Italique (typographie)

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L’italique est le nom de la graphie inclinée vers la droite. L’italique s’oppose à la police romaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’écriture italique a été inventée en 1499 par l’artiste Francesco Francia, dit Griffo, en réponse à la demande d’Aldo Manuce, imprimeur vénitien qui voulait réduire la taille des livres, afin d’en faciliter l’accès aux étudiants. Ces caractères penchés furent appelés à l’origine « lettres vénitiennes », et nommés ensuite « italiques », parce qu’ils vinrent d’Italie. Sa nationalité a donc fourni le nom de cette graphie.

Tracé de l'italique[modifier | modifier le code]

Les œils de l’italique (tracé de la lettre ; le pluriel est spécifique au jargon de la typographie) ne sont pas simplement des variantes obliques de la romaine ; l’œil d’un caractère italique traditionnel doit être plus cursif que celui qu’il a en romaine et doit provenir d’une fonte différente :

Italiques cursives : certaines lettres prennent en italique un tracé très différencié de la romaine.

Cependant, actuellement, de plus en plus de polices de caractères n’ont, en guise d’italique, que des obliques dont le tracé est calculé automatiquement à partir du romain :

Italiques obliques : Les lettres italiques sont les romaines penchées.

La distinction entre l’italique cursif et l’italique penché prend tout son sens avec l’alphabet cyrillique, dans lequel les différentes graphies sont particulièrement distinctes.

Usages[modifier | modifier le code]

En typographie française l’italique s’applique :

L’italique s’applique aux passages en langue étrangère — par rapport à la langue principale du texte — y compris les dialectes ou les mots s’écartant du langage courant comme l’argot et les noms scientifiques (terminologie en zoologie et en botanique).

Les mots et caractères autonymes (employés en tant que mots ou en tant que caractères : « le mot mot », « mettre les points sur les i »), sont généralement en italiques plutôt qu'entre guillemets.

L’italique marque l’emphase sur un passage, concurremment au gras, ou à introduire une citation, concurremment aux guillemets. L’interchangeabilité de l’italique et des guillemets est obsolète selon Jean-Pierre Lacroux[2].

Si dans un passage en italique apparaît une expression qui devrait, elle aussi, se distinguer par l’emploi de l’italique — par exemple nom d’une œuvre d’art dans un passage en langue étrangère — on emploie le romain pour préserver la mise en valeur :

I’ve never read Homer’s Iliad.

Informatique[modifier | modifier le code]

Dans les éditeurs WYSIWYG, il existe généralement un bouton dans la barre d’outils qui permet de formater le texte sélectionné en italique, ou, si aucun texte n’est sélectionné, de passer en mode italique, de sorte que le texte qui sera saisi ensuite sera formaté ainsi. Le raccourci clavier Ctrl + I remplit souvent la même fonction.

En HTML, c’est la balise <i> qui permet de le faire ; cependant on considère parfois que la balise <em>, qui sert à marquer l’emphase, est à préférer, dans la mesure où, ainsi que le préconisent les standards du W3C, elle est rendue par défaut en italique par le navigateur, et qu’elle a plus de sens pour les User-Agents qui ne permettent pas d’afficher l’italique[3]. D’autre part, si l’italique est davantage ornemental que sémantique, la déclaration CSS font-style: italic devrait être utilisée à la place[4].

En BBCode, c’est [i] ; en wikitexte c’est '' (deux apostrophes droites) placé de part et d’autre du passage à formater.

En TeX, c’est la commande \it qui permet de le faire. En LaTeX, on peut utiliser la commande \textit{texte à mettre en italique}, ou bien la commande {\itshape texte à mettre en italique} ; la commande \emph{texte à mettre en italique} (mise en emphase) est cependant à préférer car elle permet de gérer la « mise en emphase dans l'italique » (qui est en romain).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Imprimerie nationale, 2002 (ISBN 978-2-7433-0482-9), p. 100
  2. Orthotypographie en ligne, 2007.
  3. Toutefois les deux balises ne sont pas équivalentes. Pour en savoir plus : STRONG, B, I, EM : quelle balise utiliser et pourquoi ? sur Alsacreation.
  4. Notons que l’usage de l’italique peut poser des problèmes de mise en page avec Internet Explorer : CSS et débordement vertical - Pourquoi ma colonne est passée en dessous ?