Aubigny (Vendée)

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Aubigny
Blason de Aubigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton La Roche-sur-Yon-Sud
Intercommunalité La Roche-sur-Yon Agglomération
Maire
Mandat
Jany Guéret
2014-2020
Code postal 85430
Code commune 85008
Démographie
Gentilé Aubinois
Population
municipale
3 196 hab. (2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 51″ N 1° 27′ 09″ O / 46.5975, -1.4525 ()46° 35′ 51″ Nord 1° 27′ 09″ Ouest / 46.5975, -1.4525 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 77 m
Superficie 25,79 km2
Localisation

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Aubigny

Aubigny est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont les Aubinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Aubigny est une commune située à 9 km au sud de La Roche-sur-Yon et est distante de 25 km de la mer : Les Sables-d'Olonne, Jard-sur-Mer, Longeville-sur-Mer, La Tranche-sur-Mer, sont les plages les plus proches.

Bornée au nord et à l’est par deux affluents de l’Yon qui la séparent des Clouzeaux, de La Roche-sur-Yon et de Nesmy, la commune d'Aubigny touche à l'est et au sud les communes de Nieul-le-Dolent et de La Boissière-des-Landes.

La commune s'étend sur 2 579 hectares et son altitude est de 79 mètres au-dessus de la mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le XIIe siècle, les cartes retrouvées mentionnent qu'il existait une seigneurie et un prieuré à Aubigny ; celles de 1180 où il est question d'un certain "Guillelmus de Aubigneio", seigneur de l'endroit, faisant don de la ferme de la Bigaudière à l'abbaye Sainte-Croix de Talmont.

L'église date de cette période : XIe et XIIe siècles.

De cette époque ancienne, il n'y a guère de vestiges et il semble que différentes familles de seigneurs se soient succédé à Aubigny sans faits vraiment marquants, ce qui a permis à Henri Bourgeois d'affirmer que :

Les seigneurs de l'endroit étaient de tout petits seigneurs qui ne durent jamais faire beaucoup de bruit car il n'existe guère de trace...Conformément au proverbe, les habitants d'Aubigny durent être heureux... puisqu'ils n'ont pas d'histoire.

À défaut de parchemins historiques, le plan cadastral de la commune nous offre une particularité : c'est le nombre relativement considérable de "tonnelles", on en compte 8.

Qu'était-ce donc que ces fameuses tonnelles dont le nom se rencontre sur les cartes locales ?

D'après Benjamin Fillon, les tonnelles, dont l'origine remonterait à l'époque gallo-romaine, auraient été de simples signaux destinés à mettre la côte en communication avec l'intérieur des terres.

M.A. Bitton, conservateur de Benjamin Fillon, prétend au contraire que c'étaient de véritables moulins gallo-romains...

Un premier point bien certain : c'est que ces tonnelles étaient toujours situées sur des hauteurs.

En admettant que les moulins gallo-romains de M.A. Bitton aient jamais existé, il n'en coûterait pas davantage de les supposer encore debout à l'époque de la Révolution, auquel cas il serait permis d'affirmer qu'ils durent plus d'une fois servir de signaux aux habitants d'Aubigny qui se soulevèrent en masse, au mois de mars 1793, et qui se battirent vaillamment dans l'armée du rude chirurgien de La Chapelle-Hermier : le fameux Joly."

(Extraits de la Vendée Historique - 1902)

Toute la paroisse d'Aubigny s'était soulevée avec, à sa tête, son curé Jacques Chabot, réfractaire au serment constitutionnel et qui avait refusé de se soumettre à l'ordre d'exil.

Les documents officiels nous le montrent, dès le début des combats, au nombre des ecclésiastiques donnant la bénédiction aux soldats de Joly en marche contre la ville des Sables.

À partir de ce jour, il se mêla de plus en plus activement à l'insurrection en assurant son organisation.

À la fin de la guerre proprement dite, le curé Chabot continua à se cacher dans le pays, principalement à la Routière d'où il surveillait la route de La Roche pour donner l'alerte à ses fidèles.

Le curé Chabot refusa tous les serments imposés jusqu'au Concordat où il reprit officiellement possession de sa cure.

Le curé Chabot mourut en 1815, à l'âge de 78 ans, alors que le "régent" d'Aubigny, Francis Roy, fut mis à mort comme Royaliste aux Sables-d'Olonne et exécuté sur la plage le 6 janvier 1794. son nom ne fut peut-être pas étranger à son destin.

Même si Henri Bourgeois affirme en 1902 que les seigneurs d'Aubigny étaient de tout petits seigneurs, il convient de rappeler les plus anciens et préciser que leurs armes ont servi en 1983 à l'élaboration du blason de la commune selon les travaux de Mme F. Bailly et M. G. Jolimay :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Écartelé : au premier, de gueules aux trois croissants d'or ; au deuxième, de gueules aux trois tours d'or, ouvertes de sable, mal ordonnées ; au troisième, d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre coquilles de sable ; au quatrième, de gueules aux six besants d'argent ordonnés 3, 2 et 1 ; sur le tout d'azur à une église romane d'argent posée sur une terrase de sinople. »
Commentaires : Le premier quartier représente les armes de la famille des Essarts et des seigneurs d’Aubigny (XIIe siècle) ; le deuxième celles de la famille d’Aubigny ou Aubigné, seigneurs d’Aubigny (XIIIe et XIVe siècles) ; le troisième celles de la famille Aubry, seigneurs de Colle et d’Aubigny (XIVe siècle) ; le quatrième celles de la famille de La Muce, seigneurs d’Aubigny (XVe et XVIe siècles). L’église romane est l'église Saint Laurent d'Aubigny (XIe et XIIe siècles).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Michel Laurent Divers droite  
mars 2001 janvier 2013 Jean Lardière[Note 1] PS  
janvier 2013 en cours Jany Guéret[Note 2] PS ingénieur en collectivité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
670 750 775 868 923 969 994 981 1 055
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 067 1 152 1 156 1 198 1 171 1 212 1 287 1 265 1 246
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 243 1 222 1 052 1 110 1 160 1 155 1 087 1 103 1 197
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
1 266 1 644 2 193 2 245 2 329 2 762 2 886 3 196 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 18,9 %).
Pyramide des âges à Aubigny en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,1 
4,4 
75 à 89 ans
5,4 
13,0 
60 à 74 ans
13,4 
20,9 
45 à 59 ans
21,5 
22,4 
30 à 44 ans
24,3 
16,7 
15 à 29 ans
14,0 
22,4 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. " « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  6. « Eglise (à l'exception de la nef moderne) », base Mérimée, ministère français de la Culture


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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