Parti de la liberté et du progrès (unitaire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti de la liberté et du progrès.

Parti de la Liberté et du Progrès
(nl) Partij voor Vrijheid en Vooruitgang
Présentation
Fondation
Scission de Parti libéral
Disparition
Fusionné dans Open Vlaamse Liberalen en Democraten
Parti réformateur libéral
Positionnement Centre droit
Idéologie Libéralisme
Libéralisme classique
Affiliation européenne ELDR
ALDE
Affiliation internationale Internationale libérale

Le Parti de la liberté et du progrès (PLP, en néerlandais Partij voor Vrijheid en Vooruitgang, PVV) est un ancien parti politique belge unitaire. Appelé Parti libéral depuis sa fondation en 1846, il changea de nom en 1961, à la suite de la crise congolaise. Il se scinda en 1972 en une aile francophone, le Parti de la liberté et du progrès (PLP) et une aile flamande, le Partij voor Vrijheid en Vooruitgang (PVV).

Histoire[modifier | modifier le code]

Congrès libéral du 14 juin 1846, tenu dans la salle Gothique de l'hôtel de ville de Bruxelles

Il a longtemps existé en Belgique un Parti libéral. Dès l'indépendance du pays en 1830, il est l'un des deux partis qui dominent la vie politique du pays, avec le parti catholique. Cependant, ce n'est qu'en 1846 qu'il s'organisera et établira son programme, lors d'un congrès fondateur à l'hôtel de ville de Bruxelles, sous la présidence d'Eugène Defacqz. Parmi ses membres, il comptait notamment Walthère Frère-Orban, Jules Bara, Pierre Van Humbeeck et Charles Sainctelette. Plate-forme de la bourgeoisie urbaine, ce parti attachait une importance particulière à l'indépendance du pouvoir civil face au clergé. Promoteur de changement et soucieux de l'amélioration de la situation des classes ouvrières, il était perçu comme une formation progressiste, comme la gauche de l'époque, par opposition à la droite catholique et conservatrice. De 1847 à 1884, il est le seul rival du parti catholique à chaque élection et tantôt obtient la majorité absolue des sièges, tantôt se retrouve dans l'opposition. Aux élections de 1847, il remporte une grande victoire électorale, à la suite de l'abaissement du cens. Charles Rogier prend la tête d'un cabinet qui sera vite dominé par Frère-Orban. Après quelques années d'opposition, le parti revint au pouvoir en 1857. Ce fut ce qu'on appela le grand ministère libéral, d'abord mené par Rogier, puis par Frère-Orban. Le gouvernement ne tomba qu'en 1870. Le parti était alors profondément divisé entre les radicaux, tel Paul Janson, qui réclamaient un élargissement du corps électoral, et les doctrinaires, tel Frère-Orban, qui y étaient radicalement opposés. Frère-Orban parvint néanmoins à rassembler les deux tendances autour d'un même programme et remporta une dernière victoire électorale en 1878. Il redevint chef de cabinet et sa politique déclencha rapidement la première guerre scolaire, qui conduisit le parti au désastre électoral de 1884.

Le parti catholique devait alors obtenir une majorité absolue qu'il ne perdra qu'après la Première Guerre mondiale. En effet, à la suite de l'introduction du suffrage plural en 1893, le poids du parti libéral devait beaucoup décroître. Il resta donc dans l'opposition jusqu'à la formation de gouvernements d'union nationale pendant la Grande Guerre. Dans l'entre-deux-guerres, les libéraux sont les partenaires les plus fréquents du parti catholique.

Après le deuxième conflit mondial, ils furent appelés à participer à diverses coalitions jusqu'en 1961. À cette date, faisant suite à la crise liée à l'indépendance du Congo belge et aux grandes grèves, sous l'égide d'Omer Vanaudenhove, il renonce à sa philosophie anticléricale et opère un processus d'ouverture, marqué par un changement de nom : il se nommera dorénavant le Parti de la Liberté et du Progrès (PLP). En 1972, il se scinde en une aile francophone, le Parti Réformateur Libéral (PRL), qui fut incorporé le 24 mars 2002 dans une coalition de centre-droit dénommée Mouvement Réformateur (MR), réunissant également le PFF, le FDF et le MCC, et une aile flamande, le Partij voor Vrijheid en Vooruitgang (PVV), qui fut modifié en 1992 en VLD (Vlaamse Liberalen en Democraten).

Présidents[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Parlement national[modifier | modifier le code]

Chambre des Représentants[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Participation gouvernementale
1847 9 142 52,1
55 / 108
Rogier I
1848 30 806 59,5
83 / 108
1850 15 320 54,8
69 / 108
1852 16 888 57,4
57 / 108
Rogier I et de Brouckère
1854 16 087 57,4
54 / 108
de Brouckère, De Decker
1856 12 472 45,1
45 / 108
de Brouckère
1857 39 280 54,7
70 / 108
Rogier II
1859 15 052 54,2
69 / 116
1861 15 979 57,5
66 / 116
1863 17 799 45,5
59 / 116
1864 39 576 49,7
64 / 116
1866 20 965 58,2
70 / 122
Rogier II et Frère-Orban I
1868 13 619 44,3
72 / 122
Frère-Orban I
Juin 1870 17 173 55,6
61 / 122
Opposition
Août 1870 32 448 44,5
52 / 124
Opposition
1872 9455 31
53 / 124
Opposition
1874 17 531 52,5
56 / 124
Opposition
1876 19 788 46,3
57 / 124
Opposition
1878 18 966 52,6
72 / 132
Frère-Orban II
1880 21 283 50,3
74 / 132
1882 22 001 52,8
79 / 138
1884 21 294 38,9
52 / 138
Opposition
1886 18 965 51,3
40 / 138
Opposition
1888 19 967 37,3
40 / 138
1890 20 829 54,5
44 / 138
1892 47 518 45,4
60 / 152
Opposition
1894 515 808 31,37
17 / 152
Opposition
1896 193 563 19,52
11 / 152
Opposition
1898 177 802 18,14
13 / 152
Opposition
1900 464 959 22,67
31 / 152
Opposition
1902 266 891 25,06
33 / 162
1904 283 411 25,35
42 / 166
Opposition
1906 207 341 17,68
37 / 164
Opposition
1908 331 981 27,64
36 / 164
Opposition
1910 236 467 18,55
36 / 168
Opposition
1912 291 084 11,10
21 / 186
Opposition
1914 326 922 24,50
31 / 186
Broqueville II, Cooreman et Delacroix I
1919 310 876 17,65
34 / 186
Delacroix II et Carton de Wiart
1921 343 959 17,80
33 / 186
Theunis I
1925 304 757 14,65
23 / 187
Opposition puis Jaspar I
1929 369 114 16,55
28 / 187
Jaspar II et Renkin
1932 313 722 14,08
24 / 187
de Broqueville III, Theunis II et Van Zeeland I
1936 292 970 12,40
23 / 202
Van Zeeland II, Janson, Spaak I puis opposition
1939 335 966 17,18
33 / 202
Pierlot II, III, IV, V et VI, Van Acker I et II
1946 211 143 8,93
17 / 202
Opposition, Van Acker III et Huysmans, opposition
1949 767 180 15,25
29 / 212
Gaston Eyskens I
1950 556 102 11,25
20 / 212
Opposition
1954 626 983 12,15
24 / 212
Van Acker IV
1958 585 999 11,05
20 / 212
Opposition puis Gaston Eyskens III et III (remanié)
1961 649 376 12,33
20 / 212
Opposition
1965 1 119 991 21,61
48 / 212
Opposition puis Vanden Boeynants I
1968 1 080 894 20,87
47 / 212
Opposition