Fête des morts

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Statuette inspirée de la Calavera de la Catrina, une création figurant dans le mural Sueño de una tarde dominical en la Alameda central (1948) de Diego Rivera, est l'un des personnages devenus traditionnels du Jour des morts célébré tous les ans au Mexique.

La fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts.

Traditions bouddhistes[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, la fête de Qing Ming, Qingmingjie, au début du mois d'avril, est essentiellement consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales et ceux de la famille de leur familles.

La fête des fantômes, Zhongyuanjie, le 15e jour du septième mois lunaire, est pour sa part consacrée aux « esprits orphelins et fantômes sauvages », auxquels sont offerts des repas réconfortants et des cérémonies pour leur délivrance.

Népal[modifier | modifier le code]

Lors de la fête népalaise de Gai Jatra (« fête des vaches »), chaque famille qui a perdu un de ses membres l'année précédente construit un « gai » constitué de branches de bambou, de décorations en papier, de vêtements et de portraits du défunt..

Corée[modifier | modifier le code]

Lors de Chuseok, la fête des récoltes, le quinzième jour du huitième mois du calendrier lunaire coréen, les familles retournent sur la terre de leurs ancêtres et célèbrent une messe anniversaire en leur honneur.

Japon[modifier | modifier le code]

Le festival O-Bon a lieu du 13 au 15 juillet dans la partie orientale du Japon et du 13 au 15 août dans la partie occidentale.

Traditions chrétiennes catholiques[modifier | modifier le code]

Cimetière en Pologne, lors de la Toussaint

Pour l'Église catholique romaine, le 2 novembre correspond à la Commémoration des fidèles défunts, célébration des morts par des messes, en particulier pour les défunts de l'année écoulée. La messe a une valeur de purification des péchés véniels pour atteindre la vision béatifique. Ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes.

En Europe[modifier | modifier le code]

En Belgique, en France, au Luxembourg, ce jour est le 2 novembre dans les faits, mais le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc plutôt le 1er novembre que les citoyens consacrent à la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts. Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur la plus achetée ce jour-là.

Jour des morts[modifier | modifier le code]

Tête de mort en sucre (calavera) (Mexique)

Au Mexique le 1er novembre jour de la Toussaint (Día de Todos los Santos) est une fête chrétienne durant laquelle sont célébrés tous les saints qui eurent une vie exemplaire ainsi que les enfants défunts.

Le 2 novembre lors du jour des morts (Día de Muertos), les gens vont dans les cimetières avec des offrandes de nourriture, d'alcools, de friandises, de musique, etc. selon les goûts du défunt qu'ils veulent honorer. Si cet usage est en vogue dans certaines régions surtout centrales du pays, il n'y est pas connu dans son ensemble, cette fête n'est pas considérée par les mexicains et l'Eglise catholique comme étant chrétienne.

Origines païennes des rites chrétiens[modifier | modifier le code]

La fête chrétienne a succédé à des rites païens plus anciens dont le plus célèbre est Samain, une fête celtique célébrée à la même époque de l'année et qui disparut vers la fin de l'Antiquité, avec la religion druidique. Ce rituel païen fut graduellement remplacé par les rituels de l'Église. Les fêtes se déroulaient uniquement dans des emplacements prévus à cet effet. Par exemple, la Plaza del Pais, qui est la place centrale de la ville de Moska, a accueilli plus d'une centaine de fêtes païennes.

Ce rituel païen a un rapport avec les mythologies de tous les peuples anciens, elles-mêmes reliées aux événements du Déluge. Cet événement est célébré non seulement par des peuples plus ou moins liés entre eux, mais par d'autres qui sont séparés par un océan et par les siècles. Toutes ces nations célèbrent cette fête le jour même où, selon le récit de Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour du second mois, période qui correspond au début de notre mois de novembre (Genèse, 7 : 11). Cette fête, célébrée par les païens qui rejetaient Dieu, débutait par une cérémonie honorant la mémoire des âmes que Dieu détruisit aux jours de Noé en raison de leur méchanceté[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Garnier, The Worship of the Dead, Chapman & Hall, Londres, 1904, rééd. 2006, Kessinger Publishing (ISBN 978-1-4286-4822-7), p.4. http://openlibrary.org/works/OL232988W/The_worship_of_the_dead

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