Piraterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Pirates)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Pirate » redirige ici. Pour les autres significations, voir Pirate (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Corsaire.
Stéréotype : le pirate creusant, à la recherche d'un trésor (Howard Pyle, Harper's Magazine, 1894).

La piraterie désigne une forme de banditisme pratiquée sur mer par des marins appelés pirates. Cependant, les pirates ne se limitent pas seulement aux pillages de navire, et attaquent parfois de petites villes côtières.

Étymologie et définition[modifier | modifier le code]

Le mot « pirate » provient à la fois du terme grec πειρατής (peiratês), lui-même dérivé du verbe πειράω (peiraô) signifiant « s'efforcer de », « essayer de », « tenter sa chance à l'aventure » , et du latin pirata : celui qui tente la fortune, « qui est entreprenant ». Cicéron déclare les pirates de l'Antiquité « ennemis communs à tous » (communis hostis omnium) car ils échappent aux catégories habituelles du droit[1]. Au Moyen Âge, la signification du terme « pirate » se restreint pour désigner plus spécifiquement des bandits qui parcourent les mers pour piller des navires marchands.

Les pirates se distinguent des corsaires qui sont des civils faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante. La confusion entre pirates et corsaires résulte de plusieurs faits : jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate, synonymes, étaient employés indifféremment (pour les distinguer, il faut qu'un État souverain délivre une lettre de marque - or l’État souverain n'apparaît en Europe qu'au cours des XVIe et XVIIe siècles[2]) ; les Corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce mais, sans ressources en temps de paix, ils devenaient pirates (comme Francis Drake ou Jean Ango)[3]. Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Notons toutefois qu'un corsaire autorisé par un État particulier était qualifié de pirate par les États ennemis. Tout corsaire, donc, est un pirate du point de vue d'un État tiers. L'épisode de la prise du navire portugais Santa Catarina en 1603 par un corsaire hollandais, accusé de piraterie par les Portugais, illustre bien l'ambiguïté de la distinction entre corsaire et pirate - cet incident diplomatique est d'ailleurs à l'origine de la rédaction par le célèbre juriste Hugo Grotius du traité sur « La Liberté des Mers »[4]. Anne Pérotin-Dumont résume bien la situation en écrivant que « savoir si quelqu'un ou non doit être qualifié de pirate est une question dont la réponse appartient à celui qui a le pouvoir »[5].

La piraterie connut plusieurs périodes fastes, à la fin du Ier siècle av. J.-C. en Méditerranée, et au XVIIIe siècle dans les Antilles et l’Océan Indien puis peu à peu disparut de ces régions, du fait du quadrillage des marines d'État. Le mot pirate est utilisé aussi dans différents contextes autres que maritime : le « pirate de la route », que l'on appelait autrefois « voleur de grand chemin », le pirate informatique, qui désigne un individu s'introduisant illégalement dans un système informatique. On parle parfois de pirates dans le cas de détournement d'avions: c'est le cas des pirates de l'air. Toutefois, il s'agit ici d'une déformation du sens de pirate car il s'agit d'actions terroristes, politiques et non de crimes de droit commun. Plus récemment, on évoque le cas des biopirates, qui manipulent le vivant en dehors de tout cadre légal, souvent dans des laboratoires clandestins, afin de modifier certaines caractéristiques des espèces vivantes ou d'en créer de nouvelles[6]. Alors que le Moyen Âge et l'époque moderne ont repris une formule de Cicéron selon laquelle le pirate est « l'ennemi commun à tous », la Convention des Nations unies sur le droit de la mer a donné en 1982 une définition plus restrictive du pirate qui est selon le droit international un criminel de droit commun intervenant en haute mer à partir d'un bâtiment[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La piraterie existait déjà dans l'Antiquité. Toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine l'ont connue, les Phéniciens comme les Mycéniens, la mer étant considérée comme un espace libre où règne la « loi du plus fort ». Lorsque les États deviennent plus puissants, à la piraterie s'ajoute la guerre de course[8].

Jules César dut lui-même affronter la piraterie. Lors d'un voyage vers l'Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., il fut capturé par ceux-ci, à hauteur de l'île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu'il fit exécuter et, en partie, crucifier. Pompée se rendit célèbre en nettoyant la Méditerranée des pirates ciliciens.

Les Vikings furent des pirates mais aussi des explorateurs, qui dévastèrent l'Europe du Nord du IXe au XIe siècle.

Terminologies[modifier | modifier le code]

Boucaniers : les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient parfois appelés abusivement boucaniers. À l'origine soit aventuriers, soit déserteurs des différentes nations européennes, les boucaniers vivaient sans chef, et s'occupaient surtout du ravitaillement en viande fumée (« boucanées », d'où leur nom) des équipages de passage quels qu'ils soient. Ils élevaient des bœufs et chassaient les petits cochons sauvages. Ils se trouvaient au nord-ouest de Saint-Domingue et dans la baie de Campeche, mais ils avaient souvent leurs comptoirs à la Tortue. À l'occasion, il leur arrivait de se mêler à une expédition, mais ce n'était pas leur activité principale.

Flibustiers : le mot « flibustier » est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement »)[9]. Certaines sources citent comme origine le mot flibot (sorte de petit bateau), d’autres préfèrent free booter (libre pillard). Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Mais les Pays-Bas n'existant pas en tant qu'État indépendant reconnu avant 1648, leur statut de corsaire n'était pas reconnu. Les Espagnols les considéraient comme pirates pendant que les alliés des Hollandais les voyaient comme des corsaires. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie.

Organisation sociale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de pirates.

Contrairement à l'image répandue par les fictions cinématographiques, du fait même de leur mode de vie, peu de pirates mangeaient à leur faim ou devenaient riches, la plupart mouraient jeunes en combat, luttes intestines ou pendus. De nombreux clans de pirates élisaient les dirigeants. Le chef s'imposait par son savoir-faire marin, son audace, son autorité naturelle. On élisait le capitaine ainsi que le quartier-maître qui détenait un contre-pouvoir, secondait le chef auprès de l'équipage pour faire régner l'ordre et était le seul à pouvoir convoquer l'Assemblée. Dans cette assemblée, chaque homme avait le droit à la parole et chaque membre de l'équipage, hormis les mousses et les marins pas encore totalement intégrés, avait une voix dans le vote tout comme le capitaine. Dans certains équipages pirates, il y avait un conseil : une assemblée où uniquement les officiers et artisans pouvaient siéger avec quelques marins expérimentés.

Le quartier maître élu pouvait aussi faire entamer un procès contre le capitaine. Si le capitaine refusait le procès, il était reconnu coupable et était marronné sur une île le plus souvent. De nombreux groupes de pirates partageaient les butins obtenus en suivant un schéma préalable. Les pirates blessés au cours d'une bataille recevaient parfois une prime spéciale[10]. Le butin pouvait être partagé de manière à ce que le capitaine reçoive tout au plus 1,5 fois ou 2 fois plus que les autres, mais jamais plus[11]. Cependant, ces pratiques égalitaires ne se limitaient qu'à très peu des aspects de la vie des pirates, et n'atténuaient pas réellement la rudesse de leur mœurs.

Imagerie[modifier | modifier le code]

Le traditionnel pavillon de pirates.

C'est la littérature du XIXe siècle (notamment L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson) qui met en place les stéréotypes actuels : pirate buvant du rhum et maniant le sabre marin, à l'œil borgne caché par un bandeau noir et le perroquet sur l'épaule, au crochet à la main et la jambe de bois, à l'anneau dans l'oreille et pratiquant la torture (cette brutalité provient de l'unique source narrative du XVIIIe siècle Histoire générale des plus fameux pirates du capitaine Charles Johnson). Par contre, il est avéré que la vie à bord du bateau pirate est plus aisée que sur un bateau marchand : l'équipage est nombreux, sans contraintes horaires, avec une hiérarchie moins pesante car il obéit à un « code d’honneur » et à des règles démocratiques. De même est attesté le Jolly Roger (du français joli rouge), le pavillon de pirates noir ou rouge orné d’une tête de mort surmontant deux tibias entrecroisés[8], selon la représentation classique; mais il y avait parfois des squelettes, des armes, des sabliers et parfois le capitaine lui-même (tel celui de Black Bart).

Piraterie moderne[modifier | modifier le code]

Extension de la zone d'opération des pirates somaliens entre 2005 et 2010 :
* Les cercles rouges indiquent la localisation des messages d'alertes; * Les traits bleu clair indiquent les principales lignes maritimes; * Les cercles bleus indiquent les principaux ports.
Article détaillé : Piraterie moderne.

Au niveau mondial, l'IMB (International Maritime Bureau) répertorie en 2009 406 incidents, 153 navires ont été pris d'assaut, 49 ont été détournés et 120 ont été la cible de tirs. 1 052 membres d'équipage ont été pris en otage, on dénombre 68 blessés et 8 tués. La zone Nord-Est de l'Afrique totalise à elle seule 217 incidents. On note également que les attaques qui avaient jusqu'alors lieu dans le golfe d'Aden, ont eu lieu en océan Indien et jusqu'à 1000 milles marins des côtes de la Somalie.

Nombres d'attaques par an[12] : 254 (en 2001), 341 (en 2002), 445 (en 2003), 329 (en 2004), 276 (en 2005), 239 (en 2006), 263 (en 2007), 293 (en 2008), 406 (en 2009), 445 (en 2010), et 439 (en 2011). Lorsqu'il a été détourné par des pirates somaliens le 15 novembre 2008, le Sirius Star est devenu le plus grand navire de l'histoire capturé par des pirates[13].

Dans le domaine du droit international la piraterie est généralement considérée comme le plus ancien exemple d'utilisation du principe de juridiction universelle. Piller les navires en haute mer, bloquer les routes commerciales ou mettre en danger les communications maritimes était considéré par les États souverains comme étant hosti humanis generis (crimes contre l'humanité). Puisque la piraterie, par définition, est pratiquée en dehors des juridictions nationales, les poursuites engagées par des États souverains contre des pirates constituent une situation juridique exceptionnelle. Cicéron expliquait déjà dans son traité De officiis que, en tant qu'« ennemi de tous » (communis hostis omnium), le pirate ne devait pas être considéré comme un ennemi légitime, envers lequel on est tenu de respecter certains devoirs : ainsi, d'après le philosophe romain, l'obligation de tenir parole et d'honorer ses serments ne s'appliquait pas au cas où l'on a affaire aux pirates[14].

L'équipage et les pirates du navire Faina, piraté sur les côtes de la Somalie

Les articles 100 à 108 traitent de la piraterie[15], en voici des extraits :

  • Article 100 : Obligation de coopérer à la répression de la piraterie. Tous les États coopèrent dans toute la mesure du possible à la répression de la piraterie en haute mer ou en tout autre lieu ne relevant de la juridiction d'aucun État.
  • Article 101 : Propriété de la piraterie : on entend par piraterie l'un quelconque des actes suivants :
    • tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis par l'équipage ou des passagers d'un navire ou d'un aéronef privé, agissant à des fins privées, et dirigé :
      • contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer,
      • contre un navire ou aéronef, des personnes ou des biens, dans un lieu ne relevant de la juridiction d'aucun État ;
    • tout acte de participation volontaire à l'utilisation d'un navire ou d'un aéronef, lorsque son auteur a connaissance de faits dont il découle que ce navire ou aéronef est un navire ou aéronef pirate ;
    • tout acte ayant pour but d'inciter à commettre les actes définis aux lettres a) ou b), ou commis dans l'intention de les faciliter.

La Résolution du Conseil de sécurité des Nations unies 1918, adoptée à l'unanimité en avril 2010, sur proposition de la Russie, demandait à tous les États "(d')ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne, (d')envisager favorablement de poursuivre les personnes soupçonnées de piraterie qui ont été appréhendées au large des côtes somaliennes et de (les) incarcérer". Une mesure déjà demandée par d'autres résolutions dont la 1846 de 2008. Une faible minorité d'États membres de l'Union Européenne sont en conformité avec cette demande.

Dans le droit français, la piraterie, définie comme « le fait de s'emparer ou de prendre le contrôle par violence ou menace de violence d'un aéronef, d'un navire ou de tout autre moyen de transport à bord desquels des personnes ont pris place, ainsi que d'une plate-forme fixe située sur le plateau continental », est punie de 20 ans de réclusion criminelle par l'article 224-6 du code pénal français. La loi pénale française est applicable aux infractions commises à bord des navires battant un pavillon français, ou à l'encontre de tels navires, en quelque lieu qu'ils se trouvent (article 113-3 du code pénal français). Par la loi n°2011-13 du 5 janvier 2011, la France a aggravé les sanctions applicables aux actes de piraterie, et fixé un cadre juridique spécifique autorisant la rétention à bord des navires des personnes soupçonnées de piraterie; la loi prévoit notamment que le contrôle de cette retenue est confié au juge des libertés et de la détention[16].

Pirates célèbres et légendaires[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Pirate.
  • Anne Bonny,de son vrai nom Anne Cormac.
  • Francis Drake : corsaire au service de l'Empire Britannique, redouté des Espagnols. Il prit les galions suivants: le Train du Trésor, Tierra Firme (pris par la terre !)et le Nuestra Senora de la Concepcion. Il fut nommé Chevalier de la Reine Elisabeth. Mort du scorbut.
  • Maria Lindsey : Elle pratiquait la piraterie au large de Terre-Neuve au cours du XVIIIe siècle.
  • Henry Morgan : boucanier richissime pour avoir pillé Puerto del Principe, Maracaibo, Gibraltar et Panama. Il devint Chevalier et Gouverneur de Port Royal par Charles II.
  • William Kidd : marin honnête, puis corsaire du Comte de Bellomont, et enfin pirate. Il fut pendu après avoir attaqué un navire anglais par accident. Son corps goudronné fut exposé à Tilbury Point, à l'estuaire de la Tamise. Son trésor est actuellement perdu.
  • L'Olonnois.
  • Ching Shih : Elle est la plus célèbre pirate asiatique.
  • Alvilda : Ancienne princesse scandinave devenue pirate.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Heller-Roazen, L'ennemi de tous: le pirates contre les Nations, 2010, Éds. Seuil
  2. Rodolphe Durand & Jean-Philippe Vergne, L'Organisation Pirate: Essai sur l'évolution du capitalisme, p. 25-35, 2010, Éds. Le Bord de l'Eau
  3. Alain Berbouche, op. cité, p. 5
  4. Durand & Vergne, op. cité., p. 36-44
  5. Pérotin-Dumont, Le Pirate et l'Empereur, p. 204, in J.D. Tracy, The political economy of merchant empires, Cambridge Univ. Press, 1991 (traduit de l'anglais)
  6. Dardel & Leblond, Main basse sur le génome, 2008, Éd. Anne Carrière
  7. Institut de recherche stratégique de l'École militaire, colloque international « La piraterie au fil de l'histoire : un défi pour l'État », La Rochelle, 9 mai 2012 : thème 1 « Terminologie et pratiques »
  8. a et b Jean-Pierre Moreau , Pirates au jour le jour, Éd. Tallandier, 2009
  9. Patrick Boman, Boulevard de la flibuste, Ginkgo éditeur, 2007, p. 16
  10. Durand & Vergne, op. cité., p. 85-95
  11. commentaire tiré du livre TAZ d'Hakim Bey
  12. (en) Dernières données
  13. (fr) Le superpétrolier saoudien détourné ancré au large de la Somalie, L'Express,‎ 18/11/2008 (lire en ligne)
  14. Cicéron, Des devoirs|De oficiis, livre III, cité et commenté par Daniel Heller-Roazen, L'Ennemi de tous. Le pirate contre les nations, Seuil, La librairie du XXIe siècle, 2010, p. 13-22.
  15. Texte complet de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer
  16. Luc Briand, "Lutte contre la piraterie maritime: la France renforce son arsenal législatif", Gazette du Palais, éd. gén., 19 janvier 2011, p. 8-12

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les ouvrages sur le sujet sont très nombreux. Seuls quelques exemples sont donnés ici.

  • Ouvrages de fiction
    • L'Ile au trésor, Robert Louis Stevenson.
    • Tortuga, bande dessinée en 2 tomes (éditions Ankama).
    • 'La série Ian Flibus - L'écumeur des mers (Ian Flix en version anglaise) de Alain Ruiz
      • Ian Flibus, L'île aux Treize os (2008)
      • Ian Flibus, Les joyaux de Pékin (2008)
      • Ian Flibus, La Ligue des pirates (2008)
      • Ian Flibus, La terre des Géants (2008)
      • Ian Flibus, L'escarboucle des sages (2009)
      • Ian Flibus, Les oubliés de la Cité d'Or (2009)
      • Ian Flibus, Les Larmes du maharadjah (2010)
  • Piraterie moderne

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :