Ma sorcière bien-aimée

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Ma Sorcière bien-aimée

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Dick York, Elizabeth Montgomery et Agnes Moorehead

Titre original Bewitched
Genre Sitcom fantastique
Création Sol Saks
Production William Asher
Acteurs principaux Elizabeth Montgomery
Dick York
Agnes Moorehead
David White
Marion Lorne
Dick Sargent
Musique Howard Greenfield et Jack Keller (générique)
Warren Barker
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine ABC
Nb. de saisons 8
Nb. d'épisodes 254
Durée 25 minutes
Diff. originale 17 septembre 196425 mars 1972

Ma sorcière bien-aimée (Bewitched) est une série télévisée américaine en 254 épisodes de 25 minutes dont 74 en noir et blanc (puis colorisés), créée par Sol Saks diffusée du 17 septembre 1964 au 25 mars 1972 sur la chaîne ABC.

En France, les saisons 1 à 5 ont été diffusées à partir du 17 juillet 1966 sur la 1ère chaîne de l'ORTF. Rediffusion en 1986 à partir de la saison 3 sur Antenne 2, qui programme les épisodes inédits des saisons 6 à 8. Rediffusiion en 1991 sur M6. Rediffusée à partir de 2006 sur Paris Première et à partir du 19 mai 2008 sur M6 puis sur Téva et depuis le 27 août 2012 sur Gulli France. En Belgique et Lorraine, sur Télé Luxembourg puis sur RTL-TVi. En Suisse, la série a été diffusée sur la chaîne publique TSR1 et au Québec dans les années 1960-70 sur Télé-Métropole (TVA), sur Canal Famille dans les années 1990 et sur Prise 2 depuis 2009.

A partir des années 80, les 74 premiers épisodes en noir et blanc ne seront plus diffusés. Il faudra attendre leur colorisation pour les revoir à l'antenne.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Agnes Moorehead dans le rôle d'Endora

Samantha, membre d'une éminente société de sorcellerie, a vécu pendant plusieurs siècles loin des humains. Un jour, cette ravissante sorcière tombe amoureuse et épouse Jean-Pierre Stephens (Darrin Stephens dans la version originale), un mortel qui travaille dans l'agence de publicité McMann et Tate.

La vie de Jean-Pierre est bouleversée lorsque sa femme lui avoue le soir de leur nuit de noce qu'elle est une sorcière. Samantha n'a qu'à bouger son nez pour lancer un sortilège. De plus, sa mère et son père, Endora et Maurice, et tous les autres membres de sa famille pratiquent la sorcellerie.

À la demande de son mari qui ne veut pas de magie chez lui, Samantha décide de ne plus utiliser ses pouvoirs et de vivre comme une femme normale. Mais voilà qu'Endora, la mère de Samantha, refuse de voir sa fille traitée comme la bonne à tout faire de ce simple mortel.

Aussi, elle s'acharne à vouloir montrer à Samantha l'erreur qu'elle a faite en épousant cet être inférieur et se lance dans diverses manigances pour ensorceler Jean-Pierre. Il est ainsi tour à tour changé en singe, perroquet, enfant, vieillard, loup-garou, et même... désintégré.

Samantha est donc parfois obligée de recourir à la magie pour sortir Jean-Pierre d'un mauvais pas ou arranger la situation, lorsque suite aux agissements d'Endora ou d'autres sorciers, la situation entre Jean-Pierre et ses clients tourne à la catastrophe.

Mais Endora n'est pas la seule coupable des déboires de Jean-Pierre. En effet, Maurice, le père de Samantha, est lui aussi opposé à ce mariage. Par ailleurs, la tante Clara, bien que très gentille, est assez âgée et maladroite. La tante Clara est la seule membre de la famille de Samantha à avoir accepté le mariage de sa nièce avec un mortel, car Samantha a toujours été sa nièce préférée et elle a toujours soutenu ses choix depuis des siècles. Les pouvoirs de tante Clara fonctionnent très mal et, en voulant toujours rendre service, elle cause de nombreuses catastrophes ou faire apparaître des personnage historiques ( Benjamin Franklin, la reine Victoria ...) L’oncle Arthur, lui, est un plaisantin qui s'amuse à faire des blagues en utilisant ses pouvoirs. La cousine Serena, physiquement semblable à Samantha, est elle aussi espiègle et désinvolte et cause bien des soucis à ce pauvre Jean-Pierre. Enfin, Esmeralda, la bonne des Stephens (que Sam appelle dès qu'elle en a besoin), s'entête elle aussi à rendre service, mais ses pouvoirs ne sont pas très puissants et elle cause des catastrophes aussi souvent que la tante Clara. Par exemple, dès qu'Esmeralda éternue, des objets embêtants apparaissent.

Alfred Tate (Larry Tate dans la version originale) est le patron de Jean-Pierre. Jovial mais envahissant, il s'invite plus d'une fois à l'improviste avec ses gros clients chez Jean-Pierre et Samantha. Prenant systématiquement le parti des clients face à Jean-Pierre, il n'hésite pas à s'approprier les idées de ce dernier, voire plusieurs fois à le mettre à la porte. Il a une profonde sympathie pour Endora.

Enfin, les Kravitz, voisins des Stephens, complètent les personnages récurrents de la série. Si monsieur Kravitz est un homme tranquille et blasé de la vie de couple avec Charlotte (Gladys dans la VO), sa femme, par contre, est une vraie commère et une espionne invétérée qui s'obstine à vouloir prouver que Samantha Stephens est une sorcière. Mais la pauvre femme passe pour une folle aux yeux de son mari qui trouve le couple Stephens des plus adorables et des plus ordinaires.

Ce couple modèle à l'américaine a également deux enfants : une fille, Tabatha, qui a, elle aussi, bien du mal à s'empêcher d'utiliser ses pouvoirs magiques et un fils, Adam, qui naît lors de la sixième saison.

Sur un ton léger, la série développe les aventures du couple que forment Samantha, une sorcière, et son mari Jean-Pierre (Darrin). Ce dernier, simple mortel, subit en effet régulièrement les sortilèges de sa belle-famille. Le ressort scénaristique de nombreux épisodes repose ainsi sur la manière dont Samantha, grâce à ses propres pouvoirs magiques qu'elle invoque en remuant le bout de son nez, parvient à rétablir la situation.

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Samantha : jeune sorcière et femme au foyer ayant épousé Jean-Pierre, un mortel. Elle doit le défendre contre les autres sorciers refusant de la voir mariée à un mortel (en particulier, sa mère Endora).
  • Jean-Pierre : employé dans la compagnie publicitaire Macman & Tate, il subit sans cesse les offenses de sa belle-mère, qui lui joue des tours dans son travail et sa vie de couple.
  • Endora : mère de Samantha, sorcière particulièrement performante, car plus expérimentée. Elle est hautaine, fière d'elle et déteste les mortels en général.
  • Maurice : le père de Samantha. Il n'apparaît que très rarement pendant la série, et paraît plus souple qu'Endora bien qu'il ait voulu supprimer Jean Pierre lors de sa première visite.
  • Tante Clara : c'est la plus âgée des sorcières de la série, ses pouvoir s'affaiblissent avec le temps. C'est la seule sorcière à accepter Jean Pierre et le respecter mais sa maladresse due à sa vieillesse joue parfois des mauvais tours à Jean Pierre et Samantha. Elle passe son temps à collectionner les poignées de portes, elle en est obsédée à tel point qu'elle vole les poignées de porte des maisons qu'elle visite. Elle sera présente jusqu'à la saison 4 (l'actrice décédera pendant le tournage de la saison 4). Dans les saisons suivante tante Agatha prendra la place de tante Clara, dans un style différent.
  • Tabatha Stephens : c'est la première enfant de Samantha et Jean Pierre, née au cours de la saison 2 (épisode 19), on apprendra ensuite qu'elle est une sorcière.
  • Serena : cousine de Samantha, elle n'aime pas non plus Jean-Pierre, elle apparaît assez rarement et est interprétée également par Elizabeth Montgomery.
  • Oncle Arthur : oncle de Samantha, il aime la plaisanterie et ne sait rien prendre au sérieux.
  • Alfred Tate : patron de Jean-Pierre et adjoint de Macman. C'est le meilleur ami de Jean-Pierre.
  • Louise Tate : épouse d'Alfred, elle est la meilleure amie de Samantha.
  • Charlotte Kravitz : voisine de Samantha, elle est curieuse et pipelette, observant par la fenêtre les faits anormaux qui se passent chez les Stephens, ce qui l'affole souvent et l'intrigue davantage. Le rôle fut joué par Alice Pearce, qui tomba gravement malade pendant la saison 2 et fut remplacée lors des derniers épisodes de la saison par Mary Grace Canfield, laquelle jouera le rôle de la nièce d'Albert gardant la maison des Kravitz, partis en voyage.
  • Albert Kravitz : mari de Charlotte, il se désintéresse de sa femme et ne l'écoute jamais quand elle lui raconte ce qu'elle a vu chez les Stephens. Il ne la croit pas.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Emmy Awards 1966 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Alice Pearce (Honneur décerné à titre posthume: Alice Pearce meurt d'un cancer pendant le tournage de la deuxième saison.)
  • Emmy Awards 1966 : Meilleure direction d'acteurs pour William Asher
  • Emmy Awards 1968 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Marion Lorne (Honneur décerné à titre posthume: Marion Lorne décède pendant le tournage de la quatrième saison.)

Épisodes[modifier | modifier le code]

Doublage francophone[modifier | modifier le code]

Lors du doublage de la série, deux versions furent réalisées. La première version sans rires enregistrés était destinée aux pays francophones européens. La seconde version, avec les rires, mais gardant les mêmes voix françaises, était destinée au Canada.

Les extérieurs[modifier | modifier le code]

Les extérieurs de la série furent tournés dans l'un des studios en plein air de la Warner appelé Le Ranch, qui appartenait précédemment à la Columbia. Ce dernier se situe dans le centre de Burbank en Californie et reproduit une rue américaine avec différents types de maisons. Celle des Stephens, sorte de coquille vide, ne comporte que la façade avec son toit incliné et derrière une sorte de grange de 3 mètres de profondeur, terminée par un simple mur droit en brique qui monte jusqu'au demi-toit. Elle fut accolée à un garage préexistant du temps de la Columbia. La maison des Kravitz ne se trouve pas en face, de l'autre côté de la rue, mais quelques maisons plus bas, du même côté. En face de la maison des Stephens, il y a juste un parc et une piscine en plein air qui va servir de lieu de tournage pour nombre de séries. Quelques façades sont célèbres : citons par exemple celle qui fut utilisée pour la demeure des Ewing dans Dallas. Les extérieurs de la série Friends furent également tournés dans ce studio qui comporte dans un parc recréé la fameuse fontaine apparaissant dans le générique.

Autour de la série[modifier | modifier le code]

  • Presque chaque épisode se termine par un baiser entre Jean-Pierre et Samantha.
  • Le générique animé de la série fut créé par Hanna-Barbera Productions.
  • En version française, les prénoms et noms de plusieurs personnages ont été francisés : Darrin Stephens devient Jean-Pierre Stephens, Larry Tate est nommé Alfred Tate, tandis que les voisins Abner et Gladys Kravitz deviennent Albert et Charlotte Kravitz. Le nom de Tabitha Stephens est traduit en Tabatha Stephens.
  • Le succès de Ma Sorcière bien-aimée a poussé NBC, la chaîne concurrente d'ABC, à lancer sa propre série dont le personnage principal serait doté de pouvoirs surnaturels[1]. Ainsi est née la série Jinny de mes rêves en 1965. Il existe de nombreuses points communs entre les deux séries (génériques sous forme animée et musique du même style, personnages centraux (Samantha / Jinny) toutes deux blondes et essayant (l'une sorcière, l'autre génie) de s'adapter à un monde de mortels, partenaires bruns et « mortels »). Une similitude que l'on retrouve jusque dans les décors, puisque les deux séries étaient tournées à Hollywood dans les mêmes studios. Ainsi, la cuisine d'Alfred et Louise Tate dans l'épisode La Cousine hippie (saison 4, épisode 21) est exactement celle du major Nelson dans les épisodes de Jinny de mes rêves. En outre, dans les deux séries, les intrigues découlent souvent de la confrontation entre le monde des « mortels » et les effets d'un sortilège ou d'un « tour » mal géré. De plus, dans Jinny de mes rêves, l'héroïne cligne des yeux pour lancer des sortilèges, pendant que Samantha remue son nez. Se remarque donc un léger plagiat de la part des créateur de la série Jinny. En dépit de ces similitudes, Ma sorcière bien-aimée, demeurée plus célèbre que sa rivale encore aujourd'hui, obtient au moment de sa première diffusion aux États-Unis une audience supérieure. Ainsi, pendant la saison 1965-1966, Bewitched (Ma sorcière bien-aimée) se classe en septième position avec 25.9 % de l'audience, alors que la série I Dream of Jeannie (Jinny de mes rêves) occupe la vingt-septième avec 21.8 %[2].
  • À noter que le "ph" de "Stephens" se prononce "v" comme dans la version originale américaine, donc il s'agit d'une erreur de typographie lorsque le nom est écrit "Stevens").
  • La série invitait fréquemment des acteurs plus ou moins connus pour le rôle des clients de l'agence de publicité McMann & Tate, acteurs qu'on retrouve également en tant qu'invité dans plusieurs autres séries de l'époque, telles que Max la Menace (en tant qu'agent de Kaos ou de Control), Le Prisonnier (dans les rôles du n°2), ou bien quelque années avant dans La Quatrième Dimension. À propos de cette dernière série, Dick York joue un premier rôle de Hector B. Poole dans l'épisode Un sou pour vos pensées, épisode 16 de la saison 2, en février 1961, alors qu'Elizabeth Montgomery tient le rôle principal aux côtés de Charles Bronson dans Deux, le premier épisode de la troisième saison en septembre 1961.
  • Un grand nombre d'Américaines, nées entre 1966 et 1967, sont prénommées Tabitha ou Samantha en raison de l'immense succès que rencontre la série.
  • Le thème musical et l'univers de la série sont souvent utilisés, encore récemment, dans les années 2000, au cinéma, à la télévision et dans la publicité. Citons par exemple l'utilisation du thème musical pour la promotion des plumeaux de la marque Swiffer (septembre 2005) ou en sonnerie du téléphone portable de Nathalie Baye dans le film Passe-passe (dans lequel Édouard Baer est d'ailleurs prestidigitateur).

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Dessin animé[modifier | modifier le code]

Comic[modifier | modifier le code]

Pastiches[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Herbie J. Pilato, Bewitched Forever, p. 5-6.
  2. Herbie J. Pilato, Bewitched Forever, p. 117.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Christian et Éric Cazalot, Ma Sorcière bien-aimée : l'imaginaire au pouvoir, éditions DLM, 1998. (ISBN 2877951189)
  • (en) Herbie J. Pilato, Bewitched Forever, The Summit Publishing Group, Arlington, Texas, 1996. (ISBN 1-56530-225-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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