La Faute-sur-Mer

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La Faute-sur-Mer
La plage des Bélugas vue en direction du sud-est vers la pointe d'Arcay et La Rochelle
La plage des Bélugas vue en direction du sud-est vers la pointe d'Arcay et La Rochelle
Blason de La Faute-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables d'Olonne
Canton Moutiers-les-Mauxfaits
Intercommunalité Communauté de communes du Pays né de la mer
Maire
Mandat
René Marratier
2008-2014
Code postal 85460
Code commune 85307
Démographie
Gentilé Fautais, Fautaise
Population
municipale
839 hab. (2010[1])
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 58″ N 1° 19′ 17″ O / 46.332778, -1.321367 / 46.332778; -1.32136746° 19′ 58″ Nord 1° 19′ 17″ Ouest / 46.332778, -1.321367 / 46.332778; -1.321367  
Altitude Min. -2 m – Max. 17 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

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La Faute-sur-Mer

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La Faute-sur-Mer

La Faute-sur-Mer est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée (région Pays de la Loire).

Sommaire

Géographie[modifier]

La Faute-sur-Mer est placée sur une petite bande de terre côtière de l'extrême-sud de la Vendée.

À l'ouest, la commune est bordée, sur 8 kilomètres, par une plage de sable ininterrompue se terminant par un espace réservé au naturisme. Elle est donc naturellement devenue une petite station balnéaire.

À l'est, elle est bordée par le fleuve du Lay qui la sépare du petit port de L'Aiguillon-sur-Mer. Deux ponts (un pour piétons, un pour voitures) relient les deux communes jumelles.

Du sud au nord, on peut diviser la commune en trois zones :

Histoire[modifier]

  • La bande de sable qui porte la commune s'est constituée à partir du XVIIe siècle, en formant le prolongement vers le sud de la côte sableuse de la Tranche-sur-Mer et en fermant l'ancien débouché du Lay au niveau du lieu-dit La Belle-Henriette.
  • Le cadastre napoléonien de 1811 la nomme La Faute et la décrit comme une suite de dunes incultes parsemées de vasières appelées lais de mer et ne comportant que deux ou trois petits bâtiments.
  • Le premier village de La Faute est créé en 1829 par les héritiers Chauveau, famille qui possède les terrains depuis la fin du XVIIe siècle (1780).
  • Des villas balnéaires furent construites au début du XXe siècle, probablement avec l'arrivée du chemin de fer (en 1901) dans la commune voisine de L'Aiguillon-sur-Mer.
  • Le hameau de La Faute sur Mer a été érigé en commune par séparation d'avec la Tranche-sur-Mer le 18 décembre 1953, devenant la 307e commune de Vendée.
  • Un premier pont à voie unique et travée roulante a été établi sur le Lay en 1910 en remplacement d'un passage par bac. Il a été doublé d'un second pont à double voie en 1960.
  • La Faute est devenue une petite station balnéaire populaire du sud de la Vendée.

Les submersions marines[modifier]

Plusieurs épisodes de submersion marine ont été répertoriés :

Le 27 octobre 1882, une marée de coefficient important cause de très graves dégâts aux digues des prises de La Faute-sur-mer, et trois d'entre elles sont submergées par les eaux de la mer.

Le 21 mars 1928, à la suite d'une marée de coefficient 110, accompagnée de vents violents de sud ouest, le bourg de La Faute-sur-mer est réduit à une île, les secteurs de la Vieille Prise et de la Jeune Prise (à proximité de l'actuel barrage du Braud) étant submergés (sur 120 hectares environ). Le journal L'Ouest-Éclair écrit le 25 mars 1928, sous le titre "Une partie du littoral vendéen menacé par la mer" (l'article est accompagné de photos)[2] :

« Plus de 120 ha ont déjà été gagnés par les eaux. Mais le village de La Faute-sur-Mer, au sujet duquel on avait de sérieuses craintes, paraît momentanément, grâce aux travaux de fortune exécutés, hors de danger. (...) La mer a creusé un chenal dans la dune où la première brèche fut ouverte. La gendarmerie, par mesure de sécurité, en éloigne les curieux, en raison des éboulements de sable sur la rive gauche du Lay. Plus de 450 habitants des communes de L'Aiguillon, Grues et Saint-Denis ont été alertés pour la surveillance de la digue du Fenouillet qui protège 7 000 hectares. L'anxiété est moins grande à La Faute, mais que réservent les prochaines grandes marées et à quand l'exécution d'un projet de défense sérieux ? »

À la suite de cet événement, la construction d'une digue le long de l'actuelle RD 46, à la hauteur de la Belle-Henriette, est entreprise.

Le 14 mars 1937, une tempête avec vents violents conjuguée à une forte marée d'équinoxe provoque une brèche dans la digue de protection. La submersion menace les secteurs habités de la Faute.

Le 16 novembre 1940, une marée de coefficient 88 provoque la submersion de très nombreuses digues du front de mer et l'inondation des terres dans les communes de Saint-Michel-en-l’Herm, La Tranche-sur-Mer, L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer, Champagné-les-Marais et Triaize[3].

La Faute-sur-Mer a été l'une des communes de l'ouest de la France les plus touchées par la tempête Xynthia, le 28 février 2010[4][5]. 29 victimes sont à déplorer uniquement sur le sol de la commune[6]. À la suite de ce drame, le préfet de la Vendée a rendu publique une « zone noire » dans laquelle 674 maisons doivent être détruites, leurs propriétaires devant être indemnisés par les assurances et les pouvoirs publics. Le magazine Zone interdite diffusé le 30 janvier 2011 sur M6[7], relate les évènements et analyse le manque de précaution prise par l'équipe municipale dans la prévention du risque d'inondation. Plus d'une centaine de personnes ont porté plainte avec constitution de partie civile suite au drame, afin de comprendre ce qu'il s'est réellement passé.

Héraldique[modifier]

Blason Blasonnement :
Parti d'or et d'azur au soleil non-figuré de gueules chargé d'un bateau d'or à deux voiles cousues d'azur, brochant sur la partition.

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1954 1959 Jules Dudit    
1959 1965 Jules Violet    
1965 1971 Pierre Veie    
1971 1977 Maurice Roiland    
1977 1977 Louis Daviet    
1977 1983 Marcelle Bernier    
1983 1989 Joseph Girard PS  
1989 1995 René Marratier    
1995 2001 René Marratier    
2001 2008 René Marratier    
2008   René Marratier[8]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[9])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
536 587 698 693 885 905 1 008 916 839
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments[modifier]

  • La réserve naturelle nationale de la casse de Belle-Henriette[10].
  • La réserve biologique de la Pointe d'Arçay[11].

Patrimoine environnemental[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Notes et références[modifier]

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]