Achéloos (fleuve)

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Achéloos
Illustration
Le pont Episkopi franchissant l'Achéloos sur le lac Kremasta.
Carte.
Caractéristiques
Longueur 217 km
Bassin 6 329 km2
Bassin collecteur Achéloos
Régime pluvio-nival méridional
Cours
Source Lákmos (en)
· Altitude 2 000 m
· Coordonnées 39° 40′ 36″ N, 21° 09′ 56″ E
Embouchure la Mer Ionienne
· Localisation Golfe de Patras
· Altitude m
· Coordonnées 38° 20′ 06″ N, 21° 06′ 15″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la Grèce Grèce

L’Achéloos (en grec ancien Ἀχελῷος / Akhelōos, moderne Αχελώος / Achelóos) ou Achéloüs (en latin Ăchĕlōus, -i) ou Aspropotamos (littéralement le « Fleuve blanc »), est un fleuve du nord-ouest de la Grèce, long de 217 km. Il formait la frontière entre l'Acarnanie et l’Étolie dans l’Antiquité. Son esprit était révéré par les Grecs comme le dieu fleuve Achéloos.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’Achéloos en Eurytanie.
Dans le delta.

Le fleuve prend sa source dans le massif du Pinde près du mont Lákmos (en), dans le district régional de Tríkala, à une altitude approximative de 2 295 m, au sein du parc national des Tzoumérka, de la vallée de l'Achelóos, des Ágrafa et des Météores. C'est l'un des fleuves les plus longs de Grèce. Il se confond avec la frontière administrative entre les districts régionaux d'Árta dans l'Épire et ceux de Tríkala et de Kardítsa en Thessalie. Il se jette dans la mer Ionienne et en partie dans le golfe de Patras via la lagune de Missolonghi (en), à l'ouest de la ville du même nom. Son cours inférieur, du barrage de Strátos (en) à l'embouchure, est inclus dans le parc national de Missolonghi-Etolikó.

Depuis 1960, il est utilisé pour la production hydroélectrique. Quatre barrages sur l'Achelóos construits entre 1966 et 1989[1] ont sensiblement modifié le régime hydrologique du fleuve au débit le plus élevé de Grèce, en évitant les crues les plus importantes et en limitant la quantité d'eau à l'embouchure[2]. Un débat plutôt vif entre les industriels, les écologistes et les habitants a fait rage en 2007 au sujet d'un nouveau barrage de 135 m de haut financé par l'Union européenne sur le cours supérieur du fleuve. Le grand projet de dérivation de l'Achelóos vers la plaine de Thessalie, en partie réalisé avec la construction du barrage de Mesochóra (en) en 2001 et la réalisation partielle du barrage de Sykiá (en), alimente de vifs débats depuis les années 1980. Ce projet pharaonique, qui prévoit la dérivation d’environ 600 000 000 m3, a été relancé en 2020[3] après avoir été gelé à plusieurs reprises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Bouillet, « Des montagnes du Pinde à la plaine de l'Achelôos : Hommes et activités en Etolie-Acarnanie (Grèce) », L'information géographique, vol. 63, no 1,‎ , p. 39-42 (ISSN 0020-0093, lire en ligne), p. 40.
  2. (en) Nikolaos Fourniotis, « A proposal for impact evaluation of the diversion of the Acheloos river, on the Acheloos estuary in Western Greece », International Journal of Engineering Science and Technology, vol. 4, no 4,‎ , p. 1793-1802 (ISSN 2141-2820, lire en ligne).
  3. (en) « River diversion project gets green light to go ahead », sur https://www.ekathimerini.com, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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