Schleswig-Holstein
| Schleswig-Holstein Bundesland Schleswig-Holstein |
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Armoiries |
Drapeau |
Localisation du Schleswig-Holstein (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Capitale | Kiel |
| Ministre-président | Torsten Albig (SPD) |
| ISO 3166-2 | DE-SH |
| Démographie | |
| Population | 2 840 000 hab. (31/08/12) |
| Densité | 180 hab./km2 |
| Rang | 9e |
| PIB (2006) PIB/hab. |
69,862 Md € (10e) 24 600 € (9e) |
| Géographie | |
| Superficie | 1 579 938 ha = 15 799,38 km2 |
| Rang | 12e |
| Politique | |
| Parti(s) au pouvoir | SPD, Verts et SSW |
| Landtag CDU SPD Verts FDP Pirates SSW Total |
22 22 10 6 6 3 69 |
| Nombre de voix au Bundesrat |
4 |
| Liens | |
| Site web | schleswig-holstein.de |
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Le Schleswig-Holstein (Slesvig-Holsten en danois, Slesvig-Holsace, Sleeswijk-Holstein en néerlandais) est l'un des länder composant l'Allemagne.
Sommaire |
Présentation [modifier]
Le land du Schleswig-Holstein est le carrefour de l’Allemagne vers la Scandinavie et en particulier vers le Danemark, avec une superficie de 15 770 km2, et compte 2,8 millions d’habitants. Situé entre la mer du Nord et la mer Baltique, il est délimité au nord par le Danemark et au sud par l’Elbe, et jouxte également les Länder du Mecklembourg-Poméranie occidentale, de Basse-Saxe et de Hambourg. Le land est composé de deux entités historiques, les anciens duchés de Schleswig et de Holstein, séparés à la hauteur du canal de Kiel, qui relie les deux mers.
Si les habitants du Schleswig-Holstein parlent en général un allemand peu marqué, l’usage du bas-allemand (Plattdeutsch) est toutefois encore fort répandu dans les campagnes. On recense encore quelque 10 000 locuteurs de la langue frisonne dans la région Nordfriesland sur la côte Ouest, ainsi que l'usage du danois dans la minorité danoise.
Géographie [modifier]
Subdivisions administratives [modifier]
En dessous de l’administration centrale de Kiel, le land du Schleswig-Holstein est composé de quatre villes dotées de l’autonomie (Kiel, Lübeck, Flensburg, Neumünster) et de 11 Kreise (arrondissements). Les 11 arrondissements (Kreise) du Schleswig-Holstein incluent :
De plus, il y a quatre villes-arrondissements ou villes indépendantes (kreisfreie Städte) qui n'appartiennent à aucun arrondissement incluent : Kiel, Lübeck, Neumünster et Flensburg.
Grandes villes et communes [modifier]
| Ville/ Commune |
Kreis | Population 31 décembre 2000 |
Population 31 décembre 2006 |
|---|---|---|---|
| Kiel | Kiel (ville autonome) | 232 612 | 235 366 |
| Lübeck | Lübeck (ville autonome) | 213 399 | 211 213 |
| Flensburg | Flensburg (ville autonome) | 84 281 | 86 630 |
| Neumünster | Neumünster (ville autonome) | 79 831 | 77 936 |
| Norderstedt | Segeberg | 71 523 | 71 603 |
| Elmshorn | Pinneberg | 47 391 | 48 279 |
| Pinneberg | Pinneberg | 39 423 | 41 972 |
| Itzehoe | Steinburg | 33 549 | 32 982 |
| Wedel | Pinneberg | 32 060 | 32 048 |
| Ahrensburg | Stormarn | 29 117 | 30 155 |
| Geesthacht | Herzogtum Lauenburg | 29 106 | 29 348 |
| Rendsburg | Rendsburg-Eckernförde | 29 321 | 28 476 |
| Henstedt-Ulzburg | Segeberg | 24 950 | 26 402 |
| Reinbek | Stormarn | 24 570 | 25 712 |
| Bad Oldesloe | Stormarn | 23 314 | 24 071 |
| Schleswig | Schleswig-Flensburg | 25 093 | 24 121 |
| Eckernförde | Rendsburg-Eckernförde | 23 304 | 23 008 |
| Husum | Nordfriesland | 20 994 | 20 751 |
| Heide | Dithmarse | 20 530 | 20 695 |
| Quickborn | Pinneberg | 19 875 | 20 208 |
Histoire [modifier]
L'histoire du Schleswig-Holstein est marquée par sa situation géographique entre les deux mers et surtout par la lutte d'influence entre Danois et Allemands. Le fleuve Eider, au nord du canal de Kiel, devient à partir du XIXe siècle la frontière naturelle entre Danois et Allemands. Le privilège accordé par l'empereur Barberousse à la ville de Lübeck en 1188 sert de base à son ascension comme capitale de la Hanse au Moyen Âge. En 1362 (le 16 janvier) et en 1634 (11 et 12 octobre) deux grandes ondes de tempête (« Mandränke ») avalent près d'un quart du Land et font naître les îles de la côte Ouest.
Le Schleswig est un fief danois alors que le Holstein est un fief d'empire. Ce n'est qu'au traité de Ripen en 1460 que le Schleswig-Holstein, composé des duchés de Schleswig au Nord et de celui de Holstein au Sud, est définitivement constitué comme entité sous le règne de Christian Ier de Holstein, roi de Danemark et de Norvège. C’est de cette époque que date la devise du land « op evig ungedeelt » (indivisibles pour l'éternité). Si les Danois affirment leur suzeraineté sur le pays jusqu'à son rattachement définitif en 1806 à la couronne danoise, leur politique d'annexion forcée provoque un certain nombre de troubles. En 1864, Bismarck obtient la collaboration de l'Autriche pour intervenir et repousser les Danois sur la presqu'île du Jutland : c'est la « guerre des Duchés ». Suite à la Convention de Gastein, le Danemark est contraint de céder ces territoires. Le Schleswig est alors administré par la Prusse et le Holstein par l'Autriche. En 1866, après l'éviction des Autrichiens de la Confédération germanique, les deux territoires deviennent province à part entière de la Prusse sous le nom de Province du Schleswig-Holstein. En 1920, à l'issue du premier conflit mondial, un référendum est organisé dans le Schleswig central et septentrional, ayant pour résultat le retour du Schleswig septentrional au Danemark et la fixation définitive de la frontière germano-danoise.
En 1945, l'Allemagne est divisée en quatre zones d'occupation, la province du Schleswig-Holstein est alors placé dans la zone britannique (à l'exception d'une zone située à l'est de Ratzeburg qui fut attribuée à la zone d'occupation soviétique, et intégrée plus tard au land est-allemand de Mecklembourg). Il retrouve son autonomie en 1949, lors de la réorganisation de l'État allemand en länder. La Seconde Guerre mondiale n'a pas causé seulement l'anéantissement d'une partie importante du patrimoine de Kiel et de Lübeck, villes maritimes et portuaires importantes, mais a surtout modifié la structure de la population du land. En effet, presque un million de réfugiés provenant des anciennes provinces de l'Est du Troisième Reich – plus d'un tiers de la population – se sont installés dans le land après 1945.
Environnement [modifier]
Le land est situé sur une importante zone de connectivité biologique (corridors de migration aviaire, et corridors subaquatiques reliant notamment la mer Baltique à la Manche/mer du Nord), importante pour le réseau écologique paneuropéen et le projet de ceinture verte européenne.
Le littoral et les fonds marins pourraient cependant être affectés par plusieurs séquelles de guerre, dont une source potentielle de pollution qui sont les dépôts de munitions immergées après les guerres mondiales, et les épaves contenant des munitions et d'autres polluants. Cette question fait l'objet d'une évaluation environnementale et concernant la sécurité maritime (navigation, pêche, plongée sous-marine…) suivie par le ministère de l'agriculture, de l'environnement et des zones rurales[1]. Dans cette région, pour les besoins de la reconstruction, des quantités importantes de munitions avaient déjà été récupérée (dans les années 1950 et 1960[1]). Une étude a en 1996 porté sur les produits libérés dans cette région ou en mer baltique par l'explosion sous l'eau d'explosifs ou munitions immergées[2].
Politique [modifier]
Généralité [modifier]
Comme tous les länder allemands, le Schleswig-Holstein dispose de sa propre Constitution (Verfassung), promulguée en 1949 sous le titre de « statut régional » (Landessatzung). Elle institue un régime parlementaire dans lequel le gouvernement, dirigé par le ministre-président (Ministerpräsident), est responsable devant le parlement régional, appelé Landtag, qui peut être dissous sous certaines conditions.
Il y a, selon la loi électorale adoptée en 2003, 69 députés élus, depuis 2000, pour un mandat de cinq ans. Pour y entrer, les partis doivent recueillir au moins 5 % des voix, à l'exception de la Fédération des électeurs du Schleswig-du-Sud (SSW), qui représente la minorité danoise et qui siège de droit au Landtag.
Histoire politique [modifier]
Bien que la Constitution date de 1949, le land est créé dès 1945 par les autorités d'occupation britannique. Il devient dès 1950 un bastion de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), qui gouvernera seule ou en coalition jusqu'en 1988. Les dix premières années sont marquées par une assez forte instabilité politique puisque huit gouvernements et six ministres-présidents se succèdent entre 1945 et 1954.
Le chrétien-démocrate Kai-Uwe von Hassel, porté à la tête du gouvernement en 1954, sera le premier à se succéder à lui-même à la suite des élections de 1958, puis de 1962. Il démissionne peu après, inaugurant huit ans de mandat de Helmut Lemke, à la tête d'une coalition avec les libéraux. C'est aux élections de 1971, pour lesquelles Lemke cède sa place à Gerhard Stoltenberg, que la CDU va véritablement asseoir sa domination sur le Land en remportant la majorité absolue des sièges au Landtag. Ce scénario se répète en 1975 puis 1979, faisant du Schleswig-Holstein le fief de Stoltenberg.
Lorsque ce dernier quitte le land pour le gouvernement fédéral en 1982, il est remplacé par Uwe Barschel, âgé de tout juste 38 ans. Celui-ci conforte la position des chrétiens-démocrates au scrutin de 1983, avant de se perdre dans une affaire d'espionnage contre le social-démocrate Björn Engholm, au cours de la campagne pour les élections de 1987. L'affaire ayant été révélée à la veille du scrutin, la CDU perd beaucoup d'appuis et le Parlement régional se retrouve divisé entre 37 députés de centre-droit et autant de centre-gauche. Barschel se suicide quelques jours plus tard à Genève et un nouveau scrutin, organisé en 1988, est remporté par le SPD avec 54,9 % des voix, le plus haut score d'un parti dans le Land.
Engholm, reconduit en 1992, est contraint à la démission un an plus tard, pris dans ses contradictions concernant l'espionnage de Barschel. Il est alors remplacé par sa ministre des Finances, Heide Simonis, qui devient la première femme à diriger un gouvernement en Allemagne. En 1996, elle est contrainte de former une coalition avec les écologistes, dont elle assure la réélection aux élections de 2000 face à l'ancien ministre chrétien-démocrate de la Défense, Volker Rühe.
En 2005, la CDU, conduite par le député fédéral Peter Harry Carstensen, s'impose d'un siège face aux sociaux-démocrates mais ne peut former d'alliance avec le FDP, celle-ci ne totalisant que 34 députés sur 69. De son côté, la coalition de Simonis n'en détient que 33 mais croit pouvoir compter sur le soutien des deux élus du parti de la minorité danoise. Toutefois, lors du vote d'investiture, une voix manque systématiquement à la ministre-présidente pour être investie pour un quatrième mandat, et elle finit par renoncer à se succéder. Carstensen entame alors des négociations avec le SPD et forme une grande coalition dont il prend la tête le 27 avril 2005.
Le scrutin suivant a eu lieu le 27 septembre 2009, de manière anticipée, du fait de la rupture de la grande coalition entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates, qui disposaient ensemble de 59 sièges. Lors de ce scrutin, pas moins de 95 députés ont été élus, à cause des mandats supplémentaires obtenus par la CDU.
À l'issue de ces élections, le ministre-président sortant, le chrétien-démocrate Peter Harry Carstensen, a pu former une coalition noire-jaune associant son parti aux libéraux-démocrates et disposant d'une majorité absolue de 49 élus. Toutefois, à la suite d'un recomptage des votes, les libéraux ont perdu un député au profit du parti de gauche Die Linke. De plus, la Cour constitutionnelle a estimé, le 30 août 2010, suite à une plainte des Verts et du parti de la minorité danoise, que la loi électorale était contraire à la Constitution de 1949 et que celle-ci devait être modifiée avant l'organisation d'élections régionales anticipées au 30 septembre 2012 au plus tard. La date de ce scrutin, auquel Carstensen ne se représentera pas après deux mandats inachevés, a été fixée au 6 mai 2012.
Vie politique récente [modifier]
À l'occasion de ces élections, la CDU et le SPD ont remporté 22 députés, sur 69, chacun, les chrétiens-démocrates arrivant de justesse en tête en termes de voix. Le scrutin a vu l'émergence du Parti pirate allemand, qui a obtenu 6 sièges. Le chef de file des sociaux-démocrates, alors bourgmestre de Kiel, Torsten Albig, a alors négocié la formation d'une « coalition en feu tricolore danoise », qui réunit les sociaux-démocrates, les Verts, la SSW et compte 35 élus, soit juste la majorité absolue. C'est la première fois, depuis 1946, que la SSW est invitée à participer au gouvernement régional.
Économie [modifier]
Le Schleswig-Holstein est actuellement l’une des premières régions touristiques allemandes. Si à côté du tourisme, l’agriculture (élevage de bovins et porcins, blé) et les activités maritimes (chantiers navals, transport maritime) jouent toujours un rôle important, l’implantation d’industries de pointe (par exemple de techniques médicales ou de sous-traitance automobile) et la création d’unités de recherche ont modernisé l’économie du Land. Toutefois la richesse du Land est mal répartie : la zone d’attraction de Hambourg, où réside un tiers de la population du Schleswig-Holstein est une zone de croissance de premier ordre, tandis que la côte ouest et la région limitrophe du Danemark (Flensbourg) connaissent une activité en déclin.
Le taux de chômage du land (9,7 % en 2003) se situe dans la moyenne nationale mais reste légèrement supérieur à celui des anciens Länder. Si le Schleswig-Holstein a rattrapé dans la dernière décennie une partie de son retard économique par rapport à la moyenne nationale, il est depuis 2003 touché davantage par la conjoncture économique.
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Chantier naval à Flensburg
Culture [modifier]
Pour se faire mieux connaître à l’étranger, le Schleswig-Holstein organise depuis quinze ans en été le « Schleswig-Holstein Festival », le plus important festival international de musique classique en Europe. De nombreuses personnalités qui ont marqué le patrimoine culturel et politique de l'Allemagne sont originaires du Schleswig-Holstein comme le compositeur Carl Maria von Weber, le peintre Emil Nolde, les écrivains Friedrich Hebbel et Theodor Storm et surtout les grands romanciers allemands du XXe siècle, les frères Thomas Mann et Heinrich Mann, nés à Lübeck. De même, d'importants hommes politiques y ont des racines : Willy Brandt, ancien chancelier fédéral, à Lübeck, son successeur Helmut Schmidt et enfin Otto von Bismarck, premier chancelier du Deuxième Reich.
C'est aussi dans ce land que se déroule chaque année le Wacken Open Air, le plus grand festival de metal au monde.
Notes et références [modifier]
- Kampfmittelaltlasten im Meer - Einschätzung der Auswirkungen für die Umwel consulté 2009 12 24
- Étude conduite par l'armée (), avec le Wehrwissenschaftliche qui appartient à un Institut militaire de la Bundeswehr spécialisé dans les matériaux, explosifs consommables militaires (WIWEB) en collaboration avec le Centre technique de la Bundeswehr pour les navires et armes navales (WTD 71) basé dans la baie d'Eckernförde ou Eckernförder
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des ducs de Schleswig
- Ferdinand Tönnies
- VfB Lübeck, club de football
Liens externes [modifier]