Saint-Vincent-sur-Graon

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Saint-Vincent-sur-Graon
Blason de Saint-Vincent-sur-Graon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Moutiers-les-Mauxfaits
Intercommunalité Communauté de communes du Pays moutierrois
Maire
Mandat
Jannick Rabillé
2014-2020
Code postal 85540
Code commune 85277
Démographie
Gentilé Graonnais
Population
municipale
1 345 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 05″ N 1° 23′ 17″ O / 46.518056, -1.38805646° 31′ 05″ Nord 1° 23′ 17″ Ouest / 46.518056, -1.388056  
Altitude Min. 0 m – Max. 79 m
Superficie 48,79 km2
Localisation

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Saint-Vincent-sur-Graon est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par le Graon. Ce cours d'eau nait au nord de Moutiers-les-Mauxfaits et coule vers le SE sur 18 km puis, il rejoint le Lay au sud-est de Champ-Saint-Père. Sur ce cours, un barrage réalisé selon la technique "terre et enrochement" a été édifié et mis en service en 1972. Il ennoie une surface de 68 hectares et retient un volume d'eau de 3 600 000 m3. Il présente un léger tassement de 140 mm et un recul vers l'aval de 50 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Le Graon[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La fusion entre les communes de Saint-Vincent-sur-Graon et Saint-Sornin date du 20 décembre 1973[1] ; cette dernière porta, durant la Révolution, le nom de Les Bois[2].

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La commune devrait plutôt s'appeler Saint-Vivent-sur-Graon. En effet Vivent, étranger au Poitou, serait venu au IVe siècle, avec Benoît d'Aizenay. Tous deux auraient eu l'autorisation de Saint-Hilaire de Poitiers d'évangéliser une partie de son diocèse. Il aurait d'abord séjourné à SIGOURNAY, puis Chaillé sous les Ormeaux et à L'Ile d'Olonne, où il aurait rencontré Saint-Martin de Vertou. Plus tard, saint Hilaire lui aurait assigné comme résidence GRAVION (Saint-Vincent-sur-Graon) où il serait mort solitaire, à la fin du IVe siècle, à l'âge de 120 ans.

Moyen Âge - XVIIIe siècle.

Deux prieurés sont connus, l'un dépendait du chapitre de Luçon, l'autre de Saint-Sauveur de Marigny, de l'abbaye de Saint-Jean d'Orbestier, jusqu'au XVIIe siècle, puis du séminaire de Luçon au XVIIIe siècle. Le bourg est construit sur un ancien oppidum gaulois, il est cité en 1007, faisant partie du Curzonnais, les premiers seigneurs du lieu étaient les "AUBERT". On en trouve également aux XVIe et XVIIe siècles, André Aubert seigneur de Rorthay et de Malescote, sénéchal de de Talmont, ses descendants sont maintenus nobles par Colbert en 1667, Jonas Aubert seigneur de Bois-Garnault, Louis Aubert seigneur de Montigny. Les rives du Graon furent habitées par les Celtes, comme elles le furent plus tard par les Romains. Leur souvenir est encore aujourd'hui conservé dans quelques noms échappés au marteau du temps qui a presque tout détruit. Nous mentionnerons la PIERRE BLANCHE, la FOLIE, le PRÉ DES FOLIES, le CHAMP DES DAMES. Aux CHAMPS DOULLENS, dont le nom rappelle l'existence, en ce lieu, d'une bourgade celtique. On a trouvé plusieurs vases gaulois remplis d'ossements calcinés. On y a trouvé aussi une aiguille en os et une monnaie d'or de petit module, concave d'un côté, sur laquelle se distinguait à peine la forme d'un cheval : cette pièce paraissait avoir été frappée 450 ans avant Jésus-Christ.

Le nom du ténement de PETIT FEU DE LA TUANDIERE, dont l'altitude est de 70 mètres et la distance de la mer de 15 km, évoque l'existence, sur ce point d'une sorte de phare destiné à guider les navigateurs gallo-romains. L'ancien castel de Boiselou, dont il ne reste que quelques débris, avait ses salles de refuge dans l'intérieur du sol : on les disait hantées par les fadets, dont la principale occupation, dit la légende était de garder les troupeaux. Les sorciers tenaient, autrefois, le sabbat à la Michelière, et les garaches visitent encore souvent les hameaux de Saint-Vincent. Une d'elles parut, pendant l'année 1862, sous la forme d'une chèvre, à la Bergerie ; personne n'osa la troubler dans ses pénitences nocturne.(Abbé Baudry, année 1863, p. 88).

La chapelle de Sainte-Catherine-des-Aires, située dans le village de ce nom, distant du bourg de 6 kilomètres et dont il ne restait plus qu'un mur démoli il y a quelques années, évoque aussi un passé lointain. Le village est divisé en huit ou neuf quartiers qui portent des noms différents : ceux de la Garde et du Rocher rappellent des souvenirs druidiques : ceux de Bourg-Neuf et des Aires indiquent des générations plus récentes.

Le prieuré, placé sur la lisière d'une forêt, est sans doute celui du Luc, Luco. parce qu'il y avait là un bois sacré, et, en second lieu parce que la maison est contiguë à la chapelle nommée le Garde. Or, on sait que le Garde et les Lucs se rencontrent presque toujours ensemble. Cette maison, qui faisait partie du prieuré, avec celle dite de la Chapelle, a conservé sa cheminée à corbelets du XVe siècle, surmontée d'une plate-bande et de sommiers d'un seul morceau, ayant pour couronnement une corniche ornée de moulures. Non loin de l'ancien château féodal de Malescot, dont nous parlons plus loin, se trouve la Tonnelle, dont le nom évoque en ce lieu la présence d'un poste d'observation remontant au moins au IVe siècle de l'ère chrétienne.

Saint-Vincent-sur-Graon,construit sur un ancien oppidum gaulois, est cité par Besly das un document de l'an 1007 ; il faisait alors partie du Gurzonnais. Une charte de l'abbaye de Bois-Grolland de 1247, mentionne également l'existence de cette localité qui, en 1472, possédait un prieuré donnant d'assez gros revenus au chapitre de la cathédrale de Luçon. Au XVIIe siècle, Saint-Vincent possédait encore le prieuré de Saint-Unissant-sur-Grois, annexé à la mense du chapitre de Luçon, et celui de Saint-Sauveur-de-Marigné, relevant de l'abbaye de Saint-Jean-d'Orbestier.

Une famille Aubert posséda longtemps Saint-Vincent-sur-Graon. Un Aubert, André, écuyer seigneur de Rorthay et de Malescote, fils d'André et de Marie Bellineau, fut sénéchal de Talmont et mourut en 1570, âgé de 60 ans. Il eut deux enfants, François et Louise, morts sans postérité.

Aubert François, écuyer, seigneur de Malescote, épousa Jeanne Lambert, dont il eut : 1° François, écuyer, seigneur de Malescote, qui eut un fils et une fille décédés sans postérité ; 2° Jonas, écuyer, seigneur de Saint-Vincent-sur-Graon qui, maintenu noble en 1667, épousa, le 25 novembre 1627, Marie Apvril, veuve de Pierre Roy, fille de Mathurin et de Louise Myniet, dont il eut : 1°Louis et Françoise, qui assiste au mariage de son frère, en 1650. Louis Aubert, écuyer, seigneur de Montigny, la Poitevinière, épousa : 1° le 11 juillet 1650, Renée Amoureux, fille de Marc, écuyer, seigneur de Vernusson, et de Rose de Montauzier ; 2° Angelique Marin. Il eut du premier lit : Françoise-Angélique, mariée le 28 septembre 1699, à Charles-Antoine de Ramberge, écuyer, seigneur de Bois Lambert.

Lorsque, sous Louis XIV, Colbert de Croissy et de Barentin vinrent en Poitou, pour réviser les titres nobiliaires que beaucoup de riches personnages s'octroyaient sans droit, Saint-Vincent-sur-Graon comptait, sur son territoire, plusieurs familles dont les noms figurent sur la liste imprimée en 1667, des nobles de la généralité de Poitiers, qui avaient obtenu confirmation de leur noblesse. Aubert Jonas, seigneur de Saint-Vincent-sur-Graon—Aubert Géron, seigneur de Bois-Garnault, maintenus nobles par sentence du 12 août 1661, délivrée le 29 mars 1667.

Aubert Louis, seigneur de Montigny. De Boussay Charles, seigneur de la Fretière. Il était bien noble, et n'a laissé qu'une fille mariée à Beslay. De La Dive Charles, seigneur de la Reboute, maintenu noble, 9 août 1667. Dans un acte de 1711, maître Jacques Bardin, habitant la paroisse de Saint-Vincent-sur-Graon, figure comme sieur de la Vergnay. Dans un acte du 16 août 1719, il est dit que ce jour, avait été inhumé dans le nouveau cimetière de Saint-Vincent-sur-Graon, dame Catherine Kerveno, veuve en secondes noces de messire Charles Mathieu de Chièvre, seigneur de Malcote, à l'âge de 85 ans.

7 janvier 1678, mariage dans l'église du Champ-Saint-Père, de Anne-Louise, née le dimanche dernier, fille de haut et puissant Pierre de la Haye-Montbault, seigneur de Gast, et de Anne Petit, de la Guerche-Saint-Amand, de la paroisse de Saint-Vincent-sur-Graon. Au moment de la Révolution, la paroisse de Saint-Vincent-sur-Graon possédait de nombreux fiefs ou maisons nobles, dont les juridictions étaient plus ou moins éloignées les unes des autres.Beauchêne, M V, La Chevalerie, Malecote, Mainroger, La Thibaudière, avaient pour fief dominant Sain-Vincent-sur-Graon, qui relevait lui-même de Brandois, ainsi que la Poitevinière, la maison noble de La Gaudinière et la Rochette. La Fretière avait pour fief dominant La Gerbaudière, et le Tablier et la Guérinière, La Mothe-Freslon. La Barre, situé à la limite de Saint-Vincent-sur-Graon et de Chaillé-les-Ormeaux, fut aussi une maison noble, habitée par Bodin Jacques, à la fin du XVIe et au commencement du XVIIe siècle. Le 21 février 1601, il connait une quittance à Jean Grolleau, habitant la Gormetière. Il avait épousé Éléonore Claveau qui, le 12 janvier 1621, était veuve et tutrice de leurs enfants mineurs, dont l'un, Théophile, fut aussi seigneur de Saint-Sornin.

Un Boussay Charles, seigneur de la Fretière, est ainsi mentionné dans le Catalogue annoté des gentilshommes de la généralité de Poitiers, imprimé en 1667 : « Est mort et na laissé qu'une fille ; il était bien noble ; elle est mariée ». D'un contrat passé le 10 juillet 1744, devant les notaires de la baronnie de Luçon, il résulte que le sieur Grimaud, maistre-chirurgien à Luçon, s'engageait à prendre comme apprenti dans sa maison et sous certaines conditions relatées dans le corps de l'acte, Louis Blanchard, fils de feu Mathurin Banchard, maitre-chirurgien, et de Françoise Erodeau, demeurant au bourg de Saint-Vincent-sur-Graon.

Le curé constitutionnel de Saint-Vincent-sur-Graon « abjurant les erreurs propagées pour le malheur de l'espèce humaine, et employées à corrompre, par le poison du fanatisme, les tristes victimes qu'elles ont faites », écrivait au conseil général du district des Sables : Saint-Vincent-sur-Graon, 20 frimaire, an IIe de la République française (10 décembre 1793).

Citoyens, Les sentiments que j'ai toujours manifestés ont dû faire juger à ceux qui me connaissent, que je ne suis nullement partisan de la superstition, du fanatisme. Je n'ai point besoin d'abjurer des erreurs qui ont fait tant de victimes et de dupes, puisqu'elles n'ont jamais trouvé place dans mon cœur.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix de huit pointes d'or, cantonnée en chef à senestre d'une fleur de lys du même, à la plaine ondée d'argent chargée d'une rose de gueules.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Vincent-sur-Graon : « Plus fort réunis ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jannick Rabillé[Note 1],[3] Divers droite agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 345 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 818 932 1 172 1 187 1 388 1 453 1 518 1 539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 614 1 576 1 684 1 675 1 684 1 722 1 812 1 836 1 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 731 1 633 1 473 1 413 1 290 1 244 1 219 1 122 1 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 016 927 1 000 1 020 1 031 1 062 1 238 1 277 1 320
2011 - - - - - - - -
1 345 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 20,2 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à Saint-Vincent-sur-Graon en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
6,6 
75 à 89 ans
7,9 
13,6 
60 à 74 ans
13,7 
21,9 
45 à 59 ans
17,9 
22,2 
30 à 44 ans
24,3 
15,4 
15 à 29 ans
15,6 
20,3 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • le château de la Gaudinière : il appartient à une famille noble depuis plusieurs générations ; les Larocque-Latour.
  • Le lac du Graon : sentier pédestre autour du lac, activités nautiques (canoë, pédalo, pêche...). Le lac est célèbre pour la fête qui s'y déroule tous les ans avant le week-end du 15 août (dîner champêtre, feu d'artifice suivi d'un bal en plein air).
  • La chapelle de Malcôte.
  • Le menhir de la Chenillée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]