificaux[71]. Le Pape la laissera manger une partie de son propre dîner et contreviendra aux règles du Saint Siège en laissant Charlotte dormir[N 3] au Vatican[69].

Dépêché par le roi Léopold II, son frère le comte de Flandre accourt à Rome où il arrive le [72]. Deux jours plus tard, Philippe emmène sa sœur et les deux princes à Miramare. L'Impératrice persiste dans ses idées fixes d'empoisonnement. Le comte de Flandre narre au roi Léopold II les errements comportementaux de leur sœur. Après avoir examiné Charlotte, Riedel, un médecin aliéniste viennois, pose le diagnostic de « folie avec des idées fixes de persécution[73] », estimant que le climat mexicain l'a prédisposée à son état aggravé par le refus qu'elle a essuyé en France[71]. Arrivée à Miramare, Charlotte est maintenant littéralement séquestrée au pavillon du Gartenhaus de Miramare que surveillent des agents de la sûreté autrichienne[74].

Peinture à l'huile représentant Maximilien en tenue bleue portant un sombrero, entouré de deux autres hommes, fusillés par un peloton de six hommes, tandis qu'un autre soldat recharge son fusil et que derrière le mur observent une dizaine de spectateurs
Exécution de l'empereur Maximilien par Édouard Manet (1868).

Lorsque la nouvelle de l'exécution à Querétaro de Maximilien est connue, la famille royale belge interrompt sa visite à Paris pour l'Exposition universelle et regagne Bruxelles au début juillet 1867. Sa famille décide de dissimuler à Charlotte la mort de Maximilien [75]. Le mari de Charlotte étant mort, un problème d'autorité se pose. Charlotte acceptait jusqu'ici sa réclusion à Miramare, croyant que Maximilien exigeait ce confinement pour sa sécurité. Sa famille belge considère qu'il n'y a aucune raison que Charlotte reste en Autriche. Cependant un autre écueil se dresse : après la capture de Maximilien le 16 mai, son frère François-Joseph lui a restitué son rang dans la famille royale, persuadé que personne n'oserait fusiller un Archiduc. De fait Charlotte est à nouveau archiduchesse et dépend donc du bon vouloir de sa belle-famille Habsbourg.

En juillet 1867, le roi Léopold II mandate à Vienne la reine Marie-Henriette, accompagnée du baron Adrien Goffinet, homme de confiance du Roi, afin de plaider auprès de la cour d'Autriche la libération de Charlotte et de la ramener en Belgique[76]. Quand la reine Marie-Henriette arrive à Miramare le [77], elle découvre Charlotte dans un état physique et psychique dramatique. Elle constate que depuis neuf mois Charlotte est en réalité prisonnière de la sécurité autrichienne. Marie-Henriette et Goffinet réussissent, après deux semaines de négociations, à soustraire Charlotte de ses geôliers et à la convaincre de revenir avec eux en Belgique[78].

Retour et établissement en Belgique[modifier | modifier le code]

Gravure montrant les pompiers tentant d'éteindre le feu avec des lances à eau sous les regards d'une foule nombreuse
Incendie du pavillon de Tervuren en 1879.
Gravure montrant un château,avec des tours d'angle rondes, entouré d'un étang.
Le château de Bouchout, résidence de l’impératrice Charlotte en 1880.

Arrivée en Belgique, Charlotte réside jusqu'en octobre 1867 dans le parc de Tervueren, près de Bruxelles, dans le pavillon construit par Charles Vander Straeten pour Guillaume d'Orange[79] qui s'avère insuffisamment meublé et trop froid à la mauvaise saison. Elle rejoint donc Léopold II et Marie-Henriette au château de Laeken où elle s'installe dans les anciens appartements de ses frères[80]. Lorsque Charlotte apprend en janvier 1868 l'exécution de son mari six mois auparavant, elle est moralement brisée[81]. Dans un ensemble de près de 400 lettres retrouvées en 1995 et principalement destinées à un officier français rencontré au Mexique, Charles Loysel[82], elle se déclare « morte » à la chute de l'empire du Mexique. Ces lettres par leur nombre et leur longueur (parfois jusqu'à vingt pages) offrent également le témoignage d'une vie quotidienne ponctuée par les crises de paranoïa et les soins qui lui sont prodigués.

Ses deux fils adoptifs sont revenus avec elle en Europe. L'aîné Agustín part étudier en Angleterre puis aux États-Unis. Le second, Salvador, reste en Europe.[N 4]. En mai 1869, Charlotte quitte Laeken pour regagner Tervueren, où trente-sept personnes sont préposées à son service, dont cinq laquais à sa table[83]. Elle continue de vouer un culte passionné à son défunt mari, collectionnant tout ce qui lui avait appartenu. Après l'incendie de Tervueren — dont elle est paradoxalement ravie[84] — en mars 1879, Charlotte résidera définitivement au château de Bouchout à Meise, non loin du château de Laeken, que son frère, le roi Léopold II, acquiert pour elle[85]. À Bouchout, les crises de monomanie destructrices alternent avec des périodes calmes[86].

Pendant la première guerre, la Belgique est envahie et seul subsiste un « lambeau de terre », La Panne, sur lequel le roi Albert Ier, neveu de Charlotte, s'installe jusqu'à l'armistice. Charlotte ne verra pas sa famille pendant plusieurs années. En dépit du conflit, sa qualité d'archiduchesse d'Autriche la mettant à l'abri de l'occupant, son mode de vie ne change guère. Le gouverneur de Bruxelles fait apposer à l'entrée de sa résidence une pancarte : « Cette habitation, propriété de la couronne de Belgique, est occupée par Sa Majesté du Mexique [...] belle-sœur de l'empereur François-Joseph[87] ».

Charlotte meurt à Bouchout le à l'âge de 86 ans[88].

Depuis 1902, Charlotte hébergeait dans son domaine de Bouchout le peintre Edwin Ganz, spécialiste de la représentation de chevaux et proche de la famille royale[89], en particulier de la princesse Clémentine[90]. L'artiste continuera à occuper les dépendances du château jusqu'à sa mort en 1948[91].

Opinions au sujet de la maladie de l'Impératrice[modifier | modifier le code]

La nature de la pathologie mentale de Charlotte, psychose, paranoïa, monomanie…, extrêmement difficile à déterminer avec certitude a posteriori, a donné lieu à plusieurs hypothèses.

Plusieurs auteurs avancent une origine causée par une intoxication. Cette hypothèse est notamment émise par Joan Haslip laquelle révèle qu'un des médecins de la cour mexicaine ajoutait du bromure dans le café de Charlotte à son insu[92]. Les recherches de Roger Heim corroborent cette éventualité, à savoir que Charlotte a pu être « peu à peu intoxiquée alors qu'elle était encore au Mexique, par l'introduction dans sa nourriture pendant un temps prolongé d'une drogue psychotrope[93],[94] ». Lorsqu'elle se rend en visite officielle au Yucatán, Charlotte écrit à son mari le  : « Le docteur est très gentil. Sans ses petits médicaments bien appropriés, je serais probablement tombée malade et je n'aurais pas pu supporter tout ceci. À plusieurs reprises, il me semblait qu'il y avait du poison dans l'air. »[95].

D'autres auteurs, comme Laurence van Ypersele, Émile Meurice, Dominique Paoli ou Coralie Vankerkhoven s'appuyant d'une part sur la correspondance de Charlotte au cours de la seule année 1869 (de février à juin, Charlotte écrit quelques 400 lettres et billets) et, d'autre part sur les rapports rédigés par les médecins qui l'ont examinée[N 5] privilégient l'étude de l'aspect psychologique de la pathologie de Charlotte[96], évoquant des causes biographiques et personnelles pour expliquer la démence de l'Impératrice.

Les facteurs biographiques et leurs conséquences concernent : le deuil de sa mère à dix ans (la transformation radicale de son caractère enjoué et expansif vers l'introversion), son sens aigu du devoir, son idéal religieux élevé, son mysticisme latent, son exaltation lors de ses fiançailles, son idéalisation de Maximilien, l'absence de vie conjugale, les désenchantements et désillusions en Italie, puis au Mexique[97]. Coralie Vankerkhoven mentionne, elle aussi, les signes avant-coureurs de la maladie : les malaises ressentis à Uxmal (premiers signes de psychose nourris par l'étrangeté des conditions du séjour au Yucatán), les annonces successives de la mort de son père, puis de sa grand-mère, jusqu'à son arrivée en Europe où se manifeste l'explosion de son délire[98].

Ordres[modifier | modifier le code]

Grand maître[modifier | modifier le code]

Réplique de la croix de l'Ordre de Saint Charles

Pendant le Second Empire mexicain, Charlotte est Grand maître de l'Ordre de Saint-Charles (fondé en avril 1866). Cet ordre strictement féminin constitué d'un maximum de 24 Grand-Croix et un nombre illimité de Croix est nommé en référence à son Saint Patron, Saint Charles Borromée.

Honneurs reçus[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films relatent la vie de Charlotte de Belgique :

  • Le réalisateur mexicain Miguel Contreras Torres consacre quatre films au couple impérial : Juárez y Maximiliano (1934), La paloma (1937), The Mad Empress (1939) et Caballería del imperio (1942). Dans ces différents films, l'impératrice est incarnée par l'actrice liechtensteinoise Medea de Novara[100].
  • En 1939, l'américain William Dieterle réalise Juarez. Charlotte de Belgique est alors incarnée par l'actrice américaine Bette Davis[101].
  • En 1973, le mexicain Felipe Cazals réalise En ces années-là. Dans ce dernier, l'impératrice est incarnée par l'actrice mexicaine Helena Rojo[102].

Télévision[modifier | modifier le code]

L'émission Secrets d'histoire sur France 3 du 9 décembre 2019, intitulée Charlotte et Maximilien les sombres héros du Mexique !, lui est consacrée[103].

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2018 paraît chez Dargaud le premier volume d'une série de bande dessinée biographique, Charlotte impératrice, par Matthieu Bonhomme (dessin) et Fabien Nury (scénario)[104].

Actes d'état civil[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le père de l'enfant à l'origine de la rumeur était bien Van der Smissen, mais sa mère était la princesse Mélanie Metternich, fille du chancelier autrichien.
  2. Les tenants de cette thèse, aujourd'hui démentie[65],[66],[N 1], invoquaient la date de naissance d'un enfant né à Bruxelles le 23 janvier 1867 et déclaré de père inconnu, cette date de naissance coïncidant avec la présence de Charlotte à Bruxelles. Ce fils serait le futur général français Maxime Weygand ; devenu adulte, ce dernier présentait une certaine ressemblance physique avec Van der Smissen, ce qui confortait les partisans de cette version d'une relation intime entre Charlotte et le général belge, alors colonel. Cette thèse soutenue par Dominique Paoli[67] et présentée dans une émission de télévision d'Alain Decaux est confortée par les propos de l'historien André Castelot[68], qui s'appuyait sur la révélation que lui fit le roi Léopold III de Belgique disant « Weygand est le fils de Van der Smissen ». La protection que le roi des Belges Léopold II de Belgique — dont Van der Smissen deviendra l'aide de camp — étendit à distance sur l'enfant en veillant à fournir des fonds qui permirent de le faire adopter par une famille de Nimal, puis par la famille française Weygand, semblait également étayer cette possibilité.
  3. En réalité Charlotte ne dort que quelques heures dans la bibliothèque pontificale avant d'être reconduite dans un hôtel à la tombée de la nuit.[71]
  4. Agustín meurt en 1925 à Washington, Salvador meurt en 1895 à Ajaccio.
  5. À son arrivée à Miramare en octobre 1866, Charlotte est examinée par le professeur Riedel directeur de la maison d'aliénés de Vienne et par le docteur Jilek, médecin personnel de l'empereur d'Autriche, lequel co-signe un rapport adressé à Philippe comte de Flandre[58]. Ce rapport précise que leur patiente « souffre décidément de folie avec des idées fixes de persécution qui sont produites par une maladie mentale plus grave et plus forte qu'on ne pouvait le croire d'abord.»

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Michel Huberty, Alain Giraud, L'Allemagne dynastique, Tome I Hesse, Reuss, Saxe, 1976, p. 508.
  2. Kerckvoorde 1981, p. 24-25.
  3. Defrance 2004, p. 134-135.
  4. Bilteryst 2014, p. 21.
  5. Bilteryst 2014, p. 23.
  6. Kerckvoorde 1981, p. 25.
  7. Bilteryst 2014, p. 37.
  8. Bilteryst 2014, p. 42.
  9. Bilteryst 2014, p. 38.
  10. Émile Meurice, Charlotte et Léopold II de Belgique : deux destins d'exception entre histoire et psychiatrie, Éditions du CEFAL, , 207 p. (ISBN 2871301689, lire en ligne), p. 56
  11. Kerckvoorde 1981, p. 26.
  12. Kerckvoorde 1981, p. 27.
  13. Kerckvoorde 1981, p. 32.
  14. Bilteryst 2014, p. 51.
  15. Bilteryst 2014, p. 69-70.
  16. a b et c Bilteryst 2014, p. 70.
  17. Paoli 2008, p. 36-37.
  18. Paoli 2008, p. 38.
  19. Paoli 2008, p. 40.
  20. Defrance 2012, p. 5.
  21. a et b Vankerkhoven 2012, p. 25.
  22. Castelot 2002, p. 64.
  23. Castelot 2002, p. 60.
  24. Defrance 2012, p. 7.
  25. a et b Defrance 2012, p. 6.
  26. Kerckvoorde 1981, p. 69.
  27. Vankerkhoven 2012, p. 27.
  28. Kerckvoorde 1981, p. 64.
  29. Defrance 2012, p. 9.
  30. Capron 1986.
  31. Vankerkhoven 2012, p. 28.
  32. Vankerkhoven 2012, p. 29.
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  34. Castelot 2002, p. 229-231.
  35. Castelot 2002, p. 231-238.
  36. Castelot 2002, p. 240-243.
  37. Castelot 2002, p. 256-260.
  38. Castelot 2002, p. 262-263.
  39. Castelot 2002, p. 265.
  40. Castelot 2002, p. 270-271.
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  48. a et b Castelot 2002, p. 316.
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  53. McAllen 2014, p. 207.
  54. E. Lefèvre, Histoire de l'Intervention Française au Mexique, Bruxelles, 1869, p.260
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  61. Bilteryst 2014, p. 212.
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  63. Castelot 2002, p. 403-405.
  64. Castelot 2002, p. 427.
  65. a et b Christian Laporte, « Charlotte, impératrice mélancolique », sur lalibre.be, (consulté le 8 décembre 2019).
  66. Christian Laporte, « Histoire - Léopold II n'était pas le père du général Weygand, de parents connus... », sur lesoir.be, (consulté le 8 décembre 2019).
  67. Dominique Paoli, Maxime ou le secret Weygand, Bruxelles, Racine, coll. « Les racines de l'histoire », , 208 p.
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  102. (en) « En ces années-là », sur IMDb (consulté le 9 décembre 2019)
  103. Dominique Bonnet, « Charlotte et Sissi, deux belles-sœurs et deux impératrices que tout oppose », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2019)
  104. Olivier Delcroix, « La case BD : Charlotte Impératrice ou le destin tragique d'une «anti-Sissi» », Le Figaro,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le symbole Document utilisé pour la rédaction de l’article renvoie aux ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article.

  • Marthe Bibesco, Charlotte et Maximilien, Paris, Ditis, .
  • Damien Bilteryst, Philippe comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-894-9, présentation en ligne). .
  • André Castelot, Maximilien et Charlotte : la tragédie de l'ambition, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-26201-765-1). .
  • Victor Capron, Le mariage de Maximilien et Charlotte. Journal du Duc de Brabant. 1856-1857, Bruxelles, .
  • Olivier Defrance, Léopold Ier et le clan Cobourg, Bruxelles, Racine, (ISBN 978-2-87386-335-7). .
  • Olivier Defrance, Ramener Charlotte. La mission du baron Adrien Goffinet à Vienne et Miramar – juillet 1867, Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, (ISBN 978-2-87212-669-9). .
  • Michel de Grèce, L'Impératrice des adieux, Paris, Plon, (ISBN 978-2738215024).
  • (en) Joan Haslip, The Crown of Mexico : Maximilian and his Empress Carlota, New York, . .
  • Mia Kerckvoorde, Charlotte : la passion, la fatalité, Paris, Duculot, . 
  • (en) M. M. McAllen, Maximilian and Carlota. Europe's Last Empire in Mexico, Trinity University Press, (ISBN 978-1595341839). .
  • Dominique Paoli, L'impératrice Charlotte : « Le soleil noir de la mélancolie », Paris, Perrin, (ISBN 978-2262021313). .
  • Coralie Vankerkhoven, Charlotte de Belgique, Une Folie Impériale, Bruxelles, Le Bord de l'Eau, (ISBN 978-2356871565). .

Liens externes[modifier | modifier le code]