Vix (Vendée)

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Vix
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Maillezais
Intercommunalité Communauté de communes Vendée Sèvre Autise
Maire
Mandat
Michèle Jourdain
2014-2020
Code postal 85770
Code commune 85303
Démographie
Gentilé Vizerons
Population
municipale
1 769 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 53″ N 0° 51′ 30″ O / 46.3647222222, -0.85833333333346° 21′ 53″ Nord 0° 51′ 30″ Ouest / 46.3647222222, -0.858333333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 34 m
Superficie 28,53 km2
Localisation

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Vix est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Vix est construit sur une île du Marais poitevin. Orientée nord-ouest/sud-est, elle est longue d'environ cinq kilomètres pour une largeur maximale d'un kilomètre et demi dans son extrémité nord-ouest. Son altitude maximale est de 33 mètres, soit une trentaine de mètres au-dessus du marais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vix[1]
Velluire Montreuil Doix
Le Gué-de-Velluire Vix[1] Maillé
L'Île-d'Elle Saint-Jean-de-Liversay
(Charente-Maritime)
Taugon
(Charente-Maritime)

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Par photographie archéologique aérienne Maurice Marsac a repéré une enceinte néolithique à double fossé à entrées multiple au lieu dit La Maison de la Chaume [2]. Elle enserre une surface d'un hectare et demi et prend appui sur un abrupt dominant la mer (actuellement le Marais poitevin). La largeur du fossé est estimée à 10 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux sites gallo-romains ont été repérés aux lieudits le Booth et aux Maisons du bas des Vignes. En 1047, Agnès de Bourgogne, veuve du comte de Poitou, fonde l’abbaye Notre-Dame-hors-les-murs de Saintes (Charente-Maritime) et lui donne un certain nombre de biens pour lui assurer des revenus. Parmi eux figure l’île de Vix. À l’est, au-delà des marécages, l’abbaye de Maillezais a été créée un demi-siècle auparavant.

« La première représentation de Vix sur une carte date d’octobre 1663. À cette époque, les membres de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais s’apprêtent à partager les marais qu’ils sont en train de transformer en terres cultivables. Sur le plan de partage qu’ils établissent, l’ancienne île de Vix apparaît certes de façon approximative, surtout pour ce qui concerne le bourg. Elle est environnée par les nouveaux marais desséchés divisés en vastes carrés. Sur son flanc nord, l’île est bordée par une zone en bois et en prairies, dont il reste aujourd’hui des traces dans le paysage. Au sud également, la végétation recouvre l’espace compris entre Vix et la petite île aujourd’hui appelée Montnommé. À l’époque, et jusqu’à la Révolution, celle-ci s’appelle l’île de Lethon, du nom du prieuré qui s’y trouve. »

— Yannis Suire, http://www.vix.fr/public/?code=de-la-commune

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1976 Roger Martineau    
1976 mars 2001      
mars 2001 mars 2014 Bertrand Riot[Note 1],[3]    
mars 2014 en cours Michèle Jourdain Divers droite retraitée
Les données manquantes sont à compléter.
  • Roger Martineau fut révoqué en 1976, lors de son second mandat, par arrêté puis par décret ministériels pour des irrégularités qui lui étaient reprochées dans les opérations de recensement de la population. Le 7 octobre 1977, la République réhabilite totalement Roger Martineau. Après recours pour excès de pouvoir, Le décret révoquant le maire de Vix ainsi que les arrêtés du ministre de l'intérieur et du préfet de Vendée sont annulés par le Conseil d'État. (Sources Conseil d'État)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 769 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 034 2 215 2 487 2 456 2 863 3 007 3 094 3 130 3 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 140 3 258 3 232 2 855 2 807 2 708 2 621 2 563 2 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 505 2 283 2 187 1 906 1 863 1 751 1 713 1 589 1 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 517 1 492 1 521 1 725 1 670 1 572 1 684 1 702 1 760
2011 - - - - - - - -
1 769 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 25,9 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 14 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 34,9 %).
Pyramide des âges à Vix en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
3,5 
9,1 
75 à 89 ans
12,8 
16,0 
60 à 74 ans
18,6 
18,9 
45 à 59 ans
18,6 
18,7 
30 à 44 ans
16,8 
16,2 
15 à 29 ans
15,8 
20,3 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame de l’Assomption [1] faisait partie des biens donnés en 1047 par Agnès de Bourgogne, veuve du comte de Poitou, à l’abbaye Notre-Dame-hors-les-Murs de Saintes (Charente-Maritime), fondée par la même occasion. Elle était alors déjà dédiée à Notre Dame. L’abside romane du XIIe siècle, encore en élévation, reste l’unique témoin de cette époque. Les descriptions de cette ancienne église sont lacunaires. Les archives parlent d’une nef et de bas-côtés qui auraient été reconstruits vers 1710. L’église était alors entourée du cimetière. Elle servait aussi de lieu de repos privilégié aux curés et aux notables de Vix qui, représentants de l’abbesse de Saintes, demeuraient dans la maison seigneuriale voisine. Plusieurs portes permettaient d’ailleurs de communiquer entre les deux bâtiments. Le clocher, de faible hauteur, se trouvait au centre de l’église. Pour l’entretien de l’église, on amenait souvent les matériaux par bateau de Marans sur la Sèvre niortaise puis sur la route d’eau qui passe par le port au nord de l’église. Parmi le mobilier et les ornements cités pour cette époque, on sait que, de part et d’autre du chœur, se trouvaient deux autels secondaires, l’un dédié à la Vierge, l’autre à saint Barthélémy. Une cloche a été bénite en 1787.

L’église de Vix fut saisie comme bien national à la Révolution et vendue aux enchères en 1796. Elle devint, un temps, le siège des assemblées des électeurs. Lorsque la municipalité la racheta en 1803, elle était en très mauvais état. De 1829 à 1834, des travaux importants furent engagés. L’église fut agrandie et dotée, à l’angle sud-ouest, d’un clocher surmonté d’une flèche. On conserva semble-t-il les murs du XVIIIe siècle et surtout l’abside du XIIe siècle. Le cimetière fut déplacé en 1840, libérant l’espace tout autour de l’église. Mais l’état de l’église resta précaire et dès les années 1850, il fallut la consolider. En 1869, l’architecte Victor Clair, connu pour de nombreuses réalisations de bâtiments publics en Vendée, dressa les plans d’une reconstruction totale. La guerre de 1870 et les querelles politiques arrêtèrent le projet. Des travaux ponctuels furent alors effectués au fil des ans, sur le mobilier, les vitraux. L’église fut dotée de nouvelles cloches en 1897 et 1930, celles que l’on voit encore aujourd’hui. La voûte de l’abside fut repeinte en 1931 par le peintre vizeron, Octave Guéret.

Une tempête donna le coup de grâce à l’église en 1972. Fermée au public, on décida de la reconstruire. L’ancien clocher fut descendu le 9 janvier 1974. On prit le parti d’une église résolument moderne, conçue par les architectes Durand et Ménard : toit incliné, autel et bancs en bois clair, grande verrière donnant sur les restes de l’ancienne église, clocher dépouillé laissant paraître les cloches. La nouvelle église fut ouverte au culte le 27 octobre 1974. De l’ancienne église ont été conservés, outre l’abside et les cloches, le crucifix en bois polychrome du début du XVIIe siècle, la statue de Notre-Dame de l’Assomption, patronne de l’église, datant probablement de la fin du XIXe siècle, un des confessionnaux de 1912, le chemin de croix de la même année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Inventaire M. Marsac site n° 401, Marsac M., Scarre C. (1979), Recent discoveries of Neolithic Ditched Camp in West-Central France, Aerial Archeology, 1979/4, p. 57; Marsac M. (1993), Inventaire archéologique par photographie aérienne des abords du Golfe des Pictons, édition ADANE-Bordessoules, tome II, p. 28
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 21 juin 2011)