Velluire

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Velluire
Blason de Velluire
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Fontenay-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fontenay-le-Comte
Maire
Mandat
Dominique Pillette
2008-2014
Code postal 85770
Code commune 85299
Démographie
Gentilé Velluirois
Population
municipale
536 hab. (2008)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 19″ N 0° 53′ 34″ W / 46.4052777778, -0.89277777777846° 24′ 19″ Nord
       0° 53′ 34″ Ouest
/ 46.4052777778, -0.892777777778
  
Altitude Min. 0 m — Max. 32 m
Superficie 9,54 km2
Localisation

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Velluire

Velluire est une commune française, située dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire.

Sommaire

Géographie [modifier]

Environnement [modifier]

Velluire a obtenu une fleur au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire [modifier]

Situé en bordure de l'ancien golfe des Pictons, le site est occupé dès les temps préhistoriques : l'atteste la découverte d'outils et d'armes de silex, tels que des coups-de-poing, des haches et des pointes de flèches. À l'époque celtique, Velluire est déjà un petit centre de population : un torque gaulois en or massif est découvert à Massigny en 1851. À l'époque gallo-romaine, une voie longeant le golfe passe par Velluire. Dès le Ve siècle, une petite forteresse est bâtie au débouché de la Vendée, permettant le développement d'une petite bourgade. La Vendée étant navigable, un trafic important permet l'enrichissement du seigneur local. Dans la lignée des seigneurs du lieu, les Voluire, le plus célèbre est Pierre de Voluire, qui favorise les premiers asséchements de ses marais en 1217. De tout temps, les activités sont pastorales. Cependant, les carrières de Massigny, qui ont fermé avant la Seconde Guerre mondiale, sont réputées dès le XIe siècle. Velluire connaît une certaine prospérité avec l'arrivée du chemin de fer. Le village est alors un nœud ferroviaire avec des liaisons entre Nantes et Bordeaux, et Velluire et Bressuire, cette dernière ayant fermé en 1969. Établie en 1966, l'usine à cornichons, culture traditionnelle du marais, a cessé son activité en 1996.

L'église Saint-Jean, mentionnée dès 1197 parmi les possessions de l'Abbaye de Maillezais, est dévastée pendant les guerres de Religion en 1568. Cependant, de l'architecture romane du XIIe subsistent quelques éléments intérieurs intéressants et, extérieurement, l'abside. Cette dernière est remarquable avec sa division en trois parties par des faisceaux de trois colonnes accolées et sa frise qui court à mi-hauteur. Des trois fenêtres qui l'éclairaient, celle du centre a été agrandie au XVe siècle, puis réduite au XXe. Celle de droite a été murée. Deux voussures sont supportées par des colonnettes aux chapiteaux historiques, une tête d'homme et une tête de femme.
Les quatre piliers qui soutiennent le clocher de la fin du XIXe datent du XIIe. De style roman, ils sont surmontés de chapiteaux aux sculptures de qualité. Côté chœur, l'un représente Samson et le lion, et l'autre une atlante qui semble supporter tout le poids d'une arcature. Côté nef, les deux chapiteaux sont décorés, l'un de palmettes, l'autre de dragons ailés à bec d'aigle.

Le nom de Pierre de Velluire est lié à l'historique du dessèchement du Marais Poitevin. Dans plusieurs chartes du XIIe et du XIIIe, le seigneur concède aux moines l'autorisation de creuser des canaux sur ses terres. La plus célèbre concession date de 1217. Pierre de Velluire (Petrus de Volurio) autorise les abbés de Saint-Michel-en-l'Herm, de l'Absie, de Saint-Maixent, de Maillezais et de Nieul-sur-l'Autise, à creuser dans ses marais du Langon, de Vouillé et de l'Anglée un canal d'écoulement qui prendra pour nom le "canal des Cinq-Abbés[1]". Déjà en 1199, 18 ans plus tôt, Pierre de Voluire demande à Ostencius, abbé de l'abbaye de Moreilles, de creuser les 7 premiers kilomètres du marais poitevin: le canal de Bot Neuf, aujourd'hui appelé canal du Clain.

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier, d'or au château de gueules, maçonné de sable ; au deuxième, de sinople à la traverse ondée d'argent ; au troisième, d'azur à la torque versée d'or ; au quatrième, d'or à la fasce fuselée de cinq pièces de gueules.

Ce blason reprend les armes des Voluire, et le château rappelle que Velluire était une châtellerie. Le torque évoque les vestiges mis au jour sur le territoire de la commune, et la rivière signale l'importance de la Vendée dans l'économie locale[2].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Dominique Pillette[3]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2008, Velluire comptait 536 habitants (soit une augmentation de 5 % par rapport à 1999). La commune occupait le 15 649e rang au niveau national, alors qu'elle était au 15 075e en 1999, et le 242e au niveau départemental sur 282 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Velluire depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Velluire, cela correspond à 2006, 2011, etc. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations[4],[N 1].

Le maximum de la population a été atteint en 1896 avec 671 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 605 576 600 606 601 606 645 640
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
622 626 633 637 633 637 634 641 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
642 649 626 588 583 553 513 506 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
504 420 400 492 514 511 508 536 -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[5], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[6],[7],[8].
Histogramme

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Pyramide des âges à Velluire en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
0,0 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,4 
60 à 74 ans
18,0 
24,9 
45 à 59 ans
18,4 
21,6 
30 à 44 ans
19,1 
14,5 
15 à 29 ans
17,6 
20,3 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Par convention, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de présenter :
    * pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
    * la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
    * les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
    * la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]