Ma sorcière bien-aimée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la série télévisée. Pour l'article sur le film, voir Ma sorcière bien-aimée (film).
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la série télévisée. Pour l'article sur la liste des épisodes de la série télévisée, voir Liste des épisodes de Ma sorcière bien-aimée.
Ma Sorcière bien-aimée
Agnes Moorehead Dick York Elizabeth Montgomery Bewitched 1964.JPG
Dick York, Elizabeth Montgomery et Agnes Moorehead
Titre original Bewitched
Genre Sitcom fantastique
Créateur(s) Sol Saks
Production William Asher
Musique Howard Greenfield et Jack Keller (générique)
Warren Barker
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d’origine ABC
Nombre de saisons 8
Nombre d’épisodes 254
Durée 25 minutes
Diffusion d’origine 17 septembre 1964 – 25 mars 1972

Ma sorcière bien-aimée (Bewitched) est une série télévisée américaine en 254 épisodes de 25 minutes dont 74 en noir et blanc, créée par Sol Saks diffusée du 17 septembre 1964 au 25 mars 1972 sur la chaîne ABC. En France, la série a été diffusée à partir du 17 juillet 1966 sur la 1ère chaîne de l'ORTF, et parallèlement sur les autres télévisions francophones (Québec, Belgique, Suisse, Luxembourg). La série a été diffusée en France sur M6 et maintenant rediffusée sur Gulli. Sur un ton léger, la série développe les aventures du couple que forment Samantha, une sorcière, et son mari Jean-Pierre (Darrin). Ce dernier, simple mortel, subit en effet régulièrement les sortilèges de sa belle-famille. Le ressort scénaristique de nombreux épisodes repose ainsi sur la manière dont Samantha, grâce à ses propres pouvoirs magiques qu'elle invoque en remuant le bout de son nez, parvient à rétablir la situation.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Agnes Moorehead dans le rôle d'Endora

Samantha, membre d'une éminente société de sorcellerie, a vécu pendant plusieurs siècles loin des humains. Un jour, cette ravissante sorcière tombe amoureuse et épouse Jean-Pierre Stephens (Darrin Stephens dans la version originale), un mortel qui travaille dans l'agence de publicité McMann et Tate.

La vie de Jean-Pierre est bouleversée lorsque sa femme lui avoue le soir de leur nuit de noce qu'elle est une sorcière. Samantha n'a qu'à bouger son nez pour lancer un sortilège. De plus, sa mère et son père, Endora et Maurice, et tous les autres membres de sa famille pratiquent la sorcellerie.

À la demande de son mari qui ne veut pas de magie chez lui, Samantha décide de ne plus utiliser ses pouvoirs et de vivre comme une femme normale. Mais voilà que Endora, la mère de Samantha, refuse de voir sa fille traitée comme la bonne à tout faire de ce simple mortel.

Aussi, elle s'acharne à vouloir montrer à Samantha l'erreur qu'elle a faite en épousant cet être inférieur et se lance dans diverses manigances pour ensorceler Jean-Pierre. Il est ainsi tour à tour changé en singe, perroquet, enfant, vieillard, loup-garou, et même... désintégré.

Samantha est donc parfois obligée de recourir à la magie pour sortir Jean-Pierre d'un mauvais pas ou arranger la situation, lorsque suite aux agissements d'Endora ou d'autres sorciers, la situation entre Jean-Pierre et ses clients tourne à la catastrophe.

Mais Endora n'est pas la seule coupable des déboires de Jean-Pierre. En effet, Maurice, le père de Samantha, est lui aussi opposé à ce mariage. Par ailleurs, la tante Clara, bien que très gentille, est assez âgée et maladroite. La tante Clara est la seule membre de la famille de Samantha a avoir accepté le mariage de sa nièce avec un mortel car Samantha a toujours été sa nièce préférée et elle a toujours soutenu ses choix depuis des siècles. Les pouvoirs de tante Clara fonctionnent très mal et, en voulant toujours rendre service, elle cause de nombreuses catastrophes ou faire apparaître des personnage historiques ( Benjamin Franklin, la reine Victoria ...) L’oncle Arthur, lui, est un plaisantin qui s'amuse à faire des blagues en utilisant ses pouvoirs. La cousine Serena, physiquement semblable à Samantha, est elle aussi espiègle et désinvolte et cause bien des soucis à ce pauvre Jean-Pierre. Enfin, Esméralda, la bonne des Stephens (que Sam appelle dès qu'elle en a besoin), s'entête elle aussi à rendre service, mais ses pouvoirs ne sont pas très puissants et elle cause des catastrophes aussi souvent que la tante Clara. Par exemple, dès qu'Esméralda éternue, des objets embêtants apparaissent.

Alfred Tate est le patron de Jean-Pierre. Jovial mais envahissant, il s'invite plus d'une fois à l'improviste avec ses gros clients chez Jean-Pierre et Samantha. Prenant systématiquement le parti des clients face à Jean-Pierre, il n'hésite pas à s'approprier les idées de ce dernier, voire plusieurs fois à le mettre à la porte. Il a une profonde sympathie pour Endora.

Enfin, le couple Kravitz, les voisins des Stephens, complète les personnages récurrents de la série. Si monsieur Kravitz est un homme tranquille et blasé de la vie de couple avec Charlotte (Gladys dans la VO), sa femme, par contre, est une vraie commère et une espionne invétérée qui s'obstine à vouloir prouver que Samantha Stephens est une sorcière. Mais la pauvre femme passe pour une folle aux yeux de son mari qui trouve le couple Stephens des plus adorables et des plus ordinaires.

Ce couple modèle à l'américaine a également deux enfants : une fille, Tabatha, qui a, elle aussi, bien du mal à s'empêcher d'utiliser ses pouvoirs magiques et un fils, Adam, qui naît lors de la sixième saison.

Distribution [modifier]

Fiche technique [modifier]

Récompenses [modifier]

  • Emmy Awards 1966 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Alice Pearce (Honneur décerné à titre posthume: Alice Pearce meurt d'un cancer pendant le tournage de la deuxième saison.)
  • Emmy Awards 1966 : Meilleure direction d'acteurs pour William Asher
  • Emmy Awards 1968 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Marion Lorne (Honneur décerné à titre posthume: Marion Lorne décède pendant le tournage de la quatrième saison.)

Épisodes [modifier]

Diffusion [modifier]

Les 254 épisodes de Ma Sorcière bien-aimée ont été diffusés entre le 17 septembre 1964 et le 25 mars 1972 sur le réseau ABC.

En France, la série a été diffusée à partir du 17 juillet 1966 sur la première chaîne de l'ORTF et rediffusée à partir de 2006 sur Paris Première et à partir du 19 mai 2008 sur M6 puis sur Téva et depuis le 27 août 2012 sur Gulli France.

En Belgique et Lorraine, sur Télé Luxembourg puis sur RTL-TVi et au Québec dans les années 1960-70 sur Télé-Métropole (TVA), sur Canal Famille dans les années 90 et sur Prise 2 depuis 2009.

En Suisse, la série a été diffusé sur la chaîne publique TSR1.

Doublage français [modifier]

Lors du doublage de la série, deux versions furent réalisées. La première version sans rires enregistrés était destinée aux pays francophones européens. La seconde version, avec les rires, mais gardant les mêmes voix françaises, était destinée au Canada.

Les extérieurs [modifier]

Les extérieurs de la série furent tournés dans l'un des studios en plein air de la Warner appelé Le Ranch, qui appartenait précédemment à la Columbia. Ce dernier se situe dans le centre de Burbank en Californie et reproduit une rue américaine avec différents types de maisons. Celle des Stevens, sorte de coquille vide, ne comporte que la façade avec son toit incliné et derrière une sorte de grange de 3 mètres de profondeur, terminée par un simple mur droit en brique qui monte jusqu'au demi-toit. Elle fut accolée à un garage préexistant du temps de la Columbia. La maison des Kravitz ne se trouve pas en face, de l'autre côté de la rue, mais quelques maisons plus bas, du même côté. En face de la maison des Stevens, il y a juste un parc et une piscine en plein air qui va servir de lieu de tournage pour nombre de séries. Quelques façades sont célèbres : citons par exemple celle qui fut utilisée pour la demeure des Ewing dans Dallas. Les extérieurs de la série Friends furent également tournés dans ce studio qui comporte dans un parc recréé la fameuse fontaine apparaissant dans le générique.

Autour de la série [modifier]

  • Presque chaque épisode se termine par un baiser entre Jean-Pierre et Samantha.
  • En version française, les prénoms et noms de plusieurs personnages ont été francisés : Darrin Stephens devient Jean-Pierre Stephens, Larry Tate est nommé Alfred Tate, tandis que les voisins Abner et Gladys Kravitz deviennent Albert et Charlotte Kravitz. Le nom de Tabitha Stephens est traduit en Tabatha Stephens.
  • À noter que le "ph" de "Stephens" se prononce "v" comme dans la version originale américaine, donc il s'agit d'une erreur de typographie lorsque le nom est épelé ainsi : "Stevens").
  • Un grand nombre d'Américaines, nées entre 1966 et 1967 fut prénommé Tabitha ou Samantha en raison de l'immense succès que rencontra la série.
  • L'acteur qui jouait le rôle de Jean-Pierre entre 1969 et 1972 (Dick Sargent) fit une apparition dans Columbo et Arabesque un peu avant de décéder.
  • Le succès de Ma Sorcière bien-aimée a poussé NBC, la chaîne concurrente d'ABC, à lancer sa propre série dont le personnage principal serait doté de pouvoirs surnaturels. Ainsi est née la série Jinny de mes rêves en 1965. On peut s'amuser à comparer les nombreuses similitudes entre les deux séries (génériques sous forme animée, personnages centraux (Samantha / Jinny) toutes deux blondes et essayant (l'une sorcière, l'autre génie) de s'adapter à un monde de mortels, partenaires bruns et « mortels »). Dans les deux séries, les intrigues découlent souvent de la confrontation entre ce monde de « mortels » et les effets d'un sortilège ou d'un « tour » mal géré.
  • De plus, dans Jinny de mes rêves, l'héroïne cligne des yeux pour lancer des sortilèges, pendant que Samantha remue son nez. On sent un léger plagiat de la part des créateur de la série Jinny.
  • Le thème musical et l'univers de la série sont souvent utilisés, dernièrement dans les années 2000, au cinéma, à la télévision et dans la publicité. Citons par exemple l'utilisation du thème musical pour la promotion des plumeaux de la marque Swiffer (septembre 2005) ou en sonnerie du téléphone portable de Nathalie Baye dans le film Passe-passe (dans lequel Édouard Baer est d'ailleurs prestidigitateur).
  • Certains épisodes sont quasiment identiques comme "La vérité" (saison 2) et "La vérité, toute la vérité, rien que la vérité" (saison 8) dans lesquels les dialogues sont presque les mêmes.

[réf. nécessaire]

Produits dérivés [modifier]

DVD [modifier]

Série télévisée [modifier]

Dessin animé [modifier]

Comic [modifier]

Pastiches [modifier]

Film [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Christian et Éric Cazalot, Ma Sorcière bien-aimée : l'imaginaire au pouvoir, éditions DLM, 1998. (ISBN 2877951189)

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]