Olonne-sur-Mer

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Olonne-sur-Mer
Vue du bourg d'Olonne-sur-Mer
Vue du bourg d'Olonne-sur-Mer
Image illustrative de l'article Olonne-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Les Sables-d'Olonne
Intercommunalité Communauté de communes des Olonnes
Maire
Mandat
Yannick Moreau
2014-2020
Code postal 85340
Code commune 85166
Démographie
Gentilé Olonnais
Population
municipale
13 840 hab. (2011)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 13″ N 1° 46′ 18″ O / 46.536944, -1.771667 ()46° 32′ 13″ Nord 1° 46′ 18″ Ouest / 46.536944, -1.771667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 49 m
Superficie 45,34 km2
Localisation

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Olonne-sur-Mer
Liens
Site web http://www.olonnesurmer.fr

Olonne-sur-Mer est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Forte de 13 840 habitants permanents en 2011, cette commune de l'agglomération des Sables-d'Olonne est située sur la côte de Lumière. Ses habitants sont les Olonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Olonne-sur-Mer, poumon vert du Pays des Olonnes, est une ville côtière, à proximité de sa ville voisine, Les Sables-d'Olonne avec laquelle elle forme une agglomération qui englobe également la commune du Château-d'Olonne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Olonne-sur-Mer est située sur la côte atlantique française à 104 km au sud-ouest de Nantes, 312 km au nord-ouest de Bordeaux, 39 km au sud-ouest de La Roche-sur-Yon et à 459 km au sud-ouest de Paris.

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

La plage de Sauveterre.

La commune offre un cadre de vie fort agréable et tranquille avec une grande variété de paysages. Elle dispose en effet :

Bateau de sauvetage sur la plage d'Olonne-sur-Mer

Villages[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d’Olonne compte un nombre important d’anciens villages qui conservent quelques habitations typiques. Ces villages sont progressivement incorporés à l’agglomération des Olonnes. Parmi ceux-ci on peut signaler :

  • Les Granges situé au nord de la commune entre la forêt d’Olonne et le chenal du Havre de la Gachère qui matérialise la séparation avec la commune de Brem-sur-mer.
  • L'Allerie situé à la lisière de la forêt d’Olonne, près de marécages appelés les Bourbes.
  • Champclou situé à proximité de la forêt, en bordure des marais d’Olonne.
  • La Bauduère encadré par les marais et localisé non loin du village de Champclou.
  • La Girvière situé au sud-ouest de la commune, à proximité du chenal prolongeant le port des Sables-d'Olonne.
  • La Roulière, ancien port d’Olonne avant son envasement et l’émergence du port sablais, localisé sur le chenal au sud-ouest de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Olonne-sur-mer a démographiquement beaucoup souffert des Guerres de Vendée (recensement de 1800) et de la Première Guerre mondiale (recensement de 1921). Sa population qui en dehors de ces périodes difficiles d'après guerre, a augmenté assez lentement et régulièrement du XIXe siècle aux années 1960, a connu une forte croissance depuis cette période. La population a en effet plus que triplé entre 1962 et 2006.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 840 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 680 1 229 1 804 1 780 1 902 1 885 1 993 2 118 2 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 086 2 000 2 088 2 270 2 435 2 629 2 665 2 854 2 929
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 093 3 179 3 307 2 920 3 005 2 952 2 881 2 985 3 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 877 4 354 5 954 7 500 8 546 10 060 12 352 13 840 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 28,2 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Olonne-sur-Mer en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
8,2 
75 à 89 ans
8,3 
19,9 
60 à 74 ans
18,6 
22,5 
45 à 59 ans
22,6 
17,8 
30 à 44 ans
19,4 
15,0 
15 à 29 ans
12,7 
16,5 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom Olona a donné lieu à de nombreuses hypothèses, mais l'étymologie la plus communément admise, est la mot d'origine celtique Ol-ona désignant une « hauteur au-dessus de l’eau », ce qui correspondrait à la physionomie du lieu[réf. nécessaire].

La ville a transformé son ancien nom Olonne en Olonne-sur-Mer sous le mandat de Valère Mathé (1912-1945) en 1927.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Néolithique au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site d'Olonne fut peuplé dès le Néolithique comme en témoignent les menhirs jumeaux de Pierre-Levée ou celui de la Conche Verte.

Les Pictons, peuplade celtique (gauloise), s'installèrent en ce lieu, fondant ainsi un village, Olona. L'invasion de la Gaule par les légions de César intégra les territoires pictons au monde romain. Dans le cadre des Guerres des Gaules, les Romains firent fabriquer une flotte pour combattre les Vénètes par les Agenisates Combolectri au Portus Secor. Des érudits ont voulu localiser ce lieu à la Gachère d'Olonne, mais sans pouvoir le prouver. Le territoire des Pictons fut ensuite intégré à la province d'Aquitaine et la Pax Romana permit de développer l'économie locale. En créant des salines, les Romains décuplèrent une production de sel auparavant faible. Ils importèrent également la vigne, autre spécificité locale d'Olonne.

Olonne fut évangélisée au IVe siècle par saint Vivent, disciple de saint Hilaire de Poitiers. Les reliques de l'évangélisateur, évacuées au IXe siècle en Bourgogne pour échapper aux invasions Vikings, ne furent ramenées qu'en 1937. Elles sont aujourd'hui conservées dans l'église Notre-Dame d'Olonne. Au VIe siècle, saint Martin de Vertou poursuivit et acheva l'œuvre de saint Vivent. La nécropole du Haut Moyen Âge a été localisée à l'ouest de l'église, de part et d'autre de la rue de la Paix [1].

Les invasions scandinaves ravagèrent la côte et Olonne, notamment en 817, 831 et 846. La situation s'améliora vers 850 après des victoires sur les Vikings. Cependant ce n'est qu'en 1020, avec la création d'un château à Talmont par Guillaume V de Poitiers, dit le Grand, duc d'Aquitaine, que la terre d'Olonne fut réellement sécurisée. Une immigration plus ou moins provoquée par les seigneurs permit ensuite de repeupler et redynamiser une région anciennement prospère, mais alors abandonnée aux landes et aux forêts.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au début du XIe siècle, Guillaume le Chauve, premier prince de Talmont organisa la défense des villages côtiers, dont Olonne, pour protéger et structurer la région. Des défenses furent mises en place pour protéger le bourg, avec le manoir de la Jarrie, ou les villages, comme celui de la Bauduère. La seigneurie d'Olonne était à l'époque l'un des plus grands fiefs du Bas-Poitou, son seigneur, vassal direct du prince de Talmont, ayant entre vingt et trente fiefs sous sa dépendance. Il disposait outre son château-fort aujourd'hui disparu sur le territoire de l'actuelle commune du Château-d'Olonne, d'une maison forte à Olonne.

Le bourg d'Olonne va se développer à partir de cette époque autour de son église et de son cimetière. Les moines vont donc jouer un rôle important dans le développement et la mise en valeur de la commune. En 1042 Guillaume le Chauve offrit au prieuré de Sainte-Croix de Talmont "l'église Sainte Marie d'Olonne, le bourg, et un four, qui y sont situés, avec la dîme des agneaux, porcs, lin, laine, vin."[5]. Cette donation fut à l'origine d'une querelle, sur les biens et droits liés, entre la prieuré de Talmont et l'abbaye de la Trinité de Vendôme pendant plus d'un siècle et demi. D'autres abbayes essayèrent d'obtenir leur part des richesses d'Olonne telles que celles d'Orbestier (située sur l'actuelle commune du Château-d'Olonne) ou celle de Boisgrolland (située sur l'actuelle commune du Poiroux). Cependant l'abbaye Sainte-Croix de Talmont, protégée par les princes de Talmont et notamment par la famille de Mauléon, sortit vainqueur de ces rivalités.

Les moines développèrent la vigne, indispensable pour la production de vins utilisés lors des cérémonies religieuses. Ils favorisèrent également l'exploitation du sel. Ce faisant il développèrent le commerce, notamment avec l'Europe du Nord, en profitant d'un havre habité au sud d'Olonne, près du village de la Roulière, et de privilèges accordés par leurs protecteurs princiers. Ainsi en 1182 Richard Cœur de Lion, alors duc d'Aquitaine et prince de Talmont, leur accorda "deux navires marchands dans le port d'Olonne qui puissent naviguer et circuler librement dans tous les ports et importer tous les objets nécessaires"[6]. Au XIIIe siècle Savary Ier de Mauléon fit quant à lui don de ses droits d'ancrage aux moines.

La paroisse d'Olonne dépendait du doyenné de Talmont et depuis 1317 et la partition du diocèse de Poitiers par une Bulle du pape Jean XXII, de l'évêché de Luçon. Un couvent de Cordeliers fut créé en 1428 par le seigneur des villages de la Bauduère et de la Claye. L'église Sainte-Marie d'Olonne, dont la haute tour carrée alors située au-dessus du chœur servait d'amer, fut rebaptisée Notre-Dame durant la Guerre de Cent Ans. Celle-ci ravagea le Bas-Poitou et donc la terre d'Olonne avec son cortège de destructions, famines et épidémies, notamment la peste noire en 1348. Au début du XVe siècle, la paroisse est exsangue. Pour preuve le receveur des tailles repart de la paroisse les mains vides, faute de contribuables[7].

La seigneurie d'Olonne passa dans l'escarcelle de plusieurs dynastie. Elle fut concédée par Aliénor d'Aquitaine à la famille de Mauléon à la toute fin du XIIe siècle. Cette famille s'éteint dans celle des Thouars à la fin du XIIIe siècle, qui elle-même transmit le vicomté d'Olonne à la maison d'Amboise en 1370. Au XVe siècle, Charles VII confisqua les biens du seigneur Louis d'Amboise pour lèse-majesté (il avait participé à l'enlèvement du favori du roi Georges de la Trémoille) avant de les lui restituer. Louis XI quant à lui, déposséda la famille d'Amboise de ses biens et offrit ainsi en 1472 la principauté de Talmont et la baronnie d'Olonne à son chambellan, Philippe de Commynes. Après la mort du roi et la disgrâce de Commines, ces biens furent restitués à leurs nouveaux héritiers légitimes, la famille de La Trémoille. En 1600 Olonne fut érigée en comté. Après une union en 1696, Olonne entra dans le giron de la famille de Montmorency Luxembourg qui conserva la comté jusqu'à la Révolution.

La Renaissance vit apparaître le Protestantisme et en réaction la Contre-Réforme. Le couvent des Cordeliers d'Olonne attira dans ce cadre des prédicateurs catholiques comme Jean Porthaire. François Rabelais, secrétaire de l'évêque de Maillezais fit de nombreuses tournées parmi les communautés religieuses du Bas-Poitou notamment à Olonne, où il est probable qu'il séjourna. Les Guerres de Religion virent des destructions à Olonne, située aux portes du bastion protestant de la Chaume. En 1562 le couvent des Cordeliers fut incendié par un noble protestant[8] ; l'église d'Olonne, très endommagée, est brulée en 1570 par les troupes huguenotes de La Noue Bras-de-fer qui attaquent le port des Sables[9] ; enfin en 1622 Olonne sert de base à l'armée protestante de Soubise qui assiègent les Sables, subissant ainsi les dommages liés à cette présence[8]. Richelieu, évêque de Luçon, détacha en 1622 les Sables de la paroisse d'Olonne. Les Cordeliers quant à eux reconstruisirent leur ancien couvent, détruit lors des hostilités, à Olonne grâce au financement du seigneur de la Bauduère[9].

La Révolution et les Guerres de Vendée[modifier | modifier le code]

Du fait de l’importance des possessions ecclésiastiques sur la commune, les biens nationaux olonnais étaient principalement des biens d’origine religieuse, cinquante-deux lots étant en effet de première origine et trente-sept de seconde origine (biens des émigrés). La vente de ces biens s’opéra essentiellement au profit de la bourgeoisie sablaise et de responsables locaux (chef de bureau ou administrateur du district des Sables, juges de paix…), bien que quelques laboureurs olonnais profitèrent également des ventes[10].

La grande insurrection de 1793 éclata à la suite de la décision de la Convention d’une levée en masse de 300 000 hommes, étincelle d’un mécontentement plus profond. En mars 1793, une armée constituée par le soulèvement des paroisses de l’intérieur se porta sur le port des Sables. Les 26 et 29 mars 1793, les troupes du général Blanc Joly se lancèrent à deux reprises à l’assaut de la ville des Sables mais elles furent repoussées par ses défenseurs. Si un certain nombre d’Olonnais, réfugiés notamment dans les dunes ou à la Chaume, se sont illustrés dans la défense de la ville voisine en "se montr(ant) partout où il y avait du danger", "beaucoup (d’autres) ont suivi l’armée" insurgée[11]. Après l’offensive ratée menée sur les Sables, les troupes républicaines s’établirent au château de Pierre-Levée et durant l’année 1794 des habitants des alentours furent réquisitionnés pour réaliser des "retranchements en le nord et l’est du camp de Pierre-Levée et du bourg d’Olonne" [12]. La commune d’Olonne, poste avancé de la défense sablaise, organisa à la demande des autorités locales un système de patrouille et de surveillance pour protéger le bourg et les villages environnants.

Les premiers revers républicains avaient chassé vers les Sables et ses environs de nombreux habitants des bourgs de l’intérieur du département. À cet afflux de personnes s’ajoutèrent, malgré les efforts des autorités, des difficultés pour subvenir aux besoins alimentaires du secteur assiégé des Sables. Ainsi à cause du manque de denrées, le prix du pain avait doublé entre 1790 et fin 1794, et celui de la viande ordinaire avait augmenté jusqu’à 400 %[12]. Cette population déjà en difficulté avant les hostilités (1/5e de la population olonnaise était impotente en 1790[13]), fragilisée par les difficultés rencontrées pour s’approvisionner, fut frappée par des épidémies propagées par les troupes stationnées sur la commune, notamment par la dysenterie. La mortalité fut multipliée par trois en 1793 et 1794 par rapports aux moyennes des années précédentes, avec un pic entre octobre et décembre 1793[14].

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1816, malgré les pertes engendrées par les guerres de Vendée puis celles de l’Empire, la population olonnaise s’était accrue par rapport à la situation pré-révolutionnaire. Le travail de la terre occupait directement près de 80 % des habitants et 4,5 % indirectement (principalement des meuniers). Quelques artisans (tailleurs, cordonniers, maçons ou charpentiers) travaillaient également sur la commune[15]. Au début du XXe siècle, avec l’arrivée du train et la modernisation du port des Sables d’Olonne, les structures commencèrent à se moderniser. Ainsi une minoterie fut construite près du bourg en 1906 (où le bâtiment se dresse toujours) engendrant logiquement un déclin puis une disparition progressive des moulins de la commune (quelques-uns subsistent de nos jours).

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle la commune s’ouvrit progressivement à la modernité. Le 30 décembre 1866 la voie de chemin de fer Nantes - Les Sables d’Olonne fut inaugurée, ouvrant plus largement le pays sablais au tourisme. La mairie et le bureau de poste (établi en 1874) furent raccordés au téléphone en 1913. L’électrification du bourg fut entamée dans les années 1910. Le territoire communal ne fut cependant électrifié dans son ensemble qu’au début des années 1950. L’éclairage du bourg fut organisé en 1922.

Les difficultés de l’entre-deux-guerres ayant succédé à "l’âge d’or" de la Belle Époque pour l’importante population rurale olonnaise, plusieurs aménagements furent réalisés pour permettre à la commune d’amorcer un virage vers le tourisme balnéaire. Un chemin fut ainsi construit en 1926 à travers la forêt d’Olonne pour atteindre la plage de Sauveterre. En 1963 un chemin similaire fut aménagé pour relier la route traversant la forêt à la plage des Granges. Une délibération du 2 avril 1927 "considérant que la commune d’Olonne est baignée par la mer sur une longueur d’au moins douze kilomètres, que le chemin en construction de Sauveterre à la mer (allait) permettre non seulement aux piétons mais aussi aux véhicules de toutes sortes de se rendre jusque sur le bord de la mer, (demanda) à l’administration compétente de vouloir bien autoriser la commune à porter le nom de Olonne-sur-mer."[16]

Des mesures sociales furent instaurées dès le début des années 1930. Les premiers logements sociaux olonnais furent mis en place en application de la loi Loucheur (1928) dès 1931. Un « fonds municipal de chômage » fut de plus institué en février 1938 pour faire face à la crise économique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires d’Olonne[17][modifier | modifier le code]

Yannick Moreau (1975), maire d’Olonne-sur-Mer depuis 2008 (avec Marietta Trichet, sa suppléante à l’Assemblée nationale).
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs.
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Jacques Friconneau   sieur de la Motherie
1793 1796 Gabriel Jannet de la Bauduère Républicain  
1796 1796 M. Gillier    
1797 1797 M. Mourain    
1798 1798 M. Gautron    
1799 1799 M. d’Hastrel de la Chabossière    
1799 1814 François Bouhier   maire pendant les Cent-Jours (20 mars – 22 juin 1815)
1815 1817 Joseph d’Hastrel de la Chabossière   chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire (1808)
1817 1824 Jean Glénereau    
1824 1830 Henri Jannet de la Bauduère   démissionnaire le 3 septembre 1830
1831 1843 Désiré Mourain    
1843 1849 Arsène Rimbert    
1849 1861 Joseph Guinemand   se suicide en fonction le 11 juillet 1861
1861 1861 M. Bazire   intérim
1862 1862 Henri Brunet   intérim
1862 1870 Émile Lansier    
1870 1870 Louis Glénereau   intérim
1870 1871 Eugène Bourget Républicain  
1871 1878 Louis Jannet de la Bauduère Légitimiste conseiller général (1871-1878)
décède en fonction
1878 1878 Anatole Jannet de la Bauduère Légitimiste frère du précédent
révoqué pour avoir assisté à un banquet royaliste
1878 1879 François du Guiny Légitimiste révoqué pour avoir assisté à un banquet royaliste
1879 1880 Pierre Praud   démissionnaire le 17 février 1880
1880 1880 Joseph Rabiller   intérim
1881 1890 Nicolas Sigogneau Républicain  
1890 1912 Eugène Nauleau   chevalier du Mérite agricole
décède en fonction
1912 1945 Valère Mathé Républicain de gauche conseiller général (1925-1937)
chevalier de la Légion d’Honneur (1932)
1945 1971 Marcel Baussais Républicain de gauche grand invalide de guerre
chevalier de la Légion d’Honneur (1936)
officier des Palmes académiques (1947)
1971 1989 Marcel Guilbaud[Note 3] MRG conseiller général (1973-1985)
1989 1995 Paul Bobet Divers droite  
1995 2008 Jean-Yves Grelaud[Note 4] PS conseiller régional (2004-2010)
2008 en cours Yannick Moreau[Note 5],[18] MPF puis UMP-UDI conseiller régional (2010-2012)
député (depuis 2012)
Les données manquantes sont à compléter.

Composition de l’actuel conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal actuel, issu des élections municipales de 2014, est composé de 33 membres (dont 12 siègent à la Communauté de communes des Olonnes) [19] :

  • 28 de la liste Yannick Moreau, à vos côtés, pour construire l'avenir ! (Union de la droite : 67,04%)
  • 3 de la liste Ensemble pour Olonne (Union de la gauche : 19,18%)

Le conseil est organisé en neuf commissions : Culture, Solidarité, Voirie et grands travaux, Éducation et jeunesses, Développement durable et qualité de vie, Développement économique et finances, Développement touristique, Dynamisme associatif et jumelages, et Urbanisme.'

Canton[modifier | modifier le code]

Olonne fut le chef-lieu du canton du même nom de 1790 à l’an X de la République, date à laquelle le canton d’Olonne, composé des communes d'Olonne, du Château d'Olonne, de Vairé, de L’Ile d’Olonne et de Sainte-Foy, fut rattaché à celui des Sables, composé à l’époque de cette seule ville.

À la suite de la réforme du mode d'élection départemental adoptée en 2013, les limites des cantons ont été modifiées. Le nouveau canton des Sables d'Olonne ne comptera plus, à compter de 2015, que les communes des Sables d'Olonne, du Château d'Olonne et d'Olonne-sur-mer. Les trois autres communes rejoidront celui de Talmont-Saint-Hilaire.

Intercommunalité et délégués communautaires[modifier | modifier le code]

Olonne-sur-mer est membre de la Communauté de communes de Olonnes, depuis sa création en 1993 (celle-ci avait pris le relais d’un SIVOM créé le 1er décembre 1964). Les autres communes membres sont les Sables d’Olonne et le Château d’Olonne.

Le conseil communautaire compte 12 élus olonnais en son sein [20] :

  • 10 délégués de la majorité municipale, issus de la liste Yannick Moreau, à vos côtés, pour construire l'avenir !
  • 2 délégués de l'opposition municipale, issus des listes Ensemble pour Olonne (1 délégué) et L'humain d'abord à Olonne (1 délégué)

Au niveau de l'ex-canton des Sables d'Olonne, le Syndicat mixte du canton des Sables d'Olonne, regroupant les communautés de communes des Olonnes et de l’Auzance et de la Vertonne, est en charge du tourisme, de la mise en place du Système d’Information Géographique (SIG) ou l’aménagement de l’espace. Il pilote à ce titre le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du territoire.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d’Olonne-sur-mer est jumelée avec les villes de :

En tant que membre de la Communauté de communes des Olonnes, elle est jumelée avec :

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture et industries[modifier | modifier le code]

Les exploitations agricoles olonnaises sont essentiellement localisées au nord-est de la commune. L’élevage bovin et les céréales sont les principales activités.

Les entreprises industrielles de la commune sont principalement des PME, localisées pour beaucoup au sud-ouest de la commune dans le parc d’activité Actilone ou dans la zone industrielle des Fruchardières située à proximité. Une grande partie des activités industrielles olonnaises s’inscrivent dans trois axes : bâtiment, agroalimentaire et construction navale.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

La commune des Sables d’Olonne n’ayant pas le foncier pour se développer, de nombreux commerces se sont installés en périphérie sur les communes du Château d’Olonne et d’Olonne-sur-mer. La zone commerciale des Fruchardières compte ainsi parmi ses nombreux commerces le plus grand hypermarché de Vendée.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Paradis de vacanciers à Olonne-sur-Mer

Le secteur touristique a une place de premier ordre dans une station balnéaire comme Olonne-sur-mer. La commune compte ainsi neuf campings, pour une bonne part localisés à proximité des plages de Sauveterre ou des Granges, pour un total de 2445 emplacements[21].

Éducation[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

La commune d’Olonne-sur-mer compte trois écoles publiques : une école maternelle (Pierre Mendès France), une école primaire (Marcel Baussais) et une école à la fois maternelle et primaire (René-Guy Cadou).

La commune compte deux écoles privées qui sont à la fois école maternelles et primaires : Saint-Joseph et Notre-Dame-des-Flots.

I.M.E., collège et lycées[modifier | modifier le code]

Olonne-sur-mer possède un institut médico-éducatif (I.M.E), dispositif éducatif adapté, destiné aux jeunes déficients intellectuels âgés de 5 à 20 ans.

La commune dispose également d'un collège public (Paul Langevin).

Trois lycées sont enfin localisés sur Olonne-sur-mer : deux lycées publics d’enseignement professionnel (Valère Mathé et Eric Tabarly) et un lycée privé d’enseignement général et technologique (Sainte-Marie-du-Port).

Santé[modifier | modifier le code]

Le Foyer logement Les Cordeliers, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), peut accueillir plus de quatre-vingt-dix résidents. Cet établissement non-médicalisé est situé dans le centre de la commune, près du bourg.

Le pôle Santé des Olonnes est localisé sur le site de la Vannerie en bordure de la quatre voies La Roche-sur-Yon / Les Sables d’Olonne. Il regroupe sur un site unique la clinique Porte Océane[22] (installée depuis janvier 2010) et le Centre hospitalier Côte de Lumière[23] (installé depuis novembre 2011).

Sports[modifier | modifier le code]

Associations sportives[modifier | modifier le code]

La commune d’Olonne-sur-mer compte de nombreuses associations sportives. Les principaux clubs de sport collectif évoluant sur la commune sont :

  • Le Stade Olonnais[24], club de football de Promotion d’Honneur né en 1967 de la fusion des deux clubs d’alors, l’Espérance d’Olonne et l’Association Sportive Olonnaise. Le club évolue au stade Marcel Guilbaud. Ses couleurs sont le rouge et le blanc.
  • Le Pays des Olonnes Basket[25], club de basket né en 2007 de la fusion des clubs sablais (Sables Basket Club), castel-olonnais (Entente Sportive du Château d’Olonne) et olonnais (Basket Club Olonnais). Son équipe une masculine évolue en Nationale 3, dans la salle Bauséjour (Les Sables d’Olonne), et son équipe féminine une en Régionale 2, dans la salle Léo Lagrange (Olonne-sur-mer). Les couleurs du club sont le bleu et le blanc.
  • Le Rugby Club Sablais[26], club de rugby du Pays des Olonnes, né en 1945. L’équipe une évolue en Fédérale 3. Deux terrains sont affectés au club : le stade de la Rudelière aux Sables d’Olonne et le stade Pierre Escalier à Olonne-sur-mer. Les couleurs du club sont le bleu et le blanc.

Parmi les autres associations sportives olonnaises on peut citer :

  • Le Pays des Olonnes Cyclisme Côte de Lumière[27]
  • Le Judo club olonnais[28] qui évolue dans la salle omnisports Léo Lagrange.
  • Les Dauphins du Pays des Olonnes[29] qui évoluent à la piscine des Chirons (Olonne-sur-mer).
  • L’Amicale laïque olonnaise, section tennis dont les courts sont situés au parc des sports Léo Lagrange.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Le stade Marcel Guilbaud et ses terrains d’entrainements. Le terrain d’honneur a une pelouse synthétique.
  • Le parc des sports Léo Lagrange composé des salles omnisports (basket, hand, judo…) et des courts de tennis en plein air ou couvert.
  • Le stade Pierre Escalier.
  • Les infrastructures sportives des Chirons : piscine, salle de sport (tir à l’arc) et terrains d’entrainements.

Transport[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

L’accès à la commune d’Olonne-sur-mer s’effectue via la D38 ou la D80 en provenance de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la D32 depuis Challans et la D160 depuis La Roche-sur-Yon.

La réalisation du contournement du bourg d’Olonne-sur-mer, envisagé de longue date, sera terminée en 2014. Ce maillon parachèvera le contournement du pays des Olonnes et s’inscrira dans la sécurisation et la mise en 2x2 voies progressive de la Route bleue Challans - Les Sables d’Olonne.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Gare d'Olonne-sur-Mer, Aujourd'hui halte[30] de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), est desservie, par des trains TER Pays de la Loire de la la ligne 08 circulant entre Nantes et Les Sables-d'Olonne, via La Roche-sur-Yon.

La ligne B du TUSCO[31] (Transports Urbains des Sables d’Olonne, du Château d’Olonne et d’Olonne-sur-mer) dessert la commune d’Olonne-sur-mer. Les lignes du réseau intercommunal de transport en commun sont desservies par des minibus depuis 2006.

Transports doux[modifier | modifier le code]

La commune s’est dotée sous les mandats de Jean-Yves Grelaud d’un important réseau de pistes cyclables[32], s’inscrivant pour partie dans le réseau départemental. Celles-ci s’inscrivent dans une volonté de mise en valeur des atouts naturels de la commune (marais, forêt, plages) mais aussi des terres de l’intérieur (circuit des fermes).

Patrimoine et sites touristiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame d’Olonne[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame et son clocher
Le mur sud de l’église et la "tour des sarments"

Le style basilical du plus vieil édifice du Pays des Olonnes, utilisé par les Carolingiens, laisse supposer que l’église Sainte-Marie d’Olonne existait avant sa première mention en 1042[33]. Endommagée lors de la guerre de Cent Ans, elle fut restaurée et pris le nom de Notre-Dame. L’église fut incendiée à deux reprises lors des guerres de Religions et son mobilier fut utilisé comme bois de chauffe par les troupes stationnées au camp de Pierre Levée lors des guerres de Vendée. Marquée par l’épisode révolutionnaire (sa flèche et son toit avaient, selon les mémoires de l’armateur sablais Collinet, brulé en 1797 après avoir été frappés par la foudre), l’église ne retrouva sa toiture qu’en 1805. Elle fit l’objet de campagne de restauration aux XIXe et XXe siècles, et est classée comme monument historique depuis 1908.

L’église présente la particularité de posséder une nef romane et un chœur gothique. Sa flèche octogonale culmine à quarante-cinq mètres. L’extrémité ouest du collatéral nord de la nef constitue la partie la plus ancienne de l’édifice (des pierres de tailles typiques peuvent être observées sur le mur extérieur nord). En plus de ses voûtes romanes, l’église Notre-Dame d’Olonne possède des clefs de voûtes pendantes ouvragées du XVe siècle et accueille depuis 1937 dans son chœur la châsse de Saint-Vivent évangélisateur du Pays des Olonnes (les reliques avaient été transférées en Bourgogne au moment des invasions normandes). La grande verrière du chevet date de 1884.

Grande verrière du chevet de l’église

Le bourg d’Olonne comptait un autre édifice religieux avant la période révolutionnaire, un couvent de l’ordre des Cordeliers. Celui-ci fut incendié lors des guerres de Religion et son clocher fut, comme celui de l’église voisine, détruit par un incendie en 1797. L’édifice fut démantelé et vendu comme bien national sous la Révolution. Il n’en subsiste plus de trace aujourd’hui.

Château et manoirs[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Pierre-Levée (monument historique) fut construit sur le modèle du Petit Trianon de Versailles au XVIIIe siècle par l'architecte parisien Nicolas Ducret pour Luc Pezot, armateur et receveur des tailles de l’élection des Sables. Achevé en 1777, le château fut le siège d’un camp où logèrent une partie des troupes chargées de la défense du port des Sables lors des guerres de Vendée. Plusieurs parties du château (propriété privée) sont classées. L’entrée de la cour d’honneur se fait par une belle grille en fer forgé. Le château dispose de jardins desquels furent enlevées au XIXe siècle les statues de déesses dénudées qui l’ornaient à l’origine.
Entrée du château de Pierre-Levée

Chaque été une scénographie bénévole se tient dans les jardins du château. Elle retrace l’histoire du Pays des Olonnes depuis la préhistoire.

  • Le manoir de la Jarrie (propriété de la commune) est une ancienne maison forte du XIIe siècle située au sud du bourg. Sa tour circulaire aurait été rajoutée au XIVe siècle. Les fossés du manoir ont été comblés pendant la Seconde Guerre mondiale par les troupes allemandes qui avaient installé dans le parc des pièces d’artillerie pour protéger la baie des Sables d’Olonne (les soldats ont également détruit les archives du manoir à leur départ).

Le bâtiment et ses dépendances des XVIIe et XVIIIe siècles sont actuellement en restauration.

Coquille sculptée
  • Le manoir de la Mortière (propriété de la commune) est une autre maison forte située au nord du bourg. Un départ de voûte subsistant sur sa façade nord fait penser à une ancienne entrée de l’époque médiévale. Le porche et la tour carrée seraient du XVIe siècle. Le manoir fut offert par le roi Louis XIII à Jacques Martin, qui avait été anobli pour lui avoir sauvé la vie lors du siège de la Rochelle (1628) et en être sorti mutilé (il avait eu les deux bras arrachés par un boulet).

Sur l’angle sud-ouest du mur une pierre sculptée en forme de coquille rappelle que le bourg se trouvait sur l’un des chemins de Saint Jacques de Compostelle.

  • Une dernière maison forte, La Rocquerie (propriété privée), était située à l’ouest du bourg. Il n’en subsiste qu’une porte du XVIIe siècle et à l'intérieur d’un puits, l'entrée d'un souterrain refuge de deux mètres de profondeur.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Menhirs jumeaux de Pierre-Levée
  • Des vestiges préhistoriques subsistent sur le territoire de la commune. Les menhirs jumeaux de Pierre-Levée se trouvent près du château auxquels ils ont donné leur nom. Celui de la Conche verte (monument classé) est situé au nord de la forêt d’Olonne et aurait servi de refuge à l’évangélisateur Saint-Vivent au IVe siècle. Un autre mégalithe, appelé pierre des Serments, est situé près d’une fontaine au nord du bourg. Son origine préhistorique fut contestée par des spécialistes.
Monument aux morts olonnais
  • À la sortie du bourg (route de Vairé) se dresse le monument aux morts. Celui-ci fut réalisé en 1922 par les frères Jan et Joël Martel. Ce monument est constitué d’une statue, représentant une femme en deuil habillée dans son costume local (appelé la mère Susane en référence au modèle supposé), reposant sur un socle orné de deux bas reliefs représentant des Poilus appuyés sur leurs fusils.
  • La maison du Père Tranquille (propriété privée), située à proximité du bourg, fut utilisée lors du tournage du film éponyme (1946).
  • La salle des Œuvres Post-Scolaires inaugurée en 1927 par Edouard Herriot, ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Arts de l’époque, possède une intéressante charpente métallique. Elle est actuellement en voie de réhabilitation pour accueillir l’office de tourisme de la commune.
  • L’ancienne maison noble de la Gachère (propriété privée) se dresse dans le village du même nom et plusieurs maisons bourgeoises du XIXe siècle (propriétés privées) sont localisées dans le bourg d’Olonne-sur-mer.

Musée des Traditions Populaires[modifier | modifier le code]

L’association Mémoire des Olonnes[34] gère depuis 1991 dans le bourg d’Olonne-sur-mer le musée des Traditions Populaires.
Celui-ci retrace la vie dans l’arrière-pays sablais à la fin du XIXe siècle. Les collections de l’association présentent la vie quotidienne, les costumes et coiffes locales, l’artisanat traditionnel et le matériel agricole de cette époque. Le musée reconstitue aussi l’ambiance d’une classe au début du XXe siècle.
Il accueille également la collection réunie par un Olonnais, Alphonse Guillet[35], témoignage de la Guerre de 1914-1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Rabelais a probablement séjourné à Olonne qu'il cite plusieurs fois dans son œuvre.
  • Richelieu, évêque de Luçon, partagea la paroisse d'Olonne en 1622, pour créer celle des Sables.

Communes limitrophes et rapprochement[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Olonne-sur-mer
Brem-sur-mer L’Ile d’Olonne Saint-Mathurin
Olonne-sur-mer Sainte-Foy
Les Sables d’Olonne Le Château d’Olonne

Vers une fusion de communes aux Olonnes ?[modifier | modifier le code]

L’étalement urbain aidant, les trois communes du pays des Olonnes forment aujourd’hui un continuum urbain de plus de 40 000 habitants. Ce phénomène, favorisé par l’arrivée massive de nouveaux habitants extérieurs à la région, a fait perdre de la vigueur aux différences qui existaient entre les différentes communes. La structure intercommunale actuelle, jugée par certains insuffisante, est critiquée bien qu’elle dispose du second budget public de Vendée (après la mairie de la Roche-sur-Yon) et qu’elle se soit vu attribuer un nombre conséquent de compétences. La question d’une fusion des trois communes (qui entrainerait la disparition de la Communauté de communes des Olonnes) se trouve de plus en plus posée. Ainsi des listes fusionnistes se sont présentées aux élections municipales de 2008 au Château d’Olonne et à Olonne-sur-mer.

En 2008, une étude a été commandée par la communauté de communes au cabinet de conseil KPMG. Ses conclusions, présentées en 2009, privilégiaient la fusion des trois communes à une transformation de la structure intercommunale en communauté d’agglomération ou à son élargissement aux autres communes du canton.

Les maires des Sables d’Olonne et d’Olonne-sur-mer ont organisé le 29 novembre 2009 une consultation par référendum de leur population sur la principe d'une telle fusion.

Le projet a été largement rejeté par la population olonnaise (65,21% de vote contre). Yannick Moreau, maire d'Olonne-sur-mer, a indiqué qu'il tiendrait compte du résultat : "le message est clair, le dossier d'une éventuelle fusion est classé" [36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Réélu en 1977 et 1983.
  4. Réélu en 2001.
  5. Réélu en 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  4. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 5 juin 2011)
  5. Cartulaire de Talmont, Charte de 1042
  6. Cartulaire de Talmont, Charte 134 de 1070
  7. La Vendée des origines à nos jours in Olonne berceau d'un pays
  8. a et b Les Sables et la Chaume des origines à nos jours de Henri Renaud, H Patier, 1954
  9. a et b Histoire des Sables-d'Olonne, Olona
  10. Archives départementales de la Vendée, sous-série 1Q
  11. Manuscrits de Collinet, Les Sables et la Guerre de Vendée (1788-1804)
  12. a et b ibid.
  13. L’insurrection Vendéenne, 1793, aspects économiques et sociaux.
  14. Archives départementales de la Vendée, sous-série 1Q, et Archives municipales d’Olonne-sur-Mer
  15. Archives Départementales de la Vendée, recensement numérisé de 1816
  16. Mémoire des Olonnes, bulletin no 36 (juillet 2008)
  17. Mémoire des Olonnes, bulletins no 35 et 36 (janvier et juillet 2008)
  18. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  19. Liste sur le site de la mairie
  20. Liste sur le site de la mairie
  21. Détail sur le site de la mairie
  22. Site internet de la clinique Porte Océane
  23. Site internet du Centre hospitalier Côte de Lumière
  24. Site internet du Stade Olonnais
  25. Site internet du POB
  26. Site internet du RCS
  27. Site officiel du POCCL
  28. Site officiel du Judo Club Olonnais
  29. Site officiel des DPO
  30. Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares : Halte ferroviaire de Olonne-sur-Mer lire en ligne (consulté le 23 août 2010).
  31. Site du TUSCO : horaires, lignes…
  32. Liste des circuits sur le site de la commune
  33. Olonne berceau d’un pays, X. Yziquel, éditions d’Orbestier, 2000
  34. Site du Musée des Traditions Populaires
  35. Au milieu des années 1980 Monsieur Alphonse Guillet a fait bâtir à Massiges dans la Marne le monument en mémoire des disparus des combats de Champagne
  36. Ouest France, lundi 30 novembre 2009


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Autre lien: http://cavaliers.olonne.free.fr/