Orangina
| Orangina | |
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| Pays d’origine | |
|---|---|
| Société | Orangina Schweppes |
| Slogan | Naturellement |
| Date de création | 1936 |
| Type | Gazeuse |
| Principaux ingrédients | Eau gazeuse Orange |
| Site web | www.orangina.fr |
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Orangina est la marque commerciale d'une boisson carbonatée (gazeuse) non alcoolisée faite à partir d'oranges et de citrons appartenant au groupe Orangina Schweppes, lui-même propriété du groupe japonais Suntory.
Sommaire |
Composition
Selon le site web anglophone de la marque, « la formule exacte est un secret étroitement gardé, mais Orangina se compose d'une teneur élevée de jus et de pulpe d'orange : la boisson se compose de 12 % de jus, et de 2 % de pulpe. » La célébrité de la marque vient en partie de l’originalité de sa bouteille, en forme d'orange avec une surface granulée, qui n’a jamais changé depuis sa création.
La recette de la boisson est différente selon le conteneur dans lequel il est vendu. Seule la boisson vendue en bouteille de verre est la recette originale sans conservateur (la conservation est assurée par pasteurisation), tandis que celle vendue dans les autres types de conteneurs (bouteille plastique, canette en aluminium) est légèrement differente.
Les ingrédients indiqués sur la canette en aluminium 33 cl (en octobre 2011) sont : eau gazéifiée, jus d'orange et autres agrumes à base de concentrés 12 % (orange 10 %, citron, pamplemousse, mandarine), sucre, pulpe d'orange 2 %, extrait de zeste d'orange, arômes naturels
Historique, le début
Une version hispano-centrée
Le récit de l'histoire d'Orangina attribué à Jean-Claude Beton dans une publication de 1984[1] relate la visite au début des années 1930 de Léon Beton, dont l'activité à Boufarik portait sur les huiles essentielles de géranium et de lavande, au stand Naranjina de la foire de Marseille. Ce concentré d'oranges, mis au point par le docteur Trigo de Valence en Espagne, donne une bonne orangeade après l'addition d'eau et de sucre. Léon Beton est séduit et commence à vendre en Algérie ce produit, dont le flacon est déjà ventru et granuleux. Puis le docteur Trigo invente un nouveau produit prêt à boire, nommé Orangina qui est la traduction française de Naranjina. Léon Beton commercialise aussi ce nouveau produit en Algérie. La guerre d'Espagne, qui rend les relations avec le pharmacien de Valence difficiles, et les restrictions de la Seconde Guerre Mondiale, interrompent cette activité. Dès que les relations commerciales reprennent avec l'Espagne, en 1947, le fils de Léon Beton, Jean-Claude, négocie avec le docteur Trigo la propriété de la marque Orangina pour la France et son Empire colonial. Il installe en 1951 sa chaîne de fabrication dans une ancienne distillerie à Boufarik, avec l'aide d'un contremaître venu de Valence. Le produit obtient un franc succès en Algérie, et Jean-Claude Beton trouve des concessionnaires pour élaborer la boisson et la distribuer en France métropolitaine[2]. Avec son repli en France, il installe à Vitrolles l'usine fabricant le concentré d'orange et une partie de la production de la boisson élaborée[3]. Mais toute expansion internationale de la marque au-delà de la France et des pays de l'Afrique francophone est limitée, car la marque internationale d'Orangina ayant été acquise en 1981 par Pernod-Ricard International , Jean-Claude Beton doit distribuer sa production aux Etats-Unis sous le nom d'Orelia. L'acquisition de la Compagnie française des produits Orangina par le groupe Pernod-Ricard en 1984 rassemble en une même main la propriété de la marque et autorise une stratégie de développement international[4].
Une version franco-centrée
- 1935 : Lors de la foire de Marseille, Léon Beton, natif de Boufarik, près de Blida en Algérie, et commerçant en huiles essentielles, s'inspira de l'invention d’un pharmacien espagnol, le docteur Trigo. Léon Beton décida de racheter la formule de la « Naranjina » (naranja signifie "orange" en espagnol), procédé d'un concentré de jus d'orange, afin de trouver un débouché aux oranges de sa région, la Mitidja, de plus en plus concurrencée sur les marchés métropolitains par la production espagnole[5].
- 1936 : Amélioré pour en faire une boisson prête à boire, le produit est nommé « Orangina »[5].
- 1951 : Jean-Claude Beton, qui avait repris le flambeau à la suite de son père en 1947, crée la Compagnie Française des Produits Orangina (CFPO), et ouvre la première usine à Boufarik. La boisson, fabriquée à partir d'oranges de la région, devient alors gazeuse et la bouteille prend sa forme actuelle[5].
- 1952 : Les Établissements Milles à Perpignan, les Établissements Denni à Strasbourg et la société Fruidam à Paris, devinrent des concessionnaires de la marque.
La marque devint nationale. - 1953 : Bernard Villemot, célèbre affichiste français, crée une affiche représentant une table et un parasol formés d'un zeste d’orange. Cette image deviendra le logo de la marque. La collaboration entre Orangina et Bernard Villemot durera plus de 30 ans, durant lesquels il dessinera plus de 25 affiches avec l'écorce d'orange en vedette.
- 1956 : Jean-Claude Beton s'installe à Marseille, en raison de la guerre d'Algérie, et fonde la société Rhône-Orangina[5].
- 1959 : Orangina franchise la société Chane-Hive située à Saint-Pierre sur l’île de la Réunion pour mettre en bouteille et commercialiser ce nouveau produit dans l’île. Le cap des 50 millions de bouteilles est dépassé.
- 1967 : La production locale devenant insuffisante, l'usine de Boufarik ferme définitivement[5].
- 1968 : Lancement du pack de six bouteilles en verre perdu, ce qui est une véritable innovation.
- 1972 : Orangina produit un premier film, Le Tic du barman, réalisé par Jean-Jacques Annaud et Pierre Etaix. Le slogan, « il faut secouer la bouteille d'Orangina pour bien mélanger la pulpe d'orange », permet de transformer un défaut de la boisson (la pulpe déposée au fond de la bouteille) en un « plus » produit. Il faut également signaler que la fameuse musique symbolique d’Orangina est signée Michel Berger. C’est le début d’une longue saga publicitaire.
- 1976 : Lancement de la boîte de 33 cl, c'est la première marque en France à oser le lancement de ce conditionnement. La distribution France est couverte par 14 usines.
- 1978 : Le lancement de la boite 33 cl s'avère un véritable succès bien au-delà des ventes de son concurrent.
- 1983 : Lancement aux États-Unis sous le nom d'Orelia qui prendra ensuite le nom d'Orangina.
- 1984 : Orangina rejoint le groupe Pernod-Ricard, ce qui lui permet (sous l'impulsion de Michel Fontanes son nouveau PDG) d’étendre son domaine de distribution au monde entier. Le film publicitaire de Jean-Paul Goude, La Piscine, rencontre un vif succès. Il avait pour but de rendre plus attrayant l’Orangina auprès des 18-24 ans. Objectif atteint.
Historique, suite
- 1985 : Lancement de la marque en Grande-Bretagne.
- 1986 : Lancement de la marque à Singapour.
- 1987 : Lancement de la marque en Malaisie.
- 1988 : Orangina Light, lancée en mars, est la première boisson française aux édulcorants de synthèse. L’entreprise s’installe au Luxembourg, en Belgique et à Hong Kong.
- 1989 : Orangina arrive en Indonésie et lance, en partenariat avec TF1, la Lambada, un succès mondial.
- 1990 : Son fondateur Jean-Claude Beton prend sa retraite et devient Président d'honneur.
- 1991 : Création par Michel Fontanes, PDG, d’un Centre d’Élaboration des Concentrés Orangina (CECO). La marque lance une nouvelle référence, l’Orangina Plus, qui est enrichi en vitamines.
- 1993 : Orangina arrive sur les marchés thaïlandais et vietnamien.
- 1994 : Alain Chabat signe une série de films pour Orangina où le « secouement » est mis en avant avec humour notamment grâce aux célèbres costumes en forme de bouteilles dessinés par Philippe Guillotel. La tranche d’âge visée : les 13-18 ans.
- 1995 : Orangina entre sur onze nouveaux marchés, dont le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande, la Croatie et le Japon.
- 1996 : Lancement en France d'Orangina rouge à l’orange sanguine et au guarana.
- 1997 :
- Film publicitaire, La Bûche de Noël, mettant en scène l’Orangina rouge. Réalisé par Johan Camitz, il parodie les films d’horreur. On y voit l’Orangina rouge en tueur fou à la tronçonneuse (incarné par Maurice Lamy), rôdant dans une sombre forêt, qui s'exclame « PARCE QUE ! ! HAHAHAAA ! ! » en réponse à la question « Mais pourquoi est-il si méchant ? ». Cette publicité est depuis devenue culte.
- Lancement d'un musée virtuel Orangina à Aix les Milles par le directeur des relations extérieures, Raymond di Giovanni.
- Création à Marseille de la maison Orangina espace destiné aux associations et aux jeunes pour les initier à l'informatique et au web.
- 1998 :
- La marque relance Orangina Plus avec un nouveau goût et un nouvel emballage à l’aide d’un film publicitaire : Le Casting-Yolanda. Un nouveau film est également produit pour Orangina rouge : Veste au vestiaire.
- La tentative de rachat par Coca-Cola échoue. Le ministre français de l'Économie et des Finances de l'époque, Dominique Strauss-Kahn, met son veto.
- 1999 : Un nouveau logo est adopté et, le 1er juillet, une nouvelle gamme de produits est lancée : « Les Givrés ». Ce sont des boissons à base de pulpe, avec des extraits naturels de citron vert, pamplemousse rose et fruits exotiques.
- 2000 : Le groupe Pernod Ricard, qui possède également l'entreprise Pampryl, regroupe ses deux filiales en une seule, et donne naissance au groupe Orangina-Pampryl.
- 2001 : Acquisition par le groupe Cadbury Schweppes. Orangina-Pampryl est intégrée au sein de Cadbury Schweppes European Beverages, la division européenne de Cadbury Schweppes commercialisant des boissons.
- 2003 & 2004 :
- De nombreux employés et cadres quittent l'entreprise Orangina, dont la fille du fondateur Françoise Beton et Raymond di Giovanni. Jacques Pfister PDG quittera également quelque temps après son poste. L'entreprise passe définitivement du patriarcat à l'actionnariat.
- 2006 :
- Le 1er janvier, les entreprises Orangina-Pampryl et Schweppes France (filiale de Cadbury Schweppes) fusionnent pour donner naissance au groupe Orangina Schweppes, se hissant par la même occasion à la seconde place du marché des boissons non-alcoolisées en France. Quelques mois plus tard, Cadbury Schweppes se sépare de son activité boissons et se renomme Cadbury plc. Orangina Schweppes est vendu aux fonds d'investissements Lion Capital et Blackstone. Les autres filiales de Cadbury distribuant la marque Schweppes sont cédées à des sociétés différentes suivant les pays.
- La gamme « Orangina Plus » est remplacée par la gamme « Orangina Tonus ». La gamme des Givrés s'enrichit de deux parfums : fruits rouges et pêche jaune.
- 2007 :
- Acquisition de Rosinka, leader des boissons en Ukraine.
- Février : nouveau PDG, le catalan Luis Bach, auparavant 30 ans chez Bacardi-Martini, directeur des opérations en Europe du Nord, Inde, Moyen-Orient et Afrique.
- 2008 :
- Lancement de la nouvelle plateforme publicitaire "naturellement pulpeuse". La campagne illustre 2 traits forts de la marque: la naturalité du produit et le caractère décalé de la marque. Pour illustrer ce positionnement, la campagne s’est dotée d’un univers très singulier en mettant en scène des animaux ou des plantes anthropomorphiques. L’ours, la girafe ou la biche deviennent ainsi les ambassadeurs d’une saga pleine de fraîcheur, de rythme et de sensualité, mêlant poses de pin-up, danses enflammées et jeu de séduction[6].
- 2009 :
- Lancement de deux nouvelles versions d'Orangina en début d'année : Orangina Cow-Boy (à la menthe) et Orangina Indien (à la grenadine). Pour faire leur promotion, Orangina a créé deux nouveaux personnages, une jument cow-boy et un puma indien[7].
- Lancement de deux nouvelles versions d'Orangina en fin d'année : Orangina L'Aristo (goût cassis) et Orangina RastaMan (goût tropical). L'idole RastaMan est un lion et une caniche pour l'Aristo.
- Le groupe japonais Suntory rachète Orangina Schweppes au dernier trimestre 2009, pour un montant estimé à 2,6 milliards d'euros[8].
- 2010 :
- Lancement d'une nouvelle campagne publicitaire mettant cette fois-ci en scène les personnages dans le monde réel. Cette campagne se compose d'une série de neuf petites scénettes parodiant les standards de la publicité dans les autres secteurs (déodorant, lessive, aftershave, etc.)
- Parmi ces scénettes, Orangina présenta une publicité gay friendly[9] peu après la diffusion d'une publicité de McDonald's France mettant en scène un adolescent homosexuel[10].
- 2011 : deux nouvelles sortes sont en vente : Orangina samourai, saveur citron, représenté par un tigre ; Orangina Geisha, saveur pêche, représenté par un chat siamois[8].
- 2012 :
- Orangina est lancé au Japon fin mars dans une version modifiée, emmené par une campagne publicitaire avec Richard Gere en vedette[8]. Un million de caisses de 24 bouteilles est écoulé les quatre premiers jours, pour un objectif initial de deux millions en un an[8].
- Haribo collabore avec Orangina pour la création d'un nouveau bonbon de sa gamme "PIK" : "Orangina PIK" . Le bonbon aborde la forme de la bouteille authentique et les couleurs jaune et rouge.
Orangina dans le monde
C'est une boisson très populaire en Europe, et à un moindre degré en Amérique du Nord.
Pour le marché nord-américain, elle fut à l'origine produite au Canada, mais le centre de fabrication a récemment été déplacé à Hialeah, en Floride aux États-Unis. Orangina est également produite au Viêt Nam par Fosters Viêt Nam, pour être vendu dans les magasins Carrefour de Taïwan.
En 2009, Orangina est implanté dans de nombreux pays à travers le monde[11] :
Polémique
En 2008, une nouvelle campagne commerciale mettant en scène des animaux anthropomorphiques (comme un cerf, un ours, des paons et des caméléons) en maillots de bain a provoqué l'indignation au Royaume-Uni pour son contenu sexuellement suggestif. Dans la vidéo, les animaux font du pole dancing et aspergent à la boisson les seins d'autres animaux.
Kidscape, une œuvre de bienfaisance pour l'enfance a critiqué la publicité, en déclarant : « Orangina est une boisson qui est principalement destinée aux enfants et aux jeunes, mais cette nouvelle publicité place le produit dans un contexte de provocation et sexualisé »[12].
D'autres prétendent qu'Orangina n'est pas ciblé uniquement sur les enfants et est aussi un leader des boissons gazeuses des adultes[13] et que la publicité a pour but de créer la controverse et donc de la publicité gratuite[14]. En attendant, l'annonce a été plutôt populaire, avec 3 millions de visionnages au 4 août 2008[13].
Notes et références
- Entreprendre, journal des actionnaires de Pernod-Ricard, N°3, janvier 1984 accès en ligne
- Orangina Story, Entreprendre, publication citée, p.4-5
- De Vitrolles à New York, Entreprendre, publication citée, p. 5
- Le groupe passe à l'orange, Entreprendre, publication citée, p.1
- Antoine Bernard de Raymond,« Orangina », Jeannine Verdès-Leroux (dir.), L'Algérie et la France, Paris, Robert Laffont, 2009 [détail de l’édition], p. 644-645
- http://www.orangina.fr/historique/2010/
- http://www.actupub.com/orangina-cow-boy-indien-nouvelle-affiche-publicitaire/
- Régis Arnaud, « Orangina a trouvé la bonne recette pour réussir au Japon », Le Figaro, le 19 avril 2012
- (en) http://www.invarietateconcordia.net/article-il-faut-bien-la-secouer-sinon-52892582.html
- (en) http://www.invarietateconcordia.net/article-venez-comme-vous-etes-50929278.html
- « http://www.orangina.eu/fr/aproposdorangina/oranginadanslemonde/ » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-04-01
- 'Sexual' Orangina ad angers viewers and children's charity, The Independent, Sunday, 24 August 2008
- « www.talkingretail.com/products/product-news/10355-orangina-launch-new-advert-packed-with-animal-magnetism.html » (Archive • Wikiwix • Que faire ?)
- (en) www.thoughtgadgets.com/2008/08/oranginas-beastly-ad-shakes-up-uk.html
