Marie de Hohenzollern-Sigmaringen

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Marie de Hohenzollern-Sigmaringen
Description de cette image, également commentée ci-après
La princesse Marie, comtesse de Flandre.

Titre

Princesse héritière consort de Belgique


(36 ans, 9 mois et 26 jours)

Prédécesseur aucun
Successeur Élisabeth en Bavière
Biographie
Titulature Comtesse de Flandre
Princesse de Belgique
Dynastie Maison de Hohenzollern-Sigmaringen
Naissance
Inzigkofen (Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen, actuellement en Allemagne)
Décès (à 67 ans)
Bruxelles (Belgique)
Sépulture Crypte royale de Laeken
Père Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen
Mère Joséphine de Bade
Conjoint Philippe de Belgique
Enfants Baudouin de Belgique
Henriette de Belgique
Joséphine de Belgique
Albert Ier Red crown.png
Résidence Palais du Comte de Flandre
Religion Catholicisme romain
Description de l'image Blason Marie de Hohenzollern-Sigmaringen.svg.

La princesse Marie, Louise, Alexandrine, Caroline de Hohenzollern-Sigmaringen, issue de la branche aînée catholique de la Maison de Hohenzollern, est née le à Inzigkofen et morte à Bruxelles le

Membre de la famille des Hohenzollern-Sigmaringen, elle est la seconde fille et la dernière des six enfants du prince Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen (1811-1885) - un proche de la reine de Prusse Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach - qui fut (de 1858 à 1862) un ministre-président de Prusse pacifique et libéral[1] et de la princesse Joséphine de Bade (1813-1900), elle-même fille du grand duc Charles II de Bade et de la grande duchesse née Stéphanie de Beauharnais, fille adoptive de Napoléon Ier et cousine de l'empereur des Français Napoléon III.

Biographie[modifier | modifier le code]

La future comtesse de Flandre a une sœur aînée : Stéphanie, reine consort de Portugal de 1858 à 1859 et quatre frères dont deux jouent un rôle politique notable : Carol Ier premier souverain de la Roumanie moderne[2] et le prince Léopold dont la candidature un temps avancée en vue de ceindre la couronne espagnole a été à l'origine de la guerre franco-allemande de 1870[3].

Marie épouse à Berlin le le prince Philippe de Belgique (1837-1905), comte de Flandre[4] et unique frère du roi Léopold II des Belges. Le couple s'installe au Palais de la Régence au centre de la ville de Bruxelles et aura cinq enfants :

  1. Baudouin, prince de Belgique, prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc en Saxe, né à Bruxelles le et décédé à Bruxelles à vingt-et-un ans, le [5].
  2. Henriette, princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe, née à Bruxelles le et décédée à Sierre (Suisse) le . Elle épouse le 12 février 1896 le prince Emmanuel d'Orléans, « duc de Vendôme » (1872-1931). Descendance : Louise (1896–1973), Sophie (1898-1928), Geneviève (1901–1983) et Charles-Philippe (1905–1970).
  3. Joséphine de Belgique, princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe, née à Bruxelles le 30 novembre 1870 et décédée à Bruxelles le 18 janvier 1871. Elle était la jumelle d'Henriette.
  4. Joséphine de Belgique, princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe, née à Bruxelles le 18 octobre 1872 et décédée à Namur le 6 janvier 1958. Elle épouse le 28 mai 1894 Charles-Antoine, prince de Hohenzollern (1868-1919). Descendance : Stéphanie (1895–1975), Marie-Antoinette (1896-1965), Albert (1898-1977) et Henriette (1907-1907).
  5. Albert, prince de Belgique, prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc en Saxe, né à Bruxelles le 8 avril 1875 et mort à Marche-les-Dames le 17 février 1934, roi des Belges du 23 décembre 1909 au 17 février 1934 sous le nom d'Albert Ier.

Le jeune couple débute sa vie conjugale dans une atmosphère de tragédie : la princesse Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique, sombre dans la folie, tandis qu'en 1869, le roi Léopold II et la reine Marie-Henriette, perdent accidentellement leur seul fils, ne gardant de leur union que deux filles (Louise et Stéphanie) non habilitées à recueillir la couronne[6].

La princesse Marie, comtesse de Flandre.
La princesse Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, comtesse de Flandre. Sur ce portrait, la princesse à environ 35 ans.

Un rapprochement des époux royaux donnera naissance en 1872 à un dernier enfant : la princesse Clémentine. Ce sont donc désormais le prince Philippe et la princesse Marie qui assureront l'avenir de la dynastie belge car déjà parents d'un fils, le prince Baudouin, ils auront un second héritier le prince Albert[7].

Menant une vie luxueuse, la comtesse de Flandre soutient financièrement différentes œuvres de charité.

Très douée pour le dessin et la peinture, elle a laissé de remarquables eaux-fortes[8].

En 1897, Henriette, la fille aînée de la comtesse de Flandre, épouse du duc de Vendôme, échappe de peu à l'incendie du Bazar de la Charité où périt sa belle-mère la duchesse d'Alençon. Lors des cérémonies et des réceptions qui suivent les obsèques de cette dernière, le prince Albert de Belgique rencontre la duchesse Elisabeth en Bavière, nièce de la défunte. Les deux jeunes princes s'éprennent l'un de l'autre et se marieront en 1900. Quelques mois plus tôt, la mort de Joséphine princesse douairière de Hohenzollern avait endeuillé sa fille la comtesse de Flandre, laquelle avait déjà perdu son père le prince Charles-Antoine en 1885.

Après avoir subi l'épreuve de perdre son fils aîné Baudouin en 1891 et son époux en 1905, la comtesse de Flandre occupe à la fin de sa vie un rang plus important à partir de 1909 en qualité de mère du nouveau roi Albert Ier.

Opposée par principe à sa belle-fille[réf. nécessaire], elle meurt le à Bruxelles et est inhumée dans la crypte royale de l'Église Notre-Dame de Laeken.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maria Biermé, La vie d'une Princesse : Marie de Hohenzollern, comtesse de Flandre, Bruxelles, 1913.
  • Damien Bilteryst, Philippe Comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-894-9, lire en ligne).
  • Damien Bilteryst, Le prince Baudouin : Frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-847-5, lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Damien Bilteryst, Le Prince Baudouin, frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Racine, 2013, p. 51 (ISBN 9782873868475).
  2. Damien Bilteryst, Le Prince Baudouin, frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Racine, 2013, p. 54 (ISBN 9782873868475).
  3. Damien Bilteryst, Le Prince Baudouin, frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Racine, 2013, p. 53 (ISBN 9782873868475).
  4. Bilteryst 2014.
  5. Bilteryst 2013, p. 259-71.
  6. En effet, la Constitution de l'époque prévoyait que « Les pouvoirs constitutionnels du Roi sont héréditaires dans la descendance directe, naturelle et légitime de S.M. Léopold, Georges, Chrétien, Frédéric de Saxe-Cobourg, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture et à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance. »
  7. Le roi Baudouin Ier et son frère, le roi Albert II sont d'ailleurs leurs arrière-petits-fils
  8. Maria Biermé, La vie d'une Princesse : Marie de Hohenzollern, comtesse de Flandre, Bruxelles, 1913, pp.247-69