La Bruffière

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La Bruffière
La Bruffière vue du ciel
La Bruffière vue du ciel
Blason de La Bruffière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Montaigu
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Montaigu
Maire
Mandat
André Boudaud
2014-2020
Code postal 85530
Code commune 85039
Démographie
Gentilé Bruffiérien
Population
municipale
3 717 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 50″ N 1° 11′ 47″ O / 47.0138888889, -1.1963888888947° 00′ 50″ Nord 1° 11′ 47″ Ouest / 47.0138888889, -1.19638888889  
Altitude Min. 28 m – Max. 103 m
Superficie 40,42 km2
Localisation

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La Bruffière
La place et l'église, au début du XXe siècle

La Bruffière[1] est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Avant la création des Départements, La Bruffière faisait partie des Marches communes à la Bretagne et au Poitou sur le plan temporel, et de la Bretagne (Diocèse de Nantes) sur le plan spirituel.

Ses habitants sont appelés Bruffiériens et Bruffiériennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de La Bruffière se situe au croisement des départements de la Vendée (85), du Maine-et-Loire (49) et de la Loire-Atlantique (44). C'est au lieu-dit "Les trois Provinces", à 3 km du bourg, que les anciennes provinces de La Bretagne, de l'Anjou et du Poitou se rejoignent.

La Bruffière est située à 47 km de Nantes, 30 km de Cholet et 54 km de La Roche-sur-Yon. La commune s'étend sur 4 044 ha de bocage au Nord Est de la Vendée. Elle est bordée par la Sèvre nantaise, rivière qui se jette dans la Loire à Nantes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cugand Boussay Torfou Rose des vents
Saint-Hilaire-de-Loulay N Tiffauges
O    La Bruffière    E
S
Treize-Septiers La Boissière-de-Montaigu Les Landes-Génusson

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant le haut Moyen Âge d'incessantes querelles opposent Bretons, Francs et Wisigoths. Elles aboutissent, en 983, à la création de zones « tampon » : Marches Bretagne-Poitou. Entre Bretagne et Poitou, les hautes marches communes sont constituées de Cugand, Boussay, Gétigné et la Bruffière, leur capitale jusqu'à la Révolution de 1789[2].

Sous le nom de « Brefer » apparaît la première mention du bourg dans une charte en 1287. Il s'articule alors autour de la demeure[Laquelle ?], toujours présente, des « de Coucy », dont la façade est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Sur le linteau d'une de ses portes est gravé le blason des anciennes Marches communes. Un seigneur de la Bruffière de Coucy accompagne Gilles de Rais dans l'épopée de la « pucelle d'Orléans ».

Saint-Symphorien (à 4 km au sud du bourg), jadis lieu de pèlerinage et d'une foire importante, voit se développer un prieuré, administré par les moines de l'ordre de Saint Augustin de Geneston, où un hospice pour les pauvres y est annexé. Seul le portail d'entrée nous est parvenu après les Guerres de Vendée ; le hameau est dévasté par les troupes de Kléber, au cours de la bataille des 5 et 6 octobre 1793.

La Révolution et ses Colonnes infernales saignent cruellement la commune (3 000 habitants avant les événements, 726 seulement en 1862). Les habitants rejoignent l'armée vendéenne du Centre, sous les ordres de Sapinaud et Royand. En janvier 1796, le général Charrette est amené dans un traquenard au logis de "la Grange" (demeure du XVIe siècle), au nord du bourg, d'où il s'échappe après de lourdes pertes humaines.

La Bruffière est de nouveau éprouvée dans ses forces vives par les deux conflits mondiaux : 133 morts en 1914-1918 et 11 en 1939-1945.

Poète, philosophe et résistant, le chanoine Duret, né à La Bruffière, succombe durant la guerre.

Depuis 1945, les performances de l'agriculture locale, le dynamisme de l'artisanat et de l'industrie, avec, notamment, le groupe Defontaine (leader mondial de la couronne automobile), et la richesse de la vie associative font de La Bruffière une ville dynamique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux trois mâcles d'or accompagnées de trois fleurs de lys du même mal ordonnées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1908 Pierre Dumas    
1908 1929 Théophile Plessy père    
1929 1965 Théophile Plessy fils    
1965 1977 Vincent Ansquer UDR-RPR Député - Ministre
1977 1995 Michel Filliodeau[Note 1]    
1995 2001 Gilbert Roger    
2001 2014 Denis Moinet[Note 2],[3]    
2014 en cours André Boudaud Divers droite cadre bancaire retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 717 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
726 1 613 2 287 2 350 2 386 2 380 2 409 2 495 2 609
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 696 2 813 2 831 2 897 2 959 3 057 3 115 3 000 2 872
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 816 2 642 2 519 2 533 2 565 2 521 2 505 2 344 2 624
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
2 759 2 974 2 986 2 980 3 101 3 342 3 378 3 717 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à La Bruffière en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,3 
10,6 
60 à 74 ans
12,3 
21,2 
45 à 59 ans
19,0 
22,9 
30 à 44 ans
20,7 
18,2 
15 à 29 ans
15,9 
20,9 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'eau[modifier | modifier le code]

Au carrefour des quatre routes se dresse l'un des plus hauts châteaux d'eau du monde. Prévu pour alimenter 72 communes, il s'élève à 62 m. Sa cuve a 30 m de profondeur et le diamètre de sa tour est de 19,50 m. La construction se termine en 1960. À cette époque, le château d'eau de La Bruffière est le plus haut de France et le second d'Europe[réf. nécessaire].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Radegonde

L'actuelle Église Sainte-Radegonde fut construite en 27 mois et achevée en avril 1891 sous la conduite de l'architecte nantais René Michel Menard (1843-1895). Elle appartient au style roman mais l'intérieur de l'édifice pencherait plus vers le roman-byzantin par le choix des matériaux et de leur agencement. Les voûtes du chœur sont particulièrement remarquables. Elle est classée aux Monuments Historiques (arrêté du 13 septembre 2007) [8]

Le château de l'Echasserie[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur connu de l'Echasserie, Guillaume Sauvage, cède ce domaine aux templiers, au début du XIIIe siècle. Ces derniers le revendent très vite aux Charbonneau qui l'occuperont pendant quinze dynasties, jusqu'en 1738. Ce château devient bientôt la résidence de Charles Serventeau, premier maire de la Bruffière, qui fut assassiné dans des circonstances obscures (probablement par les jeunes paysans de la commune exaspéré par le révolutionnaire qu'il était) en mars 1793.

Louis François Richard de la Vergne achète l'Echasserie et les dépendances en 1806. Son plus jeune fils, François Richard de La Vergne, reçoit la calotte de cardinal de Paris en 1889 par le pape Léon XIII. Il achève la construction du Sacré-Cœur de Montmartre. Par héritages successifs, uniquement par les femmes, le château devient la propriété de Jeanne de Quatrebarbes, épouse du marquis Guy du Rosel de Saint-Germain, propriétaire actuelle. L'Echasserie est classé Demeure historique et est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1971[9].

Le logis de La Grange[modifier | modifier le code]

En février 1796, Charette y soutient l'un de ses derniers combats. Alors qu'il s'y repose avec ses troupes, il manque de peu d'y être capturé. Protégé par son arrière-garde (qui sera anéantie dans la fusillade), il parvient à s'échapper par une porte dérobée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent Ansquer (1925-1987), maire de La Bruffière, conseiller général, député, président du Conseil Régional, membre du Parlement Européen, fondateur du Prix national de l’art de Vivre, Ministre du Commerce et de l’artisanat de 1974 à 1976 sous le gouvernement Chirac puis Ministre de la Qualité de la Vie de 1976 à 1977 sous le gouvernement Barre.
  • Le Cardinal François-Marie-Benjamin Richard de La Vergne (1819-1908), archevêque de Paris à partir de 1886. Il achève la construction du Sacré-Cœur de Montmartre et le consacre. Il reçoit la calotte de cardinal des mains du pape Léon XIII en 1889.
  • Hippolyte Boutin, prêtre, auteur d'ouvrages de piété et d'histoire locale.
  • Le chanoine Georges Duret (1887-1943), opposant à l'État Français appelé par certains "un martyr de la résistance", écrivain, poète, philosophe, critique d'art et homme d'Église.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1983 et 1989.
  2. Réélu en 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]