Les Essarts (Vendée)

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Les Essarts
Le château.
Le château.
Blason de Les Essarts
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Les Essarts (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Essarts
Maire
Mandat
Freddy Riffaud
2014-2020
Code postal 85140
Code commune 85084
Démographie
Gentilé Essartais
Population
municipale
5 123 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 28″ N 1° 13′ 37″ O / 46.77444445, -1.226944445 ()46° 46′ 28″ Nord 1° 13′ 37″ Ouest / 46.77444445, -1.226944445 ()  
Altitude Min. 55 m – Max. 116 m
Superficie 56,24 km2
Localisation

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Les Essarts

Les Essarts est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune des Essarts se trouve au croisement des autoroutes A83 et A87, sur la départementale 160 (ex-route nationale 160) entre La Roche-sur-Yon et les Herbiers, à 55 km des Sables-d’Olonne et à 30 km du Puy du Fou.

Environnement[modifier | modifier le code]

Les Essarts a obtenu deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la ville datent de l’époque romaine. Au Moyen Âge, on trouvait une seigneurie dans le centre de la ville, d’où l’existence d’un château-fort. Au XVe siècle la seigneurie des Essarts était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise. Pendant les guerres de Vendée, le 25 juin 1795, une bataille eu lieu au château des Essarts. Charette avait chargé Louis Pageot, un de ses lieutenants, de surprendre la garnison des Essarts. 300 républicains furent prisonniers, puis fusillés en représailles de l’exécution de 748 émigrés chouans.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupaient le moulin de l’Ansonnière.

La commune s’est ensuite développée dans le secteur tertiaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine au chef de gueules chargé d'une grappe de raisin d'argent, feuillée de sinople, accostée de deux épis de blé d'or mouvant du trait du chef.

Administration[modifier | modifier le code]

Louis-Armand de Lespinay (1789-1869), maire des Essarts au XIXe siècle.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  XIXe siècle Louis-Armand de Lespinay[1]   maréchal de camp, baron de l'Empire
conseiller général du canton des Essarts (1848)
vice-président du conseil général de la Vendée (1856)
mars 1989 mars 1995 Paul Drouin Sans étiquette  
mars 1995 mars 2008 Jean-Maurice Daviet[Note 1] Divers droite  
mars 2008 mars 2014 Yolande Pineau[2] Divers droite  
mars 2014 en cours Freddy Riffaud Divers droite responsable de systèmes et réseaux informatiques
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 123 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 844 1 589 2 129 2 192 2 223 2 390 2 526 2 727 2 816
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 838 2 831 2 760 2 995 3 162 3 329 3 478 3 475 3 391
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 442 3 337 2 969 2 849 2 842 2 833 2 841 2 751 2 801
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
3 071 3 359 3 631 3 907 4 186 4 730 5 123 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


En 2010, Les Essarts comptait 5 063 habitants (soit une augmentation de 20 % par rapport à 1999). La commune occupait le 2 030e rang au niveau national, alors qu'elle était au 2 242e en 1999, et le 19e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 19,4 %).
Pyramide des âges à Les Essarts en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,3 
5,7 
75 à 89 ans
8,0 
9,8 
60 à 74 ans
10,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,6 
24,1 
30 à 44 ans
22,0 
18,5 
15 à 29 ans
18,7 
20,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve dans la commune deux écoles maternelle et primaire (l'école privée Notre-Dame et l'école publique Gaston Chaissac) ainsi qu'un collège privé pour les Essarts et les communes avoisinantes. Un collège public ouvrira à la rentrée 2015[7].

Commerces[modifier | modifier le code]

Alimentaire : 3 supermarchés (Super U, Liddl, Coccimarket) une boucherie, 2 boulangeries, un marchand de vins

Habillement : un cordonnier, un magasin de chaussures, une maroquinerie, un pressing, une mercerie.

Autres commerces: 6 cafés-restaurants, 3 cafés, 5 agences immobilières, 3 assureurs, 2 auto-écoles, 5 banques, 6 salons de coiffure + 2 coiffeuses à domicile, 2 fleuristes, 3 magasins d’informatique, 1 opticien, 2 agences notariales, 1 imprimerie, 1 librairie papeterie, 2 stations service, 4 paysagistes-pépiniaires.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le vieux château : l'histoire du château remonte à l'époque romaine selon des fouilles menées en 1935 qui ont conclu à la création d'un suovetaurilia : un autel sacrificiel pour l'imploration du dieu Mars. Ensuite, le premier château fort des Essarts (un simple donjon en bois) fut construit sur une butte à l'époque féodale. À partir du XIIIe siècle, les Seigneurs des lieux firent bâtir un château en pierre. Pendant les guerres de Vendée, (1793-1796) le château fut en partie détruit. Les descendants des famille de Lespinay et de Rougé possèdent toujours le château.

L'église St Pierre : l'église Saint Pierre fut construite au XIXe siècle. On trouvait auparavant au même endroit une église romane, édifiée aux XIe et XIIe siècles. Elle fut incendiée pendant les Guerres de Vendée, par les Colonnes infernales. Le portail de l'ancienne église existe toujours ; il fut transporté pierre par pierre dans le parc du château.

La crypte : la crypte, située près de la sacristie, date du XIIe siècle. Elle fut classée monument historique en 1971.

Le lavoir : à l'origine, le lavoir était un bac en granit qui servait au lavage des chevaux. Plus tard, le maire Armand de Rougé, y fait rajouter un lavoir avec réservoir. Les femmes du quartier s'y retrouvaient pour laver leur linge. En 1990, celui-ci fut restauré et appartient désormais à notre patrimoine.

L'ancienne gare : en 1898, une voie ferrée fut installée le long de la route départementale 160, reliant Cholet aux Sables-d'Olonne. À mi-chemin entre la Roche-sur-Yon et les Herbiers, la gare des Essarts était l'une des sept stations de cette ligne ferroviaire. Le train disparait aux Essarts en 1950 au profit des autres moyens de transport. La gare devient un logement du garde-champêtre où seront construits en 1955 des bains-douches. Ceux-ci ferment en 1976, le bâtiment, aujourd'hui restauré sert d'habitation

Le moulin de l'Ansonnière : le moulin de l'Ansonnière est l'un des derniers vestiges des moulins à vent que l'on trouvait sur la commune autrefois. En 1926, Alcide Gautron, dernier meunier cesse son activité. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands l'occupent, le fortifient et le transforment en poste d'observation. En 1992, l'ensemble est racheté et réhabilité par la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

La ville des Essarts est dotée d’associations ayant des objectifs variés. Ainsi sont présentes des associations sportives, telles que Les Korrigans danse, le football club essartais, le basketball Essartais ou le Pays des Essarts handball, des associations culturelles et de loisirs, telle qu’un club de musique ou un club de palets… Certaines associations agissent dans le domaine agricole. D’autres encore dans le domaine social, comme le Téléthon. Enfin, des associations représentent le domaine militaire ou l’enseignement.

La ville des Essarts est également le lieu de siège social de l’équipe cycliste Vendée U Pays de la Loire, et de l’équipe cycliste professionnelle Europcar (dont le leader Thomas Voeckler a terminé 4e à l’issue du Tour de France 2011) gérée par Jean-René Bernaudeau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le canton des Essarts est jumelé avec Neunkirchen-Seelscheid, en Allemagne, depuis 1991 et Bicester au Royaume-Uni depuis 1992. Neunkirchen-Seelscheid se situe dans le Land Rhénanie-du-Nord - Westphalie, près de Cologne et Bicester dans la région d'Oxford, celles-ci sont également jumelées entre elles.

Événements[modifier | modifier le code]

La ville des Essarts a été ville étape du Tour de France en 2005 et en 2011. Tout d’abord, la ville a été l’arrivée de la deuxième étape du Tour de France 2005, reliant Challans à Les Essarts. Le dimanche 3 juillet 2011, la deuxième étape du Tour de France 2011, un contre-la-montre par équipe, avait pour point de départ et d’arrivée la ville des Essarts. Le départ s’est effectué au vieux Château, puis les cyclistes sont allés direction Boulogne, Dompierre-sur-Yon et la Merlatière, sont revenus vers le centre ville des Essarts. L’arrivée s’est effectuée au parc du Manoir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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