Maison de Ligne

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Maison de Ligne
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D'or à la bande de gueules.
Type Maison princière
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Lignée 3e Maison d'Arenberg
Titres Prince de Ligne
Prince du Saint-Empire
Prince d'Épinoy
Prince d'Amblise
Chef actuel Michel, 14e Prince de Ligne
Fondation 1047
Fastré de Ligne
Ethnicité Belge
Branche Maison de Ligne de la Trémoille

La Maison de Ligne est une ancienne et illustre famille de la noblesse belge dont la filiation prouvée remonte au XIIe siècle[1]. Elle doit son nom au village de Ligne, en Belgique, situé entre Ath et Tournai.

Généralités[modifier | modifier le code]

La Maison de Ligne compte, parmi ses ancêtres, Fastré de Ligne, qui signa une charte, en l'an 1047, de Gérard, évêque de Cambrai ; Odéric de Ligne, qui donna, en l'an 1063, son consentement à une charte de Lubert, aussi évêque de Cambrai ; Wauthier ou Gaulthier de Ligne, qui signa une autre charte, en l'an 1138, en faveur de l'abbaye d'Anchin ; Thierri, Charles et Louis de Ligne, qui sont qualifiés de barons et chevaliers dans des lettres de Baudouin IV, comte de Hainaut, de l'an 1123.

Les seigneurs de Ligne, dont Vauthier en 1190[2] font partie de l'entourage du comte de Hainaut lors des croisades. À la bataille de Bouvines en 1214, ils sont décrits comme des « hommes d'honneur et de grand nom » par les chroniqueurs de l'époque. Ils connaissent ensuite l'ascension progressive dans la hiérarchie nobiliaire : barons au XIIe siècle, comtes de Fauquemberghe et princes d'Épinoy au XVIe siècle.

En 1285, Jacques Bretel cite un Fastré de Ligne, chevalier du Hainaut, présent au tournoi de Chauvency-le-Château.

En 1547, Jean de Ligne (vers 1525-1568), baron de Barbançon, épouse Marguerite de La Mark, comtesse puis princesse (1576) d'Arenberg, et fonde ainsi la 3e Maison d'Arenberg[3].

Le diplôme de prince du Saint-Empire (1601), conféré à Lamoral Ier et à ses descendants, porte ces mots : « Hœc domus nulli antiquitate et decore familiarum nobilissimarum etiam regalium cedit. » Cette maison pour l'antiquité et l'illustration ne le cède à aucune des plus nobles fussent-elles royales[4]. Elle a été autorisée, à l'instar de sa branche cadette d'Arenberg, princes médiatisés allemands, à porter le prédicat d'altesse à la suite d'une décision du roi Albert Ier en date du [5].

Parmi les princes de Ligne, le septième est le plus connu : Charles-Joseph (1735-1814), maréchal et diplomate, l'un des plus grands mémorialistes du XVIIIe siècle.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Baron puis comte de Ligne ;

Liste des barons de Ligne[modifier | modifier le code]

  • Michel III (+1468), baron de Ligne et de Barbançon. Épouse Bonne d'Abbeville, dame de Rely († 1472).
  • Jean IV dit Le Riche de Ligne (1435-1491), fils du précédent, baron de Ligne, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or (brevet n°90). Epouse Jacqueline de Croÿ († 1486).
  • Antoine Ier (1472-1532) dit Le Grand Diable (1472-1535), fils du précédent, baron de Ligne et de Belœil. Épouse Philipotte de Luxembourg († 1525).

Liste des comtes de Ligne[modifier | modifier le code]

Liste des princes de Ligne[modifier | modifier le code]

  1. Lamoral Ier (1563-1624), premier prince de Ligne. Il reçoit de l'empereur Rodolphe II le titre de « prince de Ligne et du Saint-Empire » en 1601, nommé grand d'Espagne en 1621 par le roi Philippe III d'Espagne. Épouse Marie de Melun († 1634) marquise de Roubaix, dame d'Antoing et de Cisoing ;
  2. Albert Henri (1615-1641), petit-fils du précédent, prince de Ligne. Épouse Claire-Marie de Nassau-Siegen (1621-1695) ;
  3. Claude Lamoral Ier (1618-1679), frère du précédent, prince de Ligne. Épouse Claire-Marie de Nassau-Siegen (1621-1695) (veuve de son frère et petite-fille de Lamoral Ier) ;
  4. Henri Louis Ernest (1644-1702), fils du précédent, prince de Ligne. Épouse Doña Juana Francisa Folch de Cardona (1663-1691) ;
  5. Antoine Joseph Ghislain (1682-1750), fils du précédent, prince de Ligne ; sans alliance ;
  6. Claude Lamoral II (1685-1766), frère du précédent, prince de Ligne. Épouse la princesse Élisabeth Alexandrine de Salm (1704-1739) ;
  7. Charles-Joseph (1735-1814), fils du précédent, prince de Ligne. Épouse la princesse Marie-Françoise de Liechtenstein (1739-1821) ;
  8. Eugène Ier (1804-1880), petit-fils du précédent, prince de Ligne. Épouse en premières noces Mélanie de Conflans (1802-1833) marquise d'Armentières ; en secondes noces la marquise Nathalie de Trazegnies (1811-1835), puis Hedwige, princesse Lubomirska (1815-1895) ;
  9. Louis (1854-1918), petit-fils du précédent, prince de Ligne. Épouse Élisabeth de La Rochefoucauld-Doudeauville (1865-1946) ;
  10. Ernest (1857-1937), frère du précédent, prince de Ligne. Épouse Diane de Cossé-Brissac (1869-1950) ;
  11. Eugène II (1893-1960), fils du précédent, prince de Ligne. Épouse Philippine de Noailles (1898-1991), tous deux ayant été nommés Justes parmi les Nations.
  12. Baudouin (1918-1985), fils du précédent, prince de Ligne. Épouse Monique de Bousies (1922-2013) ; sans postérité.
  13. Antoine (1925-2005), frère du précédent, prince de Ligne. Épouse la princesse Alix de Luxembourg (1929-2019) ;
  14. Michel (né en 1951), fils du précédent, prince de Ligne. Épouse le princesse Eleonora de Orleans e Bragança, princesse du Brésil.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries
Orn ext prince SERG Toison d'or.svg
Blason Fécocourt 54.svg
Armes de la maison de Ligne

D'or à la bande de gueules.[7]

Manteau de gueules, doublé d'hermine, sommé de la couronne de prince du Saint-Empire;
Blason Fastré de Ligne (+1227) Seigneur de Montreuil.svg Fastré de Ligne ( † 1227), seigneur de Montrœul

D'or, à la bande de gueules, au lambel à cinq pendants d'azur brochant.[8]

Blason Fastré de Ligne (+1337) Seigneur de Ligne.svg Fastré de Ligne ( † 1337), seigneur de Ligne

D'or, à la bande de gueules chargée d'une molette d'argent.[8]

Blason Nicolas de Ligne (+1377) Seigneur d'Olliginies.svg Nicolas de Ligne ( † 1377), seigneur d'Ollignies, Grand maître des arbalétriers

D'or, à la bande de gueules chargée d'une coquille d'argent.[8]

Blason Michel III de Ligne (+1468) Baron de Ligne et de Brabançon.svg Michel III de Ligne ( † 1468), baron de Ligne et de Barbançon, Grand maître des arbalétriers

D'or, à la bande de gueules, au lambel à trois pendants d'azur brochant.[8]

Blason fam be Ligne-Ham.svg Armes de la branche de Ham de la maison de Ligne

Écartelé de Ligne et d'argent à 3 bandes de sable (de Ham).[8]

Blason fam be Ligne-Moÿ.svg Armes des marquis de Moÿ de la maison de Ligne

Écartelé : 1 et 4, de Lorraine ; 2 et 3, de Moÿ; sur-le-tout de Ligne.[8]

Blason fam be Ligne-Barbançon.svg Jean de Ligne (vers 1525 - Bataille de Heiligerlee), époux de Marguerite de La Marck-Arenberg, baron de Barbançon, seigneur de la Bussière et de Gouy, comte d'Arenberg (par son épouse), gouverneur de Frise et de Frise-Occidentale, stathouder d'Overijssel, de Groningue, de Frise et de Drenthe, chevalier de la Toison d'or (1546, brevet n°210)

Écartelé de Ligne et d'argent, à trois lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d'or (de Barbançon).[6]


DeLigne - la Cambre.jpg Abbesse de Ligne-Barbancon, Abbaye de La Cambre

Écartelé de Ligne et d'argent, à trois lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d'or (de Barbançon).[6]

Orn ext prince SERG Ordre de Malte.svg
Blason Albert de Ligne (1874-1957).svg
Prince Albert de Ligne (18741957), Bailli grand-croix de l'ordre souverain de Malte[réf. nécessaire]

De Ligne, au chef de gueules chargé d'une croix d'argent.[8]

Les armoiries de la maison de Ligne ont inspiré les armoiries et les drapeaux des communes de Belœil[9] et Brunehaut[10].

Galerie de portraits[modifier | modifier le code]

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Châteaux, seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Terres[modifier | modifier le code]

Vitrail de Marie de Ligne, 23e abbesse de l’abbaye de la Cambre

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Association royale Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 174.
  2. Salles des Croisades(2e salle) du château de Versailles, années 1191 et 1218.
  3. David Bailie Warden, M. de Saint-Allais (Nicolas Viton) et Maur François Dantine, L'art de vérifier les dates ... : t.1-18. L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur, , 412 p. (lire en ligne), p. 359.
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Leuridan
  5. « Généalogie - Roglo », sur roglo.eu (consulté le 10 juin 2017)
  6. a b et c « http://www.heraldique-europeenne.org », Armorial des chevaliers de la Toison d'or (consulté le 29 octobre 2010) Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « heraldiqueeuropeenneToison » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  7. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  8. a b c d e f et g « http://www.heraldique-europeenne.org », Maison de Ligne (consulté le 29 octobre 2010)
  9. http://flagspot.net/flags/be-whtbl.html
  10. http://flagspot.net/flags/be-whtbh.html
  11. « www.swisscastles.ch », Château d'Oron : La vie d'une princesse (suite) (consulté le 20 novembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]