Sainte-Hermine

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Sainte-Hermine
Clemenceau le père de la victoire
Clemenceau le père de la victoire
Blason de Sainte-Hermine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Sainte-Hermine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sainte-Hermine
Maire
Mandat
Joseph Martin
2014-2020
Code postal 85210
Code commune 85223
Démographie
Gentilé Herminois
Population
municipale
2 729 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 19″ N 1° 03′ 38″ O / 46.5552, -1.0606746° 33′ 19″ Nord 1° 03′ 38″ Ouest / 46.5552, -1.06067  
Altitude Min. 12 m – Max. 83 m
Superficie 34,47 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.sainte-hermine.fr/

Sainte-Hermine est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sainte-Hermine était situé sur le carrefour de deux routes nationales d’importance : la N148, qui à son apogée était la route de Limoges à Noirmoutier, et la N137 qui était la route de Bordeaux à Saint-Malo. Le déclassement des routes nationales a fait perdre l'importance de ce croisement.

L'autoroute A83 de Nantes à Niort est désormais la nouvelle voie de communication la plus importante.

Le chemin de fer (ancienne ligne de Chantonnay à Luçon) a laissé la gare de Sainte-Hermine vide de trains en 1946. La ligne de chemin de fer empruntait l’actuelle route de Nantes à Bordeaux[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bournezeau La Réorthe Saint-Juire-Champgillon Rose des vents
Sainte-Pexine N Thiré
O    Sainte-Hermine    E
S
Saint-Étienne-de-Brillouet Saint-Aubin-la-Plaine Saint-Jean-de-Beugné

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Hermine n'apparaît dans les textes anciens qu'au XIIe siècle. Il ne s'agit alors que du nom d'un château situé dans ce qui était à l'époque la paroisse de Saint Hermant. Au XVe siècle la seigneurie de Sainte-Hermine était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise. Ce n'est qu'après la Révolution qu'apparaît la paroisse de Sainte Hermine qui tient son nom de la Chapelle du Château aujourd'hui disparu.

Sainte Hermine reçut la visite de Napoléon Ier et de l’Impératrice Joséphine le 8 août 1808, ainsi que celle de la duchesse de Berry le 10 juillet 1828.

L'inauguration de la statue Clemenceau (place Clemenceau), la seule que le Tigre inaugura de son vivant, eut lieu le dimanche 2 octobre 1921. Lors de la visite en Vendée du général de Gaulle en 1965, ce monument fit l'objet d'une tentative d'attentat de la part de membres de l'OAS, dirigés par J.J. Susini. Georges Clemenceau passa son enfance au château de l'Aubraie, à La Réorthe, tout près de Sainte Hermine. Il fut d'ailleurs médecin à Sainte Hermine et il lui garda un attachement certain.

En mai 1940, suite à l'évacuation des habitants de Charleville (Ardennes), et plus largement de l'ensemble des habitants des Ardennes, vers la Vendée, Sainte-Hermine devient la préfecture du département des Ardennes, pour la durée de la guerre [2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine plain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 août 1986 René Gautron Sans étiquette  
août 1986 mars 1989 Jean-Pierre De Lambilly Sans étiquette  
mars 1989 mars 2008 Norbert Barbarit[Note 1] Divers droite médecin retraité
mars 2008 en cours Joseph Martin[Note 2],[3] Divers droite dentiste retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 729 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 484 610 1 475 1 442 1 823 1 897 1 967 2 007 2 084
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 071 2 069 2 008 1 936 1 883 1 869 1 933 1 963 1 962
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 900 1 882 1 860 1 788 1 696 1 703 1 707 1 680 1 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 687 1 729 2 304 2 339 2 285 2 256 2 503 2 512 2 612
2011 - - - - - - - -
2 729 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 25,7 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 31,6 %).
Pyramide des âges à Sainte-Hermine en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
3,6 
8,4 
75 à 89 ans
12,3 
16,6 
60 à 74 ans
15,7 
19,7 
45 à 59 ans
16,9 
20,1 
30 à 44 ans
17,6 
17,3 
15 à 29 ans
16,3 
17,3 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • Château de Sainte-Hermine, inscription par arrêté du 17 février 2005[8].
  • Logis du Petit-Magny. (À voir: La tour d'escalier, la chapelle, les cheminées intérieures), inscription par arrêté du 19 décembre 1985[9].
  • Manoir de la Petite-Coudraie (XVIIe - XVIIIe siècle), inscription par arrêté du 8 octobre 1984[10].
  • Marché couvert (les halles), inscription par arrêté du 9 décembre 1985[11].
  • Un monument représentant Georges Clemenceau avec ses poilus au milieu des tranchées, est localisé à l'intersection de la route Nantes à Bordeaux et de Niort à la Roche sur Yon. 46° 33′ 19″ N 1° 03′ 41″ O / 46.555353, -1.061399. Réalisée par les sculpteur François-Léon Sicard et Paul Belmondo, elle a été inaugurée par « le Tigre » lui-même en octobre 1921. La statue a été décapitée par les troupes d'occupation. La tête, conservée à la « maison de Georges Clemenceau » de Saint-Vincent-sur-Jard, a été restaurée par la suite. Cette sculpture est inscrite aux monuments historiques depuis 1998[12].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du Simon: chapelle du XVe siècle + étapes de constructions jusqu'au XIXe siècle, inscription par arrêté du 26 mars 1990[13].
  • Église de Sainte-Hermine: Église Notre-Dame et ancien ossuaire. (À voir : ossuaire, remise), inscription par arrêté du 6 février 1989[14].
  • Temple protestant, inscription par arrêté du 6 février 1989[15].
  • Cimetière protestant, inscription par arrêté du 6 février 1989[16].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Eugène Hamayon à sa retraite, en 2000, s'installe à Sainte-Hermine, et grâce à l'appui des élus, il ouvre son 2e club de boxe française, après celui de Trappes dans les Yvelines, avec un effectif de 14 licenciés. En 2009, il est élu président départemental, et avec lui, le club herminois va connaître son heure de gloire en 2010 avec le titre de championne du monde remporté par Mélissa Imbert [17], membre du club. De nombreux champions et vice-champions de Vendée sortent également de ce club.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Boutet (1851-1919), dessinateur et graveur, né dans cette commune.
  • Fernande Boutet, première femme française admise à traverser l'Arabie[Où ?], est née à Sainte Hermine le 23 avril 1884. Cette traversée de 22 jours eut lieu en mars 1938 ; elle accompagnait le comte d'Athlone et la princesse Alice d'Albany dans ce déplacement officiel.
  • Le supercentenaire Jean Teillet (décédé en 1977 à 110 ans et 131 jours) est né à Sainte Hermine, rue de la Douve en novembre 1866.

Évènements[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Site de la mairie de Sainte-Hermine

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995 et 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Michel Gautier revient sur l'Occupation et la Résistance, dans Ouest-France, 23 mai 2013 [2]
  3. (fr) Résultats des élections municipales de 2008 à Sainte-Hermine sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 11 juin 2011)
  8. « Notice no PA00110240 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00110243 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00110244 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00110245 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA85000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00110297 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00110242 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00110246 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00110241 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Melissa-Imbert-championne-de-boxe-et-prof-a-La-Fleche_42314-1531941-pere-pdl_filDMA.Htm