Slamball

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
SlamBall
Clubs 6 aux États-Unis
Image illustrative de l'article Slamball
Le Gunner des Slashers Corey Beezhold tentant un slam dunk.

Le SlamBall est un sport collectif inventé en 2000 aux États-Unis[1]. Alliant football américain, gymnastique et basket-ball, le sport oppose deux équipes de quatre joueurs, équipés de protections, qui doivent inscrire des paniers à l'aide de quatre trampolines placés sous le panier.

Le sport privilégie les actions spectaculaires telles que le dunk, et certains contacts violents sont autorisés. Chaque panier marqué après un saut sur le trampoline rapporte trois points ; les autres rapportent deux points[1].

Règles[modifier | modifier le code]

Chaque équipe est composée de quatre joueurs : un « handler » (milieu), un « stopper » (défenseur) et deux « gunners » (attaquants)[1]. La particularité du SlamBall se situe dans le fait qu'en dessous des paniers se trouvent quatre trampolines, ce qui permet d'effectuer des « dunks » très facilement et donne une dimension spectaculaire au jeu.

Plan d'un terrain standard de slamball

Chaque panier marqué après un saut sur le trampoline (dunk) rapporte trois points. Tous les autres rapportent deux points. Le terrain est entouré par des murs de plexiglas (comme au hockey sur glace) : il n'y a donc jamais de sortie[2].

Les contacts physiques peuvent être rugueux et pratiqués même sur un joueur sans le ballon. Seuls sont interdits les plaquages dans le dos et en l'air[2].

Les matchs seront constitués de quatre quarts temps de cinq minutes. Le temps s’écoule sans interruption, sauf en cas de « Face Off » ou de « Temps mort ». L’horloge retentit et stoppe le jeu lorsque arrive la dernière minute du jeu. L'équipe qui a le ballon dispose d'un temps de possession de 15 secondes pour marquer, basé sur le principe des 24 secondes au basket-ball.

Lors d'une lutte pour le ballon entre deux joueurs, que cela soit au sol ou bien debout, il n'existe pas d'entre-deux comme dans la plupart des autres sports, mais le ballon revient à l'équipe qui a défendu durant cette possession. Tout contact sur un joueur situé en l'air est interdit (faute résultant d'un Face-Off).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le SlamBall est créé en 2000 par l'Américain Mason Gordon[1], qui imagina le concept alors qu'il était adolescent. Il appréciait la fluidité du basketball et les contacts du football américain, et eut l'idée de réunir ces deux caractéristiques en un nouveau sport. Il souhaitait en outre créer un sport dont le caractère spectaculaire s'approche de celui du jeu vidéo[3]. Pour le développer, il travaille en collaboration avec des professeurs d'éducation physique du California Institute of Technology[4]. Il recrute cinq joueurs parmi cinq cents volontaires pour disputer quelques matchs et peaufiner les règles[4].

Le sport jouit alors d'une notoriété émergente aux États-Unis[1], et dispose de son propre championnat depuis 2002 dans lequel s'affrontent six équipes : les Maulers, les Mob, les Hombres, les Bouncers, les Rumble et les Slashers. Le championnat se déroule sous la forme d'un tournoi opposant successivement les équipes les unes aux autres. En 2002 et 2003, les matchs sont diffusés sur une chaine de télévision américaine[4]. Le sport apparait également dans la sixième saison de la série Les Frères Scott. Toutefois, durant les années 2000, le sport perd en popularité et n'est plus diffusé, à l'exception de quelques matchs en 2008[4],[3].

Évolution à travers le monde[modifier | modifier le code]

Un joueur tentant de bloquer le dunk de son adversaire.

Le SlamBall connait actuellement une expansion dans le monde. Le premier centre de formation chinois a ouvert en 2014 à Shanghai[5]. Mason Gordon a effectué une campagne de promotion du sport dans le pays, en compagnie de l'ancien joueur de NBA Kenny Anderson, devenu entraineur de slamball, et a organisé plusieurs matchs à Hangzhou[4]. Des chaines de télévision acquièrent les droits de diffusion des matchs : Mediaset (Italie), CCTV (Chine), One HD (Australie) et Cuatro (Espagne)[4]. Gordon a également pour ambition de faire du slamball un sport de démonstration des Jeux olympiques d'été[4].

Les vidéos de compilation des meilleures actions des matchs acquièrent en outre une grande popularité sur les sites de partage de vidéos.

En Europe, le pays le plus enclin à accueillir le SlamBall est la France, où un projet initié début 2014 a permis de créer le premier club de SlamBall en Europe, le Owl Black SlamBall Dijon, ainsi que la Fédération française de SlamBall (FFSB) en mai 2014[6]. Un club a également été créé à Besançon[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Le slamball - Basketball », sur L'Équipe (consulté le 24 janvier 2016)
  2. a, b et c Christophe Brouet, « Le SlamBall arrive en France », sur Basket Infos,‎ (consulté le 13 mars 2016)
  3. a et b (en) Amar Shah, « Sport of SlamBall focuses on comeback », sur ESPN,‎ (consulté le 13 mars 2016)
  4. a, b, c, d, e, f et g (en) Ben Swanson, « The story of SlamBall: A sport where we're all superheroes », sur SBNation,‎ (consulté le 13 mars 2016)
  5. (en) Ian Louisell, « Slamball: Nasty Dunks In Minhang », sur smartshanghai.com,‎ (consulté le 13 mars 2016)
  6. (en) « When will SlamBall make it to France? We speak to Owl Black SlamBall Dijon », sur Clique.tv (consulté le 13 mars 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]