Aller au contenu

Palais de la Nation (Bruxelles)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Palais de la Nation
Façade principale du bâtiment.
Présentation
Type
Bâtiment parlementaire
Destination initiale
Destination actuelle
Période
Style
Architecte
Construction
1779 - 1783
Propriétaire
Localisation
Pays
Région
Ville
Adresse
Place de la Nation
Accès et transport
Métro
(M)(1)(5) Arts-Loi / Parc
Tramway
(T)(92)(93) Parc
Autobus
(B)(N04)(N05) Parc
Coordonnées
Carte

Le palais de la Nation (en néerlandais : Paleis der Natie ; en allemand : Palast der Nation) est un édifice qui abrite le Parlement fédéral belge.

Le bâtiment, de style néo-classique, est situé place de la Nation, le long de la rue de la Loi, face au parc de Bruxelles.

Pays-Bas autrichiens

[modifier | modifier le code]

L'édifice initial, qui s'appelait alors palais du Conseil du Brabant[1], fut construit entre 1778 et 1783, à l'époque des Pays-Bas autrichiens, sur les plans de l'architecte Barnabé Guimard[2].

Il comportait à l'époque trois parties :

Le fronton de la partie centrale est orné d'un bas-relief du sculpteur Gilles-Lambert Godecharle qui représente la Justice punissant les Vices et récompensant les Vertus[4].

Royaume-Uni des Pays-Bas

[modifier | modifier le code]

Après la création du Royaume uni des Pays-Bas en 1815, le roi Guillaume Ier décide d'aménager le bâtiment pour qu'il abrite les États généraux[3]. Le corps central de l'édifice est transformé en 1816-1818 par l'architecte Charles Vander Straeten et l'hémicycle construit à cette occasion. L'arrière brûle en 1820 et est reconstruit en 1821-1822 par Vander Straeten[5].

Lors de la révolution belge, les combats des Quatre Jours de Bruxelles touchent le palais, situé au coeur de l'action en face du parc de Bruxelles. Il est l'un des objectifs principaux de la colonne militaire entrée par la porte de Schaerbeek, qui pénètre en ville par la rue Royale et y prend position dès le matin du . Une première tentative de reconquête est menée par Juan Van Halen et une centaine d'hommes le , mais est repoussée[6]. Le lendemain, le palais est au centre d'un des trois axes d'un nouveau plan de percée belge sous le commandement de Charles Plétinckx, mais il échoue également[7]. Il faut attendre l'évacuation des troupes pour que le palais tombe aux mains des insurgés le .

Royaume de Belgique

[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance de la Belgique, le , l'édifice fusionne dès 1831 avec les palais de la chancellerie et de la chambre des comptes et prend le nom de palais de la Nation[8]. La salle en hémicycle construite par Vander Straeten abrite depuis lors la Chambre des représentants[3].

En 1883, la Chambre est ravagée par un incendie[2] et il faut trois ans, jusqu'en 1886, à Henri Beyaert pour la reconstruire[9].

En 1847-1849, un deuxième hémicycle, est édifié par l'architecte Tilman-François Suys pour abriter le Sénat[5].

Il est agrandi en 1903 par Gédéon Bordiau.

Institutions

[modifier | modifier le code]

Royaume de Belgique

[modifier | modifier le code]

Le palais de la Nation abrite plusieurs institutions d'État belges, dont :

Le palais de la Nation abrite le secrétariat permanent du Parlement du Benelux.

Accessibilité

[modifier | modifier le code]

Le palais de la Nation peut être visité toute l'année et notamment le , jour de la Fête nationale, commémorant la prestation de serment du premier roi des Belges Léopold Ier.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Le Patrimoine monumental de la Belgique 1989, vol. 1A, p. XXVI
  2. a b c d et e Brochure des journées du patrimoine, Région de Bruxelles-Capitales, , p. 28
  3. a b c d et e Le Patrimoine monumental de la Belgique 1993, vol. 1B, p. 335
  4. Brochure des journées du patrimoine, Région de Bruxelles-Capitale, , p. 76
  5. a et b Brochure des journées du patrimoine, Région de Bruxelles-Capitale, , p. 5
  6. Charles Emmanuel Poplimont, La Belgique depuis 1830., Gand, Désiré Verhulst, (lire en ligne), p. 128
  7. Camille Buffin, Mémoires du Lieutenant-Général Pletinckx, Bruxelles, M. Weissenbruch, coll. « La révolution belge et la campagne des Dix-Jours (1830-1831) », (lire en ligne), p. 348
  8. Le Patrimoine monumental de la Belgique 1989, vol. 1A, p. XLVII
  9. Le Patrimoine monumental de la Belgique 1989, vol. 1A, p. 129

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.