Rablay-sur-Layon

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Rablay-sur-Layon
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Thouarcé
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux-du-Layon
Maire
Mandat
Gérard Thareau
2008-2014
Code postal 49750
Code commune 49256
Démographie
Gentilé Rablayen(s) (/ra.blε.jε̃/)
et Rablayenne(s) (/ra.blε.jεn/)
Population
municipale
732 hab. (2010)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 45″ N 0° 34′ 31″ W / 47.29584, -0.5752847° 17′ 45″ Nord
       0° 34′ 31″ Ouest
/ 47.29584, -0.57528
  
Altitude Min. 20 m — Max. 89 m
Superficie 7,44 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Rablay-sur-Layon

Rablay-sur-Layon est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire. Elle a intégré la Communauté de communes des Coteaux-du-Layon le 1er janvier 1996. Rablay-sur-Layon se prononce /ra.blε.syr.lε.jɔ̃/.

La principale richesse du village sont ses vignobles réputés. La vie de la commune tourne autour de la galerie d’art du Village d’Artistes, ouverte la majeure partie de l’année.

La commune se situe dans l'appellation viticole du Coteaux-du-Layon (AOC).

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Le pont au-dessus du Layon vu depuis la berge de Rablay : l’ancien lavoir est visible au fond à droite

Rablay est au centre du triangle formé par les villes d’Angers, de Cholet et de Saumur. La commune se situe à un peu plus de vingt-cinq kilomètres au sud d’Angers, à un peu moins de quarante au nord-est de Cholet et à un peu moins de quarante-cinq à l’ouest de Saumur.

Le Layon, qui se jette dans la Loire, constitue la limite nord de la commune située au pied de ses coteaux. Ceux-ci n’ont rien d’un relief extraordinaire mais sont, malgré tout, l’endroit de Maine-et-Loire le plus vallonné excepté les environs de La Tourlandry et de Saint-Georges-des-Gardes, communes avec les points culminants du département.

Communes voisines [modifier]

Le territoire de Rablay-sur-Layon touche ceux de quatre autres communes : Beaulieu-sur-Layon, Champ-sur-Layon, Chanzeaux et Faye-d’Anjou. Saint-Lambert-du-Lattay et Thouarcé (le chef-lieu de canton) sont tout aussi voisins si l’on considère que leurs bourgs respectifs ne sont pas plus éloignés de Rablay que celui de Chanzeaux et qu’il n’y a pas de bourg entre ceux-ci et le centre de Rablay.

Communes aux alentours[1]
Rose des vents Beaulieu-sur-Layon à 2,5 km Rose des vents
Saint-Lambert-du-Lattay à 5 km N Faye-d’Anjou à 5,4 km
O    Rablay-sur-Layon    E
S
Chanzeaux à 7,8 km Champ-sur-Layon à 3,8 km Thouarcé à 7,4 km

Routes proches [modifier]

Les route nationale 160 et autoroute 87 reliant Cholet à Angers sont à moins de cinq kilomètres du bourg de Rablay.

Transport en commun [modifier]

Outre les cars scolaires desservant la commune vers le collège voisin public le plus proche (à Thouarcé), la ligne départementale 20 d’Anjou Bus relie Vihiers à Angers et passe par Les Ponts-de-Cé où se situe le lycée public le plus proche. La ligne fonctionne tous les jours ouvrables de l’année, les matins, midis et fins d’après-midi.

Histoire [modifier]

La découverte à Moque-Souris, site au bord de Layon sur la commune de Rablay, d’un biface acheuléen et d’une hache de pierre témoigne de la présence humaine sur les lieux déjà à l’ère préhistorique.

Dans la seconde partie du IIIe siècle, la foi chrétienne se répand dans la région grâce à saint Martin, évêque de Tours, la légende lui attribue aussi l’introduction de la vigne.

Au Moyen Âge, les terres de Rablay sont possédées par les seigneurs de Thouarcé. Des textes de 1047 parlent du village alors connu sous le nom d’Arrabletum (Arrablay au XVe siècle) qui signifie « lieu planté d’érables ».

À la Renaissance, en 1588, lors des affrontements entre catholiques et protestants, l’église est incendiée, comme la région est ravagée.

Au début du XVIIIe siècle, fin 1707, la dysenterie fait quatre-vingts morts en trois mois à Rablay, la maladie est arrivée de Saint-Lambert-du-Lattay le 16 août à la fin d’un été chaud et sec qui a asséché les puits. Un an et demi plus tard, l’hiver 1709, avec un froid extrême dans une majeure partie de l’Europe, fait quarante-sept morts à Rablay.

En 1774, la Compagnie des mines de Saint-Georges obtient, pour transporter son charbon, l’autorisation de la canalisation du cours inférieur du Layon qui se jette dans la Loire. Les travaux, commencés en 1775, sont terminés en 1779 : un port et une auberge sont construits à Rablay et le Layon est coupé par une vingtaine d’écluses. Le surnom donné par les mariniers de « canal de Monsieur » est vite adopté (« Monsieur » pour le futur Louis XVIII, frère du roi Louis XVI, sous lequel est placée la protection de l’aménagement en canal)[2]. Grâce à ça, la région se développe et les vins des villages le long du Layon, notamment ceux des vignobles des Coteaux-du-Layon de Rablay, sont bientôt vendus dans tout le nord de l’Europe par l’intermédiaire des commerçants hollandais qui ont des entrepôts sur la Loire.

En 1789, le cahier de doléances des gens de la paroisse de Rablay est assez exceptionnel, il réclame déjà l’abolition des droits seigneuriaux mais aussi la liberté de la presse et même l’impôt unique sur le revenu. En parlant de ce cahier, Célestin Port dit qu’« il forme une constitution complète ». La Révolution fut d’importance à Rablay. En 1791, la loi sur la Constitution civile du clergé chasse le père Vallée le curé ainsi que son vicaire. O’Brumier, juge à la commission militaire et habitant du bourg, dénonce de nombreuses personnes, conduites ensuite à Angers et certaines exécutées. Le village n’est aussi qu’à quelques kilomètres de Chanzeaux, paroisse voisine et premier village « vendéen » : la cloche de l’église est brisée le 30 juillet 1793 par les soldats républicains car « servant aux rassemblements royalistes » mais Rablay est épargné par les « colonnes infernales », malgré tout, le canal du Layon est dévasté, le vignoble est en partie abandonné et des maisons détruites. La paix ne revient véritablement qu’après la restauration du culte catholique.

En 1824, comme tout le canton de Thouarcé, Rablay, initialement dans l’arrondissement de Saumur, en est détaché pour être rattaché à l’arrondissement d’Angers.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, le vignoble, à peine rétabli, subit la crise du phylloxéra, il faudra attendre le début du XXe siècle pour voir de nouveau la vigne resplendir.

En 1912, l’électricité arrive dans le bourg. En 1939, Rablay devient officiellement Rablay-sur-Layon par décret. En 1947, le service des eaux est installé. En 1955, le « train du Layon » allant de Chalonnes-sur-Loire au lieu-dit de Perray-Jouannet sur la commune de Chavagnes circule et s’arrête pour la dernière fois à la gare de Rablay (en réalité sur la commune de Faye-d’Anjou mais bien plus proche du bourg de Rablay que de Faye), les rails sont retirés et la voie longeant le Layon aménagée en chemin de randonnées.

En 1987, le Village d’Artistes naît sous l’impulsion de quelques bénévoles. En 1994, le festival de Rablay a lieu pour la première fois le week-end de la Pentecôte. En septembre 2008, l’épicerie du village qui sommeillait depuis déjà quelques années se réveille sous la forme d’une épicerie associative et sous le nom de « Goût Layon », cette initiative est orchestrée par un bon nombre de bénévoles du village, l’association compte aujourd’hui deux salariés. En 2011, le festival de Rablay s’arrête après une dix-huitième édition.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, Rablay-sur-Layon compte 732 habitants (soit une augmentation de 15 % par rapport à 1999). En 2009, la commune occupe le 12 450e rang au niveau national, alors qu’elle était au 12 680e en 1999, et le 238e au niveau départemental sur 363 communes.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rablay-sur-Layon depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[3], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu par roulement tous les cinq ans[4]. Pour Rablay-sur-Layon, le premier recensement a été fait en 2005 [5], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond à la population estimée de la commune début 2006.

Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 732 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 326 504 508 531 530 595 609 625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613 595 542 534 522 534 558 532 536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556 621 564 490 506 505 501 550 595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 -
568 537 507 592 571 636 703 732 -
Sources : Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui pour les nombres retenus jusqu’en 1962 et en 2005[6], base Insee de 1968 à 1999[7] et pour 2010[8] (population sans doubles comptes jusqu’en 1999 puis population municipale depuis).

Éléments notables :

  • second semestre 1707 : 80 morts de dysenterie ;
  • hiver 1709 : 47 morts ;
  • Un nombre d’habitants fortement en baisse après 1793, la commune ayant beaucoup souffert de la guerre de Vendée, ce nombre revenant à son niveau du début de la Révolution que près de cinquante ans plus tard ;
  • Après une forte baisse entre 1954 et 1975, une population en forte hausse depuis 1990 avec des niveaux jamais atteints auparavant aux trois derniers recensements de 1999, de 2005 et de 2010 : avec la construction de l’A87 et le réaménagement de la N160, Rablay est devenue une commune résidentielle pour Angers ou Cholet ou pour des communes plus proches comme Chemillé, Thouarcé ou Beaulieu-sur-Layon avec la mise en place de la zone industrielle d’intérêt départemental sur cette dernière.

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,4 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 48,6 % de femmes (0 à 14 ans = 25,1 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 16,4 %).
Pyramide des âges à Rablay-sur-Layon en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,2 
5,5 
75 à 89 ans
6,7 
8,0 
60 à 74 ans
8,5 
22,4 
45 à 59 ans
21,4 
24,7 
30 à 44 ans
22,8 
15,8 
15 à 29 ans
14,3 
23,0 
0 à 14 ans
25,1 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie [modifier]

Une commune viticole [modifier]

L’économie de la commune est une économie de type rurale principalement viticole : Rablay est traversé par la Route des Vignobles Anjou-Saumur. Douze exploitations viticoles se situent sur Rablay-sur-Layon et exploitent deux-cent-quatre hectares[11] de vignes (soit 27,4 % de la superficie de la commune) avec deux ou trois autres exploitants de communes voisines, leur produit-phare est le coteaux-du-layon et le coteaux-du-layon Rablay mais d’autres appellations sont également produites : le crémant de Loire, l’anjou blanc, l’anjou rouge et l’anjou-villages (rouge) et en rosé, le cabernet d’Anjou, le rosé d’Anjou et le rosé de Loire. Chaque vigneron propose la vente directe.

Autres activités économiques [modifier]

Il y a également sur la commune cinq exploitations agricoles non viticoles, un artisan électricien-chauffagiste-plombier, une entreprise de décoration d’intérieur, une coiffeuse à domicile et un bar faisant également tabac-presse et auberge. Des hébergements sont aussi proposés chez l’habitant pour faire du tourisme vert.

Un bureau de poste, une école et une épicerie associative font vivre également la commune avec toutes les associations locales (associations du Village d’Artistes, du festival de Rablay — celle du festival est mise en sommeil —, du Cercle de l’Union pour le jeu de boules, de la bibliothèque, des jeunes…).

En 1888 [modifier]

En 1888, on recensait deux cafetiers, un charron, un charpentier, trois cordonniers, quatre épiciers, deux forgerons serruriers, deux médecins, deux meuniers, un tailleur, deux tisserands et quatre tonneliers.

Administration [modifier]

Les maires [modifier]

Avant la période révolutionnaire, le dernier seigneur de Rablay fut Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, duc de Brissac.

Le mode de recrutement des maires a évolué depuis 1789, les communes ont aussi perdu toute autonomie de 1795 à 1800, les administrations étaient alors toutes concentrées au niveau des chefs-lieux de canton.

Date de début
de premier mandat
Identité[12]
1789 Jean Vaillant
1791 Jacques Dugué
1793 P. Tesnier
1er messidor an VIII
soit 21 juin 1800
Fardeau
17 novembre 1806 Jacob Dehas
21 janvier 1809 Pierre Lemonnier
10 février 1813 de La Sorinière
avril 1815 Louis-André Bletteau
23 août 1815 Pierre Lemonnier
10 septembre 1816 Charles-Louis Ganne
25 janvier 1826 Pierre-François Berthelot
15 septembre 1830 Jacob Dehas
9 août 1842 Théodore Latte
29 novembre 1853 Hippolyte Fournier
21 août 1855 Théodore Ponceau
21 juin 1869 François Boureau père
3 février 1881 Camille Bourcier
14 octobre 1881 Jean Ménard
20 mai 1888 Jean Lecointre
17 juin 1888 Jean Ménard
19 août 1888 Charles Guillois
20 mai 1894 François Boureau fils
26 juin 1904 Léon Bourcier
10 décembre 1919 Jules Testaud
17 mai 1925 Léon Bourcier
10 mars 1933 Jules Testaud
20 novembre 1937 Charles Rocher
24 mars 1965 Auguste Davis
26 mars 1971 Armand Galland
18 mars 1983 Bernard Mosset
23 mars 2001 Gabriel Besnard
21 mars 2008 Gérard Thareau

Élections [modifier]

Symboles [modifier]

Maison de la Dîme [modifier]

La maison de la Dîme est utilisé comme image de la commune : présentation de la maison de la Dîme dans la rubrique Lieux et monuments.

Devise [modifier]

« Rablay, l’âme du Layon ! » figure notamment, en compagnie de la maison de la Dîme, sur les verres de vin offerts aux nouveaux habitants.

Tourisme [modifier]

Expositions et manifestations culturelles [modifier]

Le Village d’Artistes (galerie) [modifier]

Le Village d’Artistes est une galerie d’art associative ouverte de mars à décembre, la visite y est gratuite et il y a possibilité d’achats d’œuvres exposées. Une exposition provisoire changeant tous les mois ou tous les deux mois est le pilier du Village d’Artistes, en marge de cette exposition, on peut retrouver les habituels (objets décoratifs et sélection d’œuvres d’art d’artistes précédemment ou bientôt exposés)[14].

Pour découvrir le bâtiment accueillant cette galerie d’art.

Le festival de Rablay [modifier]

Le festival de Rablay[15] se déroulait chaque année de 1994 à 2011 les samedi et dimanche du week-end de la Pentecôte. C’était un festival de plein air organisé en différents lieux du bourg de Rablay. L’affluence était très difficile à évaluer mais le festival attirait chaque année plusieurs milliers de personnes[16].

Le festival de Rablay se déroulait selon une programmation mêlant artistes professionnels et amateurs, il n’y a pas de mode d’expression privilégié. On y trouvait des orchestres jazz, du théâtre, de la musique rock, du chant grégorien, de la danse, des contes pour enfants et adultes, du jonglage, des courts métrages, des sketchs humoristiques… Soutenu par les collectivités locales à tous les échelons, mais porté par les bénévoles[17] issus principalement de la commune, le festival était tout de même orienté vers les artistes représentatifs d’une image de la région soit parce qu’ils y habitaient (tout en jouant ou en parlant dans leurs arts d’autres régions de France ou du monde), soit parce qu’ils étaient les interprètes d’arts locaux.

À partir de 2006, un festival off, le Rabl’off, organisé par les jeunes de la commune aidés par les animateurs du centre social du canton, avait été autorisé. Les spectacles off étaient créés par de jeunes artistes de Rablay et des villages environnants qui avaient une notoriété plus locale et étaient, en moyenne, plus jeunes « afin de découvrir de futurs talents ».

À partir de 2007, une association tenant une ludothèque itinérante[18] intervenaient aussi pour faire découvrir l’univers du jeu aux spectateurs du festival.

L’accès au festival et à tous les spectacles était gratuit ; seules les places de parking étaient payantes. Pour soutenir l’association organisatrice, un disque audio mêlant les différents artistes présents était disponible à la vente sur place[19].

Le festival s’est arrêté après la dix-huitième édition en 2011, devant l’ampleur du succès et le travail en proportion, l’association a décidé de mettre le festival en sommeil « pour un temps indéterminé » afin de « se recentrer sur ses objectifs initiaux – proposer des spectacles originaux à un public familial - » et de faire également le « choix de privilégier la qualité à la quantité »[20].

Les Terres créatives [modifier]

Porté par le Village d’Artistes cité plus haut, le marché potier « Les Terres créatives » a lieu depuis 2003 place du Mail lors d’un week-end de la seconde quinzaine d’août. C’est une manifestation d’arts artisanaux présentant rakus, faïences et autres terres cuites et terres vernissées de céramistes.

Lieux et monuments [modifier]

La Cantine [modifier]

L’actuelle demeure de la Cantine, construite en 1905, tire son nom de l’activité de l’ancienne maison s’y trouvant : en effet, en 1774, un port est édifié à Rablay et cela conduit à la création d’une auberge dans une maison particulière au bord du Layon nouvellement canalisé.

Le Cercle de l’Union [modifier]

Il s’agit d’un terrain couvert et synthétique de boules de fort, sport traditionnel angevin, situé place de l’Europe.

La maison de la Dîme [modifier]

La maison de la Dîme (aussi appelée maison du Porche) est le symbole de la commune situé dans le carrefour principal du bourg, face à la mairie. C’est une maison à colombage du XVe siècle classée monument historique depuis novembre 1952.

Le logis surmonte un porche et est supporté par une poutre de chêne sculptée. En 1779, une rente foncière, payable tous les ans au curé, est établie, lui donnant son nom. À partir de 1962, elle abrite, et ce jusqu’en 2000, le bureau de poste : la grille de protection P&T d’une fenêtre porte encore l’empreinte de cette activité, métallique, elle est découpée de manière à représenter un timbre-poste et ses dents. La maison de la Dîme abrite maintenant la bibliothèque associative. La maison figure aussi sur les verres de vins de coteaux-du-layon offerts comme cadeau d’accueil aux nouveaux habitants de la commune.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le château de la Girardière [modifier]

Imposant édifice sur la route de Chanzeaux entre le bourg, le hameau de la Roche et celui de Doua, il a été restauré dans les années 1990 et 2000 par son propriétaire. Il est visitable aux journées européennes du patrimoine.

Le lavoir [modifier]

Il est situé au bord du Layon entre le pont du Layon et la Cantine.

La place du Mail [modifier]

Construite sur l’emplacement de l’ancien cimetière, la place du Mail est la plus grande place du village où se déroulent notamment durant l’année les manifestations et festivités principales de la commune. Servant les jours normaux de lieu de stationnement, elle est entourée de grands arbres, de vieux et magnifiques réverbères ainsi que de plots en pierre reliés par une massive et pesante chaîne.

Mirebeau et son manoir [modifier]

Le manoir de Mirebeau est construit au XVe siècle mais le domaine, relevant de la châtellerie de Luigné, est plus ancien, fondé entre les XIe et XIIIe siècles. Une chapelle y est construite en 1700. Au début de la Révolution, le fief est détenu par Mélanie-Françoise Louet, sympathisante catholique et royale. Elle est à ce titre arrêtée et guillotinée en 1794. Ses biens sont vendus comme biens nationaux. En 1802, les bâtiments sont en partie incendiés. Aujourd’hui subsiste une partie du logis mais seul le linteau d’une porte témoigne de son ancienneté.

L’église Saint-Pierre et son retable [modifier]

L’église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre de Rablay est construite à une période indéterminée du Moyen Âge. Elle est vendue à l’abbaye Saint-Serge d’Angers en 1080. En 1588, elle est incendiée lors des guerres de religion. Elle est entièrement restaurée au XVIIIe siècle et comprend depuis une nef unique avec une seule allée, seules quelques parties des murs latéraux semblent être d’origine. Le nouveau clocher est construit entre 1763 et 1765, la cloche sera brisée en 1793 lors de la guerre de Vendée. L’église est surtout remarquable par son retable datant de cette restauration du XVIIIe siècle. Le retable du maître-autel de Rablay, bouchant l’ancienne rosace du chœur, est caractéristique de l’art baroque ; elle comprend des bas-reliefs, des colonnes et trois statues de saint Pierre, de saint Paul et la Vierge encadrant un crucifix ayant pris la place dans le courant du XXe siècle d’un Sacré-Cœur abîmé. Les vitraux ont été restaurés en 1931.

Le Village d’Artistes (bâtiment) [modifier]

Ce Village d’Artistes est en fait une maison du bourg. Cette bâtisse du XVe siècle, restaurée plusieurs fois depuis, se situe, comme presbytère jusqu’à la Révolution, au pied de l’église. Avec la confiscation des biens du clergé, il est vendu comme bien national à un particulier avant, pour rentrer en conformité avec la loi Guizot du 28 juin 1833, d’être racheté dans les années 1830 par la commune afin d’y installer l’école des garçons (l’école des filles trouvera sa place, comme en témoigne encore l’inscription, dans l’actuelle mairie à 50 m de là). En 1987, des bénévoles décident de créer une galerie d’art dans la maison, ce qui entraîne la rénovation des bâtiments aujourd’hui propriété de la communauté de communes des Coteaux-du-Layon.

Pour en savoir plus sur la galerie d’art du Village d’Artistes.

Itinéraires touristiques [modifier]

Chemin de randonnée [modifier]

Le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre (C.D.R.P.) de Maine-et-Loire a validé la proposition de la classe CM1-CM2 des Sablonnettes, l’école de Rablay, d’un chemin de randonnée appelé « Un chemin, une école : l’éveil en couleurs » formant une boucle de 9,2 kilomètres sur la commune de Rablay[21].

Parcours V.T.T. [modifier]

Le circuit V.T.T. « Val d’Hyrôme » passe sur la commune de Rablay-sur-Layon, il forme une boucle de dix-huit kilomètres avec deux cent soixante-dix mètres de dénivelés et est balisé depuis l’étang de la Coudray de Saint-Lambert-du-Lattay[22].

Routes thématiques [modifier]

Les routes touristiques sur le thème du vin Route des Vignobles Anjou-Saumur et Coteaux et Villages en Layon s’arrêtent à Rablay.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Nicolas-Joseph Beaurepaire [modifier]

Nicolas-Joseph Beaurepaire (né le 7 janvier 1740 et décédé le 2 septembre 1792) est un officier de l’armée royale de Louis XV et de Louis XVI puis de l’armée révolutionnaire française. Sa famille était propriétaire à Rablay de bâtiments au lieu-dit de La Roche. La statue de Beaurepaire est présente sur le pont de Verdun, l’un des ponts de la ville d’Angers.

La famille Catroux [modifier]

Le colonel René-Michel Catroux (né le 8 juillet 1835 et décédé le 8 septembre 1920), officier de la Légion d’honneur et père, notamment, du général Georges Catroux et de René Catroux, expert international en tableaux, est né à Rablay au hameau de Doua, situé à cheval sur les communes de Rablay et de Chanzeaux. Un fils de René Catroux, Tristan Catroux, sera lui aussi expert en tableaux et un autre, Diomède Catroux, député de Maine-et-Loire et secrétaire d’État à l’air puis à l’armement dans les années 1950.

René-Michel Catroux quitte à vingt ans « pour ne pas devenir paysan » la commune de Rablay en 1855 et s’engage dans l’armée. Avec un bataillon d’Afrique, il est notamment des campagnes d’Asie durant un an en 1863Hué notamment en l’actuel Viêt Nam, en stationnement également à Shanghaï et à Yokohama, il combat avec l’armée française le 20 juillet 1863 face à des unités japonaises de Shimonoseki, quatre jours après la bataille navale de Shimonoseki) puis d’Algérie à partir de 1864 jusqu’à la guerre franco-prussienne de 1870. En 1871, il épouse une jeune fille de 19 ans d’une riche famille gênoise, colon dans ce nouveau territoire français.

Sa mère, Magloire Boureau, est la sœur et la tante des deux maires de Rablay, François Boureau, père et fils.

Étienne Davodeau [modifier]

Étienne Davodeau est un homme de bandes dessinées né en octobre 1965 qui vit à Rablay. Dessinateur et scénariste engagé, on reconnaîtra la petite commune de Rablay, ses rues et ses paysages au fil des pages de ses différentes bédés de fiction comme dans Chute de vélo mais il raconte aussi des histoires vraies de Maine-et-Loire, l’histoire de la construction de l’A87 reliant notamment Angers à Cholet et passant sur la commune voisine de Chanzeaux dans Rural ! avec entre autres des exploitants agricoles habitant Rablay ou comme l’histoire de ses parents et leurs engagements citoyens, syndicaux et religieux dans leurs Mauges natales, à quelques kilomètres de la commune, dans Les Mauvaises Gens.

Raymond Kopa [modifier]

Raymond Kopa, Ballon d’or 1958, a donné son nom à plusieurs sodas (« Limonade Kopa », « Soda Kopa orange », « Kopa Tonic »), tous produits dans la même usine située au lieu-dit La Roche à l’époque où Kopa était encore footballeur professionnel[23].

Titi Robin [modifier]

Thierry Robin dit Titi Robin, né en 1957 à Angers, vit à Rablay ; il est un musicien français influencé par les cultures et musiques gitanes, tziganes et orientales et les musiciens Camaron de la Isla, Munir Bachir… Il joue de la guitare, de l’oud et du bouzouki. Il a donné de nombreux concerts en Afrique australe, au Moyen-Orient et en France.

Notes et références [modifier]

  1. Distances par la route données par Mappy et arrondies à la centaine de mètres.
  2. Rivière Layon – Dictionnaire des canaux et rivières de France
  3. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  4. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
  5. Calendrier des recensements des communes du département de Maine-et-Loire, sur le site de l’Insee. Consulté le 23 avril 2012..
  6. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui, sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 23 avril 2012.
  7. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur le site de l’Insee. Consulté le 23 avril 2012.
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2013, sur le site de l’Insee. Consulté le 18 mars 2013.
  9. Évolution et structure de la population à Rablay-sur-Layon en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 23 avril 2012.
  10. Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 23 avril 2012.
  11. Chiffre donné en décembre 2011 sur le site de la communauté de communes des Coteaux-du-Layon.
  12. Référence pour les dates de mandat et les noms des maires : site web officiel de Rablay-sur-Layon.
  13. Pour les résultats détaillés consulter la rubrique sur les élections sur le site web du Ministère de l’Intérieur.
  14. Galerie Village d’Artistes (actualités de la galerie, artistes, propos…)
  15. Les festivités s’appelaient « D’ici, c’est d’ailleurs » avant 1997 (source : panneau d’informations touristiques situé sur la place du Mail à Rablay).
  16. Affluence du festival de Rablay :
    • 2001 : 3000 personnes ;
    • 2004 : 5000 personnes ;
    • 2005 : 6000 personnes ;
    • 2006 : 8000 personnes ;
    • 2007 : 5000 personnes ;
    • 2008 de 2011 : environ 15 000 personnes chaque année.
    Chiffres considérables pour une commune de la taille de Rablay. Les éditions 2005 et 2007 ont eu lieu sous la pluie. Ces chiffres ont été publiés dans Le Petit Écho de Rablay-sur-Layon (le bulletin municipal), Trait d’union (le magazine de la communauté de communes des Coteaux-du-Layon) et les journaux Le Courrier de l’Ouest et Ouest-France.
  17. 180 bénévoles en 2007, chiffre publié dans Le Petit Écho de Rablay-sur-Layon (le bulletin municipal), 300 en 2011 selon le site web communal.
  18. L’association Cap Jeux
  19. Le blog officiel du festival de Rablay
  20. Communiqué de presse « Il n’y aura plus de festival à Rablay » sur le site web communal de Rablay-sur-Layon.
  21. Le tracé du chemin de randonnée est visible sur les panneaux d’informations touristiques de la place du Mail à Rablay.
  22. Le tracé de ce circuit V.T.T. est visible sur les panneaux d’informations touristiques de l’étang de la Coudray à Saint-Lambert-du-Lattay.
  23. La Coupe du monde à tous les stades par Samuel Aslanoff et Olivier Emond. – Paris, Librio, 2002. – 111p. (ISBN 2290318647)

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]