Basket-ball

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Basketteur)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Basket.

Basket-ball
Basketball

Description de l'image Basketball pictogram.svg.
Fédération internationale FIBA (fondée en 1932)
Sport olympique depuis 1936 pour les hommes (en démonstration en 1904), 1976 pour les femmes
Autres appellations baloncesto (Espagne)[1], básquetbol (Amérique latine) [2], košíková (République tchèque), pallacanestro (Italie)[3], ballon-panier (Canada)[4]
Joueurs licenciés environ 100 millions
Joueurs pratiquants environ 450 millions[5]
Champions du monde en titre masculin Drapeau : États-Unis États-Unis
féminin Drapeau : États-Unis États-Unis
Description de cette image, également commentée ci-après

Un tir à trois points lors de la finale de basket-ball féminin de la FIBA Europe.

Le basket-ball ou basketball[6], fréquemment désigné en français par son apocope basket, est un sport collectif opposant deux équipes de cinq joueurs sur un terrain rectangulaire. L'objectif de chaque équipe est de faire passer un ballon au sein d'un arceau de 46 cm de diamètre, fixé à un panneau et placé à 3,05 m du sol : le panier. Chaque panier inscrit rapporte deux points à son équipe, à l'exception des tirs effectués derrière la ligne des trois points et des lancers francs accordés suite à une faute, qui ne rapportent qu'un seul point. L'équipe avec le nombre de points le plus important remporte la partie.

Le basket-ball se pratique exclusivement à la main, et les joueurs ne peuvent se déplacer qu'en dribblant la balle au sol. L'équipe en possession du ballon (les attaquants) tente d'inscrire des points en réalisant des tirs, des passes décisives, des double-pas ou des dunks, tandis que l'équipe en défense essaie de les en empêcher en réalisant des interceptions de balle ou des contres, si possible sans commettre de faute. Si le tir échoue, les joueurs des deux équipes tentent d'attraper la balle au rebond.

James Naismith, un professeur d'éducation sportive, invente le basket-ball en 1891 dans l'État du Massachusetts (États-Unis) pour maintenir la condition physique de ses joueurs durant l'hiver. Le sport devient rapidement populaire et se développe dans les universités et lycées en Amérique du Nord au début du siècle. La Fédération internationale de basket-ball (FIBA) est créée en 1932 et le sport est inscrit au programme des Jeux olympiques en 1936. La principale ligue professionnelle des États-Unis, la National Basketball Association (NBA), est fondée en 1946 et voit émerger de grands joueurs qui contribuent à l'accroissement de la popularité du basket-ball : Wilt Chamberlain et Bill Russell dans les années 1960, puis Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Larry Bird, Magic Johnson, et surtout Michael Jordan, fréquemment considéré comme le plus grand basketteur de l'histoire[7].

Le basket-ball est aujourd'hui l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de 450 millions de pratiquants en 2007. De nombreux championnats ont été créés sur les cinq continents, notamment en Europe et en Asie, où le sport est en plein essor depuis les années 2000. Les femmes représentent une bonne part des pratiquants, malgré une plus faible exposition médiatique du basket-ball féminin. De nombreuses variantes du basket-ball se sont développées, comme le basket-ball en fauteuil roulant, le streetball (« basket-ball de rue ») ou le basket-ball à trois contre trois. Enfin, une culture a peu à peu émergé autour du sport et prend forme dans la musique, la littérature, le cinéma et le jeu vidéo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie du basket-ball.

« Le basket-ball n'a pas été inventé par accident. Il s'est développé pour répondre à un besoin. »

— James Naismith[8]

Création[modifier | modifier le code]

Le premier terrain de basket-ball au Springfield College.

Le basket-ball est inventé en décembre 1891 par James Naismith, professeur d'éducation physique canado-américain au Springfield College dans l'État du Massachusetts (États-Unis)[9]. Lors d'une journée de pluie, Naismith tente d'assurer malgré tout son cours de sport, et essaie de développer un sport d'intérieur pour maintenir la condition physique de ses élèves entre les saisons de football américain et de baseball, durant les longs hivers de la Nouvelle-Angleterre[9]. Il souhaite également leur trouver une activité où les contacts physiques sont restreints, afin d'éviter les risques de blessure.

Après avoir écarté certains jeux trop violents ou peu appropriés à une pratique en salle, il reprend l'idée d'un ancien jeu de balle maya (le pok ta pok)[10] et place deux caisses de pêches sur les rampes du gymnase, à 3,05 mètres de hauteur (dix pieds). Le but du jeu est de faire pénétrer un ballon dans ces caisses en bois pour marquer un panier. Contrairement aux paniers actuels, la caisse de pêches dispose d'un fond : la balle devait donc être récupérée manuellement après chaque « panier » inscrit. Afin d'éviter d'avoir à rechercher systématiquement la balle, le fond du panier est évidé pour pouvoir l'extraire avec une longue perche[9]. Naismith établit rapidement treize règles principales (les Treize règles originelles) pour rendre le jeu praticable ; la majorité sont encore en vigueur[9]. Ces règles comportent notamment l'interdiction de courir en tenant la balle (marcher) et de « donner des coups d'épaule, de tenir, de pousser ou de faire tomber de quelconque manière » l'adversaire. Elles définissent en outre la durée d'une partie : quatre mi-temps de quinze minutes, avec une pause de cinq minutes entre elles.

James Naismith, inventeur du basketball, avec un ballon et un panier.

Ce sport est baptisé basket-ball, ce qui signifie littéralement en anglais « ballon panier ». Il est d'abord pratiqué avec un ballon de football, puis avec des balles de couleur brune[9]. Le tout premier match public de basket-ball est joué le entre des élèves d'une classe d'étudiants de la Springfield Christian Training Association et des enseignants de la même école. Les étudiants gagnent 5-1 ; le seul panier marqué par les enseignants est celui du célèbre entraîneur de football américain Amos Alonzo Stagg[11]. La même année, le jeu est adapté pour être joué par des femmes. Le premier match féminin se déroule en 1893 au Smith College de Northampton, dans le Massachusetts[9]. Dès 1897-1898, le nombre de joueurs par équipe est fixé à cinq.

En 1906, les caisses en bois sont finalement remplacées par des anneaux en métal fixés à des panneaux[9]. La balle passe ainsi à travers un arceau et retombe au sol lorsqu'un panier est inscrit. Le panneau sert quant à lui à éviter que la balle n'atterrisse dans les tribunes, et permet d'effectuer des tirs avec rebond. Dans son journal, découvert en 2006 par sa petite-fille, James Naismith fait part de ses appréhensions quant au jeu qu'il a inventé, et indique qu'il y a introduit certaines règles d'un jeu enfantin médiéval, le Duck on a Rock[12].

Au début de son histoire, le basket-ball est surtout porté sur le jeu offensif et la défense est reléguée au second plan. La défense est alors la phase passive du basket-ball, où les joueurs attendent l'échec de l'adversaire ; elle a depuis acquis un rôle comparable à celui de l'attaque. Par ailleurs, la passe et le tir étaient les seules manières de déplacer la balle vers le panier. En effet, le dribble n'existait pas dans le basket-ball originel, hormis lors d'une passe à un coéquipier avec rebond au sol : il était rendu difficile par la forme asymétrique des premiers ballons. Il est devenu essentiel dans le jeu à partir des années 1950, lorsque les ballons manufacturés eurent une forme régulière et les qualités de rebond nécessaires.

Développement aux États-Unis et au Canada[modifier | modifier le code]

La Young Men's Christian Association (YMCA) joue un grand rôle dans la diffusion du basketball à travers les États-Unis et le Canada, mais aussi dans le reste du monde. En 1893 est disputé le premier match européen à Paris, dans le quartier de Montmartre. À la même époque, des matchs sont organisés à Tianjin (Chine)[13], en Inde, au Japon et en Perse[14]. Dès 1895, le sport est pratiqué dans plusieurs lycées de jeunes filles. Toutefois, la YMCA ne parvient pas à préserver l'esprit originel du basketball, qui devient de plus en plus violent et est pratiqué par des bandes de jeunes bagarreurs. Pour permettre le respect des règles de jeu, la première ligue professionnelle, la National Basketball League, est fondée aux États-Unis en 1898 avec six équipes. Les premiers champions sont les Trenton Nationals, suivis des New York Wanderers, des Bristol Pile Drivers et des Camden Electrics. La ligue est dissoute en 1904. De nombreux championnats sont alors organisés.

L'équipe de l'université du Kansas en 1899, avec leur entraîneur James Naismith (rang du haut, à droite).

Au tout début du XXe siècle, le basketball devient peu à peu une activité courante dans de nombreuses universités américaines, notamment grâce à l'action de James Naismith. Le premier match interuniversitaire est disputé le 9 février 1895 entre l'université Hamline et l'école d'agriculture de l'université du Minnesota ; cette dernière remporte le match sur le score de 9 points à 3[15]. La première équipe universitaire est fondée en 1896 au Geneva College de Pittsburgh. Naismith lui-même entraîne pendant six ans l'équipe de l'université du Kansas, avant de laisser la place à Phog Allen. Amos Alonzo Stagg introduit le basketball à l'université de Chicago tandis qu'Adolph Rupp, un ancien élève de Naismith, connaît le succès en tant qu'entraîneur de l'université du Kentucky.

Dès 1897, l'Amateur Athletic Union avait pris le contrôle de la gestion du basketball à la YMCA[15]. En 1901, de nombreuses universités commencent à financer des matchs, dont l'université de Chicago, Columbia, le Dartmouth College, l'université du Minnesota, l'Académie navale d'Annapolis, l'université du Colorado et Yale. Le premier match universitaire au Canada a lieu le 6 février 1904 et oppose l'université McGill à l'université Queen's. En avril 1905, des représentants de quinze universités créent le Basket Ball Rule Committee (« Comité de règlementation du basket-ball ») afin de superviser le basketball universitaire[15]. La même année, sur la suggestion du président Theodore Roosevelt qui estimait que les blessures étaient trop fréquentes dans le football américain, se forme l’Intercollegiate Athletic Association. Elle absorbe le comité en 1909, et devient en 1910 la NCAA - la fédération américaine de sport universitaire actuelle[15].

Peu avant le début de la Première Guerre mondiale, la NCAA et l’Amateur Athletic Union se disputent ainsi le contrôle des règles du jeu. Après l'entrée en guerre des États-Unis en 1917, les forces armées américaines contribuent à la diffusion du basketball sur le continent européen : plusieurs entraîneurs sportifs étaient présents aux côtés des troupes. Naismith a lui-même passé deux ans en France avec la YMCA à cette époque[16].

Diffusion internationale et professionnalisation[modifier | modifier le code]

Création des premières ligues professionnelles[modifier | modifier le code]

Bill Russell (à gauche) en défense sur Wilt Chamberlain. De 1959 à 1969, ces deux pivots s'opposent et donnent lieu à l'une des plus grandes rivalités de l'histoire du basket-ball[17].

La National Basketball League, fondée en 1898 et dissoute en 1904, est le précurseur des nombreuses ligues professionnelles créées aux États-Unis et dans le reste du monde tout au long du siècle. Hormis la Eastern Basket Ball League, fondée en 1909, les principales ligues professionnelles sont créées au début des années 1920 : la Metropolitan Basketball League (1921) et l'American Basketball League (1925). En 1922 est créée l'équipe des Rens de Dayton (également appelée New York Renaissance), composée uniquement d'Afro-Américains[18]. Leurs principaux rivaux étaient les Original Celtics, considérés comme les « pères du basketball » et présentés comme les champions du monde de la discipline[19]. À l'image des Harlem Globetrotters, fondés en 1926, ceux-ci organisaient des tournées dans le pays à la manière d'un cirque. Les Celtics dominent le basketball américain de 1922 à 1928, année de leur dissolution.

Le 6 juin 1946 est créée la Basketball Association of America (BAA) : son premier match oppose les Huskies de Toronto, à domicile, aux New York Knickerbockers[20]. Après trois saisons, en 1949, la ligue fusionne avec la National Basketball League pour former la National Basketball Association (NBA). Dès les années 1950 apparaissent les premières stars du basketball, dont le pivot George Mikan et le meneur Bob Cousy. Les Lakers de Minneapolis (qui s'installent à Los Angeles en 1960) et les Celtics de Boston assoient leur domination sur la NBA en remportant seize titres à eux deux de 1949 à 1970. Les années 1960 voient éclore plusieurs joueurs aujourd'hui légendaires : l'arrière des Lakers Jerry West ; le meneur Oscar Robertson ; le pivot des Celtics Bill Russell, onze fois champion NBA et qui révolutionna la manière de pratiquer la défense[21] ; et Wilt Chamberlain, qui détient encore aujourd'hui de nombreux records de statistiques[22]. Le 2 mars 1962, il inscrit cent points lors d'un match entre les Warriors de Philadelphie et les Knicks de New York[22].

En 1967, l'American Basketball Association (ABA) est lancée pour tenter de rivaliser avec la NBA, qui connaît un pic de popularité[23]. Celle-ci propose un nouveau style de jeu et des règles différentes, et suscite l'intérêt du public. La balle est tricolore (rouge, blanc, bleu), le jeu est plus agressif et spectaculaire et le tir à trois points est créé[23]. Julius Erving est alors le joueur le plus célèbre de la ligue, et développe un style aérien où le saut et le jeu au-dessus du panier sont aussi importants que le tir. Toutefois, les faibles recettes et le succès déclinant de la ligue la contraignent à être absorbée par la NBA : ses quatre meilleures équipes (les Nets de New York, les Nuggets de Denver, les Pacers de l'Indiana et les Spurs de San Antonio) y sont incorporées, et certains éléments sont conservés, comme le tir à trois points[23]. Après 1970, la NBA est sans conteste la ligue de basketball la plus importante, tant en termes de popularité que de budget ou de niveau de jeu[24].

Implantation en Europe et compétitions internationales[modifier | modifier le code]

Peu après sa création, le basket-ball s'étend progressivement en dehors des États-Unis et du Canada et atteint l'Europe, où il se développe rapidement. En 1909 se tient le premier match international de basketball, opposant le Mayak Saint-Pétersbourg (à domicile) à une équipe de YMCA américaine[25]. Le premier grand évènement européen se déroule en 1919 à Joinville-le-Pont durant les Jeux interalliés : les États-Unis, emmenés par Marty Friedman, l'emportent contre la France en finale[10]. Le jeu gagne en popularité dans ces deux pays.

Le 18 juin 1932, la Fédération internationale de basket-ball amateur (FIBA) est fondée à Genève par l'Argentine, la Tchécoslovaquie, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, le Portugal, la Roumanie et la Suisse[26]. À l'origine, cette fédération ne supervise que les équipes d'amateurs. Elle joue un rôle fondamental dans l'inscription du basketball au programme des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin. Les matchs y sont disputés en extérieur, sur un terrain en terre battue[10]. Le premier titre olympique est remporté par l'équipe nationale américaine, avec entre autres Sam Balter, Ralph Bishop et Francis Johnson, contre l'équipe du Canada. Le 22 août 1951, à Berlin-Ouest, une rencontre est disputée devant plus de 75 000 spectateurs, ce qui en ferait la plus importante fréquentation pour un match de basket-ball[27].

Le premier championnat du monde de basket-ball est organisé en Argentine en 1950[28], et trois ans plus tard a lieu le premier championnat du monde de basket-ball féminin à Santiago du Chili[29]. L'épreuve féminine ne devient olympique qu'en 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal[30], grâce notamment à l'action du secrétaire général de la FIBA Renato William Jones.

Depuis les années 1970[modifier | modifier le code]

Michael Jordan sautant au panier pour réaliser un dunk. Durant sa carrière longue de près de vingt ans (1984-2003), ses actions spectaculaires et ses cinq titres de meilleur joueur de la saison (MVP) ont fait de lui le basketteur le plus célèbre au monde.

Achèvement de la professionnalisation[modifier | modifier le code]

La NBA gagne en visibilité et est diffusée dans un nombre croissant de pays, dont la France vers 1975[31]. De nouveaux talents émergent dans les années 1970, comme Kareem Abdul-Jabbar (meilleur marqueur de l'histoire de la NBA), Elvin Hayes, Moses Malone, John Stockton, Robert Parish ou Bernard King, ainsi que dans les années 1980 où débutent entre autres Hakeem Olajuwon, Mark Eaton, Dominique Wilkins et Patrick Ewing. Toutefois, trois joueurs dominent les années 1980 et contribuent à accroître la popularité du basketball dans le monde : Larry Bird, Magic Johnson et surtout Michael Jordan, considéré comme le plus grand joueur de l'histoire[7]. À partir des années 1990, quelques équipes parviennent à remettre en cause la domination des Lakers de Los Angeles et des Celtics de Boston sur le basketball américain, comme les Bulls de Chicago emmenés par Jordan (six titres entre 1991 et 1998) et les Spurs de San Antonio (cinq titres de 1999 à 2014). De nouvelles stars font leur apparition : David Robinson, Gary Payton, Jason Kidd, Steve Nash, Dirk Nowitzki, Kobe Bryant ou encore Shaquille O'Neal, connu pour son physique impressionnant et ses facéties sur le terrain.

La professionnalisation du basket se poursuit dans les années 1970 et ne s'achève véritablement qu'en 1990. En 1989, la FIBA cesse d'exclure les joueurs professionnels de ses compétitions[10], et des joueurs professionnels sont pour la première fois admis aux Jeux olympiques de 1992. Néanmoins, la pratique amateur continue de se développer : en 2012, vingt-six millions d'Américains pratiquent le basketball (dont quinze millions de manière occasionnelle)[32]. En mars 2014, la Fédération française de basket-ball annonce une progression importante du nombre de licenciés, avec un record de 550 000[33]. Au début des années 2010, le basketball est l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de cent millions de licenciés et plus de 450 millions de pratiquants occasionnels[5].

Mondialisation et contestation de la domination américaine[modifier | modifier le code]

Les frères Marc et Pau Gasol sous le maillot de l'équipe d'Espagne, lors des Jeux olympiques de 2012 à Londres.

Depuis la création du sport, les États-Unis ont dominé les compétitions internationales masculines et féminines, quoique concurrencés par les équipes de Yougoslavie (puis de Serbie) et d'Union soviétique. L'équipe américaine a notamment remporté l'or olympique à quatorze reprises, sur dix-huit olympiades où le basketball figure au programme. La première Dream Team (« Équipe de rêve ») américaine, composée notamment de Michael Jordan, Magic Johnson, Charles Barkley et Scottie Pippen, entre en compétition lors des Jeux olympiques de Barcelone et remporte le titre avec un écart moyen de 42 points sur ses adversaires. Elle est ainsi considérée comme la meilleure équipe de l'histoire[34]. Toutefois, avec la popularité croissante du basketball dans le monde, de nouvelles équipes nationales gagnent en niveau et parviennent à contester la suprématie américaine. L'équipe américaine, bien que composée intégralement de joueurs évoluant en NBA, finit sixième lors des championnats du monde en 2002 derrière la Yougoslavie, l'Argentine, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande et l'Espagne. Lors des Jeux olympiques de 2004 à Athènes, les États-Unis n'obtiennent que la médaille de bronze, après des défaites contre Porto Rico, la Lituanie et l'Argentine. Ils perdent également contre la Grèce en demi-finales des championnats du monde en 2006. Selon le classement établi par la FIBA en date du 14 septembre 2014, l'équipe américaine demeure la meilleure au monde, suivie par l'Espagne, l'Argentine, la Lituanie, la France, la Russie, la Serbie, la Turquie et le Brésil[35].

Le joueur chinois Yao Ming en décembre 2006, sous le maillot des Rockets de Houston. De 2002 à 2011, il dispute neuf saisons en NBA et contribue à l'expansion du basket-ball en Asie.

Depuis les années 1990, une « globalisation » du basket-ball semble se mettre en place, avec la création de nombreux championnats et ligues à travers le monde. Aux championnats les plus anciens, crées avant les années 1970 (Pro A, Lega Basket, ESAKE, TBL, BBL, Liga ACB) s'ajoutent de nouvelles ligues professionnelles, essentiellement en Asie où le sport est en plein essor. La première ligue professionnelle d'Asie, la Philippine Basketball Association (PBA), organise son premier match le 9 avril 1975 à Quezon City, dans la banlieue de Manille[36]. La National Basketball League est fondée en 1979 regroupe sept équipes australiennes et une équipe néo-zélandaise ; une ligue féminine est créée en 1981. Des ligues sont créées partout dans le monde dans les années 2000, comme la Bj League au Japon (2005), la NBB au Brésil (2008) et la VTB United League en Russie et Europe de l'Est (2008). Toutefois, c'est la Chinese Basketball Association qui connaît le plus fort développement et attire même d'anciens joueurs NBA, comme Metta World Peace, Stephon Marbury ou Tracy McGrady[37].

Face au développement international du basketball, la NBA s'est peu à peu ouverte aux meilleurs joueurs étrangers. Les premiers étaient originaires de Yougoslavie, comme Dražen Petrović, Toni Kukoč et Vlade Divac, ou de Lituanie (Arvydas Sabonis, Šarūnas Marčiulionis). Une vingtaine de joueurs français a foulé les parquets de la ligue américaine : Tariq Abdul-Wahad fut le premier, en 1997, suivi par d'autres comme Nicolas Batum, Joakim Noah, Mickaël Piétrus, Kevin Séraphin, Johan Petro, Boris Diaw ou encore Tony Parker, quatre fois champion NBA avec les Spurs de San Antonio. La ligue compte aussi plusieurs joueurs africains : Michael Olowokandi, DeSagana Diop, Serge Ibaka, Luc Mbah a Moute, Hasheem Thabeet ou Bismack Biyombo.

Des joueurs russes (Timofey Mozgov, Andreï Kirilenko), espagnols (les frères Pau et Marc Gasol), allemands (Dirk Nowitzki, Detlef Schrempf), italiens (Andrea Bargnani, Marco Belinelli) et latino-américains (Manu Ginóbili, Anderson Varejão, Nenê) font également leur apparition. Quelques Australiens (Luc Longley, Andrew Bogut) ont réussi à intégrer un club américain. Enfin, depuis les années 2000 et le gain de popularité du basketball en Asie, la NBA a accueilli quelques joueurs chinois ou d'origine chinoise, comme Yi Jianlian, Wang Zhizhi, Jeremy Lin et surtout le géant Yao Ming, figure de proue de l'expansion du basket en Chine, où le basket est devenu le deuxième sport le plus pratiqué après le tennis de table[38].

Basket-ball féminin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basket-ball féminin.
L'équipe féminine de basket-ball du Smith College en 1902.

L'histoire du basket-ball féminin débute en 1892 au Smith College (Massachusetts), lorsque la professeure d'éducation physique Senda Berenson Abbott (en) adapte les règles du jeu établies par Naismith pour les femmes[39]. Peu après avoir été embauchée, elle le rencontre afin d'en apprendre davantage sur le basket-ball[40]. Convaincue de l'intérêt de ce sport et des valeurs qu'il peut véhiculer, elle organise le premier match universitaire féminin au Smith College le 21 mars 1893 : les élèves en première année (freshmen) jouent contre les deuxièmes années (sophomores)[41]. Une rencontre informelle entre l'Université de Californie et un lycée avait déjà eu lieu l'année précédente[39]. En 1895, Clara Gregory Baer (en) publie le premier recueil des règles du basket-ball féminin (alors appelé basquette (en)). Le sport s'implante dans plusieurs universités pour femmes, dont Wellesley, Vassar et Bryn Mawr College. Le 4 avril 1896, l'équipe de Stanford affronte celle de Berkeley dans un match à neuf contre neuf, qui voit la victoire de Stanford par 2–1. Les règles de Berenson sont publiées pour la première fois en 1899, et elle réalise la première édition du Women's Basketball Guide d'Albert Spalding en 1901[41].

La joueuse Céline Dumerc (en bleu) lors d'un match entre l'équipe de France et l'équipe du Canada, le 7 juin 2013.

Au début du siècle, le développement du basket-ball féminin est davantage encadré que celui pratiqué par les hommes. En 1905, l'American Physical Education Association crée un comité exécutif pour définir les règles du jeu : il impose le passage de six à neuf joueuses par équipe ainsi que la présence de onze arbitres. Dès 1924, la Fédération sportive féminine internationale organise une compétition de basket-ball. En 1925, 37 tournois ont lieu dans les lycées américains. En 1926, l'Amateur Athletic Union soutient le premier championnat de basket-ball des États-Unis. Une équipe originaire d'Edmonton (Canada), les Edmonton Grads, réalise des tournées en Amérique du Nord et en Europe entre 1915 et 1940, jouant contre toutes les équipes qui acceptent de les défier. Elles remportent 522 victoires pour seulement vingt défaites, et remportent également le tournoi de démonstration du basket-ball féminin aux Jeux olympiques de 1924, 1928, 1932 et 1936. Les joueuses des Grads n'étaient pas payées et devaient impérativement rester célibataires. Leur style de jeu était avant tout basé sur le travail d'équipe et prohibait les démonstrations techniques individuelles. De premières stars émergent aux États-Unis, comme Mildred Didrickson des Golden Cyclones (en) et l'équipe des All American Red Heads. Cette dernière se produit en spectacle à la manière des Harlem Globetrotters et joue parfois contre des équipes masculines, avec les règles destinées aux hommes.

En 1938, le championnat américain adopte de nouvelles règles et réduit le nombre de joueuses à six par équipe. En outre, ce n'est qu'en 1976 que le basket-ball féminin devient un sport olympique. La Women's National Basketball Association (WNBA) est fondée en 1997 sur le modèle de la NBA, et voit rapidement émerger des joueuses vedettes telles que Lisa Leslie, Tina Thompson, Sue Bird, Diana Taurasi ou Candace Parker. Les matchs de la ligue sont diffusés sur la chaîne de télévision ESPN depuis 2009 et participent au développement de la popularité du basket-ball féminin.

Équipement[modifier | modifier le code]

Matériel[modifier | modifier le code]

Un terrain de basket-ball selon les règles de la FIBA.
Un panier de basket-ball à l'extérieur, avec un arceau, un filet et un panneau transparent.

Le basket-ball se joue généralement dans un endroit couvert, comme un gymnase, mais il peut aussi être pratiqué sur des aires de jeu en tant que loisir, sous sa variante la plus populaire : le streetball (« basket-ball de rue »). Le terrain est doublement symétrique, en longueur et en largeur. Ses dimensions varient, selon les pays ou les normes internationales, de 22,50 à 29 mètres de long sur 13 à 15 mètres de large. Les terrains en extérieur (playgrounds) peuvent être goudronnés ou en terre battue. Les terrains couverts sont généralement réalisés en parquet, avec des lattes d'érable disposées dans le sens de la longueur. Le nom et le logo de l'équipe résidente sont souvent peints sur le cercle central. Les salles accueillant des matchs en compétition possèdent des équipements supplémentaires comme des horloge des 24 secondes, une table de marque (sur le côté), des tableaux d'affichage et des compteurs réagissant au sifflet de l'arbitre. Aux États-Unis, la plupart comprennent également des écrans suspendus au plafond.

Aux deux extrémités du terrain se trouve un panier, formé par un anneau (ou arceau) métallique situé à 3,05 m du sol, en dessous duquel est attaché un filet ouvert en son centre[42]. L'arceau est fixé à un panneau rectangulaire vertical (la « planche ») sur lequel la balle peut rebondir lors d'un tir. Certains arceaux peuvent s'incliner lorsqu'un joueur effectue un dunk puis revenir en position horizontale (les anneaux inclinables). Toutefois, par extension, le terme de panier désigne la structure entière : le mât, le panneau, et le panier stricto sensu.

Sous chaque panier se trouve une zone rectangulaire (trapézoïdale avant octobre 2010) appelée la raquette (ou zone restrictive). Un arc de cercle situé à 6,25 m (6,75 m depuis 2010 pour les championnats de Pro A, Pro B et N1 français ; 7,23 m en NBA) de chaque panier représente la ligne de tirs à trois points. Sous l'anneau est tracé un arc de cercle d'un rayon de 1,25 m dans lequel aucun passage en force d'un attaquant ne sera sifflé par l'arbitre.

Le ballon de basket-ball standard est de forme sphérique, et a une masse de 650 g et un diamètre de 24 cm. Sa pression intérieure est de 0,55 atm[43]. Initialement, le basket-ball se pratiquait avec un ballon de football, puis des ballons spécifiques de couleur marron. Ce n'est qu'à la fin des années 1950 que Tony Hinkle (en), désireux de créer une balle plus visible des joueurs et des spectateurs, développe la balle de couleur orange encore utilisée aujourd'hui[9]. Constitué de huit pièces de cuir cousues autour d'une chambre à air, il existe en plusieurs tailles : 7 pour les hommes, 6 pour les femmes, et de 5 à 3 pour les jeunes joueurs. Le ballon officiel de la NBA est fabriqué par Spalding, et celui de la FIBA par l'équipementier japonais Molten (en).

Vêtements et accessoires[modifier | modifier le code]

Le joueur américain Carmelo Anthony portant un équipement complet : maillot, short, bandeau et shooting sleeve avec protection au coude sur les deux bras.

Au tout début du siècle, les joueurs portaient des maillots en tricot de laine et des pantalons en étoffe. La dureté du jeu et le mauvais état des terrains imposait en outre le port de protections aux genoux, aux coudes et aux tibias. Dès les années 1910, le port du maillot se développe et les pantalons en étoffe sont remplacés par des shorts. Dans les années 1960, l'habillement des joueurs évolue : les maillots deviennent plus légers et sont progressivement réalisés en fibres synthétiques. À l'initiative notamment de Michael Jordan, les shorts sont allongés et les maillots rendus plus larges[44]. En outre, certains joueurs portent des gaines au bras effectuant les tirs, ou plus rarement aux doigts : les sleeves. D'autres comme Slick Watts ou Bill Walton ont rendus populaires les bandeaux, portés autour de la tête ou au poignet[44]. Fabriqués en nylon et élasthanne extensibles, ils sont destinés à garder les muscles chauds ou éponger la sueur, mais sont aussi utilisés comme un accessoire de style[44].

Les chaussures de basket-ball (de) ont également changé au fil du temps. Au début du siècle, la plupart des joueurs portaient des chaussures de cuir peu confortables. En 1903, l'équipementier sportif Spalding met en vente un modèle spécialement conçu pour le basket-ball, avec un système de ventouses pour éviter de glisser[45]. Des modèles en toile et en caoutchouc ont ensuite été crées, parfois sur les conseils de joueurs comme Chuck Taylor, qui contribua au développement des Converse[46]. Les Chuck Taylor All Star et les Keds (en) sont les chaussures les plus utilisées dans les années 1960 et 1970[44]. À partir des années 1980 apparaît la forme actuelle des chaussures de basket-ball, avec une forme montante cachant la malléole médiale afin d'éviter les risques de torsion de la cheville : Nike et Adidas dominent alors le marché[44]. Les plus grands joueurs sont sponsorisés par des fabricants de baskets, tels Michael Jordan avec Nike[47]: ce dernier a également développé sa propre collection de baskets nommée Air Jordan[44]. Si les chaussures de basketball se sont imposées en compétition et sont par exemple obligatoires lors des Jeux olympiques[42], il est cependant possible de pratiquer le sport en loisir avec de simples baskets.

Dans les matchs officiels, chaque joueur porte un maillot numéroté. La règle FIBA impose les numéros de 4 à 15 lors des compétitions internationales, soit douze numéros (autant qu'il y a de joueurs dans une équipe). Toutefois, en NBA, les joueurs peuvent choisir n'importe quel numéro de 0 à 99 compris (le 00 existe aussi)[48]. Ainsi, en général et dans la mesure du possible, les joueurs de NBA conservent le même numéro durant toute leur carrière, même en changeant d'équipe sauf quand un joueur le possède déjà ou quand celui-ci est retiré. Lorsque certains joueurs marquent l'histoire de leur franchise, il arrive que celle-ci décide de retirer leur numéro de la circulation pour leur rendre hommage. Ainsi, le célèbre numéro 23 porté par Michael Jordan aux Bulls de Chicago a été rendu indisponible dans cette franchise après son départ[49].

Règlement[modifier | modifier le code]

Les durées de jeu et les dimensions des lignes du terrain varient souvent en fonction et des championnats et des ligues organisatrices : le règlement présenté ci-dessous comprend les normes internationales (FIBA) et nord-américaines (NBA). La FIBA a toutefois annoncé son intention de se rapprocher davantage des normes américaines[50].

L'objectif du jeu est de marquer davantage de points que ses adversaires, en inscrivant des paniers tout en empêchant l'équipe adverse de le faire. Un panier inscrit vaut deux points, ou trois s'il résulte d'un tir effectué derrière la ligne des trois points (6,75 m d'après la FIBA ; 7,24 m en NBA). Le lancer franc, accordé par l'arbitre en cas de faute, accorde un seul point.

Règles du jeu[modifier | modifier le code]

Joakim Noah (gauche) et JaVale McGee effectuant l'entre-deux (en) au début du match.

Un match se déroule en quatre périodes (appelées « quarts-temps ») de dix minutes selon les règles FIBA[51], et quatre périodes de douze minutes selon les règles NBA[52]. Le championnat universitaire américain (NCAA) utilise quant à lui deux périodes de vingt minutes[53]. Une pause de quinze minutes est accordée à la mi-temps dans les trois règlements, et les équipes changent de panier pour la seconde partie du jeu[51],[52],[53]. Le chronomètre est arrêté à chaque coup de sifflet de l'arbitre (en cas de faute ou de sortie par exemple) : la durée réelle du match excède donc beaucoup le temps de jeu règlementaire et atteint généralement deux heures. Le temps de jeu étant effectif, il n'y a pas de temps additionnel comme au football ; une sonnerie retentit au moment où la dernière seconde de chaque période s'est écoulée, mais un tir réussi après la sonnerie peut être accordé si le joueur a lâché le ballon avant que la sonnerie ne retentisse (buzzer beater (en)).

Seuls cinq joueurs de chaque équipe peuvent être présents simultanément sur le terrain[51],[52],[53]. Chaque équipe peut remplacer un ou plusieurs joueurs pendant les arrêts de jeu et les temps morts. Un nombre limité de temps morts sont autorisés, à la demande de l'entraîneur. Leur durée est comprise entre une minute et cent secondes (en NBA). L'entraîneur se trouve au bord du terrain et donne des instructions stratégiques à ses joueurs. Le banc accueille les joueurs remplaçants, ainsi que les entraîneurs assistants et d'autres membres du personnel de l'équipe.

Au début du match, l'engagement est effectué par l'arbitre sous la forme d'un entre-deux (en)[51],[52].. Pour cela, un joueur de chaque équipe (généralement le plus grand, celui qui saute le plus haut ou un compromis des deux) se place face à son adversaire, derrière la ligne du milieu de terrain, en direction du panier où il doit attaquer ; l'arbitre lance alors la balle au-dessus des deux joueurs et ceux-ci doivent frapper le ballon avec la main pour qu'un de leurs équipiers l'attrape. C'est à ce moment-là que le jeu commence.

À l'issue de la rencontre, l'équipe qui a le plus de points remporte le match. En cas d'égalité, on joue alors cinq minutes de prolongation pour départager les deux équipes, et ce quelle que soit la compétition en cours. S'il y a à nouveau égalité au terme de la prolongation, on rejoue une autre prolongation. Il n'y a ainsi jamais de match nul au basket-ball (sauf en cas de phase finale aller/retour, il peut y avoir match nul au match aller ou retour, le vainqueur se décidant au cumul des points sur les deux matchs)[51],[52].

Violations[modifier | modifier le code]

L'arbitrage est effectué par un arbitre présent sur le terrain (nommé crew chief en NBA), un ou deux arbitres de touche et la table de marque. Les arbitres de la table de marque sont chargés de compter les points inscrits, d'arrêter le chronomètre, de noter les fautes individuelles et d'équipe commises et les remplacements effectués. Ils gèrent également la flèche de possession alternée et l'horloge des 24 secondes.

Une joueuse en train de dribbler pour avancer sur le terrain.

Les joueurs doivent manipuler le ballon avec les mains exclusivement. Celui-ci peut être déplacé en étant lancé, passé entre deux joueurs, roulé au sol ou dévié par la main. En revanche, il est interdit de le toucher avec une partie quelconque de la jambe de manière délibérée ou de le frapper du poing : cela constitue une faute qui entraîne la perte de possession du ballon.

Lorsqu'un joueur est en possession du ballon, il doit dribbler, c'est-à-dire faire constamment rebondir le ballon sur le sol avec les mains, pour pouvoir se déplacer avec. Si le joueur qui possède le ballon prend plus de deux appuis sans dribbler, ou s'il fait un saut complet en conservant le ballon à la retombée, il est alors sanctionné par un marcher (en anglais : traveling), et le ballon est rendu à l'équipe adverse par une remise en jeu[51],[52]. Lorsqu'un joueur reprend son dribble après l'avoir arrêté, récupère le ballon après l'avoir lâché sans que celui-ci n'ait rien touché, il est sanctionné par une reprise de dribble (double dribble en anglais) et le ballon est rendu à l'équipe adverse. De même, un joueur qui a le ballon n'a pas le droit de poser sa main sous le ballon au cours de son dribble, ce qui constitue un porter de ballon (carry) et le ballon est alors rendu à l'adversaire[51],[52]. La main doit en effet toujours être au-dessus du ballon.

Le ballon est hors-jeu dès qu’il rebondit à la limite ou en dehors du terrain, ou lorsqu'il est touché par un joueur qui mord ou dépasse les limites du terrain[51]. Contrairement au football, ce n’est pas la position absolue du joueur ou du ballon qui compte, mais le rebond ou l'appui : un joueur peut ainsi plonger en dehors du terrain et sauver la balle, du moment qu'il la lâche avant de toucher le sol en dehors du terrain. Si une équipe se trouve en zone avant (moitié de terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone arrière (par une passe ou un appui dans sa propre moitié de terrain), l'arbitre siffle un retour en zone[51]. Le ballon est rendu à l'adversaire à l'endroit le plus proche de la violation, en dehors des limites du terrain.

Une horloge des 24 secondes affichant un temps restant de dix secondes pour l'équipe en attaque.

Afin de favoriser un jeu offensif, des règles de temps ont progressivement été imposées. Les joueurs disposent de huit (NBA[52], FIBA[51]) ou dix secondes (NCAA[53]) pour franchir leur moitié de terrain en attaque. Les attaquants doivent en outre effectuer un tir avant vingt-quatre secondes, mesurées par l'horloge des 24 secondes. Un joueur en attaque ne peut rester plus de trois secondes d'affilée dans la raquette. Les trois secondes ne sont plus comptabilisées dès que la balle touche le cercle. Lors d'une remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de cinq secondes pour effectuer celle-ci. Un joueur qui possède le ballon et qui arrête de dribbler a cinq secondes pour s'en débarrasser (par une passe, un tir, ou en la faisant habilement toucher par un adversaire) si le joueur adverse le soumet à une pression défensive (action de défense rapprochée)[51],[52].

Enfin, l'interférence (en) (goaltending) est une violation du règlement qui se manifeste dans plusieurs cas : si un joueur touche la balle alors qu'elle est sur le panier, par-dessus ou par-dessous le panier ; qu'elle décrit une trajectoire descendante vers le panier ; ou si un joueur abaisse volontairement l'arceau pour empêcher le tir de rentrer. Si l'équipe en attaque commet la faute, le panier est annulé, mais il est accordé si l'équipe défensive commet la faute[51],[52].

Nouvelles règles FIBA (2014)[modifier | modifier le code]

À partir du 1er octobre 2014, la FIBA modifie six règles[54] :

  1. dans le demi-cercle juste sous du panier, une ligne augmente la protection de l'attaquant (reporté en 2014)
  2. nouveau tracé de ligne à trois points et zone restrictive (raquette) au format NBA (reporté en 2015)
  3. dans les deux dernières minutes, chaque équipe ne peut prendre qu'un maximum de deux temps-morts
  4. sur un rebond offensif, l'horloge des 24 secondes reprend à 14 secondes
  5. après une faute technique, un seul lancer franc est accordé, plus la remise en jeu au milieu du terrain par l'équipe non-sanctionnée[55]
  6. la seconde faute technique est disqualificative.

Fautes[modifier | modifier le code]

L'arbitre indique qu'une faute a été commise sur le joueur au sol.

Au basket-ball, les contacts avec le porteur de balle sont généralement proscrits. Toute tentative de désavantager l'adversaire par un contact physique constitue une violation des règles du jeu et est sanctionnée par une faute personnelle. En cas de choc, c'est généralement le défenseur qui est sanctionné, sauf lorsqu'il est immobile et que c'est l'attaquant qui le percute, auquel cas l'attaquant est sanctionné par un passage en force et la balle est rendue à l'autre équipe. En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des limites du terrain. Lorsqu'un joueur a commis cinq fautes personnelles (six en NBA) au cours du match, il est alors remplacé et n'a plus le droit de rejouer jusqu'à la fin du match[51],[52].

Quand une faute personnelle est commise sur un joueur qui tire ou s'apprête à tirer, ce joueur doit alors tirer le nombre de lancers francs correspondant à la valeur du tir : deux ou trois s'il s'agit d'un tir à trois points. Il n'en tire qu'un seul lorsque le panier est réussi et accordé. Si un joueur doit tirer deux lancers francs, les autres joueurs ne pourront tenter d'attraper le rebond qu'à l'issue du second lancer. À chaque quart-temps, une fois qu’une équipe totalise quatre fautes (NBA, FIBA), l’équipe adverse tire alors automatiquement des lancers francs à chaque nouvelle faute adverse : elle se trouve alors dans une situation de « bonus »[51],[52].

Les fautes techniques peuvent être prononcées par l'arbitre pour des comportements d'anti-jeu, des insultes ou un manque de fair-play. L'entraineur peut également en recevoir s'il n'a pas inscrit le nom d'un joueur sur la feuille de match. Elles donnent lieu à un ou deux lancers francs, selon la gravité, qui peuvent être tirés par n'importe quel joueur de l'équipe présent sur le terrain. Un contact physique violent ou non nécessaire est appelé faute flagrante en NBA[52]. Dans les championnats sous l'égide de la FIBA, une faute qui entraîne l'exclusion du joueur est appelé faute disqualifiante[51].

Les joueurs et les joueuses[modifier | modifier le code]

Taille[modifier | modifier le code]

À un niveau professionnel, la plupart des joueurs ont une taille supérieure à 1,90 m, et 1,70 m pour les joueuses. Les meneurs, pour qui la coordination psychomotrice et le maniement de balle sont primordiaux, sont généralement les joueurs les plus petits. Les arrières et les ailiers dépassent souvent 1,98 m, tandis que les intérieurs (ailier fort et pivot) font plus de 2,05 m. Selon un sondage réalisé auprès des équipes de NBA, la taille moyenne des joueurs est de 2,01 m et le poids moyen de 101 kg.

Les joueurs les plus grands à avoir évolué en NBA sont le Soudanais Manute Bol et le Roumain Gheorghe Mureșan, qui mesurent chacun 2,31 m. Yao Ming fut durant plusieurs années le plus grand joueur en NBA avec ses 2,29 m. Avec une taille de 2,18 m, Małgorzata Dydek est la plus grande joueuse de l'histoire de la WNBA.

Le plus petit joueur à avoir évolué en NBA est Muggsy Bogues, qui ne mesurait que 1,60 m. Spud Webb ne mesurait « que » 1,70 m mais avait une détente sèche de 1,07 m, ce qui lui permit de parvenir à dunker et même de remporter le concours de dunks du NBA All-Star Game 1986. De même, Nate Robinson (1,75 m) est parvenu à remporter ce concours à trois reprises et réalisa même des contres sur plusieurs pivots de très grande taille. Si le fait d'avoir une petite taille présente des inconvénients dans certains aspects du jeu, tels que les contacts physiques ou la défense, il permet de prendre les grands joueurs de vitesse et de réaliser des interceptions.

Positions des joueurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Position (basket-ball).
Les cinq postes traditionnels du basket-ball en position offensive.

Les cinq joueurs de chaque équipe qui débutent un match font partie du cinq majeur.

Que ce soit en attaque ou en défense, chaque joueur joue à un poste précis, désigné par un numéro. Il existe de nombreuses variantes et possibilités, selon la stratégie adoptée par l'entraîneur, mais le schéma de base fonctionne avec cinq postes « classiques » :

  1. Le meneur (point guard) est chargé de distribuer la balle et d'organiser le jeu en attaque. Il monte la balle depuis son propre camp et annonce les tactiques à mettre en place. En plus de bonnes capacités au dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers. Les meneurs sont généralement les joueurs les plus petits de l'équipe, ce qui leur permet de pénétrer rapidement dans la raquette pour effectuer des lay-ups et de réaliser des interceptions. ex. : Bob Cousy, Oscar Robertson, Magic Johnson, John Stockton, Antoine Rigaudeau, Russel Westbrook, Tony Parker, Stephen Curry, Sue Bird.
  2. L’arrière (shooting guard) est un joueur vif, rapide et agile. Son rôle principal est de marquer des paniers à trois points : il doit donc avoir une bonne capacité au tir. Il effectue également quelques pénétrations dans la raquette pour des lay-ups ou des dunks. ex. : Michael Jordan, George Gervin, Kobe Bryant, Ray Allen, Juan Carlos Navarro, Manu Ginóbili, Diana Taurasi.
  3. L'ailier (small forward), également appelé ailier shooteur ou petit ailier, est un joueur polyvalent capable aussi bien de tirer à trois points que de jouer dans la raquette, en aidant par exemple les intérieurs au rebond. Son jeu est généralement un compromis entre l'agilité et la rapidité d'un meneur, et la taille et la puissance d'un pivot. Le poste mêle ainsi une dimension offensive et une dimension défensive. La plupart des ailiers professionnels mesure environ deux mètres. ex. : Larry Bird, James Worthy, Bernard King, Scottie Pippen, LeBron James, Kevin Durant, Carmelo Anthony, Candace Parker.
  4. L'ailier fort (power forward) joue un rôle similaire à celui du pivot et forme avec lui le secteur dit « intérieur ». Son rôle est principalement défensif : il doit empêcher les attaquants adverses d'approcher du panier, capter des rebonds défensifs et contrer les tirs des adversaires. Plus petit que le pivot, il peut évoluer plus loin du panier. Il peut également réaliser des tirs intérieurs en attaque. ex. : Karl Malone, Kevin Garnett, Tim Duncan, Dirk Nowitzki, Chris Bosh.
  5. Le pivot (center) est généralement le joueur le plus grand (souvent autour de deux mètres dix) et le plus fort physiquement. Il est ainsi fréquemment surnommé big man. Son rôle est de protéger la raquette en utilisant sa taille et sa corpulence, pour empêcher les adversaires de tirer ou de dunker en les contrant. Leur taille leur permet également de capter de nombreux rebonds et de dunker facilement. Ce sont toutefois des joueurs lents et parfois malhabiles, ayant des difficultés au tir intérieur et aux lancers francs. Les pivots étaient les joueurs-clés de l'équipe jusqu'aux années 1990 et les plus convoités lors des drafts. ex. : Kareem Abdul-Jabbar, Wilt Chamberlain, Bill Russell, Hakeem Olajuwon, Moses Malone, Shaquille O'Neal, Yao Ming, Dwight Howard, Lisa Leslie.

Les postes qu'occupent les joueurs peuvent varier, même si les joueurs de grande taille sont généralement cantonnés à des postes d'intérieurs. Parfois, les équipes utilisent une structure simplifiée : deux intérieurs placés aux abords de la raquette, pour défendre l'accès au panier et capter des rebonds ; deux ailiers placés au niveau de la ligne des trois points ; et un meneur chargé de déterminer la stratégie d'attaque.

Techniques et stratégies de base[modifier | modifier le code]

Les principales techniques de jeu utilisées au basket-ball ont évolué au fil du temps, en fonction des changements de règles et des apports réalisés par certains joueurs. Des basketteurs mythiques comme George Mikan, Bill Russell ou Wilt Chamberlain ont ainsi mis au point plusieurs mouvements défensifs ou offensifs réutilisés par la suite. Les joueurs des Globetrotters de Harlem revendiquent également la paternité de nombreuses variantes du dunk, du dribble et du tir.

Le dribble[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Dribble et Cross-over (basket-ball).
Démonstration de différents types de dribble.

Le dribble est le fait de faire rebondir en permanence la balle au sol avec une main. Pour avancer sur le terrain, le joueur doit impérativement dribbler sous peine d'être sanctionné par un marcher. Afin de garder un bon contrôle de balle, il est recommandé de pousser la balle au sol avec le bout des doigts plutôt qu'avec la paume, et de la faire rebondir légèrement de côté (et non devant soi). Lorsque l'on dribble à proximité d'un défenseur, il est préférable de dribbler avec la main la plus éloignée de l'adversaire afin que celui-ci soit plus loin de la balle. Ceci implique d'être aussi agile de la main gauche que de la main droite. En outre, il faut tant que possible dribbler sans regarder la balle, en utilisant la vision périphérique ou ses sensations pour savoir où elle se trouve. En évitant de regarder le ballon, le joueur peut regarder ses coéquipiers et se consacrer à la vision de jeu. De plus, il peut mieux surveiller les défenseurs et éviter les interceptions.

Les bons dribbleurs font rebondir la balle le plus près possible du sol, afin de réduire la distance qu'elle parcourt depuis la main, ce qui rend les interceptions plus difficiles. Marques Haynes, leader des Globetrotters de Harlem, pouvait faire rebondir la balle au sol jusqu'à six fois par seconde[56]. Les meilleurs joueurs dribblent également entre leurs jambes, derrière leur dos, et changent brutalement de direction tout en passant la balle dans la main opposée afin de prendre les défenseurs de vitesse. Cette technique appelée cross-over est très fréquente en streetball. Certains joueurs en ont fait leur spécialité, comme Tim Hardaway[57], Kyrie Irving[58] ou encore Allen Iverson, qui réalisait des cross-overs faisant perdre leurs appuis aux défenseurs (ankle breakers)[57].

L'attaque[modifier | modifier le code]

Les stratégies offensives sont très variées et nécessitent généralement un jeu de passes ainsi que le déplacement des joueurs sans la balle. Chaque équipe varie ses stratégies au cours de la partie afin de surprendre les adversaires. Le meneur est généralement celui qui annonce la technique à mettre en place.

L'équipe en attaque dispose de huit secondes pour franchir sa moitié de terrain appelée zone arrière (auparavant fixée à dix secondes, la limite a été baissée pour favoriser le jeu offensif). Elle a en tout 24 secondes pour tenter un tir. Jusqu'en 2010, l'horloge des 24 secondes était réinitialisée dès qu’un tir touchait l'anneau, ou dès qu'un joueur adverse contrôlait le ballon sur le terrain ou commettait une faute. En cas de contre ou si un tir est tenté et que la balle ne touche pas l'anneau, l’horloge continue. Depuis septembre 2010, si une équipe subit une faute en attaque alors que le temps de possession restant est inférieur à 14 secondes, l'horloge n'est réinitialisée qu'à 14 secondes[59].

Les tirs[modifier | modifier le code]

Kobe Bryant effectuant un tir en fadeaway. Plus difficile à contrer, la technique nécessite une bonne précision au tir.

Le tir consiste à envoyer le ballon vers l'arceau dans le but d'inscrire un panier. La technique la plus utilisée est le tir en suspension (jump shot). Généralement, le joueur est placé les deux pieds face au panier, le pied droit légèrement en avant (pour un droitier). Il saisit la balle dans sa main droite et la maintient avec le bout de ses doigts, laissant un petit espace entre la balle et la paume. La main gauche, placée sur le côté gauche de la balle, sert uniquement à stabiliser le tir. Le joueur élève ensuite la balle légèrement au-dessus de sa tête, son bras formant un angle à 90 degrés. Il étend enfin le bras tout en effectuant un fouetté du poignet pour réaliser le tir[60]. Il est recommandé de demeurer quelques instants le poignet baissé afin de suivre le mouvement de la balle (follow-through). Certains joueurs essaient de mettre de l'effet dans la balle pour absorber en partie un éventuel impact avec l'arceau. Afin de maximiser les chances de faire entrer la balle dans le panier, il est recommandé de donner au tir une trajectoire en forme d'arc : plus la balle tombe à la verticale vers l'arceau, plus elle a de chances d'y pénétrer[60].

Si le ballon passe complètement à travers l'arceau, le panier est validé et rapporte deux points, ou trois s'il s'agit d'un tir effectué derrière la ligne des trois points. Pour que les trois points soient comptabilisés, le tireur doit prendre ses deux appuis à l'extérieur de la ligne des trois points (sans mordre sur la ligne), mais il est autorisé qu'il soit en suspension et retombe en deçà de la ligne. Le tireur peut utiliser le rebond du panneau pour marquer un panier. Si le ballon rentre dans le panier sans toucher l'arceau, on parle d'un swish. Quand le tir est très imprécis et touche uniquement le panneau, il est familièrement appelé « brique ». Si le ballon ne rentre pas dans le panier, et ne touche ni le panier ni la planche, on dit qu'il s'agit d'un air ball[61].

Il existe également des variantes du tir en suspension. Le fadeaway consiste à tirer au panier en effectuant un saut vers l'arrière. Le tir est plus difficile à contrer mais l'attaquant doit avoir une bonne précision et effectuer le geste rapidement. Le bras roulé (hook shot), popularisé par Kareem Abdul-Jabbar, consiste à se placer de profil par rapport au panier, et réaliser un mouvement d'arc avec le bras manipulant la balle pour marquer d'une seule main[62]. L'autre bras sert à se protéger du défenseur et éviter les contres. La technique est difficile à réaliser et est moins précise que le tir à deux mains.

Le double-pas et le dunk[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Double-pas et Slam dunk.
Kevin Durant réalisant un dunk.

Le double-pas est le fait d'inscrire un panier en pleine course, après deux pas sans dribbler. Si le joueur utilise le rebond du panneau, on parle alors de lay-up. Il est souvent considéré comme le moyen le plus simple d'inscrire un panier et fait ainsi partie des premiers enseignements aux débutants. Il est généralement effectué avec une seule main (la même que le côté du terrain par lequel le joueur arrive au panier), la main libre pouvant permettre de se protéger des éventuels contres. Toutefois, il est également possible de porter la balle à deux mains jusqu'au moment de tirer, ce qui réduit les risques d'interception par l'adversaire. Si le joueur fait rouler la balle sur le bout de ses doigts en l'amenant au panier, on parle de finger roll[63]. Le geste aurait été inventé par Wilt Chamberlain[64], et fut popularisé par George Gervin dans les années 1970[63].

Le dunk consiste à marquer un panier en projetant le ballon dans l'arceau, à une ou deux mains. Inventée par George Mikan[65], cette technique très spectaculaire est difficile à réaliser car elle nécessite une grande taille ou une bonne détente sèche. Elle est essentiellement réalisée lors d'une contre-attaque après une interception, car les défenseurs n'ont souvent pas le temps de revenir sur le porteur du ballon, qui a donc le champ libre pour dunker. Si l'action est réalisée en présence de défenseurs, elle présente un caractère humiliant pour l'équipe adverse. On parle de poster dunk pour désigner un dunk réalisé sur un adversaire[66]. Lorsqu'un joueur attrape une passe en l'air puis réalise un dunk, on parle de alley-oop.

Particulièrement apprécié du public, le dunk donne lieu à des concours où les participants rivalisent d'inventivité pour créer les techniques les plus spectaculaires. Outre Michael Jordan, resté célèbre pour ses dunks réalisés depuis la ligne des lancers francs (free throw line dunk), des joueurs en ont fait leur spécialité : Julius Erving, qui popularisa le geste[67], Dominique Wilkins, Nate Robinson ou encore Dwight Howard, qui réalisa un dunk vêtu d'un costume de Superman lors du Slam Dunk Contest en 2008[68]. Moins courants dans le basket-ball féminin, des dunks ont cependant été réalisés par des joueuses américaines telles que Lisa Leslie, Candace Parker ou Brittney Griner[69].

La passe décisive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Passe décisive.

Lorsque le destinataire d'une passe marque un panier sans dribbler plus de deux fois ou garder la balle plus de quatre secondes, on parle de passe décisive (assist)[70]. Les meilleurs passeurs disposent d'une excellente vision de jeu et d'un bon maniement de balle. Les plus prolifiques sont le plus souvent des meneurs : John Stockton, Jason Kidd, Steve Nash, Oscar Robertson ou Magic Johnson en NBA, et Pablo Prigioni, Dimítris Diamantídis, Theódoros Papaloukás ou Laurent Sciarra en Europe.

Les écrans et le pick and roll[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Écran (sport) et Pick and roll.

Une technique courante, nommée écran, consiste à venir se placer devant le joueur défendant sur le porteur de balle (« faire écran ») pour laisser le champ libre à son coéquipier. Celui-ci peut alors tirer, courir vers le panier ou passer la balle au joueur ayant placé l'écran. Cette dernière technique est nommée pick and roll : un joueur pose un écran sur un défenseur, puis passe derrière lui pour courir vers le panier et obtenir une passe d'un de ses coéquipiers[71]. Il en existe plusieurs variantes : le pick and pop, où le joueur qui place l'écran se place dans une zone libre de marquage pour tenter un tir à mi-distance ; ou encore le give and go, où un joueur fait la passe à l'autre puis lui la redonne instantanément (à la manière d'un « une-deux » au football).

Ces combinaisons sont fréquemment à la base de nombreux systèmes d'attaque et constituent un aspect fondamental du basketball moderne[71]. De nombreux duos de joueurs se sont illustrés dans l'usage du pick and roll : Oscar Robertson et Jerry West dans les années 1960, puis Kobe Bryant et Pau Gasol, ou encore Kevin Garnett et Paul Pierce[71].

La défense[modifier | modifier le code]

« L'attaque fait lever les foules, tandis que la défense fait gagner les titres. »

Propos attribués à Michael Jordan[72].

La défense a longtemps été la phase passive du basket-ball : les défenseurs attendaient l'échec des attaquants. À partir des années 1960 et l'introduction de la règle du marcher, les défenseurs deviennent plus agressifs et tentent de reconquérir la balle (turnover). Bill Russell, pivot des Celtics de Boston, a donné ses lettres de noblesse à la défense et a développé de nombreuses techniques[21].

Tout comme en attaque, il existe plusieurs systèmes de base :

  • La défense spontanée (ou intuitive) : les joueurs courent dans tous les sens, et tentent de gêner la progression de l'adversaire ou de lui prendre le ballon. Cette défense est notamment pratiquée par les jeunes joueurs et les débutants.
Un exemple de défense individuelle : le défenseur (maillot vert) bloque le passage à l'attaquant et tente de lui prendre le ballon.
  • La défense individuelle (dite aussi « d'homme à homme ») est le premier type de défense organisée : chaque joueur prend en charge un adversaire et s'occupe de rester près de lui tout au long de la partie. Elle permet de mettre en difficulté une équipe de niveau comparable mais a ses limites lorsque l'attaquant est plus fort.
  • La défense de zone : créée dans les années 1960, elle consiste à couvrir une zone déterminée par l'entraîneur plutôt que de marquer un joueur individuellement[73]. Elle implique des choix tactiques car certaines zones ne seront pas couvertes par les défenseurs : elle cible un ou deux joueurs dominants mais libère de l'espace pour des tirs faciles[73]. Jusqu'en 2001, ce type de défense était interdit en NBA[74].

Ces systèmes ne sont jamais appliqués de manière stricte et il existe de nombreuses variantes mêlant ces deux tactiques défensives. La plus courante est la « zone presse », qui permet de réaliser beaucoup d'interceptions et de marquer des paniers faciles[75].

L'interception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Interception (basket-ball).

L'interception (steal) désigne le fait de prendre le ballon à l'adversaire, en le lui enlevant des mains (sans commettre de faute) ou en attrapant une passe de l'équipe adverse. Cette technique demande de l'agilité et de la rapidité, ainsi que des qualités d'anticipation : par conséquent, les meilleurs intercepteurs sont généralement les plus petits joueurs (meneurs, arrières). John Stockton, Jason Kidd et Michael Jordan (NBA), ainsi que Theódoros Papaloukás et Dimítris Diamantídis (Euroligue) comptent ainsi le plus grand nombre d'interceptions en carrière.

Le contre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Contre (basket-ball).
Une joueuse contrant le tir d'une adversaire.

Le contre (block ou cake) désigne le fait de dévier le tir d'un joueur adverse sans commettre de faute. Les défenseurs ont le droit de contrer la balle tant que celle-ci est en phase ascendante vers le panier. Un contre effectué en phase descendante (goaltending) est illicite, et dans ce cas le panier est accordé. Les joueurs les plus susceptibles de réaliser des contres en match sont les ailiers forts et les pivots, en raison de leur grande taille et de leur proximité du panier en situation défensive.

Très spectaculaire, le contre fait partie des actions les plus appréciées du public et comporte un caractère humiliant pour l'adversaire. L'un des premiers joueurs à utiliser le contre comme arme d'intimidation défensive fut Bill Russell, dans les années 1960[76]. Shaquille O'Neal, Hakeem Olajuwon, Alonzo Mourning ou Dikembe Mutombo en ont par la suite fait leur spécialité. Ce dernier est resté célèbre pour sa phrase prononcée à l'encontre de chaque joueur contré : « No, no, no! It's my house! » (« Non, non, non ! C'est chez moi ! »)[77].

Le rebond[modifier | modifier le code]

Le rebond désigne le fait de prendre la balle après un tir manqué, et ce avant qu'elle ne touche le sol. Il existe deux catégories de rebonds, en fonction du joueur qui parvient à le capter :

  • le rebond défensif, lorsque l'adversaire attaquant manque son tir et qu'un défenseur récupère la balle. Celui-ci peut ainsi la passer à des coéquipiers pour aller tenter de marquer dans le panier opposé.
  • le rebond offensif, lorsqu'un attaquant récupère la balle suite à un tir manqué d'un partenaire ou de lui-même. Si le joueur capte un rebond offensif en suspension et tente directement de marquer, on parle familièrement de « claquette ». Il est possible de prendre son propre rebond, sauf si l'on effectue un air ball, auquel cas la balle est rendue à l'adversaire.

Comme pour le contre, les meilleurs rebondeurs sont généralement les intérieurs, plus grands et plus proches du panier. Wilt Chamberlain, Bill Russell et Moses Malone en ont réalisé plusieurs milliers au cours de leur carrière. Dennis Rodman décida même de se concentrer sur le rebond et en fit sa spécialité quasi-exclusive[78].

Compétitions internationales[modifier | modifier le code]

Compétitions mondiales[modifier | modifier le code]

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Le championnat du monde est organisé tous les quatre ans par la FIBA, en alternance avec les Jeux olympiques d'été[79]. Le vainqueur du tournoi remporte le Trophée Naismith. Il comportait seize équipes jusqu’en 2002, sauf en 1986 où vingt-quatre équipes étaient en compétition. En 2006, le nombre de participants a été élargi à 24 équipes. En 2014, la compétition est renommée Coupe du monde de basket-ball FIBA (FIBA Basketball World Cup).

La première édition masculine se déroule en 1950 en Argentine. À domicile, l'équipe d'Argentine gagne la compétition, invaincue avec six victoires pour aucune défaite. L'URSS, la Yougoslavie et les États-Unis se partagent tous les titres jusqu'en 2002 avec cinq titres pour l'équipe yougoslave, trois pour l'équipe soviétique et deux pour l'équipe américaine. En 2006, la hiérarchie mondiale est bousculée avec la victoire de l'Espagne devant la Grèce. Les États-Unis remportent cependant le tournoi en 2010 et 2014.

Le championnat féminin est créé en 1953 et a lieu les mêmes années que le championnat masculin. Les États-Unis (neuf titres) et l'URSS (six titres) ont remporté la quasi totalité des éditions, hormis en 1994 et en 2006, respectivement remportées par l'Australie et le Brésil.

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basket-ball aux Jeux olympiques.

Le basket-ball apparaît comme sport de démonstration lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis. Le tournoi oppose trois équipes de New York. Ce n'est qu'en 1936 que le basket-ball devient sport olympique pour les hommes, et en 1976 pour les femmes. Historiquement, la compétition masculine et féminine est largement dominée par l'équipe des États-Unis, qui a remporté la majorité des titres mis en jeu. L'histoire du basket-ball aux Jeux olympiques est notamment marquée par la domination écrasante de la Dream Team lors des Jeux olympiques de Barcelone en 1992[34].

Compétitions continentales[modifier | modifier le code]

Les compétitions continentales sont organisées par les différentes branches de la FIBA : FIBA Afrique, FIBA Amériques, FIBA Asie, FIBA Europe et FIBA Océanie.

Clubs et franchises[modifier | modifier le code]

À l'image d'autres sports d'origine nord-américaine, comme le hockey ou le baseball, on retrouve la distinction entre les ligues professionnelles avec un système de franchises, et les championnats. En Amérique du Nord, le système de franchise est privilégié : les équipes achètent des droits de participation et sont ainsi admises à concourir pour une saison. Dans le reste du monde, la plupart des ligues fonctionnent avec un système de promotion-relégation, où les équipes les plus faibles descendent dans la division inférieure tandis que les meilleurs sont promues[80].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Le logo de la National Basketball Association, réalisé d'après la silhouette de Jerry West[81].

Le championnat le plus connu dans le monde est la National Basketball Association (NBA), qui a lieu aux États-Unis et au Canada. Comme beaucoup de ligues américaines de basket-ball, cette compétition édite ses propres règles, qui diffèrent sur de nombreux points de celles de la FIBA. Ces différences ont souvent pour but de favoriser un jeu porté sur le spectacle et le divertissement. Initialement réservée aux Nord-Américains, cette ligue constitue depuis les années 1970 l'élite du basket-ball mondial et s'est peu à peu ouverte aux meilleurs joueurs étrangers, dont Dražen Petrović fut l'un des pionniers. En 2001 est créée la NBA Development League (NBDL ou D-League), une ligue mineure qui permet aux joueurs et aux entraîneurs d'évoluer dans un cadre similaire à la NBA et de se mettre en valeur aux yeux des recruteurs. En outre, une compétition féminine a été créée sur le même modèle que la NBA : la Women's National Basketball Association (WNBA).

Les ligues canadiennes souffrent de la concurrence de la NBA, qui compte d'ailleurs un club canadien (les Raptors de Toronto). La National Basketball League n'existe que le temps d'une saison (1993-1994), tout comme la Canadian National Basketball League (2003-2004). La Ligue nationale de basketball du Canada (LNB), fondée en 2011, parvient toutefois à s'imposer et est dominée par le Lightning de London, qui remporte les deux premiers titres en 2012 et 2013.

Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

En Amérique du Sud, les deux principaux championnats sont la Liga Nacional de Básquet (LNB) en Argentine et le Novo Basquete Brasil (NBB) au Brésil. Une compétition bi-nationale oppose les meilleurs clubs des deux championnats, dont l'UniCEUB Brasilia et le Peñarol Mar del Plata.

Europe[modifier | modifier le code]

Le Phard Napoli lors de sa victoire en Eurocoupe féminine en 2005.

En Europe, le système est basé sur le principe du championnat, comme dans la plupart des autres sports. Seul le Royaume-Uni a opté pour un système de franchises avec la British Basketball League, bien que des difficultés financières et l'influence européenne l'incitent à envisager à un système de promotions-relégations. Toutefois, à l'inverse du football, la ligue gérant l'élite professionnelle (l'ensemble du championnat étant propriété de la fédération) a davantage de poids et impose plus facilement ses choix à la fédération nationale. Ceci a été renforcé par la création de l'Union des ligues européennes de basket-ball (ULEB).

Plusieurs coupes européennes sont organisées, soit par la FIBA Europe, soit par l'ULEB. La plus prestigieuse est l'Euroligue, créée en 1958 et organisée par l'ULEB, qui regroupe les vingt-quatre meilleurs clubs européens. Les équipes les plus titrées sont le Real Madrid (huit titres), le Maccabi Tel-Aviv, le CSKA Moscou et le Panathinaïkós Athènes avec six titres, et le Pallacanestro Varese avec cinq titres. Depuis les années 1990, l'Olympiakos Le Pirée et le FC Barcelone contestent leur suprématie en remportant respectivement trois et deux titres. L'EuroCoupe (ULEB) et l'EuroChallenge (FIBA Europe), moins médiatisées, sont les deux autres compétitions européennes.

Les championnats européens les plus relevés ont lieu en Espagne (Liga ACB), en Grèce (ESAKE), en Italie (Lega Basket) et en Russie (Championnat de Russie de basket-ball) chez les hommes, et en France (Ligue féminine de basket), Hongrie et Russie chez les femmes.

Asie[modifier | modifier le code]

De jeunes joueurs sur un terrain de basket à San Manuel aux Philippines.

En Asie, les championnats sont de création récente et s'inspirent du système nord-américain. Ainsi, en Chine (Chinese Basketball Association), au Japon (Bj League) et aux Philippines (Philippine Basketball Association), les ligues et les franchises portent des noms en anglais. La présence de joueurs asiatiques en NBA (Yao Ming, Yuta Tabuse…) a favorisé un engouement dans ces pays.

Au Moyen-Orient, les pays où le basket-ball est le mieux implanté sont l'Iran et le Liban, qui figurent régulièrement sur le podium du championnat d'Asie. Les ligues y fonctionnent sur le principe du championnat. En Asie du Sud-Est, les championnats nationaux étant relativement de faible niveau, certains clubs se regroupent au sein de ligues fermées comme l'ASEAN Basketball League. La Coupe d'Asie regroupe également les clubs champions des pays d'Asie au sein d'une unique compétition continentale.

Afrique[modifier | modifier le code]

En Afrique, le système est le même qu'en Europe, mis à part le fait que les fédérations nationales ont encore le monopole sur leur propre championnat. La compétition phare est la Coupe des clubs champions, qui oppose les clubs vainqueurs de leur championnat national. Le club angolais Primeiro de Agosto domine la compétition avec huit titres depuis 2002. Ses principaux rivaux sont deux autres clubs angolais, le Desportivo Libolo et le Petro Luanda, ainsi que l'Abidjan Basket Club et l'Étoile sportive du Sahel.

Océanie[modifier | modifier le code]

En Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté le principe anglo-saxon avec leur National Basketball League respective. La NBL australienne bénéficie d'une plus grande exposition médiatique que son homologue néo-zélandaise. Elle accueille en outre une équipe néo-zélandais, les New Zealand Breakers, et comprenait même une équipe singapourienne, les Singapore Slingers.

Le basket-ball dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

« Lorsqu’il est joué comme il est censé l'être, le basket-ball se déroule dans les airs. Volant, flottant, élevé au-dessus du parquet, en lévitation à la façon dont les peuples opprimés s'imaginent dans leurs rêves. »

John Edgar Wideman, auteur américain[82].

Culture du basket-ball[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux sports populaires, le basket-ball possède une exposition culturelle et médiatique très forte.

Au cinéma, un grand nombre de films traitent de basket-ball, tels que Coach Carter, Les blancs ne savent pas sauter, Space Jam, Above the Rim ou encore Magic Baskets. D'autres ont une action qui se déroule sur fond de basket-ball (He Got Game, le court métrage Fierrot le Pou de Mathieu Kassovitz[83]). Le basket-ball a en outre donné lieu à plusieurs comédies comme À la gloire des Celtics, Basket Academy ou Shaolin Basket. Le Grand Défi (Hoosiers), avec Gene Hackman et Dennis Hopper, est considéré comme le quatrième meilleur film de sport de l'histoire par la chaîne ESPN[84]. Grand fan de basket-ball, le cinéaste Spike Lee fait figurer le sport dans la plupart de ses longs-métrages. Des joueurs ont parfois accepté de petits rôles au cinéma, comme Shaquille O'Neal et Bob Cousy dans Blue Chips.

Le basket-ball est également très présent dans l'univers musical. Après-guerre, il est fréquemment associé au jazz. « Les joueurs de jazz se passent la lumière du solo comme les joueurs de basket se passent la balle. Et dans les deux cas, cela fonctionne seulement s'il y a un travail d'équipe », déclara le légendaire pivot Kareem Abdul-Jabbar[85]. Après une fructueuse carrière en NBA, Wayman Tisdale est devenu un bassiste de jazz renommé.

Aujourd'hui, le sport est cependant plutôt associé à la culture hip-hop[86]. Plusieurs joueurs se sont ainsi essayés au rap, avec plus ou moins de succès : Kobe Bryant, Shaquille O'Neal, Ron Artest, Tony Parker ou encore Allen Iverson ont chacun sorti des singles ou des albums. Le rappeur Kurtis Blow est le premier à avoir lié basket et hip hop dans son morceau Basketball sorti en 1984[87]. Depuis, un grand nombre d'artistes de hip-hop évoquent l'univers de la balle orange dans leurs chansons : Lil Bow Wow, Jay-Z ou encore Romeo, qui a effectué une carrière universitaire. Hors du hip hop, le groupe de rock Red Hot Chili Peppers a sorti en 1989 une chanson intitulée Magic Johnson, en hommage au célèbre meneur des Lakers de Los Angeles.

Un jeu d'arcade de basket-ball à Tokyo.

Le basket est également présent dans la littérature. Dans son autobiographie The Basketball Diaries, publiée en 1978, l'auteur américain Jim Carroll décrit la décadence de Jim, brillant joueur de basket, dans le New York des années 1960. L'ouvrage a par la suite été adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre. Ancien joueur universitaire de bon niveau, John Edgar Wideman évoque également le sport dans ses oeuvres. Lauréat de nombreux prix littéraires, il publie en 2001 Hoop Roots, ses mémoires où il raconte l'origine de sa passion pour le basket[88]. L'ouvrage Sous le cul de la grenouille (1992) du romancier anglais Tibor Fischer met en scène deux basketteurs hongrois des années 1950 qui se servent de leur sport pour échapper à la rigueur du régime communiste[89]. Le récit est inspiré de la vie de l'auteur puisque ses parents, basketteurs professionnels, ont fui la Hongrie en 1956. Le basket-ball se décline aussi en bande dessinées, parmi lesquelles la série française Basket Dunk, ou le manga japonais Slam Dunk.

De nombreux jeux vidéo sont consacrés au basket-ball. Le premier sort en 1979 sur la console Atari 2600[90]. En 1989 sort le jeu Lakers vs. Celtics sur PC et Sega MegaDrive. La série NBA Live est lancée en 1995 sur Super Nintendo et Mega Drive, et se poursuit aujourd'hui au rythme d'une édition annuelle. Les séries éditées par Electronic Arts sont aujourd'hui les plus populaires et sont disponibles sur tous les supports : NBA 2K, NBA Street ou NBA Jam. Hormis les consoles de salon, le basket-ball a donné lieu à des jeux d'arcade, dont l'un des plus populaires est un simulateur de lancers francs.

Aux États-Unis, les ligues fantasy, simulations sur Internet où les participants tiennent le rôle de managers, sont un phénomène social de grande ampleur puisque près de 33,5 millions de personnes y jouent en 2013, tous sports confondus[91]. Les jeux liés à la NBA sont très nombreux et populaires, et la ligue a d'ailleurs crée sa propre plate-forme de fantasy. En Europe et en France, le phénomène est plus récent mais en croissance : la LNB a elle aussi créé un site de ligues fantasy. Le fantasy challenge de l'Euroligue réunit chaque année plusieurs milliers de joueurs des quatre coins du continent (79 019 équipes enregistrées en 2008)[92].

Supporters et pratiquants célèbres[modifier | modifier le code]

Le président américain Barack Obama jouant au basket-ball à Fort McNair en 2009.

Parmi la masse considérable de supporters et de pratiquants du monde entier, le président américain Barack Obama est sans doute le plus célèbre d'entre tous. Bon joueur au lycée, il n'a jamais cessé de pratiquer, y compris durant sa campagne électorale. Depuis son élection, il joue régulièrement sur le terrain de la Maison-Blanche, installé en 1991 puis rénové en 2006[93]. Il suit également avec attention les championnats NBA et NCAA (universitaire), pour lequel il livre chaque année son pronostic devant les caméras d'ESPN[94]. Le 9 août 2010, le président fête ses 49 ans en organisant un match avec plusieurs joueurs professionnels, dont LeBron James, Dwyane Wade, Joakim Noah et Derrick Rose[95]. Le boxeur Manny Pacquiao est également joueur et entraîneur de basketball dans la ligue philippine[96]. Grand fan de la NBA, Jay-Z est par ailleurs actionnaire minoritaire de la franchise des Nets de Brooklyn.

En France, le rappeur Oxmo Puccino est amateur de basket et son frère Mamoutou Diarra est joueur professionnel. Le chanteur Benjamin Biolay revendique sa passion pour le basket-ball américain et a d'ailleurs écrit quelques chroniques pour l'hebdomadaire spécialisé Basket News en 2005[97]. Ancien joueur de bon niveau, Philippe Katerine est également un connaisseur. Dans le clip de son titre La Liberté, il se met en scène jouant au basket[98]. L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin a également pratiqué le basket-ball durant plus de vingt ans, au lycée, à l'université puis dans le club de l'ASA Sceaux[99].

Comme pour la plupart des sports, les supporters se regroupent parfois en clubs et entonnent des chants en l'honneur de leur équipe. Lors des phases finales (playoffs), tout le public est généralement grimé aux couleurs de l'équipe résidente, notamment dans le basket-ball universitaire américain. En outre, les plus grandes équipes de la NBA comptent de nombreuses célébrités parmi leurs supporters. Woody Allen, Tom Hanks ou Ben Stiller sont connus pour être des fans des Knicks de New York, tandis que Jack Nicholson, Leonardo DiCaprio et Will Ferrell supportent les Lakers de Los Angeles[100]. Selon l'ancien basketteur Dennis Rodman, qui est devenu ami avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un, ce dernier est un grand fan de basket-ball et tout particulièrement des Bulls de Chicago[101].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Basket-ball et médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le basket-ball apparaît dans la presse écrite américaine peu après son invention, à la fin du XIXe siècle. Le premier article, intitulé Un nouveau jeu (A New Game), date de 1892, sous la plume de Dennis Horkenbach, rédacteur en chef du Triangle, le journal de l'université de Springfield, où le sport a été inventé quelques mois auparavant.

En démonstration dès les Jeux olympiques d'été de 1904, à Saint-Louis (Missouri), le basket-ball gagne rapidement sa place dans les quotidiens américains. Le sport est aujourd'hui très largement couvert par les titres les plus prestigieux, tels le New York Times, le Washington Post, le Boston Globe ou le Chicago Tribune. Le basket-ball est en outre traîté de manière extensive dans les pages de l'influent hebdomadaire sportif Sports Illustrated, qui publie depuis quelques années une version chinoise de son magazine. En août 2006, Yao Ming figure sur la couverture du premier numéro de l'édition chinoise[102]. Il existe aussi une presse spécialisée aux États-Unis, à l'image du mensuel SLAM.

En Europe, le basket-ball laisse souvent la première place au football mais sa présence dans la presse écrite est notable. À la fin des années 1950, le quotidien français L'Équipe est l'initiateur de l'idée d'une compétition européenne des clubs. C'est ainsi que voit le jour en 1957 la coupe d'Europe des clubs champions. Le journal fournit le trophée pour la première édition, dont la finale se déroule en 1958. Une presse spécialisée, hebdomadaire ou mensuelle, existe aujourd'hui dans la plupart des pays européens (Gigantes del basket en Espagne, Superbasket en Italie, Five en Allemagne...)

En France, la Fédération française édite depuis octobre 1933 le mensuel Basket-ball[103]. En 1982, Maxi-Basket devient le premier mensuel indépendant entièrement consacré au basket. Au début des années 1990, avec l'« effet Dream Team », le magazine est rejoint par plusieurs autres titres, comme Mondial Basket, Cinq Majeur ou Sport Action Basket. L'hebdomadaire spécialisé Basket Hebdo voit le jour en 1996, puis devient Basket News en 2000.

Médias audiovisuels[modifier | modifier le code]

À la télévision, c'est le 28 février 1940 qu'est diffusé en direct le premier match de basket-ball par une chaîne new-yorkaise expérimentale du nom de W2XBS[104]. La rencontre, qui oppose l'université Fordham à l'université de Pittsburgh, se déroule au Madison Square Garden. L'action est alors filmée par une seule caméra[105].

Le match le plus suivi de l'histoire est celui qui a opposé les États-Unis à la Chine le 9 août 2008 lors des Jeux olympiques, avec une audience estimée à un milliard de téléspectateurs[106]. Le chiffre est toutefois sujet à caution[107]. Selon la FIBA, le Mondial 2010 qui s'est déroulé en Turquie a été suivi par un total d'un milliard de téléspectateurs, dans 180 pays. Une audience deux fois plus importante que pour l'édition 2006 au Japon[108].

La NBA est de loin la ligue professionnelle qui bénéficie de la meilleure exposition télévisuelle sur le plan international. Les finales 2010 entre les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston ont été diffusées dans 215 pays et territoires, en 41 langues[109]. En France, les matchs de la NBA étaient diffusés sur Canal+ du milieu des années 1970 à 2012 ; l'ancien basketteur franco-américain George Eddy a été le commentateur officiel de la chaîne à partir de 1985[31]. En 2012, la chaîne BeIN Sports rachète les droits de diffusion exclusifs pour quatre ans[110]. Bien que sa notoriété soit inférieure, l'Euroligue développe rapidement son rayonnement télévisuel : le Final Four 2010 a ainsi été diffusé dans 194 pays[111].

Variantes du basket-ball et sports apparentés[modifier | modifier le code]

Joueur de slamball tentant un dunk.
  • Le slamball est une variante des années 2000 du basket-ball, où les joueurs peuvent marquer à l'aide de trampolines. Il s'agit plutôt d'un spectacle que d'un sport à part entière.
  • Le mono-basket est une variante où les joueurs se déplacent en monocycle. Des compétitions internationales existent depuis 1984.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Mario Arceri et Valerio Bianchini, La leggenda del basket, Milan, Baldini Castoldi Dalai,‎ (ISBN 9788884906267).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Federación Española de Baloncesto », sur Fédération espagnole de basket-ball (consulté le 24 février 2015)
  2. (es) « Site ESPN Deportes », sur ESPN Deportes (consulté le 24 février 2015)
  3. (it) « Federazione Italiana Pallacanestro », sur Fédération italienne de basket-ball (consulté le 24 février 2015)
  4. « Bureau de la traduction du Canada », sur Bureau de la traduction (consulté le 24 février 2015)
  5. a et b (en) « Quick facts », sur FIBA (consulté le 24 février 2015)
  6. « Les rectifications de l'orthographe », sur Académie française,‎ (consulté le 22 février 2015)
  7. a et b (en) « Michael Jordan », sur le site officiel de la NBA (consulté le 6 novembre 2014)
  8. (en) Quotes about basketball sur Quote Garden
  9. a, b, c, d, e, f, g et h « Basketball, équipement et histoire », sur olympic.org (consulté le 9 février 2015)
  10. a, b, c et d « Les origines du basketball », sur L'Équipe (consulté le 23 février 2015)
  11. (en) « Amos Alonzo Stagg », sur Basketball Hall of Fame (consulté le 24 février 2015)
  12. (en) « Newly found documents shed light on basketball's birth », sur ESPN,‎ (consulté le 11 février 2015)
  13. Arceri et Bianchini 2004, p. 79
  14. Arceri et Bianchini 2004, p. 80
  15. a, b, c et d (en) ESPN, ESPN College Basketball Encyclopedia,‎ (ISBN 978-0-345-51392-2), pp. 528–529
  16. (en) Lesile Colbeck et al., The Basketball World, Monaco, Fédération internationale de basket-ball,‎ , p.81
  17. (en) Bob Ryan, « The Great Rivalries: Russell vs. Wilt; Bird vs. Magic », sur www.nba.com, NBA (consulté le 9 mars 2012)
  18. Arceri et Bianchini 2004, p. 38
  19. Arceri et Bianchini 2004, p. 37
  20. (en) « The First Game », sur National Basketball Association.com (consulté le 16 février 2015)
  21. a et b Jonathan Demay, « Bill Russell, le père de la défense », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 23 février 2015)
  22. a et b « Wilt Chamberlain, Monsieur 100 points », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 23 février 2015)
  23. a, b et c (en) « Remember the ABA », sur remembertheaba.com (consulté le 16 février 2015)
  24. Arceri et Bianchini 2004, p. 47
  25. Arceri et Bianchini 2004, p. 81
  26. (en) « FIBA's 80th anniversary celebration », sur Fédération internationale de basket-ball.com (consulté le 23 février 2015)
  27. (en) Bruce Weber, « Marques Haynes, 89, Dies; Dribbled as a Globetrotter and Dazzled Worldwide », sur The New York Times,‎ (consulté le 30 mai 2015)
  28. Arceri et Bianchini 2004, p. 185
  29. (en) « All-time medalists », sur Fédération internationale de basket-ball.com (consulté le 23 février 2015)
  30. (en) « Montreal 1976 », sur Jeux olympiques (consulté le 23 février 2015)
  31. a et b « Canal+ perd la NBA : «Un très gros coup dur», selon George Eddy », sur Le Parisien,‎ (consulté le 12 février 2015)
  32. (en) « Over 26 Million Americans Play Basketball », sur SFIA.org,‎ (consulté le 24 février 2015)
  33. « Plus de 550.000 licenciés », sur L'Équipe,‎ (consulté le 24 février 2015)
  34. a et b « Basket: il y a 20 ans, la Dream Team, meilleure équipe de l'histoire », sur Slate,‎ (consulté le 23 février 2015)
  35. (en) « Ranking Men after the 2014 FIBA Basketball World Cup », sur Fédération internationale de basket-ball.com,‎ (consulté le 23 février 2015)
  36. (en) Rafe Batholomew, Pacific Rims : Beermen Ballin' in Flip-Flops and the Philippines' Unlikely Love Affair with Basketball, New York, New American Library,‎ , 408 p. (ISBN 978-0451233226), p. 13
  37. Alexis Hontang, « Le paradis chinois des joueurs NBA », sur L'Équipe,‎ (consulté le 23 février 2015)
  38. Emmanuel Versace, « Yao Ming, la fin d'un rêve chinois », sur France 24,‎ (consulté le 23 février 2015)
  39. a et b (en) Sally Jenkins, « History of Women's Basketball », sur WNBA (consulté le 12 avril 2015)
  40. (en) « Supplement to the Research Quarterly », sur clio.fivecolleges.edu (consulté le 12 avril 2015)
  41. a et b (en) « Senda Berenson Papers, 1875-1996 », sur clio.fivecolleges.edu (consulté le 12 avril 2015)
  42. a et b (en) « Basketball equipment and history », sur Jeux olympiques (consulté le 24 février 2015)
  43. (en) John J. Fontanella, The Physics of Basketball, Baltimore, Johns Hopkins University Press,‎ , 168 p. (ISBN 978-0801885136)
  44. a, b, c, d, e et f (en) Nate LeBoutillier, The Best of Everything Basketball Book, Capstone,‎ (ISBN 978-1-4296-5468-5, lire en ligne), p. 58–59
  45. (en) James Naismith, Basketball: Its Origin and Development, University of Nebraska Press,‎ (ISBN 0-8032-8370-9, lire en ligne), p. 89–90
  46. (en) « Converse history », sur InsideHoops.com,‎ (consulté le 24 février 2015)
  47. (en) Darren Rovell, « How Nike landed Michael Jordan », sur ESPN,‎ (consulté le 24 février 2015)
  48. A la différence du basketball, dans d'autres sports comme le football ou le rugby, le numéro dépend du poste et est donc imposé au joueur.
  49. (en) « Chicago Bulls retired numbers », sur NBA.com (consulté le 24 février 2015)
  50. « La FIBA veut changer ses règles et se rapprocher de la NBA », sur Basketactu.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  51. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (en) « Official Basketball Rules 2014 », sur Fédération internationale de basket-ball,‎ (consulté le 13 mars 2015)
  52. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) « Official Rules of the National Basketball Association 2014-2015 », sur National Basketball Association (consulté le 13 mars 2015)
  53. a, b, c et d (en) « Men's Basketball 2013-2014 and 2014-2015 rules », sur NCAA (consulté le 13 mars 2015)
  54. « Nouvelles règles FIBA à compter du 1er octobre 2014 », sur Fédération française de basket-ball (consulté le 13 mars 2015)
  55. Article 36.4.2 : « Règlement de jeu », FFBB (consulté le 11 août 2014)
  56. (en) « Marques O. Haynes », sur Basketball Hall of Fame (consulté le 27 mai 2015)
  57. a et b (en) David Astramskas, « Crossover kings: Allen Iverson vs Tim Hardaway in 1999 », sur Ballislife.com,‎ (consulté le 25 avril 2015)
  58. (en) Jordan Zirm, « Kyrie Irving vs. Stephen Curry: A Visual Investigation of Who Has Better Handles », sur Stack.com,‎ (consulté le 25 avril 2015)
  59. « Basket: de nouvelles règles pour de nouveaux espaces », sur www.lnb.fr,‎ 1er octobre 2010 (consulté le 29 octobre 2010)
  60. a et b « Apprendre les bases du tir (vidéo) », sur L'Équipe (consulté le 14 mars 2015)
  61. (en) Charlie Zegers, « Airball », sur basketball.about.com (consulté le 16 mars 2015)
  62. (en) J.A. Adande, « The story behind the deadliest shot the NBA has ever seen », sur ESPN (consulté le 16 mars 2015)
  63. a et b Dimitri Kucharczyk, « George Gervin, le maître du « finger roll » », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 29 avril 2015)
  64. (en) Scott Ostler, « Wilt: The Ultimate All-Star », sur NBA.com,‎ (consulté le 28 avril 2015)
  65. (en) « Legends profile: George Mikan », sur NBA.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  66. Fabrice Auclert, « Quel est le plus beau poster de Blake Griffin ? », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  67. « Julius Erving, l’inventeur du dunk », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  68. (en) « It's a Bird. It's a Plane. It's the Slam Dunk Champion », sur NBA.com (consulté le 23 avril 2015)
  69. (en) Brian Palmer, « Why are there so few dunks in women’s basketball? », sur Slate (consulté le 23 avril 2015)
  70. Elliot Bojman, « Passe décisive : la NBA va-t-elle suivre l’exemple de la NHL ? », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 24 avril 2015)
  71. a, b et c George Eddy, « Le pick and roll », sur basketsession.com,‎ (consulté le 23 avril 2015)
  72. Dimitri Kucharczyk, « La « zone des champions » ou l’équilibre entre attaque et défense pour gagner », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 25 février 2015)
  73. a et b Frédéric Yang, « Pourquoi défendre en zone », sur L'Équipe (consulté le 14 mars 2015)
  74. Jonathan Demay, « La défense de zone a trouvé sa place en NBA », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 14 mars 2015)
  75. (en) Evgeny Pashutin, « The full court 2-2-1 zone press », sur basketball.org.nz (consulté le 14 mars 2015)
  76. Jonathan Demay, « Comment les contres de Bill Russell ont transformé le basket », sur basketusa.com,‎ (consulté le 13 mai 2013)
  77. « Mutombo, pivot éternel, spécialiste du «cake» »,‎ (consulté le 31 août 2011)
  78. Jonathan Demay, « Dennis Rodman au Hall Of Fame : ses 34 rebonds face à Indiana, 1992 », sur BasketUSA.com,‎ (consulté le 29 avril 2015)
  79. (en) « FIBA world championships history », sur FIBA.com (consulté le 29 avril 2015)
  80. (en) Louis P. Cain et David D. Haddock, « Similar Economic Histories, Different Industrial Structures: Transatlantic Contrasts in the Evolution of Professional Sports Leagues », Journal of Economic History, no 65 n°4,‎ , p. 1116-1147
  81. (en) Jerry Crowe, « That iconic NBA silhouette can be traced back to him », sur Los Angeles Times,‎ (consulté le 29 avril 2015)
  82. Cité par Kareem Abdul-Jabbar dans son ouvrage "On the shoulders of giants: my journey through the Harlem Renaissance" (p. 137)
  83. Fierrot le Pou Le court-métrage de Kassowitz en intégralité sur Youtube
  84. Hoosiers : Top 20 Sports Movies of All-Time sur espn.com
  85. (en) Thelonious Monk Institute of Jazz Jazz Sports
  86. (en) They play bas-ket-ball Article d'ESPN
  87. Vidéo clip sur Youtube
  88. (en) Hoop Roots sur MPR Books
  89. Sous le cul de la grenouille Critique de Chronicart
  90. The evolution of the basketball video game Vidéo retraçant l'évolution des jeux vidéo de basket de 1979 à nos jours
  91. Wulfran Duvauchelle, « Les « Fantasy League », ce marché périphérique du sport aux enjeux colossaux », sur Le Figaro,‎ (consulté le 7 mai 2015)
  92. L'as des as Article sur le Fantasy Challenge d'Euroleague, sur ilovebasket.com
  93. (en) « The White House Museum Basketball court », sur whitehousemuseum.org
  94. Barack-etology Article de basketnews.net
  95. (en) « Barack Obama plays with NBA All-Stars », ESPN,‎
  96. (en) « Pacquiao makes pro hoops debut », sur ESPN,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  97. Interview de Benjamin Biolay sur m-la-music.net
  98. Katerine adooore le basket sur lequipemag.fr
  99. Lionel Jospin, Lionel raconte Jospin : Entretiens avec Pierre Favier et Patrick Rotman, Paris, Éditions du Seuil,‎ , 277 p. (ISBN 978-2-02-101100-5), p. 20
  100. (en) Alexander Abad-Santos, « Knicks vs. Lakers: Which Basketball Team Has the Cooler Celebrity Fans », sur www.thewire.com,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  101. (en) « Dennis Rodman says he loves North Korea's Kim Jong-un », sur The Telegraph,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  102. (en) China's Sports Illustrated hits the newsstands sur shanghaiist.com
  103. De la naissance de Basketball Magazine à sa numérisation sur le site de la FFBB
  104. (en) 1940 College Basketball Recap sur infoplease.com
  105. (en) History of basketball sur betterbasketball.com
  106. (en) China offers warm embrace for Team USA
  107. (en) About That Basketball Audience of a Billion Article du Wall Street Journal
  108. Mondial de Basket FIBA : les audiences en très nette hausse sur Ad Vitam Basketball
  109. (en) The NBA Finals to Enjoy its Broadest Reach Ever Through Television and Digital Technology sur nba.com
  110. « BeIn Sport chaparde la NBA à Canal Plus », sur La Tribune,‎ (consulté le 24 février 2015)
  111. (en) UK agreements add up to Final Four broadcasting record sur euroleague.net
  112. « 3x3 FIBA World Championships », FIBA (consulté le 28 août 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]