Camomille romaine

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La camomille romaine (Chamaemelum nobile (L.) All.) est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées. On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs et sablonneux riches en silice jusqu'à 1 000 m d'altitude. En France, on peut notamment la trouver dans l'ouest et plus particulièrement en Anjou, qui produit plus de 90 % de la production française[1]. On la trouve également en Amérique du Nord et en Argentine.

Plus communément appelée « camomille » tout court, la plante est employée en usage culinaire, médicinal (particulièrement en tisane), et cosmétique.

Noms de la plante[modifier | modifier le code]

Fleurs de camomille romaine.

Chamaemelum nobile est le nom scientifique retenu aujourd'hui pour la plante. Elle est cependant plus connue par son synonyme Anthemis nobilis, attribué par Linné. Autres synonymes nomenclaturaux : Ormenis nobilis (L.) Coss. & Germ., Chamomilla nobilis (L.) Godr.

Noms vernaculaires français : camomille romaine, camomille noble, anthémis noble, anthémis odorante, camomille d'Anjou.

Allemand : edle Spornkamille, römische Kamille, römische Hundskamille. Anglais : sweet chamomile, english chamomile, perennial chamomile, roman chamomile. Castillan : manzanilla romana, camomila romana. Italien : camomilla romana. Roumain : muşeţel (prononcer mouchétsel). Néerlandais : roomse kamille. Catalan : camamilla romana. Arabe : بابونج baboundj, ou en arabe dialectal algérien : بوملال Boumlal.

Description[modifier | modifier le code]

Plante herbacée vivace de 10 à 30 cm de haut[2]. Ses tiges velues sont d'abord couchées pour se redresser par la suite. Elles se terminent par des capitules floraux odorants, solitaires. De couleur vert blanchâtre, ses feuilles sont finement divisées en lobes courts et étroits. Le capitule est formé de fleurons ligulés blancs se recouvrant les uns les autres entourant un disque de fleurons tubulés jaunes. Les fruits sont des akènes jaunâtres, petits et côtelés.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Utilisations[modifier | modifier le code]

Usage culinaire[modifier | modifier le code]

Les capitules peuvent être utilisés pour aromatiser des salades et des desserts. on peut également s'en servir pour préparer une tisane.

Usage médicinal[modifier | modifier le code]

Les fleurs (et capitules) de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) sont traditionnellement réputées toniques, stomachiques, antispasmodiques et analgésiques. Cependant, d'après la monographie de la Commission E (BAnz no 221 du 25.11.93), aucune indication thérapeutique ne peut être envisagée.

Ses principes actifs sont ses constituants polyphénoliques (acide phénols, flavonoïdes, procyanidols, coumarines) ; huile essentielle, sesquiterpènes à saveur amère[réf. nécessaire].

La camomille romaine est traditionnellement recommandée pour les troubles spasmodiques, comme dans le cas de troubles digestifs fonctionnels : digestions difficiles (spasmes digestifs douloureux, aérophagie, flatulences)[4]. En usage externe, comme adoucissant et antiprurigineux (irritations oculaires, mal de gorge, rhinite)[4]. La camomille s'utilise en infusion (tisane, inhalation), sous forme de collyre ou collutoire, d'huile essentielle. L'action anti-inflammatoire de l'huile essentielle a été démontrée chez le rat[4].

La camomille existe aussi sous forme de granulés d'homéopathie.

Usage cosmétique[modifier | modifier le code]

En soins de beauté, elle est souvent présente dans les lotions, les crèmes, les shampoings (surtout pour cheveux blonds) . Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde.

Usage fongicide[modifier | modifier le code]

En jardinage, l'aspersion des semis avec de la tisane de camomille romaine diminuerait sensiblement la fonte des semis[réf. nécessaire] .

Calendrier[modifier | modifier le code]

Dans le calendrier républicain français, le 22e jour du mois de Prairial, est officiellement dénommé jour de la Camomille[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Données AGREST
  2. Clémentine Desfemmes, « Camomille », sur gerbeaud.com
  3. données d'après: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.
  4. a, b et c Équipe des enseignants du DUMENAT Phytothérapie de la faculté de médecine Paris-XIII, Secrets & vertus des plantes médicinales : 200 plantes, 150 maladies, Éd. France loisirs, 2011, p. 64. ISBN 978-2-298-04955-8
  5. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 27.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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