Rutabaga

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Rutabaga

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Brassica napus subsp. rapifera

Classification de Cronquist (1981)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Genre Brassica
Espèce Brassica napus

Sous-espèce

Brassica napus subsp. rapifera
Metzg., 1833

Synonymes

  • Brassica campestris subsp. napobrassica (L.) Schübl. & G. Martens
  • Brassica napobrassica (L.) Mill.
  • Brassica napus subsp. napobrassica (L.) Jafri
  • Brassica napus var. napobrassica (L.) Döll
  • Brassica napus subsp. rapifera Metzg. ex Sinskaya
  • Brassica oleracea var. napobrassica L.

Classification APG II (2003)

Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Description de l'image  Fichier:Swede - rutabaga - veggiegroup.jpg .

Le rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera), encore appelé navet fourrager, navet ou navet jaune au Québec[1], chou-navet, chou de Siam, chou suédois, est un légume-racine appartenant à la famille des Brassicacées, comme le colza (Brassica napus subsp. napus), le navet, le radis

L'espèce Brassica napus (n= 19 chromosomes) résulterait de la fusion de deux génômes : Brassica oleracea (choux potagers, n = 9) × Brassica rapa (navet, choux de Chine, n = 10). À cette espèce appartiennent, entre autres, les choux-navets (et rutabagas), les choux sibériens et le colza. Toutes ces plantes se croisent donc entre elles spontanément.

Les choux-navets sont cultivés pour leur racine blanche ou jaune destinée à l’alimentation animale et humaine. Par rutabaga, on désigne le chou-navet à chair jaune qui est généralement considéré comme le meilleur pour l’alimentation humaine. Les autres variétés sont à chair blanche.

Description[modifier | modifier le code]

Parties aériennes du rutabaga, en fleur

C'est une plante, fourragère ou potagère (selon la maturité de la racine).

Sa racine (qui est plus précisément une souche tubérisée) ressemble beaucoup à celle du navet mais s'en distingue par un collet généralement plus fuselé, une forme généralement plus arrondie et la coloration externe rouge violacée (voire verte) de sa partie supérieure alors que certaines variétés de navet présentent des racines entièrement blanches. À noter que seule la souche tubérisée du rutabaga permet de le distinguer du colza ; ces deux taxons (par ailleurs mellifères) appartenant à la même espèce.
Il existe plusieurs variétés de rutabaga qui se distinguent par la couleur externe de leur racine. Ainsi, pourvue d'une racine rouge violacée dans sa partie supérieure, la variété Champion jaune à collet rouge est principalement cultivée pour l'alimentation du bétail. Toutefois, consommée jeune, elle se révèle une excellente plante potagère. Ce qui s'avère être aussi le cas pour la variété Wilhelmsburger jaune à collet vert dont la partie supérieure de la souche est verdâtre.

Étant originaire de l'Europe du Nord, son nom vient du suédois rotabagge.

Historique[modifier | modifier le code]

Au Canada, il était un des légumes de base, avec les patates et les carottes, avant l'avènement des importations hivernales des pays plus chauds. En effet, il est facile à conserver tout l'hiver dans une cave non chauffée. Il reste un aliment très populaire de nos jours.

En Europe, il est élevé au rang d'aliment de base pour l'homme durant la Seconde Guerre mondiale (comme le topinambour), parmi les rares aliments disponibles. Il n'en garde pas bonne réputation en France et en Allemagne chez les personnes âgées, probablement en raison de la lassitude de la consommation quotidienne.


De nos jours, en Europe il est essentiellement cultivé en agriculture biologique et biodynamique pour ses vertus alimentaires, médicinales (voir section #Vertus médicinales) et gastronomiques (parfum atypique)[2], mais également pour l'alimentation des animaux domestiques[Lesquels ?].

Culture[modifier | modifier le code]

Adapté aux régions tempérées, il supporte le gel pourvu que le sol soit bien drainé. Le semis précoce se fait en pleine terre. La levée a lieu dès la fin du gel. Le repiquage (profond) se fait quand la plante est formée.

La mouche du chou en est le principal ravageur.

Utilisation[modifier | modifier le code]

  • Conservation : se conserve deux mois en chambre froide à 1 °C ; en silo dans du sable ou de la tourbe si la température n'excède pas 10 °C.
  • Consommation : c'est un légume d'automne et d'hiver qui peut se consommer cru ; on le cuit le plus souvent.
  • Préparation : gratter et éplucher les rutabagas, enlever le cœur s'il est brun. Ce légume s'emploie comme le navet, cependant il doit cuire deux fois plus longtemps. On le prépare cuit à la vapeur ou en purée, dans des potages ou en ragoûts. Couper en morceaux peu épais et les faire bouillir dans de l'eau légèrement salée jusqu'à ce que le rutabaga soit tendre.
  • Cuisine :
  • Peut être ajouté dans un pot-au-feu, un couscous.
  • Au Portugal, appelées grelos, les fanes et fleurs sont très appréciées, principalement cuites avec le riz.

Vertus médicinales[modifier | modifier le code]

En raison de sa richesse en fibres et en potassium, il est diurétique et réduit les chances d'hypocitraturie[3]. Ses propriétés diurétiques permettent de lutter contrer l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque[4]

Sa consommation régulière (comme la majorité des brassicacées), est corrélée à une fréquence moins élevée de cancer[5],[6].

Ce serait également un laxatif, digestif, reminéralisant, désinfectant intestinal et un encombrant intestinal.[réf. nécessaire]

Le rutabaga est un facteur favorisant et étiologique de goitre simple[réf. nécessaire].

Caractéristiques diététiques[modifier | modifier le code]

Ce légume est composé, cru (pour 100g) de[7] :

  • Calories : 36 kcal
  • Protéines : 1,2 g
  • Glucides : 8,13 g
  • Fibres : 2.40 g
  • Potassium : 233 mg
  • Phosphore : 58 mg
  • Calcium : 47 mg
  • Magnésium : 23 mg
  • Sodium : 20 mg
  • Fer : 0,52 mg
  • Zinc : 0,34 mg
  • Manganèse : 0,17 mg
  • Cuivre : 0,04 mg
  • Provitamine A (Bêta-carotène) : 25 mg
  • Vitamine C : 0,7 mg
  • Vitamine A (rétinol) : 0,3 mg
  • Vitamine B1 (thiamine) : 0,16 mg
  • Vitamine B2 : 0,1 mg
  • Vitamine E (alpha-tocophérole) : 0,09 mg
  • Vitamine D (micrograms) : 0,04 mg

Il est donc riche en potassium, calcium, soufre, phosphore. Ses 10,5 % de matières sèches se décomposent en 7,5 % de glucides, 1,5 % de fibres alimentaires, 1 % de protides, 0,5 % de lipides. Le rutabaga apporte en moyenne 34 kcal/100 g.

Sur Internet[modifier | modifier le code]

Le rutabaga était le « légume sacré » du site communautaire Lycos iQ aujourd'hui disparu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. rutabaga, Grand Dictionnaire Terminologique
  2. « Les bienfaits de 20 légumes à inclure dans son alimentation », mangersantebio.org (consulté le 31 juillet 2014)
  3. « Diététique et lithiase rénale. Le rôle de l'urologue - L’hypocitraturie » (consulté le 1er août 2014)
  4. « Diurétiques » (consulté le 1er août 2014)
  5. « Fruits et légumes — Société canadienne du cancer », Société canadienne du Cancer (consulté le 31 juillet 2014)
  6. « La culture du rutabaga au potager biologique », Tous au potager (consulté le 31 juillet 2014)
  7. (en) « Composition Rutabaga (chou-navet) » (consulté le 1er aoüt 2014)

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Liens externes[modifier | modifier le code]