Jean van Win

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Jean van Win
Naissance (84 ans)
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Activité principale
écrivain, traducteur
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Un roi franc-maçon: Léopold 1er de Belgique (2006)
  • Bruxelles maçonnique, faux mystères et vrais symboles (2008)
  • Contre Guénon (2010)
  • Sade. Philosophe et pseudo-franc-maçon? (2011)
  • Le sang des franc-maçons de Valmy à Waterloo (2014)

Jean van Win, né le à Bruxelles, est un écrivain et traducteur belge. Spécialisé en musicologie et maçonnologie, il est l'auteur de plusieurs ouvrages autour de la franc-maçonnerie, qui étudient entre autres l'appartenance de personnages historiques, tels Voltaire et le marquis de Sade, à la société initiatique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean van Win est né en 1935 à Bruxelles d’une lignée de cinq générations de Bruxellois. Il a fait ses humanités gréco-latines chez les Jésuites et à l’athénée Adolphe Max, suivies d’études de philosophie et lettres préparatoires au droit, puis de marketing et d’études des marchés. Il a collaboré comme associé actif à divers consortiums internationaux dans la photographie, la numismatique moderne et la production et distribution d’enregistrements de musique classique[réf. nécessaire].

Depuis sa retraite, il consacre son temps à l’écriture et à la critique historique. Il a écrit de nombreux articles pour la revue Acta Macionica et pour Les cahiers Villard de Honnecourt.[réf. nécessaire]

Il est l’auteur d’articles, de conférences, et participe à des émissions de radio et de télévision, notamment sur Mozart[1].

Il est spécialisé dans le XVIIIe siècle et ses sociétés de pensée, plus particulièrement dans les rituels maçonniques de cette époque et dans sa musicologie[réf. nécessaire].

Franc-maçon, il a été vénérable maître de la loge de recherche Ars Macionica n°30, de la Grande Loge régulière de Belgique, à Bruxelles, « très Sage » du chapitre français Le Prince de Ligne, à Bruxelles[2], et souverain grand inspecteur général du Suprême Conseil mixte du Rite moderne français pour la Belgique[3]. Il est membre de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra[4].

Parcours littéraire[modifier | modifier le code]

Dans son livre Bruxelles maçonnique, faux mystères et vrais symboles, il s’ingénie à démystifier ce qu’il nomme des « légendes imaginaires et naïves » sur le prétendu urbanisme d’inspiration maçonnique ou alchimique de la ville de Bruxelles, et s’en prend aux ouvrages de Paul de Saint-Hilaire et d’Adolphe Cordier, dont il ne partage pas la vision ésotérique de la Belgique du XVIIIe siècle[5].

Ensuite, dans Léopold Ier, le roi franc-maçon, il s’attaque à l’appartenance du roi Léopold Ier de Belgique à la franc-maçonnerie. Il affirme que le prince Léopold ne fut jamais que membre d’honneur, en 1813, d’une loge suisse appartenant alors au Grand Orient de France, que le roi Léopold ne mit jamais les pieds dans aucune loge maçonnique au monde, et qu’il ne fut jamais le Chevalier Kadosch, ce qu’une célèbre statue « politique » voudrait faire passer pour une réalité[6].

Dans son étude Contre Guénon, il critique René Guénon et son œuvre au nom de l’adogmatisme philosophique et de la philosophie des Lumières, mais surtout en raison de ces amitiés avec Julius Evola qu'il qualifie de suspectes et en estimant que Guenon fit grand tort à la maçonnerie de tradition[7].

Son livre Sade, philosophe et pseudo franc-maçon, lui donne l'occasion d'exposer au travers de son analyse personnelle, la non appartenance à la franc-maçonnerie du célèbre philosophe athée et libertin, sur la base des rituels maçonniques de l’époque et en procédant à une analyse du seul document considéré par de nombreux historiens comme la preuve de l’appartenance maçonnique indéniable de Sade[réf. nécessaire].

Il s'intéresse ensuite dans Voltaire et la franc-maçonnerie sous l’éclairage des rituels du temps à ce grand philosophe critique, où il tente de démontrer par une analyse personnelle que Voltaire fut un adversaire constant de la maçonnerie et qu’il y fut poussé, cinquante-cinq jours à peine avant sa mort, par une vanité mondaine[8]..

Dans son autre ouvrage Le sang des francs-maçons. De Valmy à Waterloo il se détourne délibérément de « la gloire » de Napoléon et évoque l'appartenance à la franc-maçonnerie de nombreux militaires et le recours universel au « Signe Secret de Détresse maçonnique », pratiqué par des adversaires, et non par des ennemis[9]..

Dans le domaine de la maçonologie, il a participé à la rédaction d'un article dans Le Rit Primordial de France dit Rite français ou Moderne d'Hervé Vigier où il analyse l'histoire du chapitre néerlandais de Rite français De Roos et il étudie la question de la transmission des Ordres de Sagesse du Rite Français moderne[réf. nécessaire].

Il s'est aussi mis à l'écriture romanesque et dans son premier roman La Loge secrète de Charles de Lorraine, il aligne des récits dont l’espace recouvre toute l’Europe au cours des trois derniers siècles. Les francs-maçons œuvrent au progrès moral de l’humanité et, avec discrétion, réalisent l’utopie[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Œuvre historique[modifier | modifier le code]

  • La Renaissance du Rite Français traditionnel, présenté par Hervé Vigier (collaboration), Paris, Ed. Télètes, 2002.
  • Un roi franc-maçon: Léopold 1er de Belgique, Marcinelle, Ed. Cortext, 2006 (ISBN 9782804024581).
  • Bruxelles maçonnique, faux mystères et vrais symboles, Marcinelle, Ed. Cortext, 2008 (ISBN 9782874300479). (Nouv. éd. revue et augmentée Bruxelles, Ed. Télélivre, 2012 (ISBN 9782930331096)).
  • Contre Guénon!, préface de Charles Porset, Paris, Edimaf, collection Encyclopédie maçonnique, 2009, nouv. éd. Éditions de La Hutte, 2010 (ISBN 2916123407).
  • Sade. Philosophe et pseudo-franc-maçon ?, Éditions de La Hutte, 2011 (ISBN 2916123423)[11].
  • Voltaire et la franc-maçonnerie sous l’éclairage des rituels du temps, Paris, Ed. Télètes, 2012 (ISBN 9782906031753).
  • Préface à: Hervé Vigier, Le Rite français. Tome 3, La lettre et l'esprit de la synthèse des grades symboliques apprenti, compagnon, maître maçon, Paris, Ed. Télètes, 2013 (ISBN 9782906031807).
  • Le sang des francs-maçons. De Valmy à Waterloo, préface de Roger Dachez, Bruxelles, Ed. Racine, 2014 (ISBN 9782873869083)[12].
  • Hervé Vigier, Jean van Win, Jean-Pierre Duhal et Hervé Bodez, Le Rit Primordial de France dit Rite Français ou Moderne, Paris, Ed. Téletès, (ISBN 9782906031968).
  • Postface à: Hervé Vigier, Le Rite Français, tome IV, Les Grades de Sagesse du Rit Primordial de France du Maître à l'Elu, Paris, Ed. Téletès, (ISBN 9782370190185, EAN 9782370190185).

Œuvre romanesque[modifier | modifier le code]

  • La Loge secrète de Charles de Lorraine, (roman) postface par Arnaud de la Croix, Éd. Télélivres, 2019[13].

Articles[modifier | modifier le code]

Dans la revue Acta Macionica (Bruxelles):

  • L'agonie des Hauts Grades du Rite Français en Belgique, 1996.
  • La musique dite Maçonnique, 1997.
  • Réflexions sur la houppe dentellée, 1999.
  • Un rituel inédit de langue française daté de 1758, 2000.
  • Le rituel de réception au grade d'apprenti de Mozart, 2001.
  • Le Docteur Gachet et Vincent van Gogh, 2002.
  • Le Très Illustre frère Léopold de Saxe-Cobourg, 1er roi des Belges, 2003.
  • La Lumière, 2004.
  • Les prières dans la franc-maçonnerie d'esprit français au XVIIIe siècle, 2005.
  • La notion de Bienfaisance au Rite Écossais Rectifié, 2006.

Dans la revue Les Cahiers de Villard de Honnecourt (Paris):

  • Les réformes spirituelles du Rite Écossais Rectifié, n° 57, 2004.
  • Le rituel de réception de Mozart, n° 62, 2006.
  • La houppe dentellée, cordelière à floches, décor ou symboles?, n° 67, 2008.
  • La Chute originelle selon Martinès de Pasqually, une forme de gnose maçonnique, n° 81, 2011.
  • Mais qui est le Grand Architecte ?, n°90, 2014.
  • Le Signe de Détresse maçonnique, (le sang des francs-maçons durant les guerres de Napoléon), n°91, 2014.
  • Ordre, Fraternité, Démocratie et Hiérarchie, n°106, 2018.
  • Les prières dans la franc-maçonnerie d’esprit français au XVIIIe siècle, n°109, 2018-2019.

Dans la revue Joaben (Paris):

  • Rite Moderne belge, Rite Moderne français: je t'aime, moi non plus, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean van Win, Le rituel de réception au grade d'apprenti de Mozart.
  2. Jean van Win, "Un devoir de mémoire : la « reviviscence » du Rite Français en Hollande, en France et en Belgique"
  3. « Communication du Suprême Conseil du Rite Moderne Français pour la Belgique », sur archive.is
  4. Postface à: Hervé Vigier, Le Rite Français, tome IV, Les Grades de Sagesse du Rit Primordial de France du Maître à l'Elu, Paris, Ed. Téletès, , p. 111
  5. Jiri Pragram, « Le retour du Bruxelles maçonnique », sur hiram.be, (consulté le 10 avril 2019).
  6. Jiri Pragram, « Léopold Ier, le roi franc-maçon », sur hiram.be, (consulté le 10 avril 2019).
  7. Edition maçonniques de France, « "Contre Guénon !" » [archive], sur edimaf.over-blog.com, (consulté le 11 avril 2019).
  8. Jiri Pragram, « Voltaire et la Franc-Maçonnerie sous l’éclairage des Rituels du temps » [archive], sur hiram.be, (consulté le 11 avril 2019).
  9. Arnaud Lacroix et Geplu, « Le sang des francs-maçons », sur hiram.be, (consulté le 11 avril 2019).
  10. Geplu, « La Loge secrète de Charles de Lorraine », sur hiram.be, (consulté le 10 avril 2019).
  11. Extraits de Sade. Philosophe et pseudo-franc-maçon?
  12. Présentation en ligne par Arnaud de la Croix sur le site Hiram.be
  13. La Loge secrète de Charles de Lorraine par Jean van Win sur Critica Masonica.

Liens externes[modifier | modifier le code]